Le lac de lave de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaii / Etats Unis)

drapeau francaisL’observation de la surface d’un lac de lave est un excellent moyen de comprendre la tectonique des plaques. Que ce soit sur l’Erta Ale, le Nyiragongo ou le Kilauea, le processus reste le même. Le HVO a mis en ligne une petite vidéo en accéléré (30 fois la vitesse normale) montrant, via la caméra thermique, les mouvements à la surface du lac de lave dans le cratère de l’Halema’uma’u. La durée de la séquence en temps réel est d’environ 12  minutes.

On voit nettement que la source de l’alimentation se situe en haut de l’image (au nord du cratère). Par un mouvement de convection, la croûte se déplace vers le sud où elle plonge à l’intérieur du système magmatique. Selon le HVO, la surface du lac se déplace à environ 50 centimètres par seconde. On discerne parfaitement le comportement des plaques. Certaines s’écartent, d’autres coulissent, comme à la surface de la Terre. Un superbe spectacle !

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-555.mov

 

drapeau anglaisThe observation of the surface of a lava lake is a good way to understand plate tectonics. Whether on Erta Ale,Nyiragongo or Kilauea, the process remains the same. HVO has posted a small lapse time video (30 times the normal speed) showing through the thermal camera the movements at the surface of the lava lake in Halema’uma’u Crater. The duration of the sequence in real-time is about 12 minutes.
One can perfectly see that the source is at the top of the image (north of the crater). By convective motion, the crust moves to the south where it plunges back into the magmatic system. According to HVO, the lake’s surface moves about 50 centimetres per second. We discern perfectly the behaviour of the plates. Some of them move apart, others slide, just like at the surface of the Earth. A great show!

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/uploads/multimediaFile-555.mov

PuuOo-blog-2

Convection à la surface du lac de lave dans le Pu’uO’o en 2007.   (Photo:  C. Grandpey)

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Kliuchevskoi & Shiveluch (Kamchatka): De belles photos

drapeau francaisLa presse anglaise (en l’occurrence le Daily Mail et le Daily Mirror) a mis en ligne de belles images de l’éruption du Kliuchevskoi et du Shiveluch réalisées par un photographe britannique lors d’un voyage au Kamchatka. Un article dit de lui que c’est un « daredevil », autrement dit un casse-cou. N’exagérons pas ! Les photos du Kliuchevskoi ont été prises à 20 km de distance et celles du Shiveluch à 5 km… !

http://www.mirror.co.uk/news/world-news/daredevil-photographer-captures-powerful-volcanic-2652922

 

drapeau anglaisTwo English newspapers (the Daily Mail and the Daily Mirror) have released great images of the eruption of Kliuchevskoi and Shiveluch by a British photographer during a journey to Kamchatka. One of the articles says the man is a “daredevil” which is slightly exaggerated! Indeed, the photos of Kliuchevskoi were taken from a distance of 12.5 miles and those of Shiveluch from 3.5 miles!

http://www.mirror.co.uk/news/world-news/daredevil-photographer-captures-powerful-volcanic-2652922

14ème paroxysme de l’Etna (suite)

drapeau francaisVoici quelques précisions fournies par l’INGV à propos du 14ème paroxysme de l’Etna le samedi 26 octobre 2013. La source de l’éruption était bien le Nouveau Cratère Sud-Est (NCSE) qui a produit de puissantes fontaines de lave. La colonne éruptive, riche en cendre, a provoqué des retombées de cette dernière dans le secteur SO du volcan. L’Observatoire indique par ailleurs qu’une coulée de lave « a été émise à partir de la zone de la « selle » entre l’ancien et le nouveau cône du cratère sud-est ». [Au vu des images des webcams, il semblerait s’agir davantage d’un débordement causé par l’intensité des fontaines de lave]. Cette coulée s’est orientée vers le sud où elle a détruit les cabanes des guides à la Torre del Filosofo. Elle a formé deux branches à l’ouest et à l’est du cône pyroclastique 2002-2003. Une autre coulée est apparue sur la partie sud-est du cône du NSEC, remplissant partiellement la dépression formée par le glissement de terrain sur le flanc du cône durant le paroxysme du 27 Avril 2013. À 06:19 GMT a commencé une forte émission de cendre du cratère Nord-Est, avec un panache de couleur sombre visible jusque tard dans la soirée du 26 octobre, moment où ont eu lieu quelques explosions stromboliennes isolées du NCSE. En cliquant sur ce lien, vous pourrez voir le panache éruptif de l’Etna photographié samedi depuis la station spatiale internationale. https://twitter.com/AstroKarenN/status/394141695488454657/photo/1/large

