L’incroyable recul du glacier Columbia en Alaska // The amazing retreat of the Columbia Glacier in Alaska

Voici une note qui confirme le recul très spectaculaire du glacier Columbia en Alaska. Il y était fait allusion dans un article paru dans Le Populaire du Centre le dimanche 15 septembre 2019.

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Si vous avez des doutes sur les effets du réchauffement climatique sur les glaciers, je vous invite à visionner une vidéo en accéléré mise en ligne par la NASA. Elle montre l’évolution du glacier Columbia en Alaska entre 1986 et 2019.
Le glacier Columbia prend sa source dans un champ de glace situé à 3 050 mètres d’altitude sur les flancs des Chugach Mountains. Il avance ensuite dans un chenal étroit qui le conduit vers la Baie du Prince William, dans le sud-est de l’Alaska.
Le Columbia est un glacier qui s’écoule directement dans la mer (‘tidewater glacier’ en anglais). Lorsque les explorateurs britanniques l’ont approché pour la première fois en 1794, son front s’étendait vers le sud jusqu’à la rive nord de Heather Island, près de l’ouverture de là où s’ouvre Columbia Bay. Le glacier a maintenu cette position jusqu’en 1980, date à laquelle il a entamé un recul rapide qui se poursuit aujourd’hui.
Les images en fausses couleurs sur la vidéo en accéléré ont été capturées par les satellites Landsat. Elles montrent l’évolution du glacier et du paysage environnant depuis 1986. La neige et la glace apparaissent en couleur cyan vif, la végétation est verte, les nuages ​​ont une couleur blanche ou orange pâle et les eaux de l’océan présentent une teinte bleu foncé. Le substrat rocheux à découvert est marron, tandis que les débris rocheux à la surface du glacier sont gris.
Depuis les années 1980, le front du glacier a reculé de plus de 20 kilomètres. Certaines années, il a reculé de plus d’un kilomètre, bien que la vitesse de recul soit irrégulière. Le front a ralenti son recul entre 2000 et 2006, car les Great Nunatak Peak et Kadin Peak (directement à l’ouest) ont ralenti la progression du glacier.
En même temps qu’il reculait, le Columbia s’est considérablement réduit en épaisseur, comme le montre l’étendue des zones de substrat rocheux de couleur marron de la vidéo. Depuis les années 1980, le glacier a perdu plus de la moitié de son épaisseur et de son volume.
Immédiatement au sud du front du glacier, on peut voir une couche de glace en train de flotter et parsemée d’icebergs qui se sont détachés de son front. La superficie et l’épaisseur de cette couche varient en fonction de l’importance des derniers vêlages et des conditions océaniques.
Le recul du glacier a également eu une influence sur sa morphologie. Dans les années 1980, il présentait trois bras principaux. En 1986, il y avait un bras à l’ouest de la moraine médiane (bras ouest), un bras à l’est de cette dernière (bras principal) et un bras plus petit qui se dirigeait vers l’est du Great Nunatak Peak.
Lorsque le Columbia a perdu de la masse et s’est aminci, la progression du bras le plus petit a stagné, s’est inversée et a finalement commencé à avancer à l’ouest du Great Nunatak Peak. En 2011, le recul du front du glacier a fait se diviser le Columbia en deux glaciers distincts, de sorte que le vêlage avait désormais lieu sur deux fronts séparés. En 2011, on pensait que le bras le plus à l’ouest s’était stabilisé, mais il a surpris les scientifiques avec un recul inattendu parfaitement visible sur la séquence vidéo de 2013. En 2019, les scientifiques pensaient à nouveau que ce bras allait cesser de reculer ; il faudra attendre la nouvelle visite au glacier en pour s’en assurer avec certitude.
En 2014, des chercheurs ont constaté que le bras principal s’était tellement aminci qu’il n’était plus retenu par le substrat rocheux. En conséquence, l’effet des marées océaniques pouvait se faire sentir sur le glacier jusqu’à 12 kilomètres en amont, provoquant ainsi une nouvelle instabilité du bras principal. Ce bras a repris son recul et en 2019, elle a produit de nombreux icebergs pendant l’été anormalement chaud.
Le recul du glacier Columbia contribue à l’élévation du niveau de la mer à l’échelle de la planète, principalement par l’intermédiaire du vêlage d’icebergs. Lorsque le front du Columbia atteindra la terre ferme, son recul va probablement ralentir. La surface plus stable provoquera une réduction du vêlage, ce qui permettra au glacier de commencer à reconstruire une moraine et de progresser une nouvelle fois.
Vous pourrez voir la vidéo en cliquant sur ce lien:
https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

 Source: NASA.

