Tsunamis volcaniques // Volcano-triggered tsunamis

Dans le sillage du tsunami dévastateur qui vient de se produire en Indonésie, suite à un probable effondrement sous-marin du Krakatau ; voici un article que j’ai écrit en octobre 2015 à propos de ces effondrements déclencheurs de tsunamis:

Nous savons depuis pas mal de temps que les flancs de certains volcans océaniques s’effondrent périodiquement, bien qu’aucun événement majeur de ce type n’ait jamais été observé par l’homme. D’énormes quantités de roche glissent dans la mer et déplacent l’eau qui se trouve en dessous, ce qui déclenche des tsunamis. Des effondrements volcaniques sur les îles Molokai et Oahu à Hawaii, par exemple, ont généré des tsunamis qui ont envahi la terre jusqu’à 300 mètres de hauteur. Un autre événement similaire s’est produit dans les îles Canaries. Certains volcanologues craignent que l’effondrement du flanc oriental de l’Etna puisse un jour générer une énorme tsunami.
En 2011, une équipe de géologues européens a publié un article révélant les traces d’un tsunami qui aurait frappé l’île de Santiago, dans l’archipel du Cap-Vert. Selon l’article, l’événement s’est produit il y a environ 100 000 ans, quand le volcan Fogo – à 55 km de l’île de Santiago – s’est effondré dans la mer. Les témoins de cet événement sont de gros blocs qui jonchent encore un vaste plateau qui s’étale à environ 200 mètres au dessus du niveau de la mer.
En analysant des échantillons de ces blocs lors d’une récente visite dont les résultats ont été publiés dans le numéro d’Octobre 2015 de la revue Science Advances, les scientifiques ont constaté qu’ils étaient composés d’un type de roche que l’on ne rencontrait qu’en bordure du plateau. Ils ont calculé que seule une vague d’au moins 170 mètres de hauteur était assez puissante pour transporter le plus gros des blocs. Cette même vague avait probablement inondé l’île jusqu’à 270 mètres de hauteur.
Afin de dater le tsunami avec plus de précision, les chercheurs ont mesuré les concentrations d’isotopes d’hélium dans les échantillons recueillis sur les blocs. Quand les rayons cosmiques provenant du soleil entrent en contact avec des minéraux tels que l’olivine dans ce type de roche, cela produit de l’hélium-3. En mesurant la quantité d’hélium-3 à la surface des blocs depuis que la vague les a frappés, les scientifiques ont pu calculer a quel moment l’événement était survenu. L’analyse a révélé qu’il avait eu lieu il y a environ 73 000 ans. Cela correspond à la fourchette des estimations de 2011 qui indiquaient un effondrement entre 65 000 et 124 000 ans.
Ces résultats permettront aux chercheurs de mieux modéliser les effondrements volcaniques et les tsunamis qu’ils provoquent. Les chercheurs vont maintenant essayer d’analyser le comportement des vagues qui sont générées par ces énormes glissements de terrain. Ces tsunamis couvrent des distances moins longues que ceux qui sont déclenchés par des séismes sous-marins, comme le tsunami de 2004 en Asie du sud-est qui a parcouru des milliers de kilomètres.
Il faudra aussi surveiller étroitement les flancs des volcans susceptibles de s’effondrer en mer.
Par exemple, les déformations de l’édifice volcanique peuvent être le signe d’alerte d’un effondrement imminent. Il peut aussi y avoir des indications géochimiques utiles, telles que l’hélium et le radon dans les gaz du sol et des eaux souterraines.
Source: Presse scientifique.

