Holuhraun (Islande): L’éruption est terminée // The eruption is over

drapeau francaisL’éruption qui se déroulait dans l’Holuhraun depuis le 31 août 2014 vient de se terminer. Toutefois, on observe toujours une pollution gazeuse autour du site et les restrictions restent en vigueur au nord du Vatnajokull.

La couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Jaune.

Finalement, la prévision de Haraldur Sigurdsson qui affirmait que l’éruption se terminerait le 4 mars n’était pas si mauvaise que ça !

Source: Met Office islandais.

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drapeau anglaisThe vol­canic erup­tion in Holuhraun, which be­gan on Au­gust 31st 2014, has come to an end.  Gas pol­lu­tion is still de­tected around the erup­tion site. No changes have been made to the re­stricted area north of Vat­na­jökull

The Avi­a­tion Colour Code for Bárðar­bunga has been down­graded from or­ange to Yel­low.

Haraldur Sigurdsson’s prediction (the eruption would end on March 4th) was good!

Source: Icelandic Met Office.

Des drones dans le cratère du Marum (Vanuatu)

Voici quelques jours qu’une vidéo tourne en boucle sur la toile. Elle montre l’approche du lac de lave dans le cratère du Marum (Vanuatu) à l’aide de drones. Les images sont spectaculaires, mais le matériel n’a pas toujours résisté à la chaleur de la lave!
Les images en 3D réalisées à l’issue des survols sont intéressantes.

http://www.francetvinfo.fr/sciences/video-des-hommes-et-des-drones-plongent-dans-le-feu-d-un-volcan-au-vanuatu_836317.html#xtor=AL-79-%5Barticle%5D-%5Bconnexe%5D

Pour ceux que ça intéresse, voici quelques détails un peu techniques:
Les drones étaient des Phantom2Vision+  (Prix moyen: environ 1200 €)
Ils étaient équipées de caméras GoPro (le même type de caméras que celle dont la façade a fondu au contact de l’Holuhraun en Islande il y a quelques mois). Prix moyen: 200 €
Les images 3D du cratère ont été obtenues en retravaillant les images d’origine avec un logiciel Pix4D (Prix moyen: 8700 dollars, avec des propositions de location ponctuelle). A noter sur ce dernier point que l’IGN, et entre autres, Marc Pierrot-Deseilligny, a développé un logiciel gratuit Open Source qui s’appelle MicMac ! Plus d’information peuvent être obtenues directement sur le site de l’IGN :

http://logiciels.ign.fr/?Micmac

En tant qu’aéromodéliste (mon drone ne survole pas Paris!), j’ai toujours pensé que les drones pourraient être utilisés en volcanologie. Il faudra toutefois leur apporter un certain nombre d’améliorations (protection et résistance des matériaux à la chaleur) pour les utiliser dans les conditions parfois extrêmes des cratères en feu.

Marum-blog

Lac de lave du Marum en 2012  (Crédit photo:  Wikipedia)

Découverte d’un nouveau volcan en Colombie // A new volcano in Colombia

drapeau francaisLes géologues du Servicio Geologico de Colombia (SGC) ont découvert une série de collines dans la partie nord-est de la province de Caldas, près du village de Florencia, qui s’est avérée être un volcan qu’ils ont baptisé El Escondido (Le volcan caché). Ce nom lui a été donné car sa forme ne permet guère de le distinguer des reliefs environnants (voir photo ci-dessous). C’est ce qui a retardé sa découverte avant que les géologues s’intéressent à la région en 2013.