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If you have doubts about the effects of climate change and global warming on glaciers, I invite you to have a look at a NASA time lapse video showing the evolution of the Columbia Glacier in Alaska between 1986 and 2019.

The Columbia Glacier descends from an icefield 3,050 metres above sea level, down the flanks of the Chugach Mountains, and into a narrow inlet that leads into Prince William Sound in southeastern Alaska.

The Columbia is a tidewater glacier, flowing directly into the sea. When British explorers first surveyed it in 1794, its front extended south to the northern edge of Heather Island, near the mouth of Columbia Bay. The glacier held that position until 1980, when it began a rapid retreat that continues today.

The false-colour images, captured by Landsat satellites, show how the glacier and the surrounding landscape have changed since 1986. The snow and ice appear bright cyan, vegetation is green, clouds are white or light orange, and open water is dark blue. Exposed bedrock is brown, while rocky debris on the glacier’s surface is gray.

Since the 1980s, the terminus has retreated more than 20 kilometres to the north. In some years, the front retreated more than a kilometre, though the pace has been uneven. The movement of the glacier’s front stalled between 2000 and 2006 because the Great Nunatak Peak and Kadin Peak (directly to the west) constricted the glacier’s movement and held the ice in place.

As the glacier terminus has retreated, the Columbia has thinned substantially, as shown by the expansion of brown bedrock areas in the Landsat images. Since the 1980s, the glacier has lost more than half of its total thickness and volume.

Just south of the terminus, a layer of floating ice is dimpled with chunks of icebergs that have calved from the glacier and rafted together. The area and thickness of this layer varies depending on recent calving rates and ocean conditions.

The retreat has changed the way the glacier flows. In the 1980s, there were three main branches. In 1986, there was a branch to the west of the medial moraine (West Branch), a large branch that flowed to the east of it (Main Branch), and a smaller branch that flowed around the eastern side of Great Nunatak Peak.

As the Columbia lost mass and thinned, the flow in the smallest branch stalled, reversed, and eventually began flowing to the west of Great Nunatak Peak. By 2011, the retreating front split the Columbia into two separate glaciers, with calving now occurring on two distinct fronts. The West Branch was thought to have stabilized by 2011, but it surprised scientists with an unexpected retreat that shows up in the 2013 image. By 2019, scientists again thought the branch could be at the limit of its retreat. But until the glacier can be visited in person, they cannot say for sure.

In 2014, researchers found that the Main Branch had thinned so much that it no longer had traction against the bed. With less traction, the glacier can be affected by tidal motion as far as 12 kilometres upstream, leaving the Main Branch unstable again. The branch resumed retreat, and in 2019 shed ample icebergs during an anomalously warm summer.

The retreat of the Columbia Glacier contributes to global sea-level rise, mostly through iceberg calving. When the Columbia reaches the shoreline, its retreat will likely slow down. The more stable surface will cause the rate of calving to decline, making it possible for the glacier to start rebuilding a moraine and advancing once again.

You will see the video by clicking on this link:

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

 Source : NASA.

Je me suis rendu en bateau au chevet du glacier Columbia en 2009 et 2013. J’ai réalisé à quelle vitesse le glacier avait reculé. J’ai remarqué le même phénomène lorsque je suis allé observer le glacier Sawyer au sud de Juneau en 2017.

Le Columbia en 2009

Le Columbia en 2013

Le Sawyer en 2017

(Photos: C. Grandpey)

Réunion le volcan rouge

Après le double documentaire consacré à la Montagne Pelée (Martinique) et à Soufriere Hills (Montserrat), en voici un autre de la même veine. Il a pour sujet le Piton de la Fournaise sur l’Ile de la Réunion. Vous serez conduits sur le volcan, auprès des fontaines et coulées de lave, dans les tunnels et au fond de la mer par une bande de passionnés. Je connais quelques uns de ces « fous furieux de la Fournaise » que je salue ici. Je les remercie de m’avoir fait découvrir de petites parcelles de leur terrain de jeu. Mes amitiés aussi à Aline Peltier qui ponctue le film de ses commentaires scientifiques.