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In the wake of the devastating tsunami that has just occurred in Indonesia, caused by a possible submarine collapse of Krakatau Volcano, here is a post I wrote in October 2015 about these collapse-triggered tsunamis:

We have known for quite a long time that the flanks of some oceanic volcanoes periodically collapse. There is no practical experience with how the collapse will manifest itself. Huge amounts of rock slide down and displace the water below, triggering tsunamis. Volcanic collapses on Molokai and Oahu islands in Hawaii, for example, generated tsunamis that flooded land at elevations higher than 300 metres. Another similar happened in the Canary Islands. Some volcanologists fear that the collapse of Mount Etna’s eastern flank might some day generate a huge tsunami too.
In 2011, a team of European geologists published evidence of moderately sized tsunamis hitting Santiago Island in the Cape Verde archipelago. According to the paper, the events occurred around 100,000 years ago as the Fogo volcano – 55 km away from Santiago Island –collapsed into the sea. Traces of the event are still visible with boulders strewn across a wide plateau around 200 metres above sea level.
On analysing samples of these boulders during a recent visit whose results were published in the October 2015 issue of Science Advances, scientists found that the boulders were composed of a type of rock that was otherwise found only around the edges of the plateau. They calculated that a wave powerful enough to carry the largest boulder would have been at least 170 metres tall as it reached the coastline, flooding the island to reach elevations as high as 270 metres.
To date the tsunami more precisely, the researchers measured the concentrations of helium isotopes in the boulder debris. When cosmic rays from the Sun hit minerals such as olivine in this type of rock, helium-3 is produced. By measuring the amount of helium-3 on the boulder surfaces that have been exposed since the wave hit, they could tell how long ago the event occurred. The analysis pinpointed the disaster at roughly 73,000 years ago. This corresponds to the range of the 2011 estimates which indicate that it collapsed between 65,000 years and 124,000 years ago.
These findings will help researchers to better model volcanic collapses and subsequent tsunamis. Researchers will now try to understand the behaviour of the waves that are generated by these massive landslides. Such tsunamis may not have the same long-distance range as those that originate from underwater earthquakes, such as the 2004 tsunami in southeast Asia that travelled thousands of kilometres.
More work is also required to be able to adequately monitor the chances that volcano flanks might collapse. Shape deformations are one warning sign of an imminent collapse, but there may also be geochemical indications, such as helium and radon in ground gas and groundwater that would be useful in monitoring.
Source: Presse scientifique.

Voici un schéma intéressant qui illustre comment se déclenchent les tsunamis provoqués par des effondrements volcaniques:

Source: Geoscience Australia

Un effondrement du flanc sud du Kilauea pourrait générer un tsunami majeur. (Photo: C. Grandpey)

Eruption prochaine sur l’île de Brava (Cap Vert)? // An eruption soon on Brava Island (Cape Verde)?

drapeau-francaisOn a récemment enregistré une augmentation de la sismicité sur le volcan de l’île de Brava dans les îles du Cap-Vert. Les secousses ressenties le 1er août ont provoqué l’évacuation de plus de 300 personnes sur les pentes du volcan, entre les localités de Cova Joana et Benfica, par mesure de précaution. La dernière éruption du Brava remonte à environ 10 000 ans. Si une éruption devait se produire, elle consisterait probablement en coulées de lave. Toutefois, il convient de noter que de la phonolite a été émise lors des éruptions les plus récentes, ce qui signifie qu’une activité explosive ne peut être exclue. Le Quai d’Orsay déconseille de séjourner sur l’île de Brava, la plus petite des îles habitées du Cap-Vert avec environ 7000 habitants.
Il y a deux ans, le Fogo dans les îles du Cap-Vert a connu une éruption spectaculaire qui a causé d’importants dégâts aux villages et à l’agriculture de la région. Découverte en 1462, l’île de Brava a été occupée à partir des années 1540 et sa population a augmenté après l’éruption en du Pico sur l’île de Fogo en 1675.

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drapeau-anglaisThere has been recently an increase in seismicity on Brava in the Cape Verde Islands. The earthquakes felt on August 1st prompted the evacuation of over 300 people from the slopes of the volcano, between Cova Joana and Benfica. Brava is not known to have erupted in the past 10,000 years. Should an eruption occur, it would probably mainly consist of lava flows. However, it should be noted that phonolite was produced during the most recent eruptions, which could mean that some explosive activity cannot be excluded. The French government advises against staying on Brava Island, the smallest of the inhabited Cape Verde Islands with 7000 inhabitants.