 

drapeau anglaisHere are some more details provided by INGV about the 14th paroxysm of Mount Etna on Saturday, October 26th, 2013 . The source of the eruption was indeed the New Southeast Crater (NSEC) which produced powerful lava fountains . The ash-laden eruption column caused ashfall over the SW area of the volcano. The Observatory also indicates that lava « was issued from the area of ​​the  » saddle  » between the old and the new cone of the SE Crater. » [ Judging from the images from webcams , it seemed to be more an overflow caused by the intensity of the lava fountains ]. This flow travelled towards the south, where it destroyed the huts of guides at the Torre del Filosofo. It formed two branches west and east of the 2002-2003 pyroclastic cone. Another flow appeared on the south-eastern part of the NSEC, partially filling the depression formed by the landslide on the side of the cone during the paroxysm of April 27th, 2013 . At 6:19 GMT, strong ash emissionstarted at the North-East Crater , with a dark plume that could be seen until late in the evening of 26 October, when some Strombolian explosions occurred at the  NSEC. By clicking on this link, you will see Mount Etna’s eruptive plume photographed on Saturday from the International Space Station. https://twitter.com/AstroKarenN/status/394141695488454657/photo/1/large

Cerro Machín (Colombie): Une histoire de volcan et de tunnels…

drapeau francaisEn lisant la presse colombienne, on apprend qu’un nouveau système de tunnels au col Alto de La Línea, dans la Cordillère Centrale, va ouvrir une voie de logistique essentielle pour ce pays et le Venezuela voisin. Le problème est que cette infrastructure sera proche du Machín, un volcan potentiellement actif.
Le gigantesque projet comprend deux grands tunnels de 8,8 et 8,6 km de long, 21 tunnels plus courts et 29 viaducs dont la longueur totale sera de 6,8 km. Le premier des principaux tunnels, qui sera le plus long tunnel routier d’Amérique latine, devrait être achevé au milieu de l’année 2014.
En regardant une carte, on s’aperçoit que dans la province de Tolima la route passe à six kilomètres du volcan Machin, l’un des volcans les plus dangereux de Colombie, qui est entré en éruption six ou sept fois au cours des 10 000 dernières années. L’éruption la plus récente a eu lieu il y a environ 800 ans.
La carte à risques élaborée par l’INGEOMINAS en 1998 a été revue et étendue en 1999, 2000 et 2003. Elle recommande de prendre en compte les dangers posés par le volcan dans les décisions concernant «les projets stratégiques à moyen et long terme, en particulier pour les routes. » Le tunnel de La Línea et le volcan Machín sont distants à vol d’oiseau de 15 km seulement. Si le volcan entre en éruption, le tunnel se retrouvera très probablement sans route de part et d’autre !
Selon les volcanologues colombiens, même la plus petite éruption du Machín serait plus destructrice que l’éruption du volcan Nevado del Ruiz, à 45 km au nord-est, qui en Novembre 1985, a détruit la ville d’Armero, tuant 22 000 de ses 28 000 habitants et faisant plus de 5 000 blessés. Un scientifique a déclaré : « Les éruptions normales du Machín peuvent produire plusieurs kilomètres cubes de matériaux et les plus grandes ont atteint environ 20 km3.  » Si une éruption majeure se produit, un million de personnes sont susceptibles d’être directement affectées, avec un relogement permanent de la population loin de la zone à risques. Les régions de l’ouest et du centre du pays seraient complètement isolées. Trois zones agricoles importantes seraient détruites : Cajamarca, une partie de la province de Quindio, et la vallée d’irrigation de Tolima. Les villes à proximité pourraient être recouvertes d’une couche de cendre d’au moins cinquante centimètres d’épaisseur.
Les autorités espèrent apparemment que le volcan va rester calme pendant de nombreuses années. C’est un peu comme jouer à la roulette russe, avec une épée de Damoclès au- dessus de leurs têtes !

Si je me réfère à mon blog, je remarque que l’on a enregistré une hausse de la sismicité sur le Machin le 17 septembre 2010 avec 140 événements volcano-tectoniques (d’une magnitude pouvant atteindre M 1,8) détectés au sud et au sud-ouest du dôme principal, à des profondeurs allant de 2 à 4 km. D’autre part, le 10 février 2013, l’INGEOMINAS a diffusé un bulletin spécial précisant qu’un accroissement de la sismicité était observé sur le Cerro Machín, avec un essaim de plus de 210 événements. Parmi eux, les sismos ont enregistré une secousse de M 2,9 à une profondeur de 4,7 km qui a été ressentie par la population… No comment!

