Rencontres du Livre à Verneuil sur Vienne (Haute Vienne)

Je ne fréquente plus les salons ou foires du livre. Je préfère l’univers des conférences-projections où la communication avec le public est plus riche et intense.

Faisant entorse à ce principe, j’ai accepté de participer aux Rencontres du Livre qui auront lieu le dimanche 27 mai 2018 à Verneuil-sur-Vienne, la commune où je réside. L’événement aura lieu à la Salle Pennevayre entre 9 heures et 18 heures. L’entrée est gratuite.

En compagnie d’une vingtaine d’autres auteurs, je proposerai et je dédicacerai les ouvrages Terres de Feu, Mémoires Volcaniques et Dans les Pas de l’Ours.

Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés sous la forme papier mais ils sont désormais disponibles en CD.

D’autres CD présentent des images de volcans et de glaciers.

Au plaisir de vous rencontrer…

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Des nouvelles inquiétantes de l’Antarctique // Worrying news from Antarctica

Il y a deux ans, des scientifiques de la NASA ont prévu un scénario très inquiétant dans lequel de colossales arrivées d’eau douce provenant de la fonte des glaciers viendraient perturber la circulation océanique, avec pour conséquence une hausse rapide du niveau des mers et des phénomènes météorologiques extrêmes. Le scénario reposait sur une simulation informatique et non sur des observations concrètes sur le terrain. Il a déclenché une vague de scepticisme  chez un certain nombre de climatologues. Une nouvelle étude océanographique semble pourtant confirmer, au moins en partie, les conclusions du scénario informatique.
Cette nouvelle étude, basée sur des mesures effectuées au large des côtes de l’Antarctique de l’Est, montre que la fonte des glaciers est en train de refroidir l’océan qui les entoure. Ce phénomène, à son tour, bloque le processus dans lequel l’eau de mer froide et salée s’enfonce sous la surface de la mer en hiver. Cette eau a cessé de se former au fond de l’Antarctique dans deux régions clés du continent: la côte ouest et la côte autour du gigantesque glacier Totten, dans l’Antarctique de l’Est. Ce sont deux des régions où la fonte de la glace est la plus rapide.
Lorsque l’eau froide de surface ne s’enfonce plus dans les profondeurs, une couche d’eau chaude océanique plus profonde peut traverser la plateforme continentale et atteindre la base des glaciers en conservant sa chaleur car les eaux froides restent au-dessus. Cette eau plus chaude fait fondre rapidement les glaciers et les plateformes de glace flottantes auxquelles ils sont reliés et qui les retiennent. En d’autres termes, la fonte des glaciers de l’Antarctique semble provoquer une boucle de rétroaction dans laquelle la fonte, par son effet sur les océans, déclenche encore plus de fonte. L’eau de fonte stratifie la colonne océanique, avec de l’eau froide piégée en surface et de l’eau plus chaude en dessous. La couche inférieure fait fondre les glaciers et fait apparaître encore plus d’eau de fonte, sans oublier la hausse du niveau des océans lorsque les glaciers perdent de la masse.
A grande échelle, les auteurs de l’étude pensent qu’il est trop tôt pour dire comment va évoluer ce processus de rétroaction. Si les émissions de gaz à effet de serre restent stables et si le réchauffement climatique continue sur la même trajectoire, il est probable que l’injection d’eau douce augmentera.
Selon un océanographe du Centre National de Recherche Atmosphérique, l’étude ne fait que confirmer un grand nombre de documents qui ont prouvé le réchauffement et le refroidissement de l’océan profond dans l’hémisphère sud. Selon cet océanographe, « le fait que nous constations un réchauffement et un refroidissement constants montre que les processus initialement prévus pour le siècle prochain ont déjà débuté. »
S’il se confirme que le processus de formation des eaux profondes de l’Antarctique est perturbé, au moins dans certaines régions de ce continent, on se trouvera dans l’hémisphère sud dans une situation qui a déjà causé de vives inquiétudes dans l’hémisphère nord : un ralentissement possible de la circulation de retournement dans l’Océan Atlantique Nord, suite au refroidissement de l’océan par la fonte du Groenland.
Source: Médias d’information scientifique aux États-Unis.

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Two years ago, NASA scientists laid out a dire scenario in which gigantic pulses of fresh water from melting glaciers could upend the circulation of the oceans, leading to a world of fast-rising seas and even superstorms. The scenario was based on a computer simulation, not hard data from the real world, and met with skepticism from a number of other climate scientistsToday, a new oceanographic study appears to have confirmed one aspect of this picture, in its early stages, at least.