Two years ago, Fogo in the Cape Verde Islands went through a dramatic eruption which caused heavy damage to the local villages and agriculture. The island of Brava was discovered in 1462 and began to be settled in the 1540s. Its population increased after the eruption of the Pico volcano on the nearby Fogo Island.

Cap vert

Vue de l’archipel du Cap Vert, avec Brava et Fogo au sud.

Tsunamis volcaniques // Volcano-triggered tsunamis

drapeau-francaisNous savons depuis pas mal de temps que les flancs de certains volcans océaniques s’effondrent périodiquement, bien qu’aucun événement majeur de ce type n’ait jamais été observé par l’homme. D’énormes quantités de roche glissent dans la mer et déplacent l’eau qui se trouve en dessous, ce qui déclenche des tsunamis. Des effondrements volcaniques sur les îles Molokai et Oahu à Hawaii, par exemple, ont généré des tsunamis qui ont envahi la terre jusqu’à 300 mètres de hauteur. Un autre événement similaire s’est produit dans les îles Canaries. Certains volcanologues craignent que l’effondrement du flanc oriental de l’Etna puisse un jour générer une énorme tsunami.
En 2011, une équipe de géologues européens a publié un article révélant les traces d’un tsunami qui aurait frappé l’île de Santiago, dans l’archipel du Cap-Vert. Selon l’article, l’événement s’est produit il y a environ 100 000 ans, quand le volcan Fogo – à 55 km de l’île de Santiago – s’est effondré dans la mer. Les témoins de cet événement sont de gros blocs qui jonchent encore un vaste plateau qui s’étale à environ 200 mètres au dessus du niveau de la mer.
En analysant des échantillons de ces blocs lors d’une récente visite dont les résultats ont été publiés dans le numéro d’Octobre 2015 de la revue Science Advances, les scientifiques ont constaté qu’ils étaient composés d’un type de roche que l’on ne rencontrait qu’en bordure du plateau. Ils ont calculé que seule une vague d’au moins 170 mètres de hauteur était assez puissante pour transporter le plus gros des blocs. Cette même vague avait probablement inondé l’île jusqu’à 270 mètres de hauteur.
Afin de dater le tsunami avec plus de précision, les chercheurs ont mesuré les concentrations d’isotopes d’hélium dans les échantillons recueillis sur les blocs. Quand les rayons cosmiques provenant du soleil entrent en contact avec des minéraux tels que l’olivine dans ce type de roche, cela produit de l’hélium-3. En mesurant la quantité d’hélium-3 à la surface des blocs depuis que la vague les a frappés, les scientifiques ont pu calculer a quel moment l’événement était survenu. L’analyse a révélé qu’il avait eu lieu il y a environ 73 000 ans. Cela correspond à la fourchette des estimations de 2011 qui indiquaient un effondrement entre 65 000 et 124 000 ans.
Ces résultats permettront aux chercheurs de mieux modéliser les effondrements volcaniques et les tsunamis qu’ils provoquent. Les chercheurs vont maintenant essayer d’analyser le comportement des vagues qui sont générées par ces énormes glissements de terrain. Ces tsunamis couvrent des distances moins longues que ceux qui sont déclenchés par des séismes sous-marins, comme le tsunami de 2004 en Asie du sud-est qui a parcouru des milliers de kilomètres.
Il faudra aussi surveiller étroitement les flancs des volcans susceptibles de s’effondrer en mer.
Par exemple, les déformations de l’édifice volcanique peuvent être le signe d’alerte d’un effondrement imminent. Il peut aussi y avoir des indications géochimiques utiles, telles que l’hélium et le radon dans les gaz du sol et des eaux souterraines.
Source: Presse scientifique.

