La Palma (Iles Canaries): éruption, bananes et tourisme // Eruption, bananas and tourism

Même si une aide financière est apportée par le gouvernement espagnol et l’Union européenne, La Palma restera profondément affectée par l’éruption de la Cumbre Vieja. Quelque 400 bâtiments, dont une école, ont déjà été détruits alors que le volcan continue de vomir sa lave. D’autres pertes sont attendues dans les prochains jours. Plus de 6000 personnes ont été évacuées.
L’éruption va affecter l’agriculture à La Palma. Le sol le plus fertile de l’île permet de bonnes récoltes d’avocats, de papayes et d’autres cultures, sans oublier les vignobles qui fournissent les raisins à la base des vins de plus en plus populaires des îles Canaries.

Comme je l’ai écrit précédemment, on craint que la lave détruise le réseau de tuyaux qui alimente les systèmes d’arrosage dans les plantations. On craint également que l’activité volcanique rende les eaux souterraines inutilisables pour la consommation ainsi que pour la culture de la banane qui demande beaucoup d’eau.
Malgré le peu de terres arables à La Palma, l’agriculture est la principale source de revenus de l’île. Les bananes sont la principale ressource ; près de 3 000 hectares sont plantés de bananiers qui emploient plus de 10 000 des 85 000 habitants de l’île. Entre 6 000 et 8 000 tonnes de bananes sont expédiées chaque semaine vers l’Espagne continentale et ailleurs en Europe.
Les autorités locales pensent que le volcan attirera des touristes qui ont déjà commencé à arriver à La Palma pour assister à l’éruption. Les visiteurs doivent toutefois garder à l’esprit qu’un périmètre de sécurité de deux kilomètres a été mis en place autour du site éruptif et des coulées de lave.
Côté tourisme, les Européens du Nord qui fuient les rigueurs de l’hiver s’envolent pour La Palma pour profiter du climat tempéré dans des villas où ils peuvent vivre tranquillement. Certains d’entre eux ont transformé de modestes habitations en belles maisons de vacances. C’est parfois le rêve de toute une vie qui vient d’être réduit en cendres par l’éruption.
D’autres habitants de La Palma qui possèdent des appartements en location de vacances non loin du site de l’éruption ont vu leurs réservations augmenter, tandis que d’autres touristes ont annulé leurs vacances au vu des évacuations et des routes coupées.
Comme dans de nombreuses régions du monde, le tourisme à La Palma a été affecté par les restrictions de voyage imposées par l’Espagne et de nombreux autres pays pour arrêter la propagation du coronavirus. L’île a également été confrontée à un incendie de forêt qui, début août, a endommagé le paysage près de Los Llanos.
Les excellentes images fournies par les webcams des médias espagnols permettent de regarder l’éruption en toute sécurité depuis son fauteuil. L’éruption de La Palma est spectaculaire mais les coulées de lave a’a n’ont pas la beauté de leurs homologues pahoehoe. Les informations fournies par l’IGN, PEVOLCAN et les médias espagnols sont bonnes et suffisantes pour comprendre l’évolution de l’éruption. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de rester à la maison. Par ailleurs, j’approuve totalement la décision de l’agence « 80 Jours Voyages » d’attendre le mois d’octobre pour organiser des voyages « Spécial éruption ». Les autorités de La Palma ont en ce moment autre chose à faire que de gérer des groupes de badauds.

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Even though financial help will be provided by the Spanish government and the European Union, La Palma will sure suffer from the Cumbre Vieja eruption. Over 400 buildings including a local school have already been destroyed as the volvano keeps pouring its lava. Some 6,000 people have been evacuated. More losses are expected in the coming days.

The eruption will disrupt agriculture in La Palma. The island’s most fertile soil is home to avocado, papaya and other crops, but also vineyards that supply the grapes for the Canary Islands’ increasingly popular wines. As I put it before, it is feared that the lava will destroy the piping that feeds the plantation’s sprinklers. But there are also worries the volcanic activity will make the groundwater unusable for drinking as well as water-intensive banana farming.

Despite the little arable land on La Palma, farming is the island’s main source of income. Bananas are the main resource; nearly 3,000 hectares are planted with banana trees that provide jobs for over 10,000 of the island’s 85,000 residents. Between 6,000 and 8,000 tons of bananas are shipped weekly from the island to the Spanish mainland and elsewhere in Europe.