The new research, based on ocean measurements off the coast of East Antarctica, shows that melting Antarctic glaciers are indeed freshening the ocean around them. And this, in turn, is blocking a process in which cold and salty ocean water sinks below the sea surface in winter. This Antarctic bottom water has stopped forming in two key regions of Antarctica: the West Antarctic coast and the coast around the enormous Totten glacier in East Antarctica. These are two of Antarctica’s fastest-melting regions.

When cold surface water no longer sinks into the depths, a deeper layer of warm ocean water can travel across the continental shelf and reach the bases of glaciers, retaining its heat as the cold waters remain above. This warmer water then rapidly melts the glaciers and the large floating ice shelves connected to them. In other words, the melting of Antarctica’s glaciers appears to be triggering a “feedback” loop in which that melting, through its effect on the oceans, triggers still more melting. The melting water stratifies the ocean column, with cold fresh water trapped at the surface and warmer water sitting below. Then, the lower layer melts glaciers and creates still more melt water, not to mention rising seas as glaciers lose mass.

On the large-scale issue, the authors of the study say it is too early to say how these feedback processes will play out. If greenhouse gas emissions rates do not change, so that global warming continues to increase, it is likely that the freshwater injection rate will increase.

According to an oceanographer at the National Center for Atmospheric Research, the study is consistent with a large body of existing literature that shows warming and freshening of the deep ocean in the southern hemisphere. X said he: “The fact that we see consistent warming and freshening indicates that the processes we expect to play out over the next century are already underway.”

If the process of Antarctic bottom water formation is being impaired, at least in some regions, then it would be a Southern Hemisphere analogue of a process that has already caused great worry – a potential slowdown of the overturning circulation in the North Atlantic Ocean, thanks to freshening of the ocean from the melting of Greenland.

Source : U.S. scientific news media.

Source: NOAA

Pérou : L’eau des glaciers menace des populations // Peru : The water from glaciers threatens populations

Le Pérou a perdu plus de 40% de ses glaciers en quelques années. La ville de Huaraz (130 000 habitants) est particulièrement menacée par les effets du réchauffement climatique. Le 19 juin 2016 sur ce blog, j’ai expliqué que la région était exposée aux déversements d’eau glaciaire suite à la rupture de moraines qui retiennent les lacs d’eau de fonte en altitude. Je faisais remarquer que les autorités locales n’avaient guère fait d’efforts pour trouver des solutions. Ainsi, en dépit du fait que Huaraz a été inondée par le lac glaciaire du Palcacocha en 1941 et qu’une avalanche a détruit la ville voisine de Yungay en 1970, faisant 23 000 victimes, des systèmes de surveillance n’ont pas été installés pour alerter les populations en cas de catastrophe imminente.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/19/la-fonte-des-glaciers-menace-le-perou-peru-under-the-threat-of-its-melting-glaciers/

La vallée où se trouve Huaraz est bordée par deux chaînes de montagnes. À l’ouest, la Cordillère noire jouxte le Pacifique et protège des vents les sommets enneigés de sa grande sœur de l’est, la Cordillère blanche. Au milieu des plaines vertes du Huascaran, un sommet blanc émerge des montagnes ; c’est le glacier du Pastoruri. Pour y accéder, il faut prendre une route créée il y a quatre ans par le service des parcs nationaux. On a l’appelée la « route du changement climatique ». Elle permet d’expliquer les effets du réchauffement climatique sur une zone aussi vulnérable que la Cordillère blanche.

Au Pérou, les parcs nationaux veulent montrer les effets du changement climatique sur les glaciers comme celui du mont Pastoruri qui a pratiquement disparu. La « route du changement climatique » culmine à 5 000 mètres d’altitude. Depuis cet endroit, auparavant, il fallait à peine cinq minutes pour atteindre le glacier. Désormais, entre 40 minutes et à une heure de marche sont nécessaires, tellement le glacier a fondu et a reculé. Ici, on est dans une cordillère tropicale où la fonte des glaciers est encore plus importante qu’ailleurs. Un lac s’est formé au pied du glacier. En 2010, il avait 10 mètres de profondeur. À présent, on l’estime à 20 mètres. Le processus actuellement irréversible du réchauffement climatique va faire disparaître ce glacier de la Cordillère blanche.