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drapeau-anglaisWe have known for quite a long time that the flanks of some oceanic volcanoes periodically collapse. There is no practical experience with how the collapse will manifest itself. Huge amounts of rock slide down and displace the water below, triggering tsunamis. Volcanic collapses on Molokai and Oahu islands in Hawaii, for example, generated tsunamis that flooded land at elevations higher than 300 metres. Another similar happened in the Canary Islands. Some volcanologists fear that the collapse of Mount Etna’s eastern flank might some day generate a huge tsunami too.
In 2011, a team of European geologists published evidence of moderately sized tsunamis hitting Santiago Island in the Cape Verde archipelago. According to the paper, the events occurred around 100,000 years ago as the Fogo volcano – 55 km away from Santiago Island –collapsed into the sea. Traces of the event are still visible with boulders strewn across a wide plateau around 200 metres above sea level.
On analysing samples of these boulders during a recent visit whose results were published in the October 2015 issue of Science Advances, scientists found that the boulders were composed of a type of rock that was otherwise found only around the edges of the plateau. They calculated that a wave powerful enough to carry the largest boulder would have been at least 170 metres tall as it reached the coastline, flooding the island to reach elevations as high as 270 metres.
To date the tsunami more precisely, the researchers measured the concentrations of helium isotopes in the boulder debris. When cosmic rays from the Sun hit minerals such as olivine in this type of rock, helium-3 is produced. By measuring the amount of helium-3 on the boulder surfaces that have been exposed since the wave hit, they could tell how long ago the event occurred. The analysis pinpointed the disaster at roughly 73,000 years ago. This corresponds to the range of the 2011 estimates which indicate that it collapsed between 65,000 years and 124,000 years ago.
These findings will help researchers to better model volcanic collapses and subsequent tsunamis. Researchers will now try to understand the behaviour of the waves that are generated by these massive landslides. Such tsunamis may not have the same long-distance range as those that originate from underwater earthquakes, such as the 2004 tsunami in southeast Asia that travelled thousands of kilometres.
More work is also required to be able to adequately monitor the chances that volcano flanks might collapse. Shape deformations are one warning sign of an imminent collapse, but there may also be geochemical indications, such as helium and radon in ground gas and groundwater that would be useful in monitoring.
Source: Presse scientifique.

Hawaii littoral

Un effondrement du flanc sud du Kilauea pourrait générer un tsunami majeur.

(Photo: C. Grandpey)

Fogo (Iles du Cap vert)

drapeau francaisL’éruption du Pico do Fogo n’est pas encore terminée mais l’activité n’a cessé de diminuer au cours des dernières semaines et elle est actuellement très faible. Il n’y a plus d’explosions dans les bouches éruptives et la température de la lave est en moyenne de 300 à 700 ° C. Les émissions de gaz atteignent seulement 100 à 160 tonnes par jour, contre 11 000 tonnes au début de l’éruption.
Commencée le 23 novembre 2014, l’éruption a détruit les deux villages de Portela et Bangaeira, ainsi que le petit îlot de population de Ilhéu de Losna, une vaste zone d’agriculture extensive. Elle a également détruit l’infrastructure économique, sociale et touristique qui existait dans Chã das Caldeiras, sans toutefois causer de pertes humaines.
Source: Ocean Press.

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drapeau anglaisThe eruption of Pico do Fogo is not over yet but activity has been steadily declining over the past weeks and is currently very low. There are no longer explosions at the eruptive vents and the temperature of the lava flows averages 300-700°C. Gas emissions have been measured at 100-160 tonnes per day, versus 11,000 tons at the start of the eruption.

Started on November 23rd, 2014, the eruption has destroyed the two main villages, Portela and Bangaeira, and the small population centre of Ilhéu de Losna, an extensive area of cultivation. It has also destroyed the economic, social and tourist infrastructure that existed in Cha das Caldeiras, without, however, causing any human victim.

Source: Ocean Press.

Fogo (Cap Vert): L’éruption n’est toujours pas terminée // The eruption is not over yet

drapeau francaisOn n’en parle pas beaucoup parce qu’elle ne menace plus des zones habitués mais l’éruption du Pico do Fogo n’est toujours pas terminée. L’activité s’est même légèrement intensifiée au cours des derniers jours avec une émission de lave au pied du cône éruptif. La lave se dirige vers le Monte Beco et le Monte Saia en avançant sur d’anciennes coulées solidifiées. Toutefois, le débit est faible et la lave avance seulement à une vitesse moyenne de 1,5 mètre par heure. Il se pourrait qu’elle menace un champ cultivé, mais il lui faudra d’abord traverser une zone vallonnée avant de l’atteindre.