 

drapeau anglaisWhen reading the Colombian press, we learn that a new system of tunnels at the Alto de La Línea mountain pass in Colombia’s central Cordillera mountain range will open up a key logistics route for this country and neighbouring Venezuela. The problem is that this infrastructure will be close to the Machín, a potentially active volcano.

The gigantic project includes two main tunnels, 8.8 and 8.6 km long, as well as 21 short tunnels and 29 viaducts that will total 6.8 km in length. The first of the main tunnels, which will be the longest road tunnel in Latin America, is to be completed by mid-2014.

Looking at a map, one realises that in the province of Tolima, the road passes six kilometres from the Machín volcano, one of Colombia’s most dangerous volcanoes, which has erupted six or seven times in the past 10,000 years. The most recent eruption occurred around 800 years ago.

The hazards map drawn by INGEOMINAS in 1998 was amplified in1999, 2000 and 2003.

It recommends that the hazards posed by the volcano be taken into account in decision-making on “strategic medium and long-term plans, especially roads.” The La Línea tunnel and the Machín volcano are 15 km apart as the crow flies. If the volcano erupts, there is little doubt the tunnel will be left without a road.

According to Colombian volcanologists, even the smallest eruption by Machín would be larger than the eruption of the Nevado del Ruiz volcano, 45 km to the northeast, which in November 1985 destroyed the town of Armero, killing 22,000 of its 28,000 inhabitants and leaving over 5,000 injured. Said one scientist: “Machín’s normal eruptions can cover several cubic kilometres. And the big ones have been approximately 20 km3.” Should a major eruption occur, one million people might be directly affected with the permanent relocation of the population from the area at risk. The western and central parts of the country would be completely cut off. Three important farming areas would be destroyed: Cajamarca; part of the province of Quindío; and the Tolima valley irrigation district. Nearby towns would be covered with a layer of ash at least half a metre thick

The authorities are apparently hoping the volcano will be calm for many more years. It’s a bit like playing Russian roulette, with a Sword of Damocles above their heads.

Referring to my weblog, I notice that increased seismicity was recorded on Machin volcano on September 17th 2010. About 140 volcano-tectonic earthquakes (up to M 1.8) were located S and SW of the main lava dome at depths of 2-4 km. Besides, on February 10th 2013, INGEOMINAS released a special bulletin indicating that seismicity of Cerro Machín had increased with a seismic swarm of more than 210 events. Among them, seismographs detected an M 2.9 event at a depth of 4.7 km that was felt by the population… No comment!

Machin-blog

Le Cerro Machín, un volcan potentiellement actif.  (Crédit photo: Smithsonian Institution)

Percer les secrets du Moho…

drapeau francaisChaque semaine, les scientifiques de l’Hawaiian Volcano Observatory écrivent un article intitulé Volcano Watch sur un sujet différent. Cette semaine, ils attirent l’attention de leurs lecteurs sur la discontinuité de Moho.

Comme je l’écris souvent dans ce blog, nous savons souvent plus de choses sur les autres planètes que sur la nôtre! Nous savons beaucoup de choses sur la Lune ou sur Mars, mais les profondeurs des océans terrestres restent un mystère. Il en va de même avec la structure interne de la Terre. La raison est facile à comprendre : la surface de la Terre, les océans et l’atmosphère sont facilement accessibles à l’exploration directe. La même remarque est valable pour l’espace. Il est beaucoup plus difficile de pénétrer des roches solides que de se déplacer à travers l’atmosphère ou le vide de l’espace.
En conséquence, nos connaissances sur la structure profonde de la Terre jusqu’à son centre (6371 km sous la surface) s’appuient sur des mesures indirectes, en particulier sur la sismologie. En étudiant la trajectoire et la vitesses des ondes sismiques provoquées par les tremblements de terre, les sismologues ont conclu que la Terre ressemble à un œuf, avec trois couches principales : la croûte, le manteau et le noyau.