Local authorities think the volcano will attract tourists who have already started to arrive in La Palma to watch the eruption. Visitors should keep in mind that a two-kilometre security perimeter has been set up around the eruptive site and the lava flows.

As far as tourism is concerned, Northern Europeans escaping winter fly to La Palma to enjoy the moderate climate from quiet villas. Some of them have turned local houses into vacation homes. It was sometimes the dream of a life that has just been turned into ashes by the eruption.

Other La Palma residents who own vacation rental apartments not far from the eruption site have seen their reservations increase, while other tourists cancelled their holidays for fear of evacuations and roadblocks.

Like in many parts of the world, tourism in La Palma was affected by the travel restrictions that Spain and many other countries imposed to stop the spread of the coronavirus. The island was also confronted with a forest blaze that in early August damaged the landscape near Los Llanos.

The excellent images provided by the media webcams allow to safely watch the eruption from an armchair. The eruption in La Palma is spectacular but the a’a lava flows do not have the beauty of their pahoehoe counterparts. The information provided by IGN, PEVOLCAN and Spanish news media is good and sufficient to understand the progress of the eruption. This is the reason why I will stay at home.

Islande : le site éruptif va devenir un parc d’attraction ! // Iceland: the eruption site to become an attraction park !

Ça devait arriver ! Dans une note publiée le 2 mai 2021, j’écrivais que l’éruption islandaise sur la péninsule de Reykjanes « pourrait devenir une attraction au même titre que le Blue Lagoon. Si elle se prolongeait dans le temps, il serait intéressant de construire des infrastructures sur le site, de faire payer les touristes pour qu’ils puissent admirer le spectacle et ainsi démarrer une nouvelle entreprise touristique. »

Je ne pensais pas être aussi près de la réalité ! Les choses se précipitent et le business n’est pas loin! En lisant le site Iceland Review, on apprend qu’un parking pouvant accueillir 500 voitures, des sentiers aménagés et des rangers sont prévus dans un mémorandum qui prévoit également l’implantation de toute une infrastructure sur le site de l’éruption. Le mémorandum a été rédigé par un groupe de travail mandaté par le Cabinet du Premier Ministre et est actuellement examiné par des autorités islandaises. Ainsi aménagé, le site devrait attirer un nombre encore plus grand de visiteurs avec l’allègement des restrictions sanitaires et le retour des touristes étrangers.

L’éruption, qui se déroule à seulement 32 kilomètres de Reykjavík, a commencé le 19 mars 2021 et ne semble pas vouloir s’arrêter. Les scientifiques parlent d’une petite éruption dont la durée est toutefois imprévisible. Elle présente peu de danger pour les zones habitées.

Pour le moment et suite à la nouvelle forme d’activité qui a commencé le 2 mai, la zone de sécurité a été agrandie à 650 mètres autour de la bouche active. Les visiteurs pourront s’approcher à 400 mètres de l’éruption là où le vent souffle moins fort. Le sentier d’accès a été modifié car une partie se trouvait dans la zone de danger.

Comme je l’ai déjà écrit, l’éruption est située sur un terrain privé, mais le mémorandum indique que les propriétaires fonciers sont prêts à mettre en place des infrastructures et des services  pour recevoir des touristes. Les projets sont déjà bien avancés et des consultants ont été embauchés pour étudier l’exploitation du site sur le long terme. Selon le mémorandum, il est prévu une aire de stationnement pouvant accueillir 500 voitures, avec en plus une zone réservée aux autocars. L’accès au parking sera bien sûr payant [NDLR : il est fort probable que l’accès au site le deviendra vu qu’il se trouve sur des terres privées]. Il y aura des toilettes pour les clients du parking.

Selon le mémorandum, les propriétaires fonciers prévoient de négocier avec les compagnies d’hélicoptères pour mettre en place une plateforme d’atterrissage en vue d’un acheminement des touristes et des secours sur le site. Des transactions sont également prévues avec des prestataires de services spécialisés afin de permettre aux visiteurs d’être conduits directement sur le site. Les propriétaires fonciers couvriront le coût de la construction de la route que suppose un tel service.