A travers la « route du changement climatique »,  le service des parcs nationaux veut démontrer que les gens doivent changer leur façon de consommer l’eau. On doit trouver une meilleure manière de la stocker dans les réservoirs en haut des montagnes pour pouvoir répondre aux besoins des habitants de la région.

Avec la fonte des glaciers au Pérou, il y a moins de glace et plus d’eau, mais une eau polluée par les minéraux et donc impropre à la consommation. Ce n’est pas l’unique danger. La Cordillère blanche est l’un des endroits au monde où il y a eu le plus de désastres liés aux glaciers avec, comme je l’expliquais plus haut, des ruptures de moraines et la vidange brutale de lacs glaciaires. Ces « tsunamis de montagne » sont apparus par milliers depuis plus de 50 ans au sein des montagnes péruviennes. C’est le cas du Palcacocha situé à 4 500 mètres d’altitude. Autrefois, ce lac était petit et accolé à un glacier. Le glacier a fondu plus vite et il a été remplacé par un énorme lac qui n’existait pas avant. Si la moraine qui retient ce lac lâche, le tsunami pourrait entraîner la mort de plus de 50 000 personnes aux alentours de Huaraz.

Source : France Info.

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Peru has lost more than 40% of its glaciers in a few years. The city of Huaraz (pop.130,000) is particularly threatened by the effects of global warming. On June 19th, 2016, I explained on this blog that the region was exposed to glacial water spills following the rupture of moraines that hold the meltwater lakes. I pointed out that local authorities have made little effort to find solutions. Thus, although Huaraz was flooded by the Palcacocha glacial lake in 1941 and an avalanche destroyed the nearby town of Yungay in 1970, killing 23,000 people, surveillance systems were not installed to alert populations in the event of an imminent disaster.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2016/06/19/la-fonte-des-glaciers-menace-le-perou-peru-under-the-threat-of-its-melting-glaciers/

The valley where Huaraz is located is bordered by two mountain ranges. To the west, the Cordillera Negra borders the Pacific and protects from the winds the snow-capped peaks of its eastern sister, the Cordillera Blanca. In the middle of the Huascaran plains, a white summit emerges from the mountains; it is the Pastoruri Glacier. To get there, you have to take a road created four years ago by the National Parks Service. It has been called the « Climate Change Road ». It explains the effects of global warming on the vulnerable area of the Cordillera Blanca.
In Peru, national parks want to show the effects of climate change on glaciers like Mount Pastoruri’s which has practically disappeared. The « climate change road » culminates at 5,000 metres above sea level. From here, it took just five minutes to reach the glacier. From now on, it takes between 40 minutes and one hour on foot because the glacier has enormously melted and retreated. Here, we are in a tropical mountain range where the melting of glaciers is even faster than elsewhere. A lake formed at the foot of the glacier. In 2010, it was 10 metres deep. Now it is estimated at 20 metres. The currently irreversible process of global warming will remove this glacier from the Cordillera Blanca.
Through the « Climate Change Road », the National Parks Service wants to demonstrate that people need to change the way they consume water. One should find a better way of storing it in reservoirs at the top of the mountains to meet the needs of the people in the area.
With the melting of glaciers in Peru, there is less ice and more water, but this water is polluted by minerals and therefore unfit for consumption. This is not the only danger. The Cordillera Blanca includes a lot of glacial disasters with, as explained above, moraine ruptures and the sudden drainage of glacial lakes. These « mountain tsunamis » have appeared in thousands for more than 50 years in the Peruvian mountains. This is the case of Palcacocha which is located 4,500 meters above sea level. In the past, this lake was small and attached to a glacier. The glacier melted very fast and was replaced by a huge lake that did not exist before. If the moraine that holds this lake breaks open, the tsunami could kill more than 50,000 people around Huaraz.
Source: France Info.

La Laguna Palcacocha en 1939.