En 1909, Andrija Mohorovičić, un sismologue croate qui étudiait un tremblement de terre dans les Balkans, a observé une brusque augmentation de la vitesse des ondes de compression dans la zone qui marque la limite entre la croûte terrestre et le manteau. En l’honneur de son découvreur, cette discontinuité sismique a été nommée discontinuité de Mohorovičić. Maintenant, pour plus de facilité, elle est communément désignée sous le nom de Moho.
Le Moho est présent sous tous les continents et les océans, mais sa profondeur varie ; elle est, en moyenne, d’environ 35 km sous les continents et généralement de 6 km environ sous les océans. Bien que le Moho soit défini comme la limite entre la croûte et le manteau, la raison de la brusque augmentation de la vitesse des ondes de compression reste mal définie. La plupart des scientifiques pensent que  cette augmentation reflète un changement dans le type de roche, avec du basalte au-dessus du Moho et de la péridotite riche en olivine sous le Moho

Les géologues rêvent depuis longtemps de percer le Moho dans le manteau supérieur pour voir si cette discontinuité est due à un changement de composition des roches ou à d’autres facteurs. Cette tâche est assez difficile à réaliser. Un forage dans un secteur où la croûte est mince au fond de l’océan est en théorie plus facile à réaliser que le forage d’un continent. Mais forer à partir d’un navire est techniquement difficile, et la difficulté augmente avec la profondeur de la mer.
Le fond marin est relativement peu profond près des dorsales médio-océaniques où une nouvelle croûte se forme avec la montée du magma. Il est donc tentant de forer près d’une dorsale. Cependant, la croûte nouvellement formée dans ces zones est chaude, et l’équipement de forage ne ​​peut pas faire face à de telles températures. L’astuce consisterait à trouver un endroit où le Moho n’est ni trop chaud ni trop profond pour pouvoir percer.
La première tentative pour percer le Moho a eu lieu en 1961, au large des côtes du Mexique. Le trou le plus profond a pénétré sur 183 mètres le fond de l’océan, en sachant que les 179 mètres supérieurs étaient constitués de sédiments. Dans les années suivantes, seuls quatre forages sont descendus à plus de 1 km dans la croûte océanique ; le plus profond a atteint 2,1 km au large des côtes de l’Equateur.
En Septembre 2012, un nouveau navire de forage scientifique doté de technologies de pointe – le Chikyu – a réussi à forer plus profond. Le Chikyu représente la contribution du Japon à un effort de recherche international « dédié à une meilleure compréhension scientifique de la Terre par des forages, des carottages et la surveillance de ce qui se passe sous le plancher océanique. » Le but final du Chikyu est de forer le Moho jusque dans le manteau.
Des recherches sont en cours pour sélectionner un emplacement de forage pour le Chikyu . Trois sites sont à l’étude : un au large des côtes du Mexique où a déjà eu lieu le forage de 1961, un au large de la côte ouest du Nicaragua, qui a également déjà été foré, et un dans l’Arc Nord de l’archipel hawaïen qui s’étire à environ 400 km au nord et parallèlement aux îles Hawaii.

 

drapeau anglaisEvery week, scientists at the Hawaiian Volcano Observatory write an article named Volcano Watch about a different topic. This week, they draw their readers’ attention to the Moho.

As I often write in this blog, we often know more about the other planets than about our own one! We know a lot about the Moon or Mars but the depths of the oceans are still a mystery. It is just the same with the inner structure of the Earth. The reason is easy to understand: The Earth’s surface, the oceans, and the atmosphere are readily accessible to direct exploration. The same is true of space. It is much more difficult to penetrate solid rocks than it is to move through the atmosphere or the vacuum of space.

As a consequence, our knowledge about the Earth’s deep structure to its centre (6,371 km below the surface) is based on indirect measurements, particularly on seismology. By studying the paths and speeds of seismic waves caused by earthquakes, seismologists have concluded that the Earth looks like an egg, with three main layers: the crust, the mantle, and the core.

In 1909 Andrija Mohorovičić, a Croatian seismologist studying a Balkan earthquake, identified an abrupt increase in the speed of compressional waves that marks the boundary between the Earth’s crust and the mantle below. In honour of its discoverer, this seismic discontinuity was named the Mohorovičić discontinuity. Now it’s commonly referred to as the Moho.

The Moho is present under all continents and oceans, but its depth varies—with an average depth of about 35 km under the continents and typically 6 km under the oceans. Although the Moho is defined as the boundary between the crust and mantle, the reason for the abrupt increase in compressional wave speed is uncertain. Most scientists think that the wave-speed increase reflects a change in rock type from basalt above the Moho to denser, olivine-rich peridotite below the Moho.

