Hawaii: Carte des coulées de lave dans l’East Rift Zone du Kilauea // Map of the lava flows in Kilauea’s East Rift Zone

L’éruption du Kilauea est terminée depuis près de sept mois maintenant. Les coulées de lave émises par les fractures 1 à 24 en 2018 ont recouvert une superficie d’environ 35 kilomètres carrés et ajouté environ 360 hectares de nouvelles terres à la Grande Ile d’Hawaii. L’épaisseur de la lave varie selon les zones. La plus grande épaisseur sur la terre ferme, au niveau de la Fracture 22, est d’environ 54 mètres et la plus grande épaisseur dans le delta de lave qui s’est formé sur la côte est de 275 mètres. Les géologues de l’USGS sont en train d’élaborer une carte avec différentes couleurs en fonction de l’épaisseur de la lave. Une première ébauche de la carte est visible ci-dessous. Vous obtiendrez une carte en meilleure résolution avec ce lien :

http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2019/02/usgsmap221.jpg

Une carte définitive sera publiée lorsque toutes les données auront été collectées et analysées.

Les bouches éruptives le long de la ligne de fractures dans et à proximité des Leilani Estates émettent encore un peu de vapeur, mais il n’y a plus de lave active dans le secteur. En conséquence, la vie reprend progressivement. Il y a un mois, une nouvelle route a été ouverte à partir du «Y» de la Highway132 et à travers la coulée de lave jusqu’à la centrale géothermique PGV. À présent, certains propriétaires de terrains et de maisons situées à proximité du champ de lave commencent à ouvrir des voies d’accès.
Source: Big Island Now.

———————————————–

The eruption of Kilauea has been over for nearly seven months now. Lava flows erupted from fissures 1-24 in 2018 buried an area of about 35 square kilometres and added about 360 hectares of new land to the island. The thickness of the lava varies across the flow field. The greatest thickness on land, at fissure 22, is approximately 54 metres, and the greatest thickness in the lava delta is 275 metres. A preliminary map with different colours according to the thickness of the lava flows is being worked out by USGS geologists. You will get a higher resolution map by clicking on this link:

http://bigislandnow.com/wp-content/uploads/2019/02/usgsmap221.jpg

A final map will be released when all remote sensing data have been collected and processed.

Vents along the line of fissures in and near Leilani Estates are still lightly steaming today, but there is no active lava anywhere. As a consequence, life is starting again progressively in the area. A month ago, a new road was been completed from the “Y” on Highway 132 across the new lava channel to the PGV Geothermal Plant. Now, some property and home owners in and near the flow field have begun bulldozing their own access roads.

Source:Big Island Now.

Source: USGS

L’éruption du Kilauea servira-t-elle de leçon? // Will the current Kilauea eruption teach a lesson ?

Un sénateur de l’Etat d’Hawaii propose que les autorités interdisent toute nouvelle construction sur les milliers de parcelles situées dans les deux zones les plus exposées à la lave du Kilauea afin d’éviter une nouvelle catastrophe semblable à celle que l’on observe actuellement.