La Laguna Palcacocha en 2002

Pastoruri, l’un des glaciers de la Cordillera Blanca

(Crédit photos: Wikipedia)

La rétraction de la banquise antarctique s’accélère // The retraction of Antarctica’s ice sheet is accelerating

Selon une étude réalisée par des scientifiques de l’Université de Leeds et publiée en avril 2018 dans la revue Nature Geoscience, les contours de l’Antarctique sont en recul. L’eau chaude qui circule au fond de l’océan vient ronger l’assise glaciaire sous-marine du continent. Les dernières observations révèlent que l’Océan Austral a ainsi fait fondre une surface de 1463 kilomètres carrés de glace entre 2010 et 2016.
Les glaciers de l’Antarctique ont reculé à un rythme moyen de 24 mètres par an. Toutefois, la vitesse de recul du front de huit des 65 plus grands glaciers de la calotte glaciaire est cinq fois plus importante et atteint environ 120 mètres par an. Sans surprise, les vitesses de recul  les plus spectaculaires ont été mesurées le long de la côte ouest de l’Antarctique.
L’étude fournit des preuves évidentes que la rétraction de la calotte glaciaire antarctique est provoquée par l’action de l’océan qui la fait fondre globalement à sa base, et pas seulement dans les quelques endroits qui ont été cartographiés jusqu’à présent. Ce recul a un impact énorme sur les glaciers de l’intérieur car leur perte de contact avec les fonds marins élimine tout frottement, les fait accélérer et contribue in fine à l’élévation globale du niveau des océans.
Les scientifiques britanniques se sont appuyés sur les données fournies par le satellite CryoSat-2 de l’Agence Spatiale Européenne pour mener leur étude. Le satellite mesure les variations de niveau de la calotte glaciaire. En prenant en compte la géométrie des glaciers et des fonds marins, les scientifiques peuvent utiliser ces données pour estimer les variations horizontales des contours de la calotte glaciaire. Le satellite a été très utile pour effectuer ce travail en Antarctique car ces endroits sont inaccessibles et généralement invisibles au sol. C’est une illustration parfaite de l’importance des mesures satellitaires pour identifier et comprendre les changements environnementaux.
A côté de la vitesse de rétraction impressionnante des contours de l’Antarctique occidental, les scientifiques ont découvert que le Pine Island Glacier avait cessé de perdre sa glace. Jusqu’à récemment, le glacier était l’un de ceux qui avançaient le plus vite. Ce recul est préoccupant car si l’un de ces glaciers commence à accélérer son glissement dans l’océan, tous les autres glaciers de la péninsule antarctique occidentale feront probablement de même car ils sont interconnectés.

Source : Université de Leeds.

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According to a study by scientists at the University of Leeds published in April 2018 in the journal Nature Geoscience, the grounding lines of Antarctica are on the retreat. The ocean floor warm ocean water is shrinking Antarctica’s underwater footprint. According to the new data, the Southern Ocean melted 1463 square kilometres of underwater ice between 2010 and 2016.

Antarctica’s glaciers have been retreating at an average rate of 24 metres per year. But the rate retreat of the grounding lines of eight of the ice sheet’s 65 largest glaciers is five times greater, roughly 120 metres per year. The most dramatic rates of grounding line retreat were measured along the coast of West Antarctica.

The study provides clear evidence that retreat is happening across the ice sheet due to ocean melting at its base, and not just at the few spots that have been mapped before now. This retreat has had a huge impact on inland glaciers, because releasing them from the sea bed removes friction, causing them to speed up and contribute to global sea level rise.

The British scientists relied on data collected by the European Space Agency’s CryoSat-2 to conduct their study. The satellite measures changes in ice sheet elevation. With knowledge of glacier and sea floor geometry, scientists can use the data to estimate the horizontal motion of the ice sheet’s grounding line. The satellite was very useful to detect the motion of Antarctica’s grounding lines as they are impossible places to access from below, and usually invisible on the ground. It is a fantastic illustration of the value of satellite measurements for identifying and understanding environmental changes.

Despite the alarming rates of grounding line retreat in West Antarctica, scientists found evidence that Pine Island Glacier’s groundling line has halted its losses. Until recently, the Pine Island Glacier was one of the ice sheet’s fastest retreating glaciers. This retreat is preoccupying because if one of these glaciers starts sliding into the ocean, all the other glaciers of the West Antarctic Peninsula are likely to do so as they are interconnected.

Source: University of Leeds.

Les flèches indiquent les secteurs où la rétraction de la banquise antarctique est la plus marquée (Source: Université de Leeds)

Conférences…

Ma saison de conférences 2017-2018 vient de se terminer à Tonneins (Lot-et-Garonne) avec des images de la fonte des glaciers dans le monde et des images de l’Alaska. Je remercie très sincèrement toutes les personnes qui m’ont fait confiance et ont eu la patience d’écouter mes propos sur les volcans et les risques volcaniques, ainsi que sur la fonte inquiétante de la glace dans le monde. Avec le printemps et l’été, l’heure est aux sorties à la campagne, au jardinage et aux vacances. Ce n’est pas la meilleure époque de l’année pour aller s’enfermer dans une salle.