El Escondido n’a pas l’aspect conique typique d’un volcan classique. Son cratère a la forme d’un anneau pyroclastique d’environ 2 kilomètres de diamètre, avec des dômes de lave à l’intérieur.
Le volcan n’a aucune histoire éruptive récente. Sa dernière éruption a probablement eu lieu il y a environ 30.000 ans. Elle a été si violente et si puissante qu’elle a déposé des couches de lave et de cendre dont l’épaisseur atteint huit mètres par endroits. La zone autour du volcan a des sources chaudes, ce qui montre que la chaleur du magma est toujours présente sous la surface.
L’aspect général des dépôts et la forme d’El Escodido rappellent assez le volcan Machin dans le centre de la Colombie. On pourrait aussi le comparer au Chaitén au Chili, où un complexe de dômes qui était resté inactif pendant des milliers d’années – peut-être 9000 ans – s’est réveillé en 2008.
Il n’y a pas de danger immédiat pour les personnes qui vivent autour de El Escondido. Cependant, elles doivent être vigilantes et être informées des signes avant-coureurs d’une éruption, tels que l’augmentation de la sismicité ou de nouvelles émissions de gaz au niveau des sources chaudes autour du volcan.
Le SGC poursuit le travail sur le terrain afin de savoir si des éruptions ont eu lieu récemment et s’il est nécessaire de mettre en place des équipements pour surveiller l’activité du volcan.
Source: Presse colombienne.

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drapeau anglaisGeologists from the Servicio Geologico de Colombia (SGC) have discovered a series of hills in the northeast part of the Caldas province, near the village of Florencia, which proved to be a volcano they have dubbed El Escondido (The Hidden One). It was given that name because its shape is hardly distinguishable from the surrounding slopes (see photo below), delaying its detection until geologists began investigating the area in 2013. El Escondido does not have the typical conical aspect of a conventional volcano. Its crater appears as a pyroclastic ring about 2 kilometres across with lava domes inside it.

The volcano does not have any volcanic history; it probably last erupted about 30,000 years ago. This eruption was so violent and powerful that it left layers of lava and ash as thick as eight meters. The area around the volcano has hot springs, which shows that the heat from magma still exists beneath the surface.

The overall character of the deposits and the shape of El Escodido are quite similar to Machin in central Colombia. Another similar volcano might be Chaitén in Chile, where a dome complex that hadn’t been active for thousands of years – maybe 9,000 – roared back to life in 2008.

There is no immediate danger for people who live around El Escondido. However, they now need to be aware of the warning signs of an eruption, like an increase in earthquakes or new gas emissions from the hot springs around the volcano.

The SGC is still investigating whether there have been more recent eruptions and whether there is the necessity for special equipment to monitor the volcano’s activity.

Source: Colombian newspapers.

El-Escondido

El Escondido vu par les géologues colombiens.

La sécurité en Ethiopie

Alors qu’une compatriote a été victime d’un enlèvement au Yémen – que les ressortissants français sont invités à quitter dans les meilleurs délais – je suis allé voir sur le site du Ministère des Affaires Etrangères (http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/ethiopie-12309/) quels conseils étaient donnés aux voyageurs ayant l’intention de se rendre en Ethiopie, en particulier dans la région de l’Erta Ale et du Danakil.

Voici ce que l’on peut lire :

Dépression des Danakils (Dernière mise à jour le: 9 février 2015 – Information toujours valide le: 25 février 2015)

La région des Danakils se trouve le long de la frontière avec l’Erythrée, pays avec lequel l’Ethiopie n’entretient plus de relations diplomatiques depuis la guerre de 1999-2000. Il est possible à tout moment que des tensions entre les deux pays aient des répercussions importantes sur la sécurité. Il y a par ailleurs régulièrement des tensions au sein de la communauté afar ou entre celle-ci et les autorités éthiopiennes, qui peuvent parfois dégénérer en incidents plus ou moins violents. D’une façon générale, les déplacements touristiques dans les régions du Mont Dallol et du volcan Erta Ale sont donc déconseillés. Plusieurs attaques et tentatives d’enlèvement contre des touristes étrangers s’y sont déroulées en 2007, 2008 et 2009. Par ailleurs, des véhicules ont été détruits par des mines en 2009. Enfin, en janvier 2012, un groupe de touristes européens a été attaqué alors qu’il bivouaquait sur le Erta Ale : 5 d’entre eux ont été tués; 2 ont été enlevés et libérés un mois plus tard. Les responsabilités exactes dans cette affaire n’ont pas pu être clairement établies à ce jour. Depuis les événements de janvier 2012, les autorités éthiopiennes ont renforcé les moyens de sécurité, dans la région, en particulier dans la région du Erta Ale. Tous les déplacements dans les Danakils se font sous escorte de plusieurs policiers et militaires armés qui montent dans les véhicules et encadrent toutes les excursions. Ce dispositif peut toutefois être allégé voire supprimé sans préavis. Par ailleurs, la couverture téléphonique GSM a été étendue au Dallol. En revanche, la zone du Erta Ale ne bénéficie d’aucune couverture téléphonique à plusieurs dizaines de km à la ronde. Il avait fallu plus de 12 heures aux touristes blessés pour appeler des secours qui avaient mis ensuite une douzaine d’heures pour atteindre la zone.