Le site de l’éruption est actuellement accessible par vol privé ou en marchant deux heures depuis le parking. Un centre d’information dans la ville voisine de Grindavík fait également partie des projets que l’on peut découvrir dans le mémorandum. Il est aussi question de l’installation de câbles électriques afin que des caméras de surveillance puissent être installées sur le site. Le développement de ces infrastructures se fera en gardant à l’esprit la protection de l’environnement.

Il ne manque plus qu’une baraque à frites et une boutique de souvenirs pour que la fête soit complète ! Très peu pour moi !

Source: Revue d’Islande.

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It had to happen ! In a note published on May 2nd, 2021, I wrote that the Icelandic eruption on the Reykjanes Peninsula « could become an attraction just like the Blue Lagoon. If it continued in time, it would be interesting to build infrastructure on the site, to make tourists pay so that they could admire the show and thus start a new tourism business. »

I did not think I was so close to reality! Things are accelerating at the site of the eruption and business is not far off! Reading the Iceland Review website, we learn that a parking lot for 500 cars, pathways, and park wardens are all included in a memorandum suggesting infrastructure for the ongoing eruption. The memorandum was written by a working group commissioned by the Prime Minister’s Office and is now being reviewed by officials. The popular site is expected to draw even larger numbers of visitors as travel restrictions are lifted and international tourism picks up.

The eruption, located just 32 kilometres from Reykjavík, began on March 19th, 2021 and shows no signs of stopping. It is considered small by experts but it is impossible to predict how long it will last. It poses little danger to inhabited areas. The memorandum states that whether or not the eruption continues, the site is likely to remain popular among visitors.

Due to the new activity that started on May 2nd at Vent n°5, the danger zone has been enlarged to 650 meters around the vent. It is expected to be about 400 metres in a calmer wind direction. Work is already underway to change the hiking trail, currently in parts still in the danger zone.

As I put it before, the eruption is located on private land, but according to the memorandum, the landowners are willing to build up infrastructure and services in the area to receive tourists. Preparations to do so are already underway and consultants have been hired to work on long-term planning at the site. According to the memorandum, there are plans of a parking lot that could accommodate about 500 cars at a time, in addition to being able to accommodate buses in parking spaces. A fee will be charged for parking access. There will be toilet facilities for guests by the car park.

According to the memorandum, landowners plan to negotiate with helicopter companies regarding landing at the site as well as specialised service providers for driving to the site itself. Landowners will cover the cost of the road construction involved.

The eruption site is currently accessible by private flight or a two-hour hike from the parking area. An information centre in the nearby town of Grindavík is also part of the memorandum’s suggestions, as well as the installation of electrical cables so that security cameras can be installed at the site. Infrastructure development at the site will be done with the intention to protect the surrounding environment.

To be perfect, the eruption site juste needs a food truck and a souvenir shop. This is not for me!

Source : Iceland Review.

Des moules en Antarctique ! // Mussels in Antarctica !

L’Océan Austral (ou Antarctique) est sans doute le milieu le plus hermétique de la planète, isolé depuis cinq millions d’années par la barrière naturelle que constitue le puissant courant circumpolaire. Il semblerait cependant que cette frontière océanographique ne soit plus tout à fait étanche. Une étude publiée au mois de mars 2020 dans Scientific Reports et conduite par une chercheuse de l’Université australe du Chili fait état de la découverte d’un premier cas d’espèce non indigène dans les eaux antarctiques. Le site de la découverte se trouve à environ 75 milles marins au nord de la Péninsule Antarctique, près de la plus grande des îles Shetland du Sud.

En 2019, au cours d’une plongée sur un tombant rocheux de la baie de Fildes sur l’île du Roi-George, une chercheuse de l’université Laval au Canada a collecté des échantillons d’éponges et de coraux. De retour au laboratoire, elle a découvert sous son microscope une quarantaine de minuscules jeunes moules encore jamais observées à cet endroit. Les analyses génétiques ont ensuite montré qu’elles appartenaient à une espèce de l’hémisphère Sud, Mytilus platensis, très abondante notamment en Patagonie.