Geoscientists have long wanted to drill through the Moho into the upper mantle to see whether the Moho is caused by a compositional change or by something else, a task that is quite difficult to perform. Drilling where the crust is thin on the sea floor is obviously a more attractive target than drilling on a continent. But drilling from a ship is technologically difficult, and the difficulty increases with the depth of the water.

So a place where the sea floor depth is at a minimum would seem to be the place to drill. The seafloor is relatively shallow near the mid-ocean ridges, where new crust forms from rising magma. So drilling near a ridge seems attractive. However, the young, newly formed crust near ridges is hot, and drilling equipment cannot tolerate the expected temperatures. The trick is to find a place where the Moho is cool enough to drill, yet not too deep to drill.

The first attempt to drill to the Moho was in 1961, off the coast of Mexico. The deepest hole penetrated 183 metres into the sea floor, with the upper 179 metres consisting of sediments. In the following years, only 4 holes penetrated more than 1 km into the oceanic crust; the deepest of these was 2.1 km off the coast of Ecuador.

In September 2012, a new state-of-the-art scientific drilling ship – Chikyu – managed to drill deeper. The Chikyu is part of Japan’s contribution to an international research effort “dedicated to advancing scientific understanding of the Earth through drilling, coring, and monitoring the subseafloor.” The Chikyu is designed to ultimately drill through the Moho into the mantle.

Planning is currently underway to select a drill site for the Chikyu. Three sites are under consideration: the site off the coast of Mexico that was drilled in 1961, a site off the west coast of Nicaragua that has also been previously drilled, and the North Arch of the Hawaiian Archipelago. The North Arch is about 400 km north and parallel to the Hawaiian Islands.

 Moho-blog

Kilauea (Hawaii / Etats Unis): Stabilité de l’éruption

drapeau francaisLa situation n’a pas beaucoup changé sur le Kilauea au cours des derniers jours. Le lac de lave à l’intérieur de l’Halema’uma’u monte et descend en fonction des épisodes de gonflement et dégonflement du volcan, mais son niveau est actuellement assez bas. Comme la lave est très fluide, le panache en provenance du cratère dépose des cheveux de Pélé aux alentours.  Dans le cratère du Pu’u ‘O’o, on observe en permanence de l’incandescence au niveau des spatter cones dans les parties N et S du plancher du cratère. La coulée Kahauale’a 2, d’une longueur de 5,8 km et alimentée par le spatter cone NE, est active et montre plusieurs débordements se lave. Elle continue à brûler la forêt au nord du Pu’u ‘O’o, avec une langue qui pénètre assez loin parmi les arbres. Au SE du Pu’uO’o, la coulée Peace Day est très peu active avec une ou deux bouches éphémères au-dessus du pali, à environ 3 km au SE du Pu’u ‘O’o. En conséquence, il n’y a aucune activité sur la plaine côtière et aucune entrée de lave dans l’océan.
Source: HVO.

 

drapeau anglaisThe situation has not much changed on Kilauea volcano during the past days. The lava lake within Halema’uma’u Crater rises and falls according o the D/I events but its level is currently fairly low. As lava is very fluid, the plume from the vent deposits Pele’s hair onto nearby areas. At Pu’u ‘O’o Crater, glow emanates from spatter cones on the N and S portions of the crater floor. The 5.8-km-long Kahauale’a 2 lava flow, fed by the NE spatter cone, is active with scattered breakouts. It is still burning the forest N of Pu’u ‘O’o with a tongue that is going quite far among the trees. To the SE of Pu’uO’o, the Peace Day flow is barely active with one or two breakouts above the pali, about 3 km SE of Pu’u ‘O’o. As a consequence, there is no lava activity on the coastal flat and no ocean entry.

Source: HVO.

Lava-tree

Image de la forêt après le passage d’une coulée de lave.   (Photo:  C. Grandpey)

Etna (Sicile / Italie): Réveil du Cratère SE !

drapeau francais8 heures: Comme cela était prévisible au vu des épisodes de hausse du tremor ces dernières semaines, le Cratère SE de l’Etna vient de reprendre du service. La sismicité est en hausse depuis hier soir vers 22 heures  environ et il semble que ce nouveau paroxysme ait débuté vers 2 heures du matin aujourd’hui.  Au moment où j’écris ces lignes, on observe de vigoureuses fontaines de lave et un panache de gaz et de cendre qui monte droit dans le ciel.

