Une île oubliée: Tristan da Cunha (Royaume Uni) // A forgotten island: Tristan da Cunha (United Kingdom)

Dans ma note du 1er mars 2013, j’indiquais que la NASA avait mis en ligne une photo de Tristan da Cunha prise depuis la Station Spatiale Internationale (ISS). Voici quelques informations supplémentaires sur cette région du monde fort méconnue, du fait de son éloignement.

Tristan da Cunha se trouve à plus de 3700 kilomètres du continent antarctique, 2800 km de la côte sud de l’Afrique et plus de 3000 km de la côte orientale de l’Amérique du Sud. Elle fait partie du Territoire Britannique d’Outre-Mer, archipel qui inclut Ste Hélène, l’Ascension et Tristan da Cunha. Unique île habitée de l’archipel, ses habitants forment, d’après le livre Guinness des records, la communauté la plus isolée du monde.

D’un point de vue géologique, Tristan da Cunha est un volcan bouclier et, en tant que tel, essentiellement composé de laves pauvres en silice. Le cratère sommital – Queen Mary’s Peak – culmine à 2060 mètres.

En 1961, le volcan se réveille pour la première fois depuis la colonisation du pays. L’éruption est précédée de séismes qui provoquent des éboulements le long des falaises de l’île. Habitués aux tremblements de terre, les Tristanais ne sont guère inquiets mais les grondements qui suivent les séismes leur rappellent que leur volcan est loin d’être éteint.

En octobre 1961, les habitants sont évacués et, dans un premier temps, sont expédiés au Cap, en Afrique du Sud. Leur destination finale sera l’Angleterre, où ils sont logés dans une ancienne base militaire du Surrey. Hervé Bazin, dans son roman Les Bienheureux de la Désolation, a fait un récit de cette évacuation, des difficultés d’adaptation des insulaires face à la société de consommation anglaise, et de leur retour sur leur île.

En 1962, la Royal Society organise une expédition pour connaître l’ampleur des dégâts causés par l’éruption et pour étudier ses conséquences sur l’environnement. Les chercheurs découvrent que le bourg d’Édimbourg (Edinburgh of the Seven Seas) est presque intact car la lave s’est arrêtée tout près de la localité. Toutefois, les autorités ne veulent pas rapatrier les insulaires, prétendant qu’ils sont mieux là où ils sont. Devant ce refus, les Tristanais entreprennent d’organiser leur propre rapatriement. Les autorités reviennent alors sur leur décision et font le nécessaire pour venir en aide aux habitants.

En 1963, les Tristanais regagnent leur pays, sauf cinq qui en ont décidé de rester en Angleterre, et cinq des leurs qui sont décédés lors de leur séjour en Grande Bretagne. En revanche, la population s’est accrue de huit nouveau-nés entre-temps.

Avant la fin des années soixante, les habitants construisent une nouvelle conserverie de homards de nouvelles installations portuaires, les deux existantes ayant été détruites par l’éruption de 1961.

En février 2008, la conserverie de homards est la proie des flammes, tout est perdu. Elle sera reconstruite, mais ne sera pas opérationnelle avant 2009. En attendant, les Tristanais doivent se contenter des revenus provenant de la vente des timbres-poste et des quelques touristes qui font escale sur l’île.

La population actuelle de Tristan da Cunha est, en moyenne, de 270 habitants.

Tristan-da-Cunha

Sur cette photo de Tristan da Cunha prise depuis l’espace en 2006, on reconnaît Queen Mary’s Peak au centre de l’île. Les autres carrés correspondent à Edinburgh of the Seven Seas au NO, Rookery Point au NE, Sandy Point à l’E, Stony Hill Point au SE, Seal Bay au SO et Anchorstock Point à l’O.  (Avec l’aimable autorisation de la NASA).

Une éruption volcanique à la fronière indo-birmane? // An eruption on the border between India and Myanmar?

drapeau francaisSelon le Times of India du dimanche 20 octobre, il se pourrait qu’une éruption volcanique ait eu lieu dans un village reculé du Manipur, près de la frontière entre l’Inde et le Myanmar (ex Birmanie). Les autorités locales ont dû évacuer la zone. Les habitants disent avoir entendu un bruit assourdissant, avant qu’un énorme rocher roule sur le flanc d’une colline à proximité du village. Un liquide qui ressemblait à de la lave s’est ensuite écoulé, en brûlant la végétation le long de la colline.
Bien que l’incident se soit produit le 13 Octobre, les routes étaient si mauvaises qu’il a fallu plusieurs jours aux villageois pour transmettre l’information aux fonctionnaires concernés. Aucune victime n’a été signalée. Les rapports officiels ont déclaré que la boue, de l’eau et d’autres matériaux continuaient à s’écouler le long de la colline. Les villageois se sont déplacés vers des endroits plus sûrs dans le voisinage.
Les sources ont indiqué qu’il faudrait du temps pour déterminer si l’événement était une éruption volcanique ou non.

 

drapeau anglaisAccording to The Times of India (Sunday, October 20th), a suspected volcano-like eruption has been reported in a remote village of Manipur, near the border between India and Myanmar. It forced local authorities to evacuate the area. Local inhabitants are telling about a deafening sound followed by the rolling down of a huge boulder from a nearby hilltop which then released a lava-like liquid that charred trees and plants on the hill slopes.

Although the incident reportedly occurred on October 13th, the roads were so bad that it took the villagers several days to reach the information to the officials concerned. No casualty was reported in the incident. Official reports said that mud, water and other materials were still flowing from the hilltop. Villagers have moved to safer places in the neighbourhood.

Sources said it would take time to assess whether the event was a volcanic eruption or not.