Cette proposition du sénateur, qui a été maire de l’île de 1990 à 1992, sera certainement controversée. En effet, les autorités locales ont donné le feu vert à l’implantation des lotissements il y a des décennies sur des terres situées dans la Zone à Risque n° 1, la partie de l’East Rift Zone la plus exposée à la lave du Kilauea. Elle comprend en particulier les Leilani Estates et Lanipuna Gardens. Des milliers de personnes y avaient acheté des terrains avec l’intention d’y construire des maisons. Aujourd’hui, des parties entières de ces lotissements qui incluent Vacationland et une grande partie de Kapoho ont été anéanties par l’éruption qui a détruit officiellement 671 maisons, bilan très provisoire.
Tout le monde n’est pas d’accord avec la proposition du sénateur. Interdire les constructions dans les zones à risque 1 ou 2 est controversé, en grande partie en raison du nombre très important de lotissement créés dans ces zones au fil des ans.
La Zone à Risque n° 1 se trouve en plein sur la ligne de fractures du Kilauea, là même où la lave peut surgir à la surface, et elle s’étend de la région de Pahala jusqu’à Kapoho Point dans le district de Puna. Elle comprend les Leilani Estates, qui comptaient plus de 2 200 parcelles avant que la lave vienne les envahir, et 130 parcelles dans les Lanipuna gardens qui ont été presque entièrement détruits.
Kapoho Beach Lots et Vacationland, qui ont également été submergés par les coulées de lave du Kilauea, se trouvaient dans les zones à risque 1 et 2 et totalisaient près de 500 parcelles. Une grande partie de la subdivision de Hawaiian Ocean View Estates – plus de 11 000 parcelles – dans le district de Kau se trouve également dans la Zone à Risque n° 1.
La Zone à Risque n° 2 est beaucoup plus vaste. Dans le district de Puna, elle comprend la bourgade de Pahoa où de nouvelles structures ont été implantées et un nouveau centre commercial est en construction. Les gens seraient surpris d’apprendre que South Kona et presque toute la partie sud-ouest de l’île – qui comprend tout le district de Kau – sont situés dans la Zone à Risque N° 1 ou la Zone à Risque n° 2. Si les autorités viennent à déclarer qu’il ne doit y avoir aucune construction dans cette partie de l’île, elles vont entendre parler du pays!
Nanawale Estates, qui se trouve à environ 1,5 km de l’éruption actuelle, comprend plus de 3400 parcelles et se trouve dans la Zone à Risque n° 2. Hawaiian Beaches et Hawaiian Shores, qui ont plus de 3000 parcelles, sont également dans Zone à Risque n° 2. Les autres subdivisions la Zone 2 sont les Puna Beach Palissades avec environ 150 parcelles, Waawaa avec près de 180 parcelles, et Kalapana Seaview Estates avec près de 1000 parcelles.
Un autre sénateur a proposé qu’une nouvelle subdivision soit créée sur des terres de l’État d’Hawaii dans la Zone à Risque n° 3, moins exposée, dans le district de Puna, entre les subdivisions existantes de Hawaiian Beaches et Hawaiian Paradise Park. Une telle offre de terrains aux personnes qui ont été évacuées pourrait les inciter à ne pas retourner dans les Leilani Estates ou dans d’autres zones à haut risque.
Dans le même temps, les autorités locales sont déjà sous pression pour rouvrir les routes dans la zone de l’éruption. Les habitants ont envie de retourner chez eux mais les routes sont fortement endommagées ou recouvertes par la lave. Leur remise en état coûtera des dizaines de millions de dollars. Comme je l’ai déjà écrit, les autorités ont déclaré qu’aucun travail ne serait entrepris pour remettre les routes en état au moins six mois après la fin de l’éruption et des coulées de lave. A en juger par l’intensité actuelle de l’éruption, ce n’est pas pour demain!
Source: Honolulu Star Advertiser.

————————————————

A Hawaii State senator is proposing that Hawaii County officials prohibit new construction on thousands of lots in the two highest risk lava inundation zones to try to prevent another disaster on the scale of the ongoing May 3rd eruption of Kilauea Volcano.

That proposal by the senator, who was mayor of the island from 1990 to 1992, is certain to be controversial. Indeed, local authorities gave the go ahead to subdivisions decades ago on land in Lava Zone 1, the highest risk area of Kilauea’s Lower East Rift Zone, including Leilani Estates and Lanipuna Gardens. Thousands bought land there believing they would be allowed to build. Today, swaths of those subdivisions along with nearby Vacationland and much of Kapoho have been wiped out in the ongoing eruption, which so far has destroyed 671 homes.

Not every body agrees with the senator’s proposal. Banning further development in lava zones 1 or 2 is controversial in large part because of the enormous number of subdivision lots created in those zones over the years.

Lava Zone 1 covers the rift line for Kilauea where lava can erupt to the surface, and stretches from the Pahala area to Kapoho Point in Puna. It includes Leilani Estates, which had more than 2,200 lots before the lava started covering the land there, and 130 lots in Lanipuna Gardens which have been almost entirely destroyed.

Kapoho Beach Lots and Vacationland, which were also wiped out by the ongoing Kilauea flow, were in lava zones 1 and 2, and had a combined total of nearly 500 lots. Much of the subdivision of Hawaiian Ocean View Estates in Kau – which has more than 11,000 lots – is also in Lava Zone 1.

Lava Zone 2 is far more expansive. In Puna, Lava Zone 2 includes Pahoa itself, a growing area where new county facilities have been built and a new shopping center is under construction. People would be surprised to learn that South Kona  and almost the entire southwest part of the island which is all of Kau is in Lava Zone 1 or 2. If officials say there should be no building at that area, they will hear all South Kona yell and scream at them!