Vous découvrirez le film d’une cinquantaine de minutes en cliquant sur ce lien :

https://www.france.tv/documentaires/animaux-nature/1085373-reunion-le-volcan-rouge.html

Photos: C. Grandpey

Photo: Christian Holveck

Stromboli (suite) // Stromboli (continued)

Voici une excellente vidéo (lien ci-dessous) réalisée sur le Stromboli à l’aide d’un drone le 12 juillet 2019, pour le compte du Laboratoire de Géophysique Expérimentale (LGS) – Département des Sciences de la Terre – Université de Florence. Les prises de vues permettent de se rendre compte des changements subis par la zone éruptive active suite au paroxysme du 3 juillet.

On peut constater que la morphologie de la terrasse cratérique s’est modifiée et qu’elle s’est agrandie d’environ 120-150 mètres environ dans sa partie sud-ouest. En outre, on note la disparition de la lèvre de la terrasse cratérique, que ce soit au niveau de la Sciara del Fuoco, du secteur NE et celui du SO. Cette absence de rebord favorise les débordements de lave parfaitement visibles sur cette vidéo. Quand le film a été réalisé, le volcan avait retrouvé une activité strombolienne soutenue qui se poursuit à l’heure actuelle, en particulier dans la partie centre-sud de la terrasse cratérique. Les explosions se produisent avec quelques minutes d’intervalle. Les projections atteignent souvent 80-100 mètres de hauteur, avec des retombées de matériaux sur la terrasse cratérique. Sur l’excellente webcam Skyline, on aperçoit parfois des blocs qui roulent sur la pente NE de la Sciara del Fuoco. Toutefois, aucune projection n’atteint le Pizzo, lieu habituel d’observation avec les guides. Le sentier d’accès reste fermé jusqu’à nouvel ordre car il a été fortement endommagé par la lave émise par la dernière éruption.  https://www.youtube.com/watch?v=lGXM3cxd92U&feature=share&fbclid=IwAR0F1GnNlfqMGQvwmiVX4MUGJmcDhFfXdolBeedeHly5aLydlieXjLszgaQ

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Here is a great video (link below) shoton Stromboli using a drone on July 12th, 2019, on behalf of the Laboratory of Experimental Geophysics (LGS) – Department of Earth Sciences – University of Florence. The shots allow to see the changes undergone by the active eruptive zone following the paroxysm of July 3rd.
One can see that the morphology of the crater terrace has changed and that it has grown about 120-150 metres in its southwestern part. In addition, we note the disappearance of the rim of the crater terrace, whether at the Sciara del Fuoco, the NE sector and the SO sector. This lack of edge makes it possible for lava to overflow. When the video was shot, the volcano was going through a sustained Strombolian activity that continues today, especially in the south-central part of the crater terrace. Explosions occur with a few minutes apart. The projections often reach 80-100 metres in height, with fallout of materials on the crater terrace. On the excellent Skyline webcam, one can sometimes see blocks that roll on the NE slope of the Sciara del Fuoco. However, no projection reaches the Pizzo, the usual observation site with the guides. The access trail remains closed until further notice as it was heavily damaged by lava from the last eruption. https://www.youtube.com/watch?v=lGXM3cxd92U&feature=share&fbclid=IwAR0F1GnNlfqMGQvwmiVX4MUGJmcDhFfXdolBeedeHly5aLydlieXjLszgaQ

Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

L’Ol Doinyo Lengai ne fait pas partie des volcans les plus visités. Il est pourtant exceptionnel car c’est le seul volcan actif à produire de la natrocarbonatite. L’ami Régis Etienne, président de la Société de Volcanologie Genève, fait partie des derniers à avoir gravi sa pente raide en août 2018. Il avait emporté un drone dans ses bagages, ce qui lui a permis de rapporter des images intéressantes du cratère. Depuis l’éruption de 2008 qui s’est accompagnée d’un effondrement du sommet, la lave ne coule plus sur les flancs du Lengai et il faut se pencher au-dessus du gouffre pour tenter d’apercevoir des coulées actives. Avec l’aide de son drone, Régis a pu filmer les bouillonnements et les épanchements de natrocarbonatite sur le plancher, ainsi que les parois internes du cratère. En examinant les vidéos et photos réalisées depuis 2008, il semble que le plancher soit en train de remonter. On peut raisonnablement penser qu’avec le temps, le Lengai retrouvera sa morphologie d’avant 2008, telle que je l’avais découverte en décembre 2002. On pouvait alors se déplacer sur la zone sommitale où se dressaient des cônes émettant des gaz. Un petit lac de lave s’agitait au sommet et la lave débordait de temps en temps. J’avais pu prélever et rapporter des échantillons encore tout chauds.

