Prochaines conférences

Voici les dates de mes prochaines conférences, avec un rappel dans la colonne de gauche de ce blog :

  • 14 août 2019à 15h45 : Maison du Volcan de Morne-Rouge (Martinique) – Volcans de subduction : la Chaîne des Cascades (Etats-Unis)

 

  • 16 août 2019 à 18h30 : CDST de Saint Pierre (Martinique) – Points chauds, méga volcans et Yellowstone (Etats-Unis)

 

  • 15 octobre 2019 à 17h30 Amphithéâtre de l’IUT de Rodez (Aveyron) – Volcans et risques volcaniques

 

  • 17 octobre 2019 Pôle Nature ZA du Moulin Cheyroux, Aixe-sur-Vienne (Haute Vienne) –  Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique 

 

  • 14 janvier 2020 à 14h15 Auditorium du Musée des Beaux Arts, 1 rue Fernand Rabier Orléans – Volcans et risques volcaniques

 

  • 3 février 2019 Le Blanc (Indre) – Volcans et risques volcaniques

 

  • 11 mars 2020 à 20h30 au Centre Culturel, Place du Champ de Mars de Ruelle (Charente) – Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique

 

  • 8 avril 2020 à 19 heures Salle Charles Brillaud à Argenton-sur-Creuse (Indre) – Volcans et risques volcaniques

 

  • 9 avril 2020 à 18 heures à l’IUT d’Issoudun (Indre), rue Georges Brassens: Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique 

Photos: C. Grandpey

La fonte des glaciers islandais (suite) // The melting of Icelandic glaciers (continued)

L’Islande est l’une des régions du monde où la fonte des glaciers est particulièrement visible. J’ai eu l’occasion d’écrire plusieurs notes expliquant à quel point le phénomène était inquiétant.
Grâce à une série de huit photos prises entre 2012 et 2019, un garde-forestier islandais vient d’apporter une nouvelle preuve de la fonte de la glace dans son pays. Pendant chacune de ces huit années, il a réalisé un cliché du glacier Skaftafell dans le sud de l’île, du même endroit, à la même époque de l’année (entre février et avril) avec le même angle de prise de vue. Les résultats ne laissent pas le moindre doute sur les effets du réchauffement climatique. Le glacier se réduit comme peau de chagrin.
Le recul du Skaftafellsjökull n’a rien de surprenant. Un rapport du Met Office islandais indique que les 269 glaciers islandais ont perdu 750 km2 de surface depuis l’an 2000. En 2018, certains glaciers ont reculé jusqu’à 300 mètres pendant une seule année. Comme ailleurs dans le monde, la fonte rapide des glaciers islandais aura inévitablement de sérieuses conséquences, notamment pour les réserves d’eau potable et pour les écosystèmes des zones humides proches des glaciers.
Source: France Info.

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Iceland is one of the regions in the world where the melting of glaciers can clearly be seen. I have written several notes explaining how disturbing the phenomenon was.
Through a series of eight photos taken between 2012 and 2019, an Icelandic ranger has just brought new evidence of melting ice in his country. During each of these eight years, he made a snapshot of the Skaftafell glacier in the south of the island, from the same place, at the same time of the year (between February and April) with the same angle of view. The results leave no doubt about the effects of global warming. The glacier is shrinking.
The retreat of Skaftafellsjökull is not surprising. A report from the Icelandic Met Office indicates that the 269 Icelandic glaciers have lost 750 km2 of surface area since 2000. In 2018, some glaciers retreated by 300 metres in a single year. As elsewhere in the world, the rapid melting of Icelandic glaciers will inevitably have serious consequences, especially for drinking water supplies and for ecosystems in wetlands near glaciers.
Source: France Info .

Vues du Skaftafelljökull dans les années 2000 (Photo: C. Grandpey)

La situation glaciaire au Groenland en juin 2019 // The glacial situation in Greenland in June 2019

La situation glaciaire du Groenland reste préoccupante. Cette année encore, la fonte des glaces s’accélère et intervient plus tôt, avec trois semaines d’avance. Dans la seule journée du 13 juin 2019, 2 milliards de tonnes de glace ont fondu. Avant même l’arrivée de l’été, tous les feux du réchauffement climatique sont au rouge au Groenland. Les scientifiques n’excluent pas que 2019 soit une nouvelle annus horribilis pour le continent blanc.
Une photo en particulier a montré à quel point la fonte de la glace au Groenland était inquiétante. Un glaciologue danois a pris une photo de ses chiens de traîneau en train de progresser péniblement dans un fjord dont la banquise est recouverte par cinq ou six centimètres de glace fondue. L’attelage semble marcher sur l’eau et a dû rebrousser chemin. .
La veille, le 12 juin, la station météorologique de Qaanaaq, avait enregistré une température de 17,3°C, 0,3°C de moins que son record absolu du 30 juin 2012. Le dernier hiver a été sec et, récemment il y a eu des courants d’air chaud, un ciel dégagé et du soleil, donc toutes les préconditions pour une fonte précoce. Avec le réchauffement de l’atmosphère, le phénomène devrait aller s’aggravant, avec pour conséquence d’altérer le mode de vie de la population locale en réduisant les périodes de chasse et en perturbant tout l’écosystème. Selon l’USGS, le nombre d’ours polaires dans tout l’Arctique a diminué d’environ 40 % au cours de la décennie écoulée, et les narvals se trouvent de plus en plus privés de l’abri naturel que constitue pour eux la banquise contre l’orque, redoutable prédateur.
Outre la banquise, la fonte de la calotte glaciaire continentale et des glaciers a un impact plus direct encore sur la hausse des niveaux des mers. L’Institut Danois de Météorologie explique que la « Summit Station », qui domine la calotte à 3 000 mètres d’altitude, a mesuré le 30 avril 2019 la température la plus élevée de son histoire, à – 1,2°C. Comme je l’ai indiqué précédemment, le 17 juin, en une seule journée, le Groenland a perdu 3,7 milliards de tonnes de glace. Depuis début juin, la perte se monte à 37 milliards de tonnes!
Cette année, les météorologues danois ont annoncé le début de la période de fonte début mai, avec quasiment un mois d’avance, une précocité dépassée une seule fois – en 2016 – depuis la publication de ces données en 1980.
Le Groenland contribue à une élévation du niveau de la mer d’environ 0,7 mm annuellement, part qui pourrait augmenter si le rythme se poursuit. Une étude parue en avril dans les Proceedings (comptes rendus) de la National Academy of Sciences (PNAS) aux Etats Unis montre que la perte de glace enregistrée au Groenland à partir des années 1980 s’est brutalement accélérée à partir des années 2000 et surtout depuis 2010. La glace fond six fois plus vite aujourd’hui que dans les années 1980, et les prévisions sont alarmantes. La dernière estimation de référence réalisée par le GIEC en 2014 estimait le pire des scénarios à juste en dessous d’un mètre d’élévation du niveau des océans à la fin du 21ème siècle, par rapport à la période 1986-2005.
Source: Institut Danois de Météorologie, Le Point.

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The glacial situation in Greenland remains worrying. This year again, ice melting is accelerating and occurs earlier, three weeks ahead. On June 13th 2019 alone, 2 billion tonnes of ice melted. Even before the arrival of summer, everything is negative and preoccupying in Greenland. According to scientists, 2019 might be a new annus horribilis for the white continent.
One photo in particular showed how worrying the melting of ice in Greenland is. A Danish glaciologist took a picture of his sled dogs making hard progress in a fjord where the ice sheet is covered by five or six centimetres of melted ice. The team seems to be walking on the water and had to turn back. .
The day before, on June 12th, the Qaanaaq weather station recorded a temperature of 17.3°C, 0.3°C lower than its all-time record of June 30th, 2012. The last winter was dry and recently there were warm air currents, clear skies and sunshine, so all preconditions for early melting. With the warming of the atmosphere, the phenomenon is expected to worsen, altering the lifestyles of the local population by reducing hunting periods and disrupting the entire ecosystem. According to the USGS, the number of polar bears across the Arctic has decreased by about 40% over the past decade, and narwhals are increasingly being deprived of the ice which is their natural shelter against the killer whales, their main predators.
In addition to the sea ice, the melting of the continental ice cap and glaciers has a more direct impact on rising sea levels. The Danish Institute of Meteorology explains that the « Summit Station », which dominates the landscape 3000 metres above sea level, measured on April 30th, 2019 the highest temperature of its history, at – 1,2°C. As I put it previously, on June 17th, in a single day, Greenland lost 3.7 billion tonnes of ice. Since early June, the loss amounts to 37 billion tons!
This year, Danish meteorologists announced the start of the melting season in early May, almost a month early, an early precocity beaten only once – in 2016 – since the publication of these data in 1980.
Greenland contributes to a sea level rise of about 0.7 mm annually, which could increase if the pace continues. A study published in April in the Proceedings of the National Academy of Sciences (PNAS) in the United States shows that the loss of ice recorded in Greenland from the 1980s has accelerated sharply from the 2000s and especially since 2010. The ice melts six times faster today than in the 1980s, and the forecasts are alarming. The latest IPCC baseline estimate in 2014 estimated the worst-case scenario at just under one metre of sea-level rise at the end of the 21st century, compared to the period 1986-2005.
Source: Danish Institute of Meteorology, Le Point.