La question est de savoir comment ces moules sont arrivées dans les eaux antarctiques. Les fronts océanographiques qui entourent le continent sont en effet infranchissables pour des larves. Il est donc vraisemblable que des moules accrochées à la carène d’un bateau se sont reproduites lors du transit de celui-ci et ont poursuivi leur route, aucun spécimen adulte n’ayant été trouvé sur place par les chercheurs. Très souvent, les navires de croisière empruntent cette voie de navigation entre la Patagonie et les îles Shetland du Sud. Selon un chercheur au British Antarctic Survey, il est logique que les moules soient les premiers envahisseurs marins de l’Antarctique ; elles se développent en grand nombre dans les eaux chiliennes et patagoniennes et ont une forte propension à s’attacher aux navires.

Il y a quelques mois, la chercheuse canadienne est revenue en compagnie de plusieurs collègues à Fildes Bay. Ils n’ont retrouvé aucune trace des moules. Il semble qu’elles n’aient pas survécu au rude hiver de l’Antarctique, quatre mois pendant lesquels l’eau est très froide.
Pour l’instant, les conditions climatiques en Antarctique sont encore suffisamment difficiles pour empêcher des espèces envahissantes – sauf les plus robustes – de s’y établir. Toutefois, à mesure que le trafic maritime va augmenter et que l’Océan Austral va se réchauffer, les invasions deviendront probablement plus fréquentes.

Cette découverte de moules de Patagonie en Antarctique est inquiétante. Elle témoigne de la pression humaine sur un milieu qui abrite le plus fort taux d’endémisme de la planète. Selon les scientifiques, la cause est probablement double : le réchauffement climatique et l’augmentation débridée du tourisme polaire.

Source : Presse internationale.

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The Southern (or Antarctic) Ocean is undoubtedly the most hermetic environment on the planet. It has been isolated for five million years by a natural barrier: the powerful circumpolar current. However, it seems, that this oceanographic border is no longer completely sealed. A study published in March 2020 in Scientific Reports and conducted by a researcher from the Southern University of Chile reveals the discovery of a first case of a non-native species in Antarctic waters. The discovery site is located approximately 75 nautical miles north of the Antarctic Peninsula, near the largest of the South Shetland Islands.
In 2019, during a dive on a rocky drop off in Fildes Bay on King George Island, a female researcher from Laval University in Canada collected samples of sponges and corals. Back in the laboratory, she discovered under her microscope about forty tiny young mussels never seen at this place. The genetic analyzes then showed that they belonged to a species of the southern hemisphere, Mytilus platensis, very abundant in particular in Patagonia.
The question is to know how these mussels arrived in Antarctic waters. The oceanographic fronts which surround the continent are indeed impassable for larvae. It is therefore likely that mussels hanging from the hull of a boat reproduced during its transit and continued on their way, no adult specimen having been found on the spot by the researchers. Very often, cruise ships use this shipping route between Patagonia and the South Shetland Islands. According to a researcher at the British Antarctic Survey, it makes sense that mussels should be the first marine invaders from Antarctica; they thrive in large numbers in Chilean and Patagonian waters and have a strong propensity to attach to ships.

A few months ago, the Canadian researcher and several colleagues returned to Fildes Bay. However, there was no sign of the mussels. It seems that they did not make it through the brutal Antarctic winter, four months with very cold water temperatures.  For now, Antarctic conditions are still extreme enough to thwart all but the hardiest invaders. But as ship traffic increases and the Southern Ocean warms, invasions will probably become more frequent.

This discovery of Patagonian mussels in Antarctica is worrying. It shows human pressure on an environment that harbors the highest rate of endemism on the planet. The cause is probably twofold: global warming and the unbridled increase in polar tourism.

Source : International news media.

Iles Shetland du Sud et Ile du Roi-George (Source : Wikipedia)

La fonte du permafrost menace l’accès au Parc National du Denali (Alaska) // Permafrost thawing threatens access to Denali National Park