En cliquant sur ce lien, vous verrez la vidéo réalisée par Régis Etienne. Les images au sol et le montage sont à mettre au compte de l’ami Patrick Marcel :

https://www.youtube.com/watch?v=ZqxuYOEFNLk&feature=youtu.be

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Ol Doinyo Lengai is not one of the most visited volcanoes. However, it is exceptional because it is the only active volcano to produce natrocarbonatite. A friend of mine, Regis Etienne, president of the Société de Volcanologie Genève, is one of the last persons to have climbed its steep slope in August 2018. He had brought along a drone, which allowed him to shoot interesting images of the crater. Since the 2008 eruption which triggered a collapse of the summit, lava no longer flows on the flanks of Lengai and one has to look down to the chasm to try to see active flows. With the help of his drone, Régis was able to film the bubbling and the effusions of natrocarbonatite on the floor, as well as the internal walls of the crater. Examining the videos and photos taken since 2008, it seems that the floor is rising. It is reasonable to assume that over time, Lengai will regain its pre-2008 morphology, as I discovered it in December 2002. One could then walk over the summit area and observe gas-emitting cones stood. A small lava lake was bubbling at the summit and lava was overflowing from time to time. I had been able to collect and bring back still hot samples.
By clicking on this link, you will see Regis Etienne’s video. The ground images and the editing of the movie were performed by Patrick Marcel.
https://www.youtube.com/watch?v=ZqxuYOEFNLk&feature=youtu.be

L’Ol Doinyo Lengai en 2018 (Captures d’écran de la vidéo de Régis Etienne)

Zone sommitale de l’Ol Doinyo Lengai en 2002 (Photos: C. Grandpey)

Observations de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // Observations of the Kilauea eruption (Hawaii)

Selon certains médias comme Fox News, les touristes pourraient bientôt pouvoir observer l’éruption du Kilauea. Il se dit que les autorités font tout leur possible pour trouver une zone sécurisée avec un choix qui se limite à seulement quelques sites. Toutes les mesures de sécurité doivent être considérées avant qu’une telle plateforme puisse être approuvée par les autorités sanitaires et l’USGS. [NDLR : En d’autres termes, la situation n’a pas évolué et le point d’observation joue toujours l’Arlésienne ! Pas sûr qu’il soit mis en place avant la fin de l’éruption !]
Les touristes pourraient être conduits vers ce point d’observation par bus ou par navette pour ne pas entraver la circulation et, une fois sur place, ils seraient limités dans leurs déplacements pour des raisons de sécurité. Le site serait accessible pendant la journée et la nuit, mais probablement pas après 22 heures. L’entrée du point d’observation ne serait pas gratuite et permettrait d’apporter un peu d’argent aux commerces locaux durement touchés par l’éruption.
L’information concernant le site d’observation de l’éruption intervient alors que les exploitants de bateaux d’excursions ont déclaré qu’ils respecteraient les dernières décisions de la Garde côtière et donc la nouvelle distance de sécurité pour observer l’entrée de la lave dans l’océan. La Garde côtière interdit désormais aux embarcations de s’approcher à moins de 300 mètres de l’endroit où la lave arrive dans la mer et aucune dérogation ne sera accordée.

À l’heure actuelle, les excursions en bateau et en hélicoptère sont les seules solutions pour assister à l’éruption; il faut débourser au minimum environ 250 dollars par personne.
Les restrictions d’accès à l’éruption ont dissuadé de nombreux touristes de visiter la Grande Ile en général, et le District de Puna en particulier. Les entreprises commerciales entre Volcano et Pahoa ont vu leur activité chuter de 20% à 80%.
Source: Fox News.