Photo: C. Grandpey

 

L’Argentine protège ses glaciers // Argentina protects its glaciers

La Cour suprême argentine a réaffirmé le 4 juin 2019 la constitutionnalité de la loi pour la protection des glaciers. Cette décision remet en cause 44 projets d’exploitation minière et touche directement les intérêts politiques et économiques du pays. Cette décision de la Cour suprême est un revers pour les géants de l’exploitation aurifère. En effet, la loi pour la protection des glaciers interdit toute exploitation minière dans des espaces protégés. Les sociétés Barrick Gold et Minera Argentina Gold, qui avaient déposé en 2011 une plainte auprès de la Cour fédérale pour rendre inconstitutionnelle cette loi, ont été déboutées.
Il faut savoir que 75 % des 2 % d’eau douce de la planète proviennent des glaciers. En Argentine 8 484 km2 sont concernés par des projets d’exploitation minière détruisant des glaciers. En 2007, à l’initiative de la Ministre argentine de l’Environnement, le gouvernement avait fait voter une loi de protection des espaces glaciers; elle est entrée en vigueur en 2010, devenant ainsi la première loi de ce type au monde. La société canadienne Barrick Gold, acteur majeur de l’exploitation minière sur le territoire argentin, avait déposé une plainte auprès de la Cour fédérale afin de faire réviser la loi et ainsi poursuivre certaines de ses activités, qui avaient été suspendues. Depuis, même si la loi est restée en vigueur, elle est peu appliquée et les ONG et associations écologistes militent pour en faire respecter les principes.
Cela fait huit ans que les militants écologistes attendent que la justice se prononce sur cette question. Ils espèrent que la loi ne restera pas lettre morte, mais rien n’est moins sûr dans un pays émergent comme l’Argentine, où l’extraction minière est au cœur des intérêts économiques et politiques. Depuis 2010, les multinationales de l’extraction ont tout fait pour freiner l’application de la loi et ont continué leurs activités, notamment dans la mine d’or et d’argent à ciel ouvert de Veladero, dans la province de San Juan. Propriété de Barrick Gold depuis 2005, le site a également connu le plus grand accident minier du pays, en 2015. L’effondrement d’un bloc de glace avait provoqué la fuite d’une solution de cyanure, polluant ainsi cinq cours d’eau. La catastrophe ne s’était pourtant pas soldée par la fermeture du site.
Aujourd’hui, les projets d’exploitation continuent de se multiplier. Sur le papier, les textes prévoient l’obligation d’un inventaire de tous les glaciers argentins. Des études de terrain sont également censées être réalisées avant tout projet et ce dans un délai de 180 jours. Le problème, c’est que cette réglementation est gangrenée par la corruption. Des glaciologues réalisent les études, mais ils travaillent également pour les entreprises. Au final, ils ont imposé une mesure minimale pour qu’un glacier soit considéré comme tel, laissant ainsi une marge de manœuvre aux entreprises pour exploiter une partie de ces glaciers.

Source: Libération.

