Shiveluch (Kamchatka / Russie)

drapeau francaisComme le disait ma professeur de français au collège à propos de certains de mes petits camarades, le Shiveluch est “un gros vilain sale”! En effet, il vient, une nouvelle fois, d’expédier un panache de cendre qui a atteint une dizaine de kilomètres d’altitude. Aucune retombée de cendre ne menace les zones habitées dans la mesure où le nuage de cendre s’étire sur une soixantaine de kilomètres vers l’ouest.

Toutefois, l’altitude atteinte par la cendre pourrait représenter une menace pour le trafic aérien. En conséquence, le niveau d’alerte est à l’Orange.

Source : KVERT.

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drapeau anglaisAs my French teacher in junior high school used to say about some of my friends, Shiveluch is « a big silly dirty » volcano! Indeed, it released again a plume of ash to an altitude reaching 10 kilometres. There is no danger of an ashfall in the local communities as the plume has spread 63 kilometres west of the volcano, with no settlements on its way.

However, at the altitude reached by the ash, it can become a danger to aircraft. That’s why the aviation code has been raised to Orange. Travel agencies have been advised not to organise excursions to the area.

Source: KVERT.

L’information volcanologique des années 1980 à nos jours : Quelle évolution !

Souvenez-vous : Le 18 mai 1980, le Mont St Helens entrait en éruption. L’événement était relaté par les radios et les télévisions du monde entier. Toutefois, pour les volcanologues et volcanophiles français, il était difficile de connaître le déroulement précis de l’éruption. Les informations techniques ne parvenaient que des jours, voir des semaines après l’effondrement du flanc du volcan et son blast destructeur. En France, les images de Maurice Krafft fascinaient les spectateurs de « Connaissances du Monde ».

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous entendrez (à partir de 2 minutes) Maurice Krafft comme si vous étiez dans la salle. Ce fut également l’époque de ma première rencontre avec Maurice, dans une salle de cinéma de Limoges…

http://www.dailymotion.com/video/x82acm_extrait-maurice-et-katia-krafft-au_travel

Comme pour le Mont St Helens, en 1985, lors de l’éruption du Nevado del Ruiz, les télévisions du monde entier ont diffusé en boucle des images du lahar qui a détruit Armero et la séquence insoutenable pendant laquelle une fillette perdait la vie, emprisonnée dans l’amas de débris transportés par le fleuve de boue. Vous verrez des images de la catastrophe dans cette vidéo (Attention ! Certaines séquences peuvent choquer) :

https://www.youtube.com/watch?v=5cjTTu5A9iw

Comme pour le St Helens, les détails techniques de l’éruption ne sont arrivés que plus tard. On s’est alors rendu compte des négligences des autorités colombiennes (voir la description de l’événement dans mon livre Killer Volcanoes).

Quelques années plus tard, en 1991, l’Etna se réveillait et une coulée de lave s’engouffrait dans la Valle del Bove. Elle allait bientôt représenter une menace pour la bourgade de Zafferana Etnea.

https://www.youtube.com/watch?v=BSSGyaQKyGw

L’éruption se  déroulant à 3 heures d’avion de la France, les informations parvinrent plus facilement à L’Association Volcanologique Européenne car plusieurs de ses adhérents se sont rendus sur le terrain. J’ai fait partie de ces volcanophiles et j’ai pu visiter à plusieurs reprises sur le site de l’éruption et en particulier sa source. Les militaires italiens préparaient alors les blocs de béton qui devaient être introduits dans les tunnels, une « opération thrombose » dont le résultat ne fut guère probant.

A noter qu’à cette époque Internet commençait à montrer le bout de son nez et qu’une révolution n’allait pas tarder à se mettre en place dans la diffusion de l’information

Quatre années plus tard, en 1995, la lave du Kilauea détruisait le village de Kalapana. Là encore, la distance fut un obstacle majeur à la diffusion de l’information. Internet n’avait pas la place qu’il tient aujourd’hui et même sur la Grande Ile d’Hawaii, les scientifiques avaient bien des difficultés à informer la population. Au plus fort de la crise, les volcanologues mettaient les cartes à jour manuellement et allaient les afficher en différents points pour que la population puisse se rendre compte de l’avancée de la lave. Dans ce même but, des réunions d’information étaient régulièrement organisées avec les habitants

Des réunions identiques sont organisées périodiquement en 2015 pour tenir la population de Pahoa informée du comportement de la coulée du 27 juin. La différence, c’est qu’aujourd’hui une foule d’outils permet de savoir ce qui se passe sur le terrain : Les sismographes et le tracé du tremor éruptif sont en ligne sur Internet, sans parler des webcams. Le HVO et la Protection Civile mettent en ligne quotidiennement des bulletins que l’on peut aussi écouter sur les ondes.

Ces remarques sont valables pour la plupart des volcans actifs de la planète. L’accès à des sites éruptifs comme l’Etna ou le Stromboli est devenu compliqué avec l’application du sacro-saint principe de précaution. Les sommets de ces volcans sont devenus des zones interdites alors que l’on peut toujours faire du ski hors-piste dans des secteurs exposés aux avalanches ! Heureusement, les webcams permettent d’observer l’activité depuis son fauteuil et les observatoires diffusent régulièrement les dernières informations. La NASA met régulièrement en ligne les photos prises par les satellites. Il n’est plus nécessaire d’aller survoler une éruption en Islande ; d’autres l’ont fait avant vous et ont déjà diffusé de superbes vidéos sur la Toile ! Les temps ont bien changé !

http://www.ruv.is/frett/holuhraun-eruption-fresh-video

Etna-Lave

Superbe image de l’Etna par la webcam  de L’Association Volcanologique Européenne.

Pavlof (Alaska): Retour à la normale // Back to normal

drapeau francaisD’après l’Alaska Volcano Observatory, le Pavlof a retrouvé son calme après sa dernière crise eruptive. Aucune coulée de lave et aucune émission de cendre n’ont été observées depuis le mois de novembre 2014, avec une baisse régulière d’activité depuis cette époque. La sismicité a retrouvé son niveau de base. En conséquence, l’AVO a ramené l’alerte aérienne à la couleur Verte et l’alerte volcanique au niveau Normal.

L’Observatoire reste toutefois très vigilant car, dans le passé, le Pavlof a montré une nouvelle période d’activité après des pauses pouvant aller jusqu’à 55 jours.

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drapeau anglaisAccording to AVO, Pavlof has returned to its background state following its most recent eruption. Since late November, 2014, no lava or ash emissions have occurred and the volcano has exhibited gradually declining levels of unrest. Seismicity is now at background levels. Consequently, AVO has lowered the Aviation Colour Code to GREEN and the Volcano Alert Level to NORMAL.
Pavlof has, in past eruptions, resumed activity after pauses as long as 55 days, and AVO continues to monitor the volcano closely for signs of renewed activity.