J’aurai le plaisir de faire de nouvelles conférences à partir du mois de septembre. Je vous tiendrai au courant des dates et lieux de mes prochaines interventions.

Si votre municipalité, notre association ou votre comité d’entreprise sont intéressés par les sujets proposés, leurs responsables peuvent me contacter par mail : grandpeyc@club-internet.fr

Risques volcaniques….

Glaciers en péril….

Photos: C. Grandpey

Les glaciers ce soir sur ARTE

A voir ce soir sur ARTE à 20h50 : Chasing Ice, la preuve par l’image. Superbe documentaire de James Balog qui montre la fonte des glaciers avec des images exceptionnelles du vêlage d’un glacier au Groenland.

https://www.arte.tv/fr/videos/071391-000-A/chasing-ice/

Ce documentaire sera suivi à 22 heures d’un autre – La fonte des glaces sous haute surveillance – avec une grande partie consacrée à la fracturation de la plateforme Larsen C en Antarctique et la libération du plus gros iceberg jamais observé, de la taille du département de la Lozère.

https://www.arte.tv/fr/videos/078142-000-A/la-fonte-de-glaces-sous-haute-suveillance/

Vue du Columbia Glacier (Alaska) longuement étudié par James Balog (Photo: C. Grandpey)

Records de chaleur en Nouvelle Zélande // Hottest summer on record in New Zealand

L’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud et l’Agence Météorologique Nationale vient d’indiquer que la Nouvelle-Zélande a connu son été le plus chaud depuis le début des relevés. L’Agence met en garde contre une hausse durable du mercure faute d’une mobilisation contre le réchauffement climatique.

La température entre décembre et février a en moyenne été de 18,8°C en Nouvelle-Zélande, soit 2,1°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010. Il s’agit de la valeur moyenne la plus élevée depuis le début des relevés en 1909 ; elle dépasse le précédent record (18,5°C) qui datait de 1934-35. Le mercure a notamment atteint les 38,7°C, un record, le 30 janvier à Alexandra, sur l’Île du Sud.

Selon les météorologues néo-zélandais, ces températures exceptionnelles ont été provoquées par divers facteurs, et notamment une hausse de la température de l’eau et l’arrivée de masse d’air chaud du Nord provoquée par le phénomène climatique La Niña. Le réchauffement climatique global est également en jeu et il faudra s’attendre à davantage de records de température si rien n’était fait pour enrayer ces dérèglements.

La vague de chaleur de ce dernier été a poussé le gouvernement a décréter l’état de sécheresse dans certaines zones du pays et à prendre des mesures pour venir en aide aux agriculteurs.

Source : Presse néo-zélandaise.

La chaleur fait fondre les glaciers. Il est utile de rappeler que les agences de tourisme locales n’organisent plus de randonnées sur les glaciers Frans-Josef et Fox. En effet, avec la fonte de la glace, les parois latérales de ces vallées glaciaires ont tendance à s’effondrer, avec des chutes de pierre qui mettraient en danger les randonneurs.

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Summer is coming to an end in the southern hemisphere and the National Meteorological Agency has just indicated that New Zealand has had its warmest summer since the surveys began. The Agency warns against a sustained rise in mercury if nothing is done against global warming.
December to February averaged 18.8°C in New Zealand, 2.1°C above the 1981 to 2010 average. This is the highest average value since the beginning of the surveys in 1909; it exceeds the previous record (18.5°C) dating back to 1934-35. Mercury reached a record 38.7°C on January 30th in Alexandra, South Island.
According to the New Zealand meteorologists, these exceptional temperatures were caused by various factors, including an increase in water temperature and the arrival of masses of hot air from the north caused by the La Niña weather phenomenon. Global warming is also held responsible and more temperature records are to be expected if nothing is done to stop these disturbances.
The summer heat wave prompted the government to declare drought in some areas of the country and take measures to help farmers.
Source: New Zealand Press.
The heat in New Zealand melts the glaciers. It is worth remembering that local tourist agencies no longer organize hikes on the Frans-Josef and Fox glaciers. Indeed, with the melting ice, the side walls of these glacial valleys tend to collapse, with rock falls that would put hikers at risk.

Photos: C. Grandpey