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On 4 June 2019, the Argentinean Supreme Court reaffirmed the constitutionality of the law for the protection of glaciers. This decision calls into question 44 mining projects and directly affects the political and economic interests of the country. This decision of the Supreme Court is a setback for the gold mining giants. Indeed, the law for the protection of glaciers prohibits all mining in protected areas. The Barrick Gold and Minera Argentina Gold companies, which filed a complaint in 2011 with the Federal Court to make the law unconstitutional, were dismissed.
You should know that 75% of the 2% of fresh water on the planet comes from glaciers. In Argentina 8 484 square kilometres are affected by mining projects destroying glaciers. In 2007, at the initiative of the Argentine Minister of the Environment, the government had passed a law protecting glacial spaces; it came into force in 2010, becoming the first law of its kind in the world. The Canadian company Barrick Gold, a major player in mining in Argentina, had filed a complaint with the Federal Court to have the law reviewed and to continue some of its activities, which had been suspended. Since then, even though the law has remained in force, it has not been applied enough and environmental NGOs and associations are campaigning to uphold its principles.
For eight years environmental activists have been waiting for justice to rule on this issue. They hope that the law will not remain a dead letter, but nothing is less certain in an emerging country like Argentina, where mining is at the heart of economic and political interests. Since 2010, multinational extractive companies have done everything to curb law enforcement and have continued to operate, including in the Veladero open-pit gold and silver mine in the province of San Juan. Owned by Barrick Gold since 2005, the site also experienced the largest mining accident in the country, in 2015. The collapse of a block of ice caused a solution of cyanide to escape, polluting five rivers . The disaster did not end in the closure of the site.
Today, the projects of exploitation continue to multiply. On paper, the texts provide for the obligation of an inventory of all Argentine glaciers. Field studies are also supposed to be carried out before any project and within 180 days. The problem is that this regulation is riddled with corruption. Glaciologists do the studies, but they also work for the companies. In the end, they imposed a minimum measure for a glacier to be considered as such, leaving a margin of maneuver for companies to exploit some of these glaciers.

Source: Liberation.

Le Perito Moreno est l’un des glaciers les plus populaires en Argentine. Comme ses homologues à travers le monde, il subit les effets du réchauffement climatique. (Crédit photo: Wikipedia)

Le Mont Blanc transpire lui aussi!

La vague de chaleur actuelle ne se limite pas aux zones de basse altitude. Le 26 juin 2019, le Mont Blanc a enregistré un record, avec une température de 6,8°C vers 13h40 dans la station de Colle Major, une station de l’Arpa (Agence régionale de protection de l’environnement de la Vallée d’Aoste), à 4750m d’altitude. Selon Météo France, il n’a jamais fait aussi chaud au sommet du point culminant de l’Europe depuis le début des relevés. La température de l’air a approché les 7°C pendant environ une heure, avant de repasser sous les 2°C. En septembre 2016, une température de 6,3°C avait été enregistrée à la station de Colle Major.
Ce pic de chaleur aura, bien sûr, des conséquences sur le massif, avec une fonte partielle des glaciers qui sont actuellement exposés à des températures positives/ Es eaux de fonte ruiissellent, ce qui augmente forcément le risques de chutes de séracs. Les alpinistes et autres randonneurs doivent donc être particulièrement vigilants. De plus, cet excès de chaleur aura un effet sur le permafrost de roche qui solidarise les blocs des parois. Des effondrements ne sont pas exclus, comme celui qui a emporté une portion de l’Arête des Cosmiques, à proximité de l’Aiguille du Midi, le 22 août 2018.
Source: Presse locale et nationale.