Nanawale Estates, which is about 1.5 km from the ongoing eruption, has more than 3,400 lots and sits in Lava Zone 2. Hawaiian Beaches and Hawaiian Shores, which have more than 3,000 lots, are also in Lava Zone 2. Other Zone 2 subdivisions in the area include Puna Beach Palisades with about 150 lots; Waawaa with nearly 180 lots; and Kalapana Seaview Estates with nearly 1,000 lots.

Another senator has proposed that a new subdivision be developed on state land in the less risky Lava Zone 3 in Puna between the existing subdivisions of Hawaiian Beaches and Hawaiian Paradise Park. He hopes that offering lots there to evacuees will help convince them to not go back to Leilani or other higher-risk areas.

Meanwhile, local authorities are already under pressure to reopen roads into the eruption area so residents can return to their homes, but repairing the damage done by the lava will cost tens of millions of dollars. As I put it before, officials said there would be no attempt to clear or fix the government roads until there is a minimum of six months of inactivity by the lava. Judging from the current intensity of the eruption, this is not for tomorrow!

Source: Honolulu Star Advertiser.

 La lave a sérieusement endommagé les routes du district de Puna (Crédit photo: Protection Civile)

 

Kilauea (Hawaii): Nouvelles de l’éruption // News of the eruption

Le HVO indique que la Fracture n° 8 est toujours très active et que la lave continue à circuler en chenal vers l’océan à Kapoho. Le front de la coulée principale est très large sur le rivage et des coulées secondaires sont toujours observées dans le secteur des Kapoho Beach Lots. La Fracture n° 22 est également active et donne naissance à une petite coulée inoffensive. Les émissions de gaz restent très élevées au niveau des fractures et de l’entrée de la lave dans l’océan.
La Protection Civile indique de son côté que la Highway 130 sera rouverte à la circulation entre Pahoa et Kalapana à compter de 8 heures le 3 juillet 2018. Des fractures étaient apparues sur la chaussée et avaient été recouvertes de plaques d’acier. Aucune évolution n’ayant été observée dans les émissions gazeuses des fractures, la route a pu être rouverte avec vitesse limitée à 40 km/h et interdiction de stationner. Kamaili Road sera uniquement accessible aux habitants du secteur. La Highway137 sera ouverte entre la Highway 130 dans sa partie nord et Opihikao Road. En revanche, la zone de loisirs MacKenzie demeure fermée et l’approche des coulées de lave reste interdite. .
Les activités commerciales sont autorisées à reprendre dans les Vacation Rentals où se trouvent la plupart des locations de vacances, ainsi que dans le secteur de Kalapana.
Source: HVO, Protection Civile.

—————————————–

HVO reports that Fissure 8 continues to be very active and is feeding a lava channel to the ocean at Kapoho. The flow is producing a broad ocean entry along the shoreline, and is also oozing fresh lava at Kapoho Beach Lots. Fissure 22 is also active and producing a short flow.  Gas emissions from the fissure eruption and laze at the ocean entry continue to be very high.

Civil Defense indicates that Highway 130 will re-open to all traffic beginning at 8 a.m. on July 3rd, 2018. Kamaili Road will be open to residents only. Highway 137 will be open from Highway 130 north to Opihikao Road. MacKenzie State Recreation Area and the new lava flow areas remain closed.

Vacation Rentals as well as all businesses in the Kalapana area can resume normal operations.

Source: HVO, Civil Defense.

Source: USGS

Kilauea (Hawaii) : Le site d’observation de l’éruption se fait attendre ! // Kilauea (Hawaii) : No viewing platform of the eruption yet !

En Europe et en particulier en France, beaucoup de volcanophiles se lamentent et piaffent d’impatience quand ils voient les images de l’éruption du Kilauea. Malheureusement, ils doivent rester à la maison parce que toute la zone de l’éruption est fermée et sévèrement contrôlée par la police qui verbalise à tour de bras. Plus de 80 personnes surprises dans la zone interdite ont dû mettre la main au portefeuille, en sachant que les peines encourues peuvent atteindre 5000 dollars et un an de prison. La seule solution possible en ce moment pour observer l’éruption est la voie aérienne, mais les tarifs des sorties en hélicoptère ont bien augmenté depuis le début du mois de mai.

