Escale à Drekagil (Islande) // What about a stop at Drekagil (Iceland)?

drapeau francaisLe site Internet Iceland Review a mis en ligne une image de Drekagil qui m’a laissé sans voix! Lorsque j’ai visité ce site du NE de l’Islande dans les années 1990, il n’y avait pas autant de voitures et le refuge n’existait pas ! Je me souviens d’avoir planté ma tente à quelques centaines de mètres de la « Gorge du Dragon » sur la ponce de l’Odadarhaun, avec une belle vue sur Herdubreid. Pendant la nuit, le vent a commencé à souffler furieusement et je pouvais entendre les élastiques de maintien de ma tente claquer l’un après l’autre. J’ai eu toutes les peines du monde à les remplacer par des bouts de ficelle, en espérant que ma tente s’envolerait pas pendant que je faisais ce travail!
Les nombreuses voitures garées devant le refuge aujourd’hui sont probablement celles des policiers qui contrôlent l’accès au site de l’éruption dans Holuhraun et interdisent toute visite de l’endroit. L’Institut des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande n’enverra pas de scientifiques sur le site de l’éruption jusqu’en janvier et ceux du Met Office n’ont pas réussi à atteindre le site récemment en raison des routes impraticables.

Les policiers qui bouclent la zone avec des équipes qui se relaient 24 heures sur 24 sont les seules personnes qui séjournent actuellement dans le refuge de Drekagil. Ils surveillent également les instruments de mesures mis en place par les scientifiques et ils prennent des images thermiques de la lave. En général, chaque équipe de deux policiers reste quatre jours sur place.
La fermeture du site de l’éruption a été critiquée, notamment par les agences de voyage, car il existe une forte demande. La seule façon de voir l’éruption ces jours-ci suppose de réserver un vol en avion ou en hélicoptère à partir de Akureyri ou Reykjavik, selon les conditions météo. D’après la Protection Civile, en plus de l’hiver islandais, des gaz toxiques tels que le SO2 rendent le site dangereux.

L’éruption continue. Le champ de lave présente maintenant une superficie de 83 kilomètres carrés.

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drapeau anglaisThe Iceland Rewiew website has posted an image of Drekagil that left me speechless! When I visited the place in NE Iceland in the 1990s, there were not so many cars and the refuge did not exist. I can remember pitching my tent a few hundred metres away from the Dragon’s Throat on the pumice of Odadarhaun with a nice view on Herdubreid. During the night, the wind started blowing furiously And I could hear the rubber bands holding my tent breaking one after the other. I barely managed to replace them with pieces of string, hoping my tent would not be blown awau while I was doing the job!

The numerous cars parked in front of the refuge are probably those of the police officers who control the access to the eruption site in Holuhraun and stop anybody from visiting the place. The University of Iceland Institute of Earth Sciences will not send scientists to the eruption site at Holuhraun until January and the Icelandic Met Office’s scientists have not been able to get to the site recently because of impassable roads.

The police officers who guard the closed-off area in shifts are the only ones currently staying in the cabin in Drekagil. They also monitor the measuring instruments scientists have put up and take thermal images of the lava. Usually, two officers stay at the site for four days at a time.

The closure of the eruption site has been criticized, especially by travel agents, as there is demand for eruption tours. The only way to see the eruption these days is by booking a plane or helicopter flight from Akureiri or Reykjavik, weather permitting. According to Civil Defence, toxic gases, such as SO2 make the site dangerous, in addition to Icelandic winter weather.

The eruption continues. The lava field currently covers an area of 83 square kilometres.

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Le refuge de Drekagil   (Crédit photo: Iceland Review)

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Le désert de ponce de l’Odadahraun et le Herdubreid à l’arrière-plan  (Photo:  C. Grandpey)