Visite des parcs nationaux aux Etats Unis : ça se complique // Visiting national parks in the U.S. is getting trickier

Cette note ne parle pas de volcans ou de glaciers, même si des sites avec des volcans et des glaciers peuvent être concernés. Certains parcs nationaux aux États-Unis ont commencé à tester des programmes pour gérer l’afflux de touristes en 2023. Autrement dit, des quotas sont mis en place pour éviter l’envahissement des parcs et protéger la nature. En conséquence, le National Park Service avertit que certains des parcs les plus populaires nécessiteront des réservations ou des entrées sur des plages de temps bien définies, ou les deux.
Deux parcs ont déjà testé des programmes pilotes d’entrée limitées dans le temps en 2022 et adopteront la même politique en 2023, avec toutefois quelques ajustements. Ainsi, les touristes qui envisagent de visiter le parc national des Arches dans l’Utah ou le parc national des Rocheuses dans le Colorado ont intérêt à commencer à planifier leur voyage le plus tôt possible.

Le parc national des Arches a lancé un programme d’entrée à certaines heures en 2022, avec une mise à jour pour plus de souplesse en 2023. Cela signifie que les visiteurs ont désormais la possibilité d’acheter à l’avance des tickets d’entrée ou des laissez-passer annuels. Grâce au projet pilote de 2022 aux Arches, des billets d’entrée à certaines heures ont permis de réguler les visites dans le parc, de réduire les embouteillages et d’améliorer le séjour des visiteurs. En 2023, le parc des Arches utilisera un nouveau pilote d’entrée qui devrait offrir plus de possibilités d’accès tout en protégeant le paysage du parc.
Cela signifie que les visiteurs devront réserver à l’avance leur entrée à certaines plages horaires s’ils souhaitent entrer dans le parc entre 7 h et 16 h. Cette obligation commence le 1er avril et se prolongera jusqu’au 31 octobre 2023. Les réservations seront vendues par ordre d’arrivée sur le site Recreation.gov à partir de 8 h (heure locale) le 10 janvier 2023. Elles seront disponibles par lots trois mois à l’avance. Donc à partir du moment où elles seront mises en vente le 10 janvier, il sera possible de réserver l’entrée du 1er avril au 30 avril. Puis le 1er février, les réservations ouvriront pour le mois de mai. Toutes les réservations non vendues pour avril seront également disponibles à ce moment-là. Le reste des réservations suivra ce calendrier. Les réservations de juin ouvriront le 1er mars, et ainsi de suite.
Après avoir effectué leur réservation, les acheteurs recevront un billet d’entrée pour la plage horaire demandée et la réservation devra être validée au cours d’une fenêtre d’une heure. Les entrées limitées à certaines plages horaires seront obligatoires pour les personnes qui entrent dans le parc de 7 h à 16 h. Une fois entrées, elles pourront rester dans le parc le reste de la journée. Il sera possible de sortir et revenir dans le parc à condition d’avoir un ticket correctement validé.
Les personnes qui n’ont pas effectué de réservation à l’avance devront essayer d’obtenir des tickets à 18 heures la veille de leur visite. Les tickets ne sont pas disponibles aux entrées du parc et doivent être achetés en ligne sur Recreation.gov ou par téléphone. Le personnel des parcs pensent que les tickets d’entrée partiront rapidement. Les personnes disposant d’un permis de camping ou d’autres permis spéciaux seront dispensées de réservations à certaines plages horaires. Les véhicules commerciaux (agences de voyage locales par exemple) ne sont pas concernés.

Le parc national des Rocheuses exigera également des entrées à certaines heures en 2023, et le système sera semblable à celui que le parc a utilisé en 2022. Deux types de réservations sont disponibles. L’un concerne le Bear Lake Road Corridor qui comprend également le reste du parc. Ces réservations vont de 5h à 18h. L’autre type de réservation est pour le reste du parc, à l’exclusion du Bear Lake Road Corridor. Celui-là va de 9h à 14h. Les fenêtres d’entrée sont de deux heures, disponibles à la même adresse sur Internet.
Les tickets pour le parc national des Rocheuses seront mis en vente à 8 h le lundi 1er mai et concerneront les réservations du 26 mai au 30 juin. Après cela, les réservations seront vendues un mois à l’avance à partir du premier jour du mois précédent. Les réservations pour juillet seront donc mises en vente le 1er juin, et ainsi de suite.
Ce qui change pour le parc national des Rocheuses, c’est que 40 % des réservations seront disponibles la veille à 17 h. Il est probables qu’elles partiront rapidement ; il est donc fortement conseillé de planifier sa visite à l’avance si possible.
Le système de réservation fonctionnera jusqu’au 22 octobre. Il permettra de mieux répartir les visites, réguler le stationnement et la fréquentation des sentiers de randonnée.
Source : médias d’information américains.

Les nouvelles mesures visant à établir des quotas de visites ne sont pas vraiment une surprise. Quand j’ai vu la foule la dernière fois que j’ai visité le parc national de Yellowstone en 2015, j’étais sûr que quelque chose serait fait pour éviter les embouteillages dans les différents parkings, celui du Grand Prismatic en particulier. Après 10h00, la situation devenait impossible.
A en juger par cet article de presse, il semblerait que seuls deux parcs nationaux soient concernés pour le moment, mais de nouvelles régulations des entrées apparaîtront probablement dans les prochains mois. Si vous avez l’intention de visiter les parcs nationaux américains, il sera prudent de vérifier les politiques en vigueur avant de planifier votre voyage aux États-Unis.

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This is not about volcanoes or glaciers, even though places with volcanoes and glaciers may be concerned. National parks across the U.S. are testing out programs to manage the influx of tourists in the new year. As a consequence,the National Park Service warns that some of the most popular parks will require reservations or timed entries, or both.

Two parks that tested pilot timed entry programs in 2022 are keeping that up in 2023, with some updates and modifications. So those planning to visit Arches National Park in Utah or Rocky Mountain National Park in Colorado might want to start planning soon.

Arches National Park ran a timed entry program in 2022, which it is updating to make more flexible in 2023. One update is visitors now have the opportunity to buy entrance tickets or annual passes in advance. During the 2022 pilot at Arches, timed entry tickets helped pace visitation into the park, lessen congestion, and enhance visitor experiences. In 2023, Arches will use another timed entry pilot which should provide more opportunities for access while protecