Une carte interactive pour alerter sur la fonte des glaciers // An interactive map to raise awareness about melting glaciers

Concentrations de CO2 : 425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Des scientifiques ont créé un nouveau site web interactif le Global Glacier Extinction Explorer, qui permet de rechercher n’importe quel glacier sur Terre et de visualiser la date approximative prévue pour sa disparition selon différents niveaux de réchauffement climatique.

https://glacierextinction.com/

 

Cet outil montre des modèles d’évolution des glaciers à l’aide d’une carte interactive qui illustre à quel point l’avenir de chaque glacier dépend radicalement de la hausse des températures. Les utilisateurs peuvent consulter des glaciers spécifiques et comparer les projections pour des scénarios de réchauffement de 1,5 °C, 2,7 °C et 4 °C. Avec un réchauffement de 1,5 °C, environ 2 000 glaciers pourraient disparaître chaque année au pic de la vague d’extinction glaciaire. D’ici 2100, près de la moitié des glaciers actuels pourraient subsister si le réchauffement est limité à 1,5 °C, contre seulement 20 % environ à 2,7 °C et moins de 10 % à 4 °C. Dans les Alpes européennes, seuls 110 glaciers environ pourraient survivre à une hausse de 2,7 °C, ce chiffre chutant à une vingtaine seulement à 4 °C.

 Le glacier des Bossons dans les Alpes françaises fait partie de ceux qui sont le plus menacés par la hausse des températures (Photo: C. Grandpey)

Ce scénario très inquiétant est déjà une réalité. Le glacier suisse Bella Tola a été officiellement déclaré disparu en août 2026 (voir ma note du 20 août 2026) , et le glacier Urirotstock a également été déclaré disparu cet été. Selon les chercheurs, ces disparitions démontrent que l’extinction des glaciers n’est plus un problème lointain, mais un phénomène qui se déroule en temps réel, sous nos yeux.

Le glacier Bella Tola a disparu (Crédit photo: Romain Daniel / La Cote)

Comme cela est répété sans cesse, la fonte des glaciers contribue à l’élévation du niveau de la mer, avec un risque d’intensification des inondations côtières, loin des montagnes où la glace disparaît.
Les rapports climatiques se concentrent souvent sur des moyennes mondiales. L’intérêt de la carte interactive est de montrer ce que ces moyennes impliquent concrètement pour un glacier spécifique, autrement dit un glacier que l’on connaît par son nom, que l’on a visité ou dont on dépend indirectement pour son approvisionnement en eau.
Le Global Glacier Extinction Explorer offre au grand public, aux éducateurs et aux décideurs politiques un moyen plus clair de comprendre l’impact des choix en matière d’émissions de gaz à effet de serre sur des lieux bien réels. Une telle visibilité peut aider les communautés à se préparer aux défis liés à la gestion de l’eau, aux mutations du tourisme et à l’adaptation locale au réchauffement climatique.
L’écart entre 2,7°C et 4°C degrés est considérable mais il représente la différence entre la préservation d’une grande partie des glaciers et la perte de la majeure partie d’entre eux.
Le site web permet également de visualiser directement la rapidité avec laquelle les conditions pourraient évoluer si la hausse des températures se poursuit.

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Scientists have launched the Global Glacier Extinction Explorer, a new interactive website that lets you search for any glacier on Earth and see approximately when it is projected to disappear under different levels of global heating.

https://glacierextinction.com/

The tool translates global glacier models into an interactive map, showing how dramatically the future of individual glaciers changes as temperatures rise. Users can look up individual glaciers and compare projections for them at 1.5°C, 2.7°C and 4 degrees Celsius of warming. At 1.5°C of warming, around 2,000 glaciers a year could disappear at the peak of glacier extinction. By 2100, nearly half of today’s glaciers could remain at 1.5°C, but only around 20% at 2.7°C and fewer than 10% at 4°C. In the European Alps, only around 110 glaciers may survive at 2.7°C, falling to as few as 20 at 4°C.
This scenario is already happening. Switzerland’s Bella Tola Glacier was officially declared extinct in August 2026, while Urirotstock Glacier was also declared extinct this summer. Researchers say these disappearances show glacier extinction is no longer a distant future problem but something now unfolding in real time.

Melting glaciers also contribute to sea-level rise, which can intensify coastal flooding far from the mountains where the ice is disappearing.

