Et si on en parlait un peu !

Que ferions nous sans la Covid-19 ? Le virus a envahi la télévision et la radio et il a quasiment occulté ce qui se passe ailleurs dans le monde, y compris les pires catastrophes naturelles.

Les médias effleurent le sujet de temps en temps. C’est pourtant actuellement le défilé des ouragans et des typhons. Ils sont tellement nombreux que les climatologues se sont retrouvés à court de noms pour les baptiser.

Le réchauffement climatique et la montée en température des eaux de surface des océans contribuent à l’intensification de ces phénomènes naturels.

L’ouragan Iota qui se dirigeait dangereusement vers les côtes d’Amérique Centrale a atteint la Catégorie 5 avec des vents atteignant 260 km/h le 16 novembre 2020, alors qu’il passait au-dessus de l’archipel colombien de San Andrés, Providencia et Santa Catalina. C’est l’événement le plus puissant de la saison des ouragans dans l’Atlantique en 2020 et le plus dévastateur en Colombie.

Iota s’est affaibli en catégorie 4 en frappant le Nicaragua. Là aussi, c’est l’ouragan le plus puissant jamais observé dans ce pays d’Amérique Centrale.

Selon les autorités colombiennes, 98% des infrastructures de l’île de Providencia (5 011 habitants) ont été endommagées ou détruites, y compris l’hôpital local, qui a été complètement anéanti. La communication avec l’île a été temporairement impossible. Une évaluation préliminaire fait état d’au moins 2 morts, alors que le nombre total de personnes touchées n’est pas encore connu. L’île voisine de San Andres (43 000 habitants) a également subi des dommages à ses infrastructures.

En outre, de fortes pluies associées à une vague tropicale et à Iota ont causé d’importants dégâts en Colombie continentale, faisant au moins 7 morts et 11 disparus. Dans la région de Mohán à Dabeiba, des glissements de terrain ont tué trois personnes, en ont blessé 20 et ont fait 8 autres disparus.

Aux Philippines, l’île de Luzon dans son ensemble a été placée en état de catastrophe naturelle à compter du 18 novembre 2020, à la suite des ravages causés par les typhons Goni et Vamco. Ce dernier a provoqué les pires inondations de l’histoire dans la vallée de Cagayan. Les deux événements ont causé d’énormes dégâts, des centaines de milliers de maisons et de bâtiments ont été submergés et on déplore au moins 98 morts. Le président Rodrigo Duterte a proclamé l’état de catastrophe naturelle. Cela permet aux unités gouvernementales locales d’accéder plus facilement aux fonds prévus en cas de catastrophe, en sachant qu’ils ont été largement utilisés pour faire face à la pandémie de COVID-19.

Le super typhon « Goni » a tout détruit, en particulier dans la région de Bicol. Au total, 139 122 familles, soit 504 807 personnes, ont été évacuées de manière préventive. Selon le NDRRMC, la tempête a fait au moins 25 morts, 399 blessés, 6 disparus et 170 773 maisons ont été endommagées. Les dommages aux infrastructures sont estimés à 265 millions de dollars, tandis que les dommages à l’agriculture sont d’environ 103 millions de dollars.

Le typhon Goni a frappé les Philippines le 31 octobre avec des vents atteignant 225 km/h, avec des rafales à 280 km/h, ce qui en fait la tempête la plus puissante au monde cette année et le cyclone tropical le plus sévère jamais enregistré dans le pays.

Le typhon «Vamco» est arrivé le 11 novembre avec des vents de155 km/h et des rafales à 205 km/h. Il a provoqué des inondations catastrophiques dans diverses parties de Luzon, notamment Isabela, Rizal, Marikina et Cagayan,

Source : The Watchers et presse philippine.