La fonte des glaciers de l’Himalaya // Glaciers are melting in the Himalayas

Ce n’est pas un scoop mais un nouveau rappel d’une situation inquiétante. Un rapport qui vient d’être publié fin juin 2019 dans la revue Science Advances indique qu’en quarante ans, la chaîne de l’Himalaya a perdu un quart de sa glace qui fond deux fois plus vite que sur la période 1975-2000. Selon les auteurs du rapport, ce phénomène alarmant lié au réchauffement climatique devrait s’aggraver.et aura un impact direct et dangereux sur les populations voisines de la chaîne montagneuse.
En 40 ans, les températures dans la région ont augmenté d’un degré Celsius par rapport à celles enregistrées entre 1975 et 2000t. Au milieu de la dernière période glaciaire, la température annuelle moyenne était de 3 degrés Celsius plus froide.
L’équipe de chercheurs qui a rédigé le rapport a analysé quarante années d’observations satellites de l’Inde, de la Chine et du Bouthan. Les images de satellites espions américains, de meilleure qualité, ont notamment été d’une aide précieuse. Les scientifiques ont ensuite pu comparer les données de la première période avec les données plus récentes récoltées via les satellites de la NASA.
Cette fonte accélérée des glaciers himalayens n’est pas sans conséquences sur les populations locales, réparties de part et d’autre des 2000 kilomètres de la chaîne montagneuse. Quelque 800 millions de personnes dépendent directement des eaux de ruissellement pour l’irrigation, l’hydroélectricité ou l’eau potable. On se retrouve exactement dans la même situation qu’au Pérou où la population dépend directement de l’eau des glaciers.
Comme je le fais remarquer pendant ma conférence « Glaciers en péril », lorsque la glace fond, elle forme de grands lacs glaciaires retenus souvent par des moraines fragiles qui menacent de se rompre en provoquant d’énormes inondations. Pour le moment, la fonte provoque ce type de dégâts, mais à terme les scientifiques prévoient une diminution progressive et constante de la masse des glaciers. Cela signifie qu’à long terme la région subira des périodes de sécheresses au fur et à mesure que le réservoir glaciaire s’épuisera.
Partout dans le monde, les scientifiques alertent sur la fonte des glaces. Une des régions les plus touchées est l’Arctique. Le 18 juin 2019, une fonte inhabituelle au Groenland a de nouveau été enregistrée : La calotte glaciaire a perdu 2 milliards de tonnes de glace en deux jours seulement.
Il est donc urgent d’agir. On parle beaucoup d’écologie et d’environnement en France en ce moment, mais je pense que l’on a trop souvent tendance a confondre environnement et réchauffement climatique, même si les deux choses sont parfois liées. Ce n’est pas en réduisant les pesticides, herbicides et autres matières toxiques que l’i=on fera face au réchauffement climatique. Les mesures à prendre concernent les émissions polluantes, celles qui contiennent, entre autres, du CO2. Bien sûr, cela suppose de s’attaquer à des pans entiers de l’économie: usines, transports routiers, etc Les lobbies pétroliers, industriels, de transporteurs, etc.veillent et aucun gouvernement n’a – et n’aura – le courage de les affronter. Les décisions efficaces ne sont pas pour demain. Les glaciers peuvent continuer à fondre…
Source: LCI.

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This is not a scoop but a new reminder of a worrying situation. A report published in late June 2019 in the journal Science Advances indicates that in forty years, the Himalayan chain has lost a quarter of its ice; it is melting twice as fast as over the period 1975-2000. According to the report’s authors, this alarming phenomenon linked to global warming is expected to worsen and will have a direct and dangerous impact on the neighbouring populations of the mountain range.
In 40 years, temperatures in the region have increased by one degree Celsius compared to those recorded between 1975 and 2000t. In the middle of the last ice age, the average annual temperature was 3 degrees Celsius colder.
The research team that drafted the report analyzed forty years of satellite observations from India, China and Bhutan. The images of American spy satellites, of better quality, have been particularly helpful. The scientists were then able to compare the data from the first period with the more recent data collected via NASA satellites.
This accelerated melting of the Himalayan glaciers is not without consequences on the local populations, distributed on both sides of the 2000 kilometres of the mountain range. Some 800 million people depend directly on runoff for irrigation, hydropower or drinking water. The situation is exactly the same as in Peru where the population depends directly on glacial water.
As I point out during my conference « Glaciers en peril » conference, when the ice melts, it forms large glacial lakes often held by fragile moraines that threaten to break up causing huge floods. For the moment, the melting causes this type of damage, but in the long term the scientists foresee a progressive and constant diminution of the mass of the glaciers. This means that in the long term the region will experience periods of drought as the ice reservoir runs out.
Scientists around the world are alerting about ice melting. One of the most affected areas is the Arctic. On June 18th, 2019, an unusual melting in Greenland was recorded again: The ice sheet lost 2 billion tonnes of ice in just two days.
It is therefore urgent to act. There is a lot of talk about ecology and the environment in France right now, but I think that we too often tend to confuse environment and global warming, even if the two things are sometimes linked. It is not by reducing pesticides, herbicides and other toxic materials that we will face global warming. The measures to be taken concern polluting emissions, those containing, among others, CO2. Of course, this means tackling whole areas of the economy: factories, road transport, etc. Oil, industrial, transport, and other lobbies are controlling the situation and no government has, and will have, the courage to confront them. Effective decisions are not for tomorrow. Glaciers can continue to melt …
Source: LCI.

Glaciers de l’Himalaya vus depuis l’espace (Source: NASA)

Fonte des glaciers dans le monde : Ceux des Alpes sont en voie de disparition // Melting glaciers in the world: Those of the Alps are about to disappear

N’en déplaise aux climato-sceptiques, les coups de butoir du réchauffement climatique font fondre la banquise et les glaciers, et le phénomène s’est accéléré au cours des dernières décennies. Une nouvelle étude effectuée par une équipe internationale menée par l’Université de Zurich (Suisse) donne une estimation inquiétante de la fonte de la glace pendant les 60 dernières années. Les glaciologues estiment que les glaciers alpins auront sans doute complètement disparu à la fin de ce siècle.