Climate reports often focus on global averages, but this map shows what those averages can mean for a specific glacier that people know by name, have visited, or depend on indirectly through their water supply.

The Global Glacier Extinction Explorer gives the public, educators, and policymakers a clearer way to understand how emissions choices affect real places. That kind of visibility can help communities prepare for water management challenges, tourism shifts, and local climate adaptation.

The difference between 2.7 and 4.9 degrees is not small — it represents the difference between preserving a large share of the world’s glaciers and losing most of them.

The website also offers a direct way to see how quickly conditions may change if warming continues.

ESA : la fonte des glaciers polaires en images // ESA : polar glacier melt in images

Concentrations de CO2 : 426 ppm (21 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Dans ma dernière note sur la fonte impressionnante du Groenland et de l’Antarctique, j’explique que le Groenland est responsable de 1,81 cm de l’élévation du niveau de la mer, contre 1,33 centimètre pour l’Antarctique. Au Groenland, le glacier Jakobshavn perd désormais jusqu’à 50 mètres de longueur par jour.

Front de vêlage du glacier Jakobshaven (Crédit photo : NASA)

L’Agence spatiale européenne (ESA) a publié une vidéo qui illustre parfaitement la vitesse à laquelle le glacier Jakobshavn perd de la masse sous l’effet du réchauffement climatique. Le document, réalisé à partir d’images satellites prises entre janvier 2024 et décembre 2025 par la mission Copernicus Sentinel-1, montre la glace du Jakobshavn en train de finir sa course dans la mer :

https://youtu.be/oJmxgiU_8DI

Au cours des cinquante dernières années, les glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique ont perdu environ 11 000 milliards de tonnes de glace. Comme je l’ai indiqué précédemment, cette quantité d’eau gelée serait suffisante pour recouvrir l’ensemble du territoire continental des États-Unis d’une couche de glace épaisse de 1,50 mètre.
Les données utilisées par l’ESA pour réaliser les vidéos ont été obtenues grâce à l’analyse d’une séquence d’images satellites couvrant la période de 1972 à 2023 pour le Groenland et de 1979 à 2023 pour l’Antarctique. Les scientifiques se sont concentrés sur le Groenland et l’Antarctique, car ces deux régions contiennent à elles seules plus de 99 % de la glace terrestre.
L’IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise) a également démontré que cette glace a fait monter le niveau de la mer de plus de 3 centimètres, ce qui expose entre 6 et 9 millions de personnes à un risque d’inondations et d’érosion côtière.

https://youtu.be/gY8_geMOT1U

Le graphique montre que la perte de glace a commencé à s’accélérer fortement à partir des années 1990. Le Groenland, dont le bilan de masse était proche de l’équilibre dans les années 1970, a vu ses pertes annuelles passer d’environ 60 milliards de tonnes dans les années 1980 à 264 milliards de tonnes dans les années 2010. L’Antarctique a suivi une trajectoire similaire, avec des pertes annuelles passant d’environ 48 milliards de tonnes dans les années 1980 à 202 milliards de tonnes dans les années 2010. Toutefois, contrairement au Groenland, la perte nette de glace en Antarctique résultait entièrement de la fonte induite par l’océan et de l’accélération de ses glaciers émissaires. En Antarctique occidental, le débit de glace a augmenté au cours de chaque décennie couverte par les relevés satellitaires, sous l’effet notamment de l’accélération des glaciers Pine Island et Thwaites.

Grâce à l’imagerie satellitaire, les scientifiques ont pu reconstituer les mouvements des glaciers. Ces derniers ont généralement tendance à se diriger vers la côte. Plus ils s’en approchent, plus la fonte s’accélère. L »eau plus chaude de l’océan fait fondre le glacier par en dessous et l’amincit. Or, plus la couche de glace est mince, plus il devient difficile pour le glacier de la retenir.

Source : BAS

Source : ESA.