Pour le moment, le point d’observation dont parlent de temps à autre les autorités a tendance à jouer l’Arlésienne. On en parle, mais on ne le voit pas venir. Le site qui semble faire l’unanimité se trouverait à l’intersection de Pohoiki Road et de la Highway 132. Il permettrait d’observer l’activité de la Fracture n° 8 ainsi qu’une portion de la coulée. D’autres sites seraient également à l’étude. Différents facteurs doivent être pris en compte avant l’implantation définitive du site d’observation : contrôle de la circulation routière, qualité de l’air et surtout sécurité du site. Les autorités n’ont pas envie de voir un touriste asphyxié par les gaz comme en février. A cette époque, un guide hawaiien a perdu la vie quand la pluie a fait naître un nuage de gaz toxiques sur une coulée de lave. Si le point d’observation est mis en place, son accès se fera par petits groupes et ne sera pas gratuit. Aux Etats-Unis, business is business. Il ne faudrait pas oublier que l’éruption a causé des dégâts considérables et qu’il y a un grand besoin d’argent dans le district de Puna.

Une autre question à laquelle sont confrontées les autorités est la réouverture de certaines voies d’accès comme la Highway 132 et la Highway 137. Beaucoup d’habitants insistent pour que de telles routes soient déblayées. Le problème, c’est qu’une telle entreprise coûtera des dizaines de millions de dollars. De toute façon, les autorités indiquent que rien ne pourra se faire avant au moins six mois après l’arrêt de l’activité éruptive. Ce n’est donc pas pour demain car la lave s’échappe toujours en abondance de la fracture n° 8 et rien ne dit que d’autres fractures ne vont pas se réactiver.

Source : Protection Civile et presse hawaiienne.

Dernière minute: Les dernières paroles prononcées par le gouverneur de l’État d’Hawaï ne sont pas vraiment encourageantes. Lors d’une conférence de presse il y a quelques jours, il a déclaré que le site d’observation de la lave pourrait (= devrait !) être construit à l’extérieur du District de Puna. Lorsqu’on lui a demandé s’il serait approprié de créer une destination touristique dans une zone où les habitants ne peuvent toujours pas rentrer chez eux, le gouverneur a répondu en disant que la zone d’observation n’aurait pas besoin d’être à Puna. Il a ajouté: « Elle ne sera pas dans ce secteur. On peut voir la coulée de lave depuis Hilo, donc le site sera quelque part de ce côté de l’île. » Cependant, contrairement à ce qu’a déclaré le gouverneur, si on aperçoit la lueur de la lave depuis Hilo, il n’est pas possible de voir la coulée depuis cette ville. En fait, le gouverneur voulait dire que le site d’observation ne serait pas dans la zone évacuée, et son commentaire concernant Hilo ne voulait pas dire que le site d’observation serait mis en place à Hilo.
Si l’implantation d’un site d’observation proche de la lave pose des problèmes logistiques, il apporterait beaucoup d’avantages d’un point de vue commercial. En effet, les pertes économiques sont très importantes pour de nombreuses entreprises du District de Puna, en particulier à Pahoa. L’ouverture d’un site touristique près de Pahoa donnerait un sacré coup de pouce aux commerces locaux. Une bonne idée serait d’implanter le site d’observation près du Lava Tree State Monument, mais l’accès à cette zone est actuellement interdit et la Protection Civile ne semble pas disposée à le rouvrir à court terme.
Comme je l’ai mentionné ci-dessus, les autorités essayent de trouver le meilleur emplacement du fameux site d’observation de l’éruption, mais aucune décision ne sera prise tant que la sécurité des personnes, le contrôle de la circulation, la qualité de l’air ne seront pas déterminés.
Source: Hawaii Tribune Herald.

———————————————-

 In Europe and more particularly in France, many volcano lovers are lamenting and stamping their feet in impatience when they see the images of the Kilauea eruption. Unfortunately, they have to stay at home because the entire area of ​​the eruption is closed and severely controlled by the police. More than 80 people in the forbidden zone have been cited, knowing that the penalties could reach $ 5,000 and one year in prison. The only possible solution at this time to observe the eruption is from the sky, but the rates for helicopter trips have increased since the beginning of May.
For the moment, authorities speak a lot about a possible viewing site but nobody knows where it will be! The more likely site seems to be at the intersection of Pohoiki Road and Highway 132. It would permit to observe the activity at Fissure 8 and a section of the lava flow. Other sites are said to be under study. Various factors must be taken into account before the final decision: control of road traffic, air quality and above all people’s safety. The authorities do not want to see a tourist asphyxiated by the gases as this happened in February. At that time, a Hawaiian guide died when the rain generated a cloud of toxic gas on a lava flow. If the viewing point is set up, access will be in small groups and will not be free. In the United States, business is business. It should not be forgotten that the eruption has caused considerable damage and that there is a great need for money in the District of Puna.
Another issue facing the authorities is the reopening of certain access roads such as Highway 132 and Highway 137. Many residents insist that such roads be cleared. The problem is that such a work will cost tens of millions of dollars. In any case, the authorities indicate that nothing can be done until at least six months after eruptive activity has stopped. It is not for tomorrow because lava is still profusely emerging from Fissure 8 and other fissures may reactivate sooner or later.