Image infrarouge du typhon Goni ‘Source : NASA)

Eruption du Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisSelon plusieurs sources de presse, une éruption s’est produite ce matin vers 5h50 (heure locale) sur le Nevado del Ruiz. Le panache de cendre est monté à plus de 2 km au-dessus du volcan. L’éruption a entraîné la fermeture d’un aéroport régional dans l’ouest de la Colombie. Trois heures plus tôt, une éruption moins intense avait déjà provoqué la fermeture de l’aéroport de La Nubia à Manizales.

——————————

drapeau-anglaisAccording to several press sources, an eruption at Nevado del Ruiz volcano today at about 5:50 a.m. forced the closure of a regional airport in western Colombia. The ash plume rose more the 2 km above the volcano.

Three hours earlier, a somewhat smaller eruption had prompted the closure of the La Nubia airport in Manizales.

Nevado-del-ruiz-carte-risqu

Carte à risques du Nevado del Ruiz (Source: INGEOMINAS)

Nevado del Ruiz (Colombie)

drapeau-francaisUne éruption d’intensité modérée s’est produite aujourd’hui 31 mars 2016 sur le Nevado del Ruiz à 13h04 TU. Selon le VAAC de Washington, le panache de cendre est monté jusqu’à 3,8 km au-dessus du sommet avant de s’étirer vers le NO et le SO.
L’Observatoire Volcanologique et Sismologique de Manizales a indiqué que plusieurs épisodes de tremor ont été enregistrés récemment sur le volcan. Le VAAC de Washington avait déjà signalé une émission possible de cendre du Nevado del Ruiz le 28 mars. La cendre n’a pas été identifiée sur les images satellites, même si une anomalie thermique a été détectée sur le volcan. Une augmentation de la sismicité a été détectée le 29 mars, avec une possible émission de cendre.
L’Observatoire de Manizales a indiqué que le 18 mars un épisode de tremor volcanique s’est accompagné d’une émission de cendre jusqu’à 1,7 km au-dessus du volcan.

————————————–

drapeau-anglaisA moderately strong explosion occurred at Nevado del Ruiz at 13:04 UTC on March 31, 2016. According to the Washington VAAC, volcanic ash emission reached 3.8 km above the summit before moving NW and SW

The Observatorio Vulcanológico y Sismológico de Manizales reported that a number of  tremor pulses were recorded at the volcano recently. The Washington VAAC already reported a possible emission from Nevado del Ruiz on March 28th. Ash was not identified in satellite images although a thermal anomaly was detected on the volcano. A period of increased seismicity was detected on March 29th, and observers reported another possible ash emission.

The Manizales Observatory reported that an episode of volcanic tremor was associated with an ash emission that rose 1.7 km above the volcano on March 18th.

Découverte d’un nouveau volcan en Colombie // A new volcano in Colombia

drapeau francaisLes géologues du Servicio Geologico de Colombia (SGC) ont découvert une série de collines dans la partie nord-est de la province de Caldas, près du village de Florencia, qui s’est avérée être un volcan qu’ils ont baptisé El Escondido (Le volcan caché). Ce nom lui a été donné car sa forme ne permet guère de le distinguer des reliefs environnants (voir photo ci-dessous). C’est ce qui a retardé sa découverte avant que les géologues s’intéressent à la région en 2013.

El Escondido n’a pas l’aspect conique typique d’un volcan classique. Son cratère a la forme d’un anneau pyroclastique d’environ 2 kilomètres de diamètre, avec des dômes de lave à l’intérieur.
Le volcan n’a aucune histoire éruptive récente. Sa dernière éruption a probablement eu lieu il y a environ 30.000 ans. Elle a été si violente et si puissante qu’elle a déposé des couches de lave et de cendre dont l’épaisseur atteint huit mètres par endroits. La zone autour du volcan a des sources chaudes, ce qui montre que la chaleur du magma est toujours présente sous la surface.
L’aspect général des dépôts et la forme d’El Escodido rappellent assez le volcan Machin dans le centre de la Colombie. On pourrait aussi le comparer au Chaitén au Chili, où un complexe de dômes qui était resté inactif pendant des milliers d’années – peut-être 9000 ans – s’est réveillé en 2008.
Il n’y a pas de danger immédiat pour les personnes qui vivent autour de El Escondido. Cependant, elles doivent être vigilantes et être informées des signes avant-coureurs d’une éruption, tels que l’augmentation de la sismicité ou de nouvelles émissions de gaz au niveau des sources chaudes autour du volcan.
Le SGC poursuit le travail sur le terrain afin de savoir si des éruptions ont eu lieu récemment et s’il est nécessaire de mettre en place des équipements pour surveiller l’activité du volcan.
Source: Presse colombienne.