8h30: Alors que les fontaines de lave continuent de manière ininterrompue, un débordement de lave a donné naissance à une coulée qui avance sur le petit col entre l’ancien et le nouveau cratère SE. La sismicité reste très forte.

11h30 : Finalement, après ces quelques mois de vacances, l’Etna n’a guère modifié son comportement ! Il utilise toujours le Cratère SE pour vider ce qu’il a dans le ventre. La seule différence, c’est que ce dernier paroxysme a été particulièrement long puisque le tremor semble commencer tout juste à amorcer sa décrue. Comme je le faisais remarquer à une amie il y a quelques jours, il était évident que le volcan avait accumulé une grande quantité de magma et que, un jour ou l’autre, la lave allait sortir, soit sous forme de paroxysme classique, soit sous la forme d’une éruption de plus grande ampleur. Attendons de voir la suite. Personnellement, je pense qu’il est fort probable que le Cratère SE se manifestera à nouveau dans peu de temps.

12 heures: En regardant les images des webcams de l’INGV, je me demande s’il ne se passe pas quelque chose aussi sur le Cratère NE! Alors qu’il faisait mine de décliner, le tremor se maintient à un niveau élevé. L’Etna est en grande forme aujourd’hui!

13 heures: Ce coup-ci, le paroxysme est bel et bien terminé et le tremor a chuté brusquement. Suite au prochain numéro. J’attends maintenant le rapport détaillé de l’INGV pour voir ce qui s’est passé du côté du Cratère NE.

17 heures : L’activité éruptive de ce matin est terminée au Cratère SE et le tremor a beaucoup chuté, sans toutefois retrouver son niveau initial. Le Site Etna Walk confirme ce que j’avais remarqué sur les images des webcams, à savoir des émissions de cendre au niveau du Cratère NE pendant les dernières heures du paroxysme. Ces émissions ont continué au cours de l’après-midi. Il va falloir suivre attentivement l’évolution de la situation au cours des prochaines heures car il n’est pas dit que l’Etna a dit son dernier mot.

L’aéroport de Catane indique que le paroxysme a entraîné une brève fermeture de l’espace aérien avant l’aube mais que la situation est redevenue normale aux premières heures de la matinée.

20 heures : Comme je l’écrivais précédemment, le tremor n’a pas retrouvé son niveau initial. Il connaît même une certaine hausse en ce moment avec l’apparition d’une petite activité strombolienne au sommet du Cratère SE.

 

drapeau anglais8 : 00 : As could be predicted with several increases in the tremor during the past weeks, Mount Etna’s SE Crater has become active again. Seismicity has been rising since about 22:00 last night and it seems the new paroxysm started at about 2:00 this morning.  While I’m writing this note, vigorous lava fountains can be observed as well as a plume of ash and gas that rises vertically above the vent.

8h30: Lava fountaining is going on. A lava overflow is feeding a flow that is travelling between the old and the news SE Crater. Sismicity is still very high.

11:30: Finally, after a few months of vacation, Etna has hardly changed its behaviour! It still uses the SE crater to empty its belly. The only difference is that this last paroxysm was particularly long as the tremor seems to be just beginning to decline. As I remarked to a friend a few days ago, it was obvious that the volcano had accumulated a large amount of magma and that, one day or another, lava was going to come out, either as a conventional paroxysm or in the form of a large scale eruption. Let’s see what happens next. Personally, I think the SE Crater is likely to be active again very shortly.

12:00: While looking at the INGV webcam images, I think  something is happening at the NE Crater as well. The tremor level is still very high. Mount Etna is in great shape today!

13:00: This time the paroxysm is definitely over and the tremor has dropped sharply. I’m now waiting for the INGV report to see what really happened at the NE Crater.

17:00: The eruptive activity that occurred this morning at the SE Crater is now over and the tremor has declined sharply, but has not regained its original level. The Etna Walk website confirms what I noticed on the webcam images, namely ash emissions at the NE crater during the last hours of the paroxysm. Ash is still coming out of the vent this afternoon. We’ll have to monitor closely the situation in the coming hours as Mount Etna may not have said its last word.

Catania airport said the eruption Saturday forced the closure of nearby airspace before dawn, but authorities lifted the order in early morning.

20 :00 : As I put it before, the tremor has not recovered its normal level. It is even increasing right now with some minor strombolian activity at the SE Crater.

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L’Etna ce matin vu par l’une des webcams de l’INGV

Etna-oct-2

Evolution du tremor pendant le paroxysme du 26 octobre 2013

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L’Etna ce soir  (Webcam Radio Studio 7)