Source: Civil Defense and Hawaiian newspapers.

Last minute: The last words pronounced by the Governor of the State of Hawaii are not really encouraging. During a news conference a few days ago, he said that the lava viewing area might be built outside of the Puna district. When asked whether it would be appropriate to create a tourist destination in an area where residents are still unable to return home, the Governor responded by saying the viewing area would not need to be in Puna. He added: “It wouldn’t be down in that area. You can see the lava flow from Hilo, so it’s anything on that side of the island.” However, one can not that, contrary to the Governor’s statement, while the glow from the lava flow is visible from Hilo, the lava itself is not viewable in Hilo. Actually, he meant that the viewing area would not be in the evacuated area, specifically, and his comment regarding Hilo was not intended as a suggestion that the viewing area would be built in Hilo.

While a viewing area close to the lava brings logistical problems, the closer it is to Puna communities, the better, from a business point of view. Indeed, the losses are very severe fos many businesses in the Puna district, especially in Pahoa. Opening a tourist location near Pahoa would greatly help restore local businesses. One obvious choice would be near the Lava Tree State Monument, but access to this area is currently restricted and it does noot look as if Civil Defense will reopen it in the short term.

As I put it above, officials are evaluating potential locations for a viewing area, but will not confirm any location until such factors as safety, traffic control, air quality and security can be determined.

Source: Hawaii Tribune Herald.

Le site d’observation sera-t-il mis en place avant la fin de l’éruption? (Source: USGS)

Routes et alimentation électrique à Lower Puna (Hawaii) // Roads and power supply in Lower Puna (Hawaii)

Le service des Ponts et Chaussées d’Hawaï (HDOT) a décidé d’abaisser la limitation de vitesse sur la Highway130 (qui relie Keaau à Pahoa) à 25 miles (40 km) à l’heure à proximité des bornes kilométriques 14,4 et 14,6. Cette mesure est nécessaire pour la sécurité des habitants de Kalapana et de Pahoa lorsqu’ils roulent sur les plaques d’acier installées au-dessus des fractures ouvertes par l’activité volcanique dans la région. Le HDOT et la Garde Nationale continuent de surveiller la température et le dioxyde de soufre au niveau des fractures. Des caméras ont également été installées sur la Highway 130 et la Highway 11 qui ont été endommagées par l’activité sismique le 16 mai. La Highway130 est actuellement la seule route d’accès pour les habitants de Lower Puna à la suite de la fermeture de la Highway 137 le 19 mai.
Le HDOT travaille en collaboration avec le Service des parcs nationaux et d’autres organismes pour que la Chain of Craters Road puisse devenir une voie d’évacuation si la Highway 130 devait être coupée par la lave. Un projet consiste à traverser la coulée de lave de 2016-2017 tout en prenant des mesures pour prévenir les impacts négatifs sur les ressources culturelles et naturelles dans le Parc National des Volcans d’Hawaï. Des relevés aériens et par géoradar de la coulée de lave solidifiée de 2016-2017 n’ont pas révélé de problèmes de sécurité majeurs qui empêcheraient que la Chain of Craters Road devienne une voie d’évacuation si nécessaire.
Source: HDOT.