 —————————————————

drapeau anglaisGeologists from the Servicio Geologico de Colombia (SGC) have discovered a series of hills in the northeast part of the Caldas province, near the village of Florencia, which proved to be a volcano they have dubbed El Escondido (The Hidden One). It was given that name because its shape is hardly distinguishable from the surrounding slopes (see photo below), delaying its detection until geologists began investigating the area in 2013. El Escondido does not have the typical conical aspect of a conventional volcano. Its crater appears as a pyroclastic ring about 2 kilometres across with lava domes inside it.

The volcano does not have any volcanic history; it probably last erupted about 30,000 years ago. This eruption was so violent and powerful that it left layers of lava and ash as thick as eight meters. The area around the volcano has hot springs, which shows that the heat from magma still exists beneath the surface.

The overall character of the deposits and the shape of El Escodido are quite similar to Machin in central Colombia. Another similar volcano might be Chaitén in Chile, where a dome complex that hadn’t been active for thousands of years – maybe 9,000 – roared back to life in 2008.

There is no immediate danger for people who live around El Escondido. However, they now need to be aware of the warning signs of an eruption, like an increase in earthquakes or new gas emissions from the hot springs around the volcano.

The SGC is still investigating whether there have been more recent eruptions and whether there is the necessity for special equipment to monitor the volcano’s activity.

Source: Colombian newspapers.

El-Escondido

El Escondido vu par les géologues colombiens.

Vol de capteurs sur le Nevado del Ruiz (Colombie) // Theft of sensors on Nevado del Ruiz (Colombia)

drapeau francaisSelon le site Inside Colombia, des capteurs essentiels au système d’alerte du Nevado del Ruiz ont été dérobés lundi dernier. Le matériel volé fait partie d’un système permettant de contrôler l’activité volcanique et d’alerter rapidement 16 communautés de la région en cas de réveil du Nevado. Le vol pourrait représenter un sérieux problème pour ces zones habitées ; les autorités et les scientifiques craignent que le volcan, qui est entré en éruption en 2012, se réveille de nouveau prochainement.
Les volcanologues rencontrent cette semaine les autorités locales pour faire le point sur l’activité du volcan ces derniers temps.  En effet, l’activité sismique a augmenté sur le Nevado del Ruiz au cours des dernières semaines. Les émissions de cendres et de gaz au cours du mois écoulé ont soulevé des inquiétudes, en particulier suite au récent séisme qui a secoué la région. Un séisme volcano-tectonique a encore été enregistré samedi sous le volcan à 3 km de profondeur. la secousse a été ressentie dans la ville de Las Brisas dans la province de Manizales.
Le matériel volé n’est qu’une partie des soucis. Avec la saison des pluies, un grand nombre de voies d’évacuation sont devenues peu fiables, voire dangereuses.

 ———————————————

drapeau anglaisAccording to the Inside Colombia website, the sensors vital to the warning system for the Nevado del Ruiz volcano have been stolen on Monday. The stolen equipment is part of a system to measure activity from the volcano and provide and early alert to the 16 communities in its range. The theft could pose a serious risk to the communities as authorities and experts worry that the volcano, which erupted in 2012, is likely to erupt again.