Le volcan continue par ailleurs à émettre des gaz avec de petites explosions et un panache éruptif qui montent jusqu’à environ 200 mètres de hauteur.

Source : Ocean Press.

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drapeau anglaisLittle is said about it because it is no longer a threat to populated areas, but the eruption of Pico do Fogo is not over yet. Activity even slightly increased in the past days with an emission of lava at the base of the cone and flows that are moving towards Monte Beco and Monte Saia on the layers of the already solidified lava. However, the emission rate is very low and lava progresses at an average rate of 1.5 metres/ hour. It might threaten a field but has yet to cross small elevations before getting to that area.
The volcano also continues to emit gas with small explosions and an eruptive column about 200 metres high.
Source: Ocean Press.

Fogo (Iles du Cap Vert): L’éruption n’est pas terminée // The eruption is not over yet

drapeau francaisAu retour d’un voyage sur l’île de Fogo avec l’agence de Sylvain Chermette 80 Jours Voyages, J.M. Bardintzeff  m’informe que « l’éruption n’était pas terminée le 16 janvier. Le volcan semble être entré dans une phase plus explosive. Il projetait par intermittence de lourds nuages de cendre jusqu’à 2 km de hauteur. Des bombes incandescentes étaient visibles, en particulier les 13 et 16 janvier ».

Les coulées lave n’avancent plus. Les autorités concentrent maintenant l’essentiel de leurs efforts sur le relogement des habitants dont les habitations ont été détruites par la lave. La situation semble s’être améliorée, mais il y a eu de sérieux désaccords entre les habitants et les autorités sur les lieux d’implantation des nouvelles structures.

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drapeau anglaisOn returning from a trip on the island of Fogo with Sylvain Chermette’s travel agency 80 Jours Voyages, JM Bardintzeff informs me that « the eruption was not over on January 16th. The volcano seems to have entered a more explosive phase. It ejected intermittently dense ash clouds up to 2 km high. Incandescent bombs could be seen, especially on 13 and 16 January. »

Lava flows are no longer moving forward. The authorities now focus most of their efforts on the resettlement of residents whose homes were destroyed by lava. The situation seems to have improved, but there have been severe disagreements between the residents and the authorities on the locations of the new structures.

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Les panaches de cendre du Fogo  (Photos:  Sylvain Chermette)

Fogo (Iles du cap Vert): L’éruption agonise mais n’est pas terminée // The eruption is dying slowly but is not over yet

drapeau francaisL’éruption poursuit sa lente agonie mais elle n’est pas pour autant terminée. Comme je l’écrivais dans une note précédente, la phase finale d’une éruption de ce type connaît des hauts et des bas. C’est ainsi que les volcanologues sur le terrain font remarquer que le 13 janvier l’activité au niveau des bouches était plus intense que la veille, avec des explosions et des émissions de gaz et de cendre pouvant monter jusqu ‘à 1500 mètres de hauteur. Les coulées de lave n’avancent plus et leur température de surface est de l’ordre d’une quarantaine de degrés. Les émissions de SO2 sur le site éruptif atteignent 1200 tonnes par jour, ce qui montre bien que l’éruption n’est pas terminée.

Source : Ocean Press.

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drapeau anglaisThe eruption continues its slow death but it is not over yet. As I put it in a previous note, the final phase of an eruption of this type has its ups and downs. Thus, volcanologists on the field point out that on January 13th activity at the vents was more intense than the day before, with explosions and gas and ash emissions up to 1500 metres high. Lava flows are no longer mforward and their surface temperature is about 40°C. SO2 emissions at the eruptive site reach 1200 tons per day, which shows that the eruption is not over.
Source: Ocean Press.