Dans le même temps, les distributeurs d’électricité d’Hawaii ont prévenu leurs clients que des coupures de courant sont probables avec la coupure de la Highway 132 par la lave. Les compagnies surveillent l’évolution de la situation et sont prêtes à mettre en œuvre de plans de redistribution de l’électricité dans le secteur de Lower Puna. La lave a détruit beaucoup de lignes électriques et téléphoniques, ce qui perturbe considérablement les communications téléphonique dans Lower Puna.
La zone de Kapoho et des environs va connaître une panne d’électricité prolongée avec la franchissement de la Highway 132 par la lave. Le courant ne sera pas rétabli dans la région de Kapoho tant que les compagnies d’électricité n’auront pas effectué une évaluation complète de la situation et mis en œuvre des plans de distribution alternatifs, et tant que la région ne sera pas jugée suffisamment sure pour les techniciens.
La lave a endommagé et détruit beaucoup d’équipements de distribution d’électricité. La population doit se comporter comme si les lignes, les transformateurs et autres équipements électriques étaient sous tension, même quand ces équipements sont au sol. Les gens doivent rester à l’écart des lignes à terre ou qui pendent et se dire qu’elles sont sous tension et donc dangereuses. Quelqu’un qui verrait une personne blessée après avoir touché une ligne électrique doit appeler le 9-1-1 pour obtenir du secours.
Source: Compagnies d’électricité.

———————————————

The Hawaii Department of Transportation (HDOT) is lowering the speed limit on Highway 130 (Keaau-Pahoa Road) in the vicinity of mile markers 14.4 and 14.6 to 25 mph. The lowered speed limit is necessary for the safety of the Kalapana and Pahoa residents as they drive over the steel plates installed over the cracks caused by the volcanic activity in the area. HDOT and the Hawaii National Guard continue to monitor the area for heat and sulphur dioxide levels. Cameras have also been installed on Highway 130 and Highway 11, which suffered damage due to seismic activity on May 16th. Highway 130 is currently the only accessible route for the residents of Lower Puna following the closure of Highway 137 on May 19th.

HDOT is working with the National Parks Service and other agencies to prepare Chain of Craters Road as an evacuation route should Highway 130 be cut off by the eruption. Plans are in the works to provide emergency access across the 2016-2017 lava flow while taking measures to prevent adverse impacts to cultural and natural resources within Hawaii Volcanoes National Park. Aerial surveys and ground penetrating radar over the solidified 2016-2017 lava flow do not show major safety issues preventing the development of Chain of Craters as a future evacuation route.

Source : HDOT.

In the meantime, Hawaii utility companies warn customers that power interruptions are likely after lava crossed Highway 132. They have been monitoring lava activity and are ready to implement their plans to perform planned switching to reroute power to customers in the Lower Puna areas.  Lava has destroyed a lot of electricity and telephone lines, which disturbs telephone communications in Lower Puna.

The areas in and around Kapoho will experience an extended power outage after the crossing by lava of Highway 132. Power in the Kapoho area will not be restored until the utilities are able to complete a full assessment and implement alternative plans to serve this area once it is safe for company personnel to do so.

Lava has damaged and destroyed a lot of utility equipment. Everyone should treat lines, transformers, and other utility equipment as energized even if the equipment is on the ground. People should stay away from downed or low-hanging power lines and assume they are energized and dangerous. Somenone who would see an injured person after touching a downed power line should call 9-1-1 for help.

Source: Hawaii utility companies.

Photo où l’on peut voir sur la droite de la route une ligne électrique en train de s’enflammer au contact de la coulée de lave (Crédit photo: USGS)

Eruption du Kilauea (Hawaii): Et après? // What next ?