Les auteurs de l’étude ont combiné des observations glaciologiques de terrain avec un grand nombre de données récoltées par des satellites de différentes missions. Ils ont ainsi pu calculer avec précision la quantité de glace perdue ou gagnée individuellement par 19 régions glaciaires de notre planète. Il faut noter que les mesures faites sur le terrain indiquent les fluctuations annuelles, tandis que les données satellitaires permettent de déterminer la quantité de glace perdue sur plusieurs années ou plusieurs dizaines d’années.

Les conclusions ne laissent pas le moindre doute. La perte d’épaisseur subie par 19 000 glaciers dans le monde correspond à une perte de 9 625 milliards de tonnes (gigatonnes) de glace entre 1961 et 2016, ce qui a contribué une hausse du niveau des océans de 2,7 cm à l’échelle planétaire.

Sans grande surprise, les pertes régionales les plus conséquentes concernent l’Alaska (je l’ai démontré à plusieurs reprises), les glaciers situés autour de la calotte glaciaire du Groenland, et les glaciers des Andes méridionales. Les glaciers de l’Arctique canadien et russe et du Svalbard ont également perdu des quantités significatives de glace.

Les glaciers situés dans des régions tempérées, comme les Alpes européennes et la chaîne montagneuse du Caucase ont également perdu de la glace, mais ces glaciers sont trop petits pour contribuer de manière significative au niveau des mers.

La seule zone qui où le volume glaciaire a augmenté pendant cette période de 55 années est l’Asie du Sud-Ouest (ASW sur la carte). Les glaciers de cette zone ont accumulé 119 gigatonnes de glace, mais les glaciers voisins d’Asie du Sud-Est (ASE) ont perdu 112 gigatonnes, donc à peu près la même quantité.

Les auteurs de l’étude font remarquer que le taux de perte a augmenté de manière significative ces trente dernières années. Les glaciers perdent en ce moment 335 milliards de tonnes de glace par an, ce qui correspond à une montée du niveau des mers de 1 mm par an.

Alors que les Alpes ont déjà perdu 38 gigatonnes de glaces depuis 1961, de nouveaux travaux publiés dans la revue The Cryosphere et présentés lors de l’Assemblée Générale 2019 de l’European Geosciences Union (EGU) à Vienne (Autriche) dressent le devenir des glaciers des Alpes d’ici à la fin du siècle. Même en cas d’une limitation du réchauffement climatique – ce qui semble tout à fait improbable – les deux tiers du volume des glaciers des Alpes auront fondu. Dans le cas du scénario le plus probable, ils auront tout simplement disparu en 2100.

Cette étude a été menée par une équipe de chercheurs suisses sur les quelque 4 000 glaciers encore présents dans les Alpes dont le volume est estimé à environ 100 km3.

Les glaciologues suisses ajoutent que la fonte sera progressive : d’ici 2050, la moitié du volume des glaciers aura disparu, même si nous faisons des efforts pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre. Comme je l’ai expliqué précédemment, il existe une énergie climatique qui empêchera la situation de se rétablir rapidement. Après 2050, l’évolution des glaciers dépendra de l’évolution du climat. Si le réchauffement est limité, une partie beaucoup plus importante des glaciers pourra être sauvée.

Le recul généralisé des glaciers des Alpes ne contribuera pas seulement à la hausse du niveau des océans mais modifiera significativement le paysage, l’écosystème et l’économie du massif alpin. En effet, les Alpes sont des lieux de tourisme, de loisir mais aussi de véritables réservoirs d’eau exploités notamment pour produire de l’électricité via les barrages et pour irriguer les cultures. Toute la faune et la flore seront également affectées par la raréfaction de cette ressource en eau. Ces remarques sont valables pour toutes les régions de montagne dans le monde qui hébergent des glaciers.
Comme on l’a constaté à propos du glacier de Tête Rousse au-dessus de St Gervais (Haute-Savoie), la fonte des glaciers augmente également le risque de catastrophes naturelles, comme la vidange brutale d’un lac glaciaire et les coulées de débris associées.