L’USGS a mis en ligne une nouvelle vidéo tournée depuis d’un drone le 14 juillet 2018. Elle montre la Fracture n° 8, source de la coulée de lave. On remarque que la lave est toujours émise en abondance mais qu’il n’y a plus de fontaines, ce qui laisse supposer que la pression est moins forte.
La lave qui sort du cône avance à une vitesse d’environ 20 à 25 kilomètres à l’heure dans un chenal surélevé qui atteint jusqu’à 15 mètres de hauteur et s’étire sur plus de 12 km jusqu’à l’océan.
Les drones sont très utiles pour observer et étudier les zones dangereuses. Ils permettent de collecter des vidéos et des images pour cartographier les limites des coulées de lave, observer les débordements et évaluer la vitesse de progression de la lave. Ils peuvent également être dotés de capteurs pour collecter des données thermiques et gazières.
https://youtu.be/y_RGPdnt_Ec

Quelques chiffres:
L’éruption actuelle – qui se poursuit – a éclipsé chaque événement survenu dans la zone du Lower East Rift depuis 1800 et a émis environ 450 millions de mètres cubes de lave jusqu’à présent.
En comparaison, environ 122 millions de mètres cubes de lave ont éclaté en 1960 lorsque le village de Kapoho a été couvert.
Le HVO affirme que cette activité est sans précédent depuis 200 ans.
Le taux de lave sortant de Fissure 8 dépasse également de loin le taux d’éruption observé à l’évent Pu’u ‘O’o au cours de ses 35 années d’activité sur la zone du Moyen-Orient.
Le volume de l’effondrement d’Halema’uma’u au sommet du volcan Kilauea a été estimé à environ 700 millions de mètres cubes le 17 juillet 2018 et augmente de 13 millions de mètres cubes par jour.
Source: USGS / HVO.

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According to some news media like Fox News, the ongoing eruption of Kilauea Volcano might soon be visible to tourists on land. It is said that officials are working hard to find a safe viewing area and have narrowed a possible viewing area down to a few sites. All safety measures need to be considered before such a place can be approved by the Hawaii Department of Health and USGS.

Tourists could be brought to the viewing area on land by either bus or shuttle to limit traffic, and would be limited as to how far they could walk around. Visitors would be allowed to go to the site during the day and at night, but probably not past 10 p.m. The entrance of the viewing site would not be free and it would serve as a way to help local businesses affected by the eruption.

The news of a possible viewing location on land comes after Hawaii tour boat operators said they will follow the Coast Guard’s revised policy and stay further away from the ocean entry.

The Coast Guard now prohibits vessels from getting closer than 300 metres from where lava flows into the sea. No exception will be granted by the Coast Guard.

At the moment, boat and helicopter tours are the only options people have to witness the eruption; each costs about $250 per person.

The restrictions have deterred many travelers from visiting the Big Island in general, and Puna near the volcano in particular. Businesses in the area from Volcano down to Pahoa area have lost from 20 percent to 80 percent.

Source: Fox News.

USGS has released a new video shot from a drone on July 14th, 2018. It shows the source of the lava flow at Fissure 8. One can notice that lava is still produced profusely but there are no more lava fountains, which suggests that pressure is less high.

Lava emerging from the cone is travelling about 20-25 kilometres per hour into a perched channel that is as much as 15 metres above the ground surface and extends about 13 kilometres to the active ocean entry.

Unmanned Aircraft Systems (UAS) also called drones are very useful to observe and study dangerous areas. They allow to collect video and images to map lava flow boundaries, track overflows, and help assess channel velocities. They can also carry sensors to collect thermal and gas data.

https://youtu.be/y_RGPdnt_Ec

A few figures:

The current eruption – which is continuing – has eclipsed each event on the Lower East Rift Zone since 1800, and has emitted about 450 million cubic metres of lava so far.

In comparison, about 122 million cubic metres of lava erupted in 1960 when Kapoho village was covered.

HVO says this activity is now unprecedented in the last 200 years.

The rate of lava flowing out of Fissure 8 also far exceeds the eruption rate that was seen at the Pu‘u ‘O‘o vent during its 35 years of activity on the Middle East Rift Zone.

The volume of the collapse in Halema’uma’u at the summit of Kilauea Volcano was estimated at about 700 million cubic metres on July 17th, 2018, and is expanding by 13 million cubic metres a day.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Kilauea (Hawaii) Un drone survole l’Halema’uma’u // A drone flies over Halema’uma’u Crater

Voici une excellente vidéo du cratère de l’Halema’uma’u tournée à l’aide d’un drone le 24 juin. On voit parfaitement les profondes transformations intervenues dans le cratère qui est absolument méconnaissable. Les transformations ne sont probablement pas terminées car la sismicité reste forte et la déflation continue (voir ma note précédente).