Experts are meeting this week with local authorities to discuss the volcano’s recent activity. Indeed, seismic activity increased at Nevado del Ruiz over the last few weeks. Ash and gas emissions in the past month have raised concerns, especially in light of the recent earthquake in the area. A volcano-tectonic quake was recorded inside the volcano on Saturday, with a depth of about three kilometers. The quake was felt in the nearby town of Las Brisas in Manizales and in northern Tolima.

The stolen equipment is just part of the worries. Rains from the current rainy season have made many of the evacuation routes unreliable or even dangerous.

Nevado-del-ruiz-carte-risqu

Carte à risques du Nevado del Ruiz, avec en rouge le lahar de novembre 1985.

Evacuations en Colombie // Evacuations in Colombia

drapeau francaisLes autorités du sud-ouest de la Colombie ont ordonné l’évacuation d’environ 12000 personnes vivant à proximité des volcans Chiles et Cerro Negro de Mayasquer sur la frontière avec l’Equateur car les volcanologues craignent que l’activité sismique enregistrée ces derniers temps débouche sur une éruption.
Mardi dernier, le Geological Service colombien avait fait passer le niveau d’alerte des deux volcans de Jaune à Orange (voir ma note du 21 octobre). 48 heures plus tard, le service national de gestion des catastrophes a décidé d’évacuer plus de 3500 familles appartenant aux réserves indigènes de Chiles, Panam et Mayasquer.
Le gouverneur de l’État de Nariño a déclaré l’état d’urgence dans la région afin de faciliter les opérations de secours et la fourniture de soins en cas d’activité sismique ou volcanique plus intense.

Source : Inside Colombia.

———————————————–

drapeau anglaisAuthorities in southwest Colombia ordered the evacuation of around 12,000 people living near the Chiles and Cerro Negro de Mayasquer volcanoes on the border with Ecuador, amid fears that recent seismic activity may result in an eruption.

On Tuesday, Colombia’s Geological Service had changed the alert level of two volcanoes from yellow to orange (see my note of October 21st). 48 hours later, it was followed up by the National Disaster Risk Management Unit’s decision to evacuate more than 3,500 families belonging to indigenous reserves of Chiles, Panam and Mayasquer.

The governor of Narino state declared state of emergency in the area in order to facilitate rescue missions and provision of care in case of more intense seismic or volcanic activity.

Source : Inside Colombia.

Cerro-negro

Vue du Cerro Negro de Mayasquer  (Crédit photo:  GVN)

Séisme et crainte d’une éruption en Colombie // Earthquake and fear of an eruption in Colombia

drapeau francaisLe Service Géologique de Colombie a fait passer ce mardi du Jaune à l’Orange les niveaux d’alerte du Cerro Negro et du Chiles, deux volcans situés à la frontière entre la Colombie et l’Equateur, après qu’un séisme de magnitude 5,6 ait frappé la région. Le niveau Orange signifie qu’«une éruption est probable dans quelques jours ou quelques semaines. »
Si ces volcans entrent en éruption, ce sera surtout la province de Nariño qui sera la plus menacée. Le gouvernement local a commencé à prendre des mesures de sécurité afin de prévenir des tragédies. Il a recommandé la fermeture des classes, mis en place un système de communication pour les communautés autochtones de la région et fourni à ces communautés des tentes si elles devaient évacuer leurs habitations en cas d’alerte volcanique maximale.
Source: Journaux colombiens.

 —————————————————-

drapeau anglaisColombia’s Geological Service raised alert levels of Cerro Negro and Chiles, on Colombia’s southern border with Ecuador, from yellow to orange on Tuesday after an M 5.6 earthquake hit the border region. The orange alert level is defined by the Geological Service as “probable eruption in term of days to weeks.”

If the volcanoes are to erupt, it will mostly affect the Nariño state where the local government has started to take security measures in order prevent tragedies. It has recommended suspending school classes, delivered a special communication system to indigenous communities in the area and offered these communities tents if they need to evacuate their premises while the volcanoes are on high alert.

Source: Colombian newspapers.