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In my previous post regarding the dramatic melting of ice in Greenland and Antarctica, I explained that Greenland is responsible for 1.81 cm of sea-level rise, compared to 1.33 cm for Antarctica. In Greenland, the Jakobshavn Glacier is now losing up to 50 meters in length per day.
The European Space Agency (ESA) has released the above video that perfectly illustrates the speed at which the Jakobshavn Glacier is losing mass due to global warming. Created using satellite imagery captured between January 2024 and December 2025 by the Copernicus Sentinel-1 mission, the video shows the Jakobshavn ice as it flows into the sea:

Over the past fifty years, glaciers in the Arctic and Antarctic have lost approximately 11 trillion tonnes of ice. As I previously noted, this volume of frozen water would be enough to cover the entire continental United States with a layer of ice 1.50 meters thick.
The data used by the ESA to create these videos came from analyzing satellite image sequences covering the period from 1972 to 2023 for Greenland and 1979 to 2023 for Antarctica. Scientists focused on Greenland and Antarctica because these two regions alone hold more than 99% of Earth’s ice.
The IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise) has also shown that this ice loss has raised sea levels by more than 3 centimeters, putting between 6 and 9 million people at risk of flooding and coastal erosion.
The graph above shows that ice loss began to accelerate sharply in the 1990s. Greenland, where the mass balance was close to equilibrium in the 1970s, saw its annual losses rise from approximately 60 billion tonnes in the 1980s to 264 billion tonnes in the 2010s. Antarctica followed a similar trajectory, with annual losses increasing from around 48 billion tonnes in the 1980s to 202 billion tonnes in the 2010s. However, unlike Greenland, net ice loss in Antarctica resulted entirely from ocean-driven melting and the acceleration of its outlet glaciers. In West Antarctica, ice discharge increased during every decade covered by satellite records, driven notably by the acceleration of the Pine Island and Thwaites glaciers.

Satellite imagery has enabled scientists to reconstruct glacier movements. Glaciers generally tend to flow towards the coast; the closer they get, the faster they melt. Warmer ocean water melts the glacier from below, causing it to thin. The thinner the ice layer becomes, the harder it is for the glacier to retain it.
Source: ESA.

La fonte impressionnante du Groenland et de l’Antarctique // The massive ice loss in Greenland and Antarctica

Concentrations de CO2 : 426,06 ppm (18 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Selon une étude publiée dans la revue Scientific Data, le Groenland et l’Antarctique ont perdu 11 300 milliards de tonnes de glace en près de 50 ans, contribuant à une hausse de 3,14 cm du niveau des mers. C’est une quantité d’eau gelée suffisante pour recouvrir l’ensemble du territoire continental des États-Unis d’une couche de glace épaisse de 1,50 mètre. Les cinq sixièmes de cette fonte ne sont pas dus à l’air plus chaud, mais à des eaux plus chaudes qui rongent les calottes par le dessous.

Source: British Antarctic Survey

Trois centimètres peuvent sembler insignifiants, mais pour chaque tiers de centimètre d’élévation du niveau de la mer, de 2 à 3 millions de personnes supplémentaires sont victimes d’inondations au moins une fois par an. L’étude précise que cette fonte est « désormais responsable d’environ un quart de l’élévation mondiale du niveau de la mer. »

Menée dans le cadre du programme international IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise), cette étude réunit des spécialistes des régions polaires issus d’instituts du monde entier. Elle rassemble la plus longue série de données satellitaires jamais constituée sur l’évolution des deux calottes glaciaires. Avec plus de quarante années de données compilées, cette étude montre que les pertes de glace se sont accélérées nettement à partir de 1990, donc en même temps que s’est accéléré le réchauffement climatique.

Le Groenland est responsable de 1,81 cm de cette élévation du niveau de la mer, contre 1,33 centimètre pour l’Antarctique. Le glacier de Jakobshavn au Groenland perd désormais jusqu’à 50 mètres par jour.

Front de vêlage du glacier Jakobshaven (Crédit photo : NASA)

L’étude montre aussi que « 84% de la perte totale de glace résultent de l’accélération du déséquilibre dynamique des glaciers et du déversement accru de glace dans l’océan, tandis que 16% seulement sont dus à la fonte en surface des calottes glaciaires.

Dans les années 1970 – 1980 et jusqu’au début des années 1990, les calottes glaciaires étaient relativement stables, mais la fonte a ensuite commencé et s’est véritablement accélérée au cours des années 2010. C’est préoccupant, car cela montre que ces changements accusent un retard de plusieurs décennies par rapport au réchauffement climatique, ce qui signifie qu’ils devraient se poursuivre pendant encore plusieurs décennies.