N’hésitez pas à utiliser le mode plein écran.

La vidéo a été réalisée par l’USGS qui est autorisée à utiliser un drone sur le Kilauea. Par contre les parcs nationaux américains interdisent l’utilisation de ces engins par les touristes.

https://youtu.be/QFFUEAS327U

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Here is an excellent video of the Halema’uma’u Crater shot with a drone on June 24th. We can see perfectly the deep changes in the crater that is absolutely unrecognizable. The transformations are probably not complete because seismicity remains strong and the deflation continues (see my previous post).
I advise you to use the full screen mode.
The video was made by USGS which is allowed to use a drone on Kilauea Volcano. However, all the American national parks prohibit the use of these machines by the tourists.

https://youtu.be/QFFUEAS327U

Crédit photo: USGS

Photo: C. Grandpey

Belle vidéo du cratère de l’Halema’uma’u (Hawaii) // Great video of Halema’uma’u Crater (Hawaii)

En mars 2008, une nouvelle bouche éruptive s’est ouverte dans le cratère de Halema’uma’u au sommet du Kilauea à Hawaii.
En raison des risques volcaniques, la zone autour de l’Halema’uma’u a été fermée au public au début de l’année 2008 et elle est toujours interdite d’accès aujourd’hui. L’éruption sommitale peut toutefois être observée en toute sécurité depuis le rebord du cratère du Kilauea et, en particulier, depuis la terrasse du Jaggar Museum.
L’USGS a réalisé un documentaire, «Kilauea Summit Eruption-Lava Returns to Halema’uma’u.» Il est en anglais, raconte l’histoire de l’éruption et montre des images du lac de lave. Cette nouvelle vidéo de 24 minutes peut être vue en cliquant sur ce lien:

https://youtu.be/gNoJv5Vkumk

La vidéo commence par une mélopée avec l’ Halema’uma’u pour thème. Elle reflète les liens qui existent encore aujourd’hui entre la science et la culture hawaiienne sur le Kilauea.
Le documentaire raconte ensuite l’histoire éruptive de Halema’uma’u et décrit la formation et l’évolution permanente de la bouche éruptive et du lac de lave.
Six scientifiques de l’USGS-HVO partagent leurs idées sur l’éruption sommitale. Les sujets abordés comprennent la surveillance du lac de lave, comment et pourquoi son niveau monte et descend, pourquoi des événements explosifs se produisent, le lien entre le sommet du volcan et les éruptions de l’East Rift Zone, ainsi que les impacts de l’éruption sommitale sur l’île d’Hawaï et au-delà.
L’éruption sommitale du Kilauea atteindra sa dixième année en mars 2018. Il s’agit du lac de lave qui a persisté le plus longtemps depuis 1924, et rien n’indique que son activité ralentisse !
Source: USGS / HVO.

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In March 2008, a new volcanic vent opened within Halema‘uma’u Crater at the summit of Kilauea Volcano in Hawaii.

Due to volcanic hazards, the area around Halema’uma’u was closed to the public in early 2008 and remains closed today. The summit eruption can, however, be safely viewed from vantage points on the rim of Kilauea Crater, such as the terrace of the Jaggar Museum.

The USGS has produced a documentary, “Kilauea Summit Eruption–Lava Returns to Halema’uma’u,” to tell the story of the eruption, and to share imagery of the lava lake. This new 24-minute video can be seen by clicking on this link :

https://youtu.be/gNoJv5Vkumk

The video begins with a chant about Halema’uma’u. It reflects the connections between science and culture that continue on Kilauea today.

The documentary then recounts the eruptive history of Halema’uma’u and describes the formation and continued growth of the vent and lava lake.

As the story unfolds, six USGS-HVO scientists share their insights on the summit eruption. Topics include how they monitor Kilauea’s summit lava lake, how and why the lake level rises and falls, why explosive events occur, the connection between the volcano’s ongoing summit and East Rift Zone eruptions, and the impacts of the summit eruption on the Island of Hawaii and beyond.

Kilauea Volcano’s summit eruption will reach its 10th anniversary in March 2018. Even now, it is the longest-lasting summit lava lake since 1924, and there are no signs that it is slowing down.

Source : USGS / HVO.

Cratère de l’Halema’uma’u vu au crépuscule depuis la terrasse du Jaggar Museum (Photo: C. Grandpey)