Zhupanovsky (Kamchatka / Russie)

drapeau francaisLe KVERT indique qu’une éruption a débuté mercredi soir sur le Zhupanovsky au kamchatka. Le volcan est certes moins connu que le Klyuchevskoy ou le Shiveluch mais il est bien actif, avec une dernière éruption en 1959. Le panache de cendre s’élevait à 5 km de hauteur et était encore visible hier sur les images du VAAC. L’éruption ne présente pas de danger pour les zones habitées. Le volcan se trouve à environ 70 km de Pétropavlovsk. D’après le KVERT, on observait une couche de cendre de 1 mm d’épaisseur dans les vallées autour du Zhupanovsky.

 

drapeau anglaisKVERT indicates that an eruption started on Wednesday night on Zhupanovsky on the Kamchatka Peninsula. The volcano is far less popular than Klyuchevskoy or Shiveluch but it is active with its last eruption in 1959. It produced a 5-km-high ash plume that could still be seen yesterday. There is no danger to populated areas as the volcano lies about 70 km from Petropavslosk. According to KVERT, a layer of 1 mm of ash fell in the valleys near Zhupanovsky.

 

L’éruption du Klyuchevskoy (Kamchatka) vue depuis l’espace

drapeau francaisEn cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un document photographique mis en ligne par la NASA. Il montre l’éruption du Kliuchevskoi le 20 octobre 2013, avec panaches de cendre et coulées de lave.

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=82227&eocn=home&eoci=nh

 

drapeau anglaisBy clicking on the following link, you will see a photo document released by NASA. It shows the eruption of Kliuchevskoi volcano on October 20th with ash plumes and lava flows.

http://earthobservatory.nasa.gov/NaturalHazards/view.php?id=82227&eocn=home&eoci=nh

Kliu-blog

Avec l’aimable autorisation de la NASA

Cendre volcanique, encore et toujours!

drapeau francaisDans une note publiée sur ce blog le 10 décembre 2011, j’attirais l’attention sur les tests d’un détecteur de cendre volcanique par la compagnie EasyJet. Le système, baptisé AVOID (Airborne Volcanic Object Imaging Detector), avait été testé en Sicile à bord d’un petit avion au-dessus de l’Etna et du Stromboli. Comme je le faisais remarquer à l’époque, pour qu’ils soient révélateurs, il aurait fallu que les tests soient effectués au moment d’un paroxysme de l’Etna et non pendant des périodes d’activité faible.

Un nouveau test du système AVOID est prévu le 28 Octobre prochain, si les conditions météorologiques sont favorables, au large de la côte ouest de la France, dans le Golfe de Gascogne. Selon Fred Prata, un scientifique de l’institut norvégien de recherche aérienne, ce sera le plus important test grandeur nature jamais réalisé avec ce dispositif destiné à aider les pilotes à affronter les cendres volcaniques.
Un avion-cargo Airbus A400M volera en spirale tout en laissant échapper quelque 8 mètres cubes de cendre (prélevés sur l’Eyjafjallajökull) entre 3000 mètres et près de 4000 mètres d’altitude. Un deuxième avion, un A340 avec le capteur AVOID à son bord, volera près du nuage de cendre à différentes hauteurs tout en effectuant des mesures. Un avion à hélice à quatre places de l’Université des Sciences Appliquées de Düsseldorf (Allemagne) mesurera les propriétés optiques depuis l’intérieur même du nuage. Dépourvu de moteur à réaction, cet avion ne risque pas de panne de moteur.
Au moment où il sera le plus dense, le nuage artificiel ne devrait pas contenir plus de 1 milligramme de cendre par mètre cube. Cela le situe au bas de l’échelle de contamination de l’air en vertu des règlements européens adoptés après l’éruption de l’Eyjafjallajökull. En dessous de 0,2 mg, on considère que les avions volent en sécurité ; entre 0,2 et 2 milligrammes, un pilote doit prendre conscience des dangers de la cendre ; entre 2 et 4 mg, il doit effectuer une évaluation des risques pour voler ; au-dessus de 4 mg, tous les vols sont cloués au sol.
Le nuage artificiel est susceptible de se dissiper au bout de 6 à 12 heures et la cendre retombera sans danger aucun dans l’océan. L’expérience coûtera environ 500 000 €.
Les chercheurs connaîtront la quantité de cendre dispersée ainsi que sa géométrie précise de sorte que l’expérience constituera un excellent test pour le système AVOID. Toutefois, il restera de nombreux obstacles à franchir avant que le système soit commercialisé. Il faudra pouvoir l’intégrer dans un cockpit et augmenter sa production. La décision dépend essentiellement d’Airbus qui devra décider si la technologie vaut la peine d’être développée. Fred Prata espère que son système AVOID pourra un jour être utilisé sur des avions survolant l’Indonésie, le Chili ou l’Alaska où de nombreux volcans actifs sont un danger pour le trafic aérien.

De cet article, il ressort que les tests de l’AVOID seront effectuées dans des conditions cendreuses minimales. Le système sera-t-il vraiment utile si un autre volcan (islandais ou autre) vomit de volumineux nuages de cendre dans un espace aérien très fréquenté?
Source: Nature.com.

 

drapeau anglaisOn October 28th, if all is calm and clear off the west coast of France, Fred Prata, a Norwegian atmospheric scientist, has planned the biggest field test yet for a device intended to help planes face volcanic ash.

Prata’s sensor, the Airborne Volcanic Object Imaging Detector (AVOID), uses infrared cameras to detect the silicate particles in volcanic ash. The upcoming experiment will involve the largest artificial ash cloud ever made, and will probably be over the Bay of Biscay, in airspace controlled by the French military.

An Airbus A400M cargo plane will fly in a tight spiral, dispensing ash from 50 barrels as it climbs from 3,000 metres to almost 4,000 metres. A second plane, an Airbus A340 commercial airliner carrying the AVOID sensor, will fly near the cloud at various heights, taking measurements. A four-seater propeller plane from the Düsseldorf University of Applied Sciences in Germany will measure optical properties from inside the cloud. Without a jet engine, this plane is not at risk of engine failure.

At its densest, the artificial cloud is likely to contain no more than 1 milligram of ash per cubic metre. That puts it at the low end of air contamination under European regulations adopted after Eyjafjallajökull. Anything below 0.2 milligrams is considered safe to fly in; between 0.2 and 2 milligrams, a pilot must be aware of ash hazards; between 2 and 4 milligrams, a pilot must conduct a special risk assessment to fly; and above 4, all flights are grounded.

The artificial cloud is likely to dissipate in 6 to 12 hours, falling out harmlessly over the ocean. The experiment will cost roughly €500,000.

The researchers will know just how much ash is released, and its precise geometry, so the experiment will provide the best test yet for AVOID. But many hurdles remain before the system can be used commercially, including the need to integrate it into a working cockpit, and to scale up production. The decision rests mostly with Airbus, which would need to decide whether to develop the technology further. Prata hopes that AVOID could one day be used on planes flying in volcanically active regions from Indonesia to Chile or Alaska.

Source : Nature.com.

Eyjafjallajokull-blog

Eyjafjallajökull 2010!  Pas sûr que la prochaine éruption de ce type soit moins catastrophique pour le transport aérien!

(Crédit photo:  Wikipedia)