Les pertes de glace ont ralenti entre 2020 et 2023. En Antarctique, des chutes de neige exceptionnellement abondantes sur la partie orientale du continent ont apporté suffisamment de glace pour compenser une partie des pertes subies par les glaciers situés ailleurs sur le continent, en particulier sur la Péninsule Antarctique qui inquiète le plus les scientifiques. Au Groenland, une série d’étés relativement frais a considérablement réduit la fonte de surface, diminuant de moitié environ la quantité de glace perdue de cette manière.

La glacier Thwaites Glacier est l’un de ceux dont la fonte est la plus rapide

Cependant, l’étude met en garde contre une interprétation trop rapide de ce ralentissement qui correspond à des variations à court terme et non à un renversement de la tendance. D’ailleurs, les mesures prises depuis 2023 montrent que la tendance à l’accélération a repris. Sur le long terme, les glaciers reculent et libèrent d’énormes quantités de glace dans nos océans.

Source : presse internationale.

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According to a study published in the journal Scientific Data, Greenland and Antarctica have lost 11.3 trillion tonnes of ice over nearly 50 years, contributing to a 3.14 cm rise in sea levels. This amount of frozen water is enough to cover the entire continental United States with a layer of ice 1.5 meters thick. Five-sixths of this melting is caused not by warmer air, but by warmer waters eroding the ice sheets from below. Three centimeters may seem insignificant, but for every third of a centimeter of sea-level rise, an additional 2 to 3 million people are affected by flooding at least once a year. The study notes that this melting is « now responsible for about a quarter of global sea-level rise. »
Conducted as part of the international IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise) program, the study brings together polar region specialists from institutes around the world. It compiles the longest satellite data series ever assembled on the evolution of the two ice sheets. With over forty years of compiled data, the study shows that ice loss accelerated sharply starting in 1990, thus coinciding with the acceleration of global warming.
Greenland accounts for 1.81 cm of this sea-level rise, compared to 1.33 cm for Antarctica. Greenland’s Jakobshavn Glacier is now losing up to 50 meters per day. The study also shows that « 84% of total ice loss results from accelerating dynamic glacier imbalance and increased ice discharge into the ocean, while only 16% is due to surface melting of the ice sheets. »
Throughout the 1970s, 1980s, and into the early 1990s, the ice sheets were relatively stable; however, melting subsequently began and accelerated sharply during the 2010s. This is concerning, as it demonstrates that these changes lag several decades behind global warming, implying that they are likely to continue for decades to come.
Ice losses slowed between 2020 and 2023. In Antarctica, exceptionally heavy snowfall over the eastern part of the continent added enough ice to offset some of the losses sustained by glaciers elsewhere, particularly on the Antarctic Peninsula, which is a major source of concern for scientists. In Greenland, a series of relatively mild summers significantly reduced surface melting, cutting the amount of ice lost in this way by roughly half.

However, the study warns against misinterpreting this slowdown, noting that it reflects short-term fluctuations rather than a reversal of the overall trend. Indeed, measurements taken since 2023 indicate that the trend of acceleration has resumed. In the long term, glaciers are retreating and releasing vast quantities of ice into our oceans.
Source: International press.

La planète est en train de vider son compte épargne d’eau douce // The planet is draining its freshwater savings account

Concentrations de CO2 : 426,06 ppm (18 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Il y a quelques jours, j’expliquais qu’une « guerre de l’eau » était inévitable au vu de la situation hydrique sur Terre. Mon message d’alerte trouve un écho dans la présentation par la Secrétaire générale de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), le 17 septembre 2026, du dernier rapport sur l’état des ressources en eau à l’échelle de la planète.

Selon le nouveau rapport de l’OMM, les réserves d’eau douce sur Terre baissent de façon persistante depuis 2014-2016. « Nous sommes en train de vider nos réserves », se désole sa Secrétaire générale.

Le rapport explique que les réserves mondiales d’eau douce diminuent depuis une dizaine d’années, et dresse un constat très inquiétant sur notre accès à l’eau douce dans le futur, lié à notre gestion désastreuse de cette ressource et aux conséquences directes du réchauffement climatique.

Le rapport montre que 2025 a été l’une des années les plus sèches de ces 35 dernières années en matière de débits fluviaux à l’échelle mondiale. Les débits ont été inférieurs à la normale sur 36 % de la superficie des bassins fluviaux de la planète. Il s’agit également de la septième année consécutive au cours de laquelle les cours d’eau affichant des débits proches de la normale sont restés clairement minoritaires.