Au regard des dispositions prises par les autorités éthiopiennes :

1 – Tout déplacement dans la zone du Erta Ale reste formellement déconseillé compte tenu des risques très élevés qui perdurent. Outre le risque criminel qui ne peut être écarté, les conditions extrêmes et l’impossibilité d’assurer une évacuation correcte en cas d’accident rendent cette région particulièrement dangereuse.

2 – La zone du Dallol présente des risques moins élevés mais exige d’être abordée avec de très grandes précautions. Elle est donc déconseillée sauf raisons impératives. Tout déplacement dans cette région s’effectue aux risques et périls des visiteurs.

En tout état de cause, un séjour dans la région doit être impérativement organisé par l’intermédiaire de tours opérateurs particulièrement sérieux et expérimentés. Même parmi les agences spécialisées dans les voyages « extrêmes », en France comme en Ethiopie, les services offerts sont de qualité inégale. En tout état de cause, il est déconseillé de recourir aux agences qui démarchent les touristes à l’aéroport de Makele. Parmi les critères de référence qui peuvent servir de repères pour sélectionner les agences, il paraît impératif de retenir au moins les critères suivants:

  • Déplacement avec au moins deux véhicules en bon état et emport de pièces mécaniques de rechange;
  • Disposition d’un téléphone satellitaire, garantissant une liaison sûre avec la base de départ ou l’ambassade;
  • Ressources suffisantes en vivres, en eau et en carburant.
  • Emport d’un nécessaire médical approprié à la zone (cachets de sel, vitamines, anti-diarrhéiques…);
  • Un encadrement professionnel des touristes impliquant un temps de séjour sur le site limité à quelques heures et des itinéraires de visite sécurisés.

Enfin, la dépression des Danakils étant l’un des points les plus chauds de la planète, il est recommandé, avant son départ, de s’assurer auprès de son médecin traitant que son état de santé ne contrevient pas à un tel voyage. Le déplacement d’enfants de moins de 15 ans et de personnes âgées ou cardiaques est formellement déconseillé. Les voyageurs doivent signaler leurs itinéraires aux autorités locales à Berahile et ne pas se déplacer sans les autorisations nécessaires. Ils doivent également s’assurer que les agences de voyages qui les prennent en charge ont bien déposé leur feuille de route auprès du bureau du tourisme Afar.

En cas d’agression, il est impératif de garder son sang froid, d’obtempérer et de ne rien tenter qui risquerait de faire dégénérer la situation.

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Libre à chacun de partir en Ethiopie ou d’aller voir ailleurs dans le monde, en sachant que la sécurité zéro n’existe pas, même dans un pays considéré comme « sûr ». Ayant eu l’occasion de voir le lac de lave du Kilauea, celui de l’Erta Ale ne fait pas partie de mes priorités. Je serais davantage attiré par la beauté sauvage du Danakil mais j’ai déjà connu les escortes armées au Guatemala et je préfère la compagnie des ours à celles des kalachnikovs…

Erta-ale

Cratère de l’Erta Ale en 2008  (Crédit photo:  Wikipedia).