La lave qui s’échappe du Kilauea a obligé près de 2 000 personnes à quitter leurs habitations. Elle a détruit jusqu’à présent au moins 36 structures, dont 26 maisons dans la subdivision des Leilani Estates
Deux semaines après l’ouverture d’une série de fractures dans la région de Lower Puna, la lave ne semble pas vouloir arrêter sa progression. En attendant de pouvoir retourner chez elles, les personnes évacuées sont hébergées dans des tentes érigées sur les aires de stationnement et les terrains de jeux de trois centres communautaires. Les autorités leur permettent de se rendre quotidiennement dans leur maison, un processus qui suppose de faire la queue chaque matin aux points de contrôle et un retour au compte-gouttes dans la soirée.
Personne ne sait quand les coulées de lave vont se calmer, mais les autorités pensent que l’attente pourrait durer au moins un mois. On ne recense aucune victime, mais la progression inexorable de la lave à travers la région démontre à quel point les humains sont impuissants quand Mère Nature décide de remodeler le paysage.
Le retour dans les habitations ne pourra se faire que lorsque la lave aura refroidi et durci. Ceux qui peuvent se le permettre embaucheront des entrepreneurs de travaux publics disposant d’un équipement robuste pour évacuer la lave. Toutefois, ce travail ne pourra être effectué qu’une fois que les autorités auront nettoyé les routes et remplacé des douzaines de poteaux électriques brûlés. On ne sait pas exactement combien de routes et de rues ont été endommagées par la lave. En 1990, une coulée de lave similaire a englouti la bourgade voisine de Kalapana, détruisant près de 200 maisons et recouvrant les routes d’accès. Aujourd’hui, certains habitants de Kalapana ont tracé des sentiers sommaires à travers la lave pour atteindre leurs maisons, mais la plupart n’ont jamais été reconstruites. Aujourd’hui, Kalapana est devenue une destination touristique où les visiteurs viennent randonner dans l’espoir d’observer de petites sorties de lave incandescente au sein de coulées plus anciennes.
Dans les Leilani Estates, la plupart des maisons sont des constructions très simples. La plupart sont des structures de plain pied équipées de panneaux solaires et de systèmes de captage des eaux de pluie car il n’y a pas de réseau d’eau potable dans la région. Les gens qui y vivent ont choisi de prendre le risque de voir leurs maisons détruites par la lave. Beaucoup viennent ici parce que la terre est bon marché. Un petit terrain peut être acheté pour seulement 8 000 dollars.
Comme la zone des Leilani Estates est considérée par l’USGS comme présentant un risque élevé de submersion par la lave, peu de compagnies d’assurance proposent des polices. Celles éventuellement disponibles coûtent des milliers de dollars par an, un coût considérable que de nombreux résidents ne peuvent pas se permettre. Le revenu familial moyen dans la région de Pahoa est d’environ 30 000 dollars par an. Les autorités vont essayer d’alléger la facture pour les habitants qui ont été affectés par les coulées de lave. Il leur est rappelé que les maisons détruites par la lave ne sont pas soumises aux impôts locaux et il existe un système de réduction ou d’élimination des impôts locaux pour les maisons qui ne sont plus accessibles par la route. Au cœur des Leilani Estates, les coulées de lave atteignent parfois une épaisseur de 6 mètres. Dans d’autres secteurs, d’impressionnantes fractures cisaillent les routes qui avaient été laborieusement ouvertes dans l’épaisse végétation. Les entrepreneurs de travaux publics ont déclaré qu’il faudrait des mois pour que la lave refroidisse et durcisse suffisamment pour être évacuée en toute sécurité.
Source: CNBC.

———————————————

The lava leaking from Kilauea Volcano has forced the evacuation of nearly 2,000 people and destroyed so far at least 36 structures, including 26 homes in the subdivision of the Leilani Estates

Two weeks after a series of cracks began opening beneath the area, the lava is showing no sign of stopping. Anxious residents eager to return to their homes have instead built a tent city at the community center’s parking lots and playing fields. Authorities allow them to check on their homes daily, an anxious process as they line up each morning and trickle back out in the evening.

There is no estimate for when the lava flows will slow, but county officials appear to be preparing for a months-long event. No one has been reported injured by the lava, but its inexorable march across the area demonstrates just how powerless humans are when Mother Nature reshapes the landscape.

Recovery will only truly begin once the lava cools and hardens to a relatively soft basaltic rock. Those who can afford it will hire contractors with heavy equipment to clear the hardened lava from their land, after county officials clear the roads and replace dozens of burned power poles. Just how many roads will be cleared and repaired remains uncertain. In 1990, a similar lava flow engulfed the nearby town of Kalapana, destroying nearly 200 homes and covering the roads leading to them. Today, some residents of the area have scratched tracks across the lava to reach their homes but most never rebuilt. Instead, Kalapana has become a tourist destination where visitors can hike out to watch small lava outbreaks ooze across older flows.

In Leilani Estates, few of the homes are elaborate. Most are single-story structures fitted with solar panels and rain-catchment systems since there is no municipal water supply in the area. People who live in the area choose to take the risk of having their houses destroyed by the lava. Many come here because the land is cheap. A small lot can be purchased for just $8,000.

Because the community sits in a zone deemed by USGS to have a high risk of lava, few insurance companies will issues policies there. And those policies that are available cost thousands of dollars a year, a hefty cost many residents cannot afford. According to the Census Bureau, the median family income in Pahoa is about $30,000 annually. County officials are trying to ease the burden of residents who were affected by the lava flows. They remind them that houses destroyed by the lava won’t be taxed, and there is a system for decreasing or eliminating taxes on homes no longer accessible by road. In the heart of the Leilani Estates, the lava has flowed over streets at depths up to 6 metres. In other areas, huge fissures have split roads painstakingly cut through the thick jungle. Contractors said it can take months for the lava to harden and cool enough to remove safely.