 Le niveau actuel du Rhin pose des problèmes à la navigation

Nappes phréatiques, glaciers, neige, humidité des sols, lacs et autres réserves d’eau douce stockées sur les terres servent de tampon pendant les sécheresses et les saisons sèches. Ils constituent un « compte d’épargne » de la planète, mais nous sommes en train de l’épuiser.

En 2025, près des deux tiers des puits d’eau souterraine surveillés se situaient en dehors de leur fourchette normale. Le plus frappant reste la fonte des glaciers, qui agissent comme des châteaux d’eau naturels. Pour la quatrième année consécutive, toutes les grandes régions glaciaires de la planète ont enregistré une perte de glace. Ces trois dernières années, les glaciers ont perdu 1 400 gigatonnes de glace, soit l’équivalent de 30 % de toute l’eau douce prélevée chaque année sur la planète.

Le rapport de l’OMM explique que le cycle de l’eau est devenu plus irrégulier et imprévisible. Les catastrophes se multiplient, notamment en Afrique et en Asie qui dénombrent plus de 80 % des décès. La dernière catastrophe au Népal est un exemple criant de la situation. L’agence météo de l’ONU n’est pas optimiste pour les mois à venir. Le risque d’inondation et de sécheresse risque de s’accroître avec El Niño qui est particulièrement puissant cette année.

Dans la conclusion de son rapport, l’OMM souligne que les changements observés ne peuvent être attribués au seul réchauffement climatique ; la pression exercée sur les ressources en eau et la variabilité naturelle jouent également un rôle. Les gouvernements doivent désormais se préparer à une « évolution des références », les données historiques étant de moins en moins fiables pour anticiper les conditions à venir. « La situation d’il y a 30 ans n’est plus celle d’aujourd’hui. » Pour l’OMM, il faut désormais renforcer la surveillance, partager davantage les données et développer les systèmes d’alerte précoce pour permettre aux pays de s’adapter à des conditions hydrologiques qui ont déjà profondément changé.

Vous trouverez le rapport de l’OMM à cette adresse :

https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159487

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A few days ago, I explained that a « water war » was inevitable given the global water situation. My warning is confirmed by the latest report on the state of global water resources, presented on September 17, 2026, by the Secretary-General of the World Meteorological Organization (WMO).
According to the new WMO report, Earth’s freshwater reserves have been steadily declining since the 2014–2016 period. « We are draining our reserves, » the Secretary-General lamented.
The report explains that global freshwater reserves have been shrinking for about a decade and paints a deeply worrying picture regarding future access to freshwater, a situation driven by our disastrous management of this resource and the direct consequences of global warming.
The report reveals that 2025 was one of the driest years of the last three and a half decades in terms of global river discharge. Flow rates were below normal across 36% of the planet’s river basin areas. It also marked the seventh consecutive year in which rivers with near-normal flow rates remained a distinct minority.
Groundwater aquifers, glaciers, snow, soil moisture, lakes, and other land-based freshwater reserves act as buffers during droughts and dry seasons. They serve as the planet’s « savings account, » yet we are depleting it.
In 2025, nearly two-thirds of monitored groundwater wells fell outside their normal range. Most striking of all is the melting of glaciers, which act as natural water towers. For the fourth consecutive year, all major glacial regions across the globe have recorded ice loss. Over the past three years, glaciers have lost 1,400 gigatonnes of ice—equivalent to 30% of all freshwater withdrawn annually worldwide.
The WMO report explains that the water cycle has become increasingly irregular and unpredictable. Disasters are on the rise, particularly in Africa and Asia, which account for more than 80% of the fatalities. The recent disaster in Nepal is a stark example of the situation.
The UN weather agency is not optimistic about the coming months. The risk of floods and droughts in parts of the world is likely to increase due to El Niño, which is particularly strong this year.
In its report’s conclusion, the WMO emphasizes that the observed changes cannot be attributed solely to global warming; pressure on water resources and natural variability also play a role. Governments must now prepare for a « shift in baselines, » as historical data are becoming less reliable for predicting future conditions. « The situation 30 years ago is not the situation today. » The WMO calls for strengthened monitoring, increased data sharing, and the development of early warning systems to enable countries to adapt to hydrological conditions that have already undergone profound changes.
You can find the WMO report at this address:
https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159487