Les conclusions de l’étude conduite par l’Université de Zurich sont particulièrement importantes. Il est essentiel de connaître le rythme auquel les glaciers perdent de leur masse sur le long terme afin de pouvoir prendre des décisions adéquates. Ces informations concernet plus particulièrement les organismes internationaux qui, comme le GIEC, évaluent le changement climatique.

Source : notre-planète.info.

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Even though climate-skeptics do not agree, global warming is melting the  ice sheet and the glaciers, and the phenomenon has accelerated in recent decades. A new study by an international team led by the University of Zurich (Switzerland) gives a worrying estimate of the melting of ice during the last 60 years. Glaciologists believe that alpine glaciers will very probably have completely disappeared by the end of this century.
The authors of the study combined glaciological field observations with a large amount of data collected by satellites from different missions. They were able to accurately calculate the amount of ice lost or gained individually by 19 glacial regions of our planet. It should be noted that measurements made on the field indicate annual fluctuations, while satellite data can determine the amount of ice lost over several years or decades.
The conclusions leave no doubt. The thickness loss undergone by 19,000 glaciers around the world corresponds to a loss of 9,625 billion tonnes (gigatonnes) of ice between 1961 and 2016, which has contributed to a rise of 2.7 cm in ocean levels on the planet.
Unsurprisingly, the largest regional losses are in Alaska (I have demonstrated this several times), the glaciers around Greenland’s ice cap, and the glaciers of the southern Andes. Glaciers in the Canadian and Russian Arctic and Svalbard have also lost significant amounts of ice.
Glaciers in temperate regions such as the European Alps and the Caucasus mountain range have also lost ice, but these glaciers are too small to contribute significantly to the sea level rise.
The only area where the glacial volume has increased during this 55-year period is Southwest Asia (ASW on the map). Glaciers in this area have accumulated 119 gigatonnes of ice, but nearby Southeast Asian (SEA) glaciers have lost 112 gigatonnes, so roughly the same amount.
The authors of the study point out that the rate of loss has increased significantly over the last thirty years. Glaciers are losing 335 billion tons of ice a year, which corresponds to a rise in sea level of 1 mm per year.
While the Alps have already lost 38 gigatonnes of ice since 1961, a new study published in the journal The Cryosphere and presented at the 2019 General Assembly of the European Geosciences Union (EGU) in Vienna (Austria) shows the future of glaciers of the Alps by the end of the century. Even if global warming is limited – which seems highly unlikely – two-thirds of the Alpine glacier volume will have melted. In the case of the most likely scenario, they will have simply disappeared by 2100.
This study was conducted by a team of Swiss researchers on some 4,000 glaciers still present in the Alps whose volume is estimated at about 100 km3.
Swiss glaciologists add that the melting will be gradual: by 2050, half of the volume of glaciers will disappear, even if we make efforts to reduce our greenhouse gas emissions. As I explained earlier, there is a climate latency that will prevent the situation from recovering quickly. After 2050, the evolution of glaciers will depend on the evolution of the climate. If the warming is limited, a much larger part of the glaciers can be saved.
The widespread retreat of the glaciers in the Alps will not only contribute to rising sea levels; it will significantly alter the landscape, ecosystem and economy of the Alps. Indeed, the Alps are places of tourism, of leisure but also harbour real reservoirs of water exploited in particular to produce electricity via the dams and to irrigate the cultures. All fauna and flora will also be affected by the scarcity of this water resource. These remarks are valid for all mountain regions in the world that host glaciers.
As has been observed in the case of the Tête Rousse glacier above St Gervais (Haute-Savoie), the melting of glaciers also increases the risk of natural disasters, such as the sudden discharge of a glacial lake and the associated flows of debris.

The conclusions of the study conducted by the University of Zurich are particularly important. It is essential to know the rate at which glaciers lose their mass over the long term in order to make adequate decisions. This information is particularly relevant to international bodies that, like the IPCC, are assessing climate change.
Source: our-planet.info.

Perte de masse des glaciers au niveau mondial entre 1961 et 2016 (Source : ESA). La carte et l’article sont accessibles en cliquant sur ce lien :

https://www.notre-planete.info/actualites/2637-fonte-glaciers-monde

Tous les glaciers alpins sont menacés de disparition, aussi bien l’Argentière que la Mer de Glace, l’Aletsch ou le glacier du Rhône (Photos : C. Grandpey)