Source: CNBC.

 

Il faudra longtemps pour évacuer la lave qui a envahi les Leilani estates, coupé les routes, détruit des maisons et coupé l’électricité (Crédit photo : USGS / HVO)

Le dégel du permafrost cause des dégâts en Alaska // Permafrost thawing causes damage to Alaska

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, la hausse des températures et la fonte du permafrost qu’elle entraîne causent de graves dégâts  aux routes et aux infrastructures dans l’Arctique.

En Alaska, les ingénieurs des Ponts et Chaussées sont confrontés à une longue liste de projets de plus en plus urgents et de plus en plus coûteux tels que des pistes d’aéroports dégradées, des routes déformées et même une masse de matériaux de près de deux kilomètres de longueur qui glisse le long d’une pente et menace une route.
Une étude publiée par les Proceedings de l’Académie Nationale des Sciences en 2016 a estimé que les impacts climatiques sur les infrastructures publiques en Alaska s’élèveront à environ 5 milliards de dollars d’ici la fin du siècle.
Parmi les projets les plus urgents, il y a une piste d’aéroport en très mauvais état à Point Hope, dans le nord-ouest de l’Alaska. Au cours des cinq dernières années, l’Océan Arctique a rogné une quinzaine de mètres de la zone de sécurité – nécessaire en cas d’urgence – à l’extrémité de la piste. Les travaux de réparation devraient coûter 17 millions de dollars et se terminer d’ici 2020.
Un autre exemple d’érosion concerne la rivière Noatak qui menace la piste de la bourgade du même nom. L’érosion, due à la fonte du pergélisol, commence à ronger la route qui conduit à l’aéroport. Il est prévu de déplacer cet aéroport à environ 2,5 kilomètres d’ici 2020, pour un coût estimé à environ 25 millions de dollars.
Les températures plus chaudes ont accéléré le glissement d’une énorme masse de glace, d’eau, de rochers et d’arbres vers la Dalton Highway, une route de 666 kilomètres qui traverse le nord de l’Alaska. Elle a été construite pour servir de route d’approvisionnement pour l’oléoduc trans-Alaska en 1974 et est parallèle à ce dernier. La masse de matériaux de près de deux kilomètres de long glisse vers la route comme le ferait un glacier à raison d’environ 4,50 mètres par an. En 2017, cette masse se trouvait à moins de 30 mètres de la route. L’État a alors commencé à dévier une partie de la route et à la construire près de deux kilomètres de plus loin. Pendant la construction, les ouvriers ont installé une couche de matériau isolant, puis établi la route sur l’isolant afin de prévenir les impacts sur le permafrost et le garder à une température suffisamment basse pour qu’il ne fonde pas..
Source: Anchorage Daily News.

—————————————

As I put it many times before, the increase in temperatures and the ensuing melting of permafrost are causing heavy damage to roads and infrastructures in the Arctic, and more particularly in Alaska.

Alaska transportation engineers are facing a long list of increasingly urgent and costly public projects such as imperilled runways, warped roads and even a nearly two-kilometre-long mass of frozen debris sliding toward a highway.

A study published by the Proceedings of the National Academy of Sciences in 2016 estimated that climate impacts to public infrastructure in Alaska will total about $5 billion by century’s end.

Among the projects is an eroding runway in Point Hope in Northwest Alaska. The Arctic Ocean over the last five years has chewed off about 15 metres of safety area at one end, needed by planes for emergencies. The repair work is expected to cost $17 million and be done by 2020.

Another example of erosion is the Noatak River which is threatening the runway in Noatak. Erosion there, due to the thawing permafrost, is starting to eat away the road to the airport. The plan is to move that airport about 2.5 kilometres away, by 2020, at an estimated cost of about $25 million.

Warmer temperatures have accelerated the sliding of a giant mass of ice, water, rocks and trees toward the Dalton Highway. The nearly two-kilometre-long frozen debris lobe has been sliding toward the highway like a glacier at about 4.5 metres annually. In 2017, it was within 30 metres of the road. The State last year began moving a nearly 2-kilometre-long section of highway farther away from the debris lobe. During construction, workers put insulation down, then built the road on top of the insulation in order to prevent impacts to the permafrost, to help keep it colder.

Source: Anchorage Daily News.

Recherches sur l’impact du dégel du permafrost sur le réseau routier en Alaska (Photos: C. Grandpey)