 À l’approche de la saison touristique estivale en Alaska, la route qui traverse le Parc National du Denali inquiète les autorités. La Denali Park Road (147 kilomètres) est le seul moyen de pénétrer dans le parc. Les voitures particulières ne sont pas autorisées au-delà de la borne indiquant le Mile 15, et chaque année des centaines de milliers de visiteurs montent à bord d’autobus privés pour visiter le parc. Par exemple, en 2017, le Parc National du Denali a enregistré plus de 600 000 visites et les touristes ont dépensé 632 millions de dollars.
Le National Park Service a l’intention d’ouvrir la route début juin. Le problème, c’est que des évolutions spectaculaires du relief l’exposent de plus en plus souvent aux glissements de terrain. Les services du parc ont fermé plusieurs fois la route l’été dernier pendant de fortes pluies, avec des chutes de pierres et des coulées de boue. Au mois d’août, quelque 300 personnes et 17 bus sont restés bloqués pendant plusieurs heures au beau milieu du parcours. En décembre, les autorités ont averti qu’une fermeture partielle de la route pourrait être décidée en 2020. Une fermeture de la route du Denali sur une longue période pendant la saison touristique doit absolument être évitée car cela aurait un effet désastreux sur les activités commerciales en l’Alaska.

L’un des principaux problèmes à résoudre concerne l’instabilité du flanc de la montagne le long de la route vers la moitié du trajet. Les derniers relevés effectués par le National Park Service ont révélé que depuis le mois de septembre 2019, le glissement de terrain s’est considérablement accéléré. La cause du phénomène est le dégel du permafrost en raison des températures de plus en plus élevées en Alaska. En conséquence, la route s’est affaissée de près de 5 centimètres chaque jour depuis le mois d’août de l’année dernière. Le sol riche en argile au-dessus du pergélisol peut glisser plus facilement en période de pluie.
Plusieurs solutions sont proposées pour réparer la route, notamment la déviation d’une portion ou la construction d’un pont au-dessus des zones instables. Il a été jugé inconcevable de creuser des tunnels sous la zone du glissement de terrain ou d’édifier des structures pour contrer le glissement de terrain.
J’ai voyagé à deux reprises sur la Denali Park Road et j’ai eu beaucoup de chance car le temps était beau. La route offre des vues spectaculaires sur le Denali, la plus haute montagne d’Amérique du Nord. Pendant le voyage, on peut généralement voir des moutons de Dall, des ours et d’autres animaux comme des élans ou des rennes.
Source: Anchorage Daily News, Service des parcs nationaux.

L’ouverture du Parc National du Denali reste bien sûr conditionnée à l’évolution du coronavirus aux Etats Unis.

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As the summer tourism season approaches in Alaska, there is anxiety around the fate of the road that runs through Denali National Park. The Denali Park Road is the only way to drive into the park. Private vehicles are restricted along the 147- kilometre road past Mile 15, but hundreds of thousands of visitors each year rely on buses run by commercial operators to take them into the park. In 2017, Denali saw more than 600,000 visits, and visitors spent $632 million.

The National Park Service says it intends to open the entire road by early June. The problem is that dramatic changes are making the road increasingly vulnerable to landslides. The park service closed parts of the road multiple times last summer amid heavy rains, rockfall and mudslides, including an incident in August that left around 300 people and 17 buses stranded for a few hours about halfway down the road. In December, the park service issued a warning about the possibility of a partial closure in 2020. A long-term road closure during the summer tourism season the Denali road must absolutely be avoided because it would have a disastrous cascade effect on businesses throughout Alaska.

A slowly advancing slide near the road’s halfway point is one of many areas along the road that is unstable. Recent National Park Service surveys found that since September 2019, the speed of the landslide has increased dramatically: The cause of the phenomenon is the thawing of permafrost because of higher and higher temperatures in Alaska. As a consequence, the road was slumping nearly 5 centimetres every day after August last year. The clay-rich soil that sits at an incline on top of thawing permafrost can slide when it gets wet.

There are multiple solutions proposed for fixing the road, including rerouting a segment or building a bridge across the unstable areas. Tunneling below the landslide or building up supports against landslides was deemed unfeasible.

I travelled twice along the Denali Park Road and was very lucky because the weather was fine. The park offered dramatic views of Denali, North America’s tallest mountain. During the trip, you can usually see Dall sheep, bears and other animals like moose or reindeer.

Source : Anchorage Daily News, National Park Service.

The opening of Denali National Park will necessarily depend on the evolution of COVID-19 in the United States.

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La route avance dans l’immensité du Parc, avec le Denali en toile de fond…

La toundra est omniprésente…

Au détour d’une courbe, le géant apparaît dans toute sa majesté…

La faune est abondante… Ici un renard…

Là des moutons de Daal…

…un élan…

…des rennes…

…ou un ours en train de se gaver de baies dans la toundra.

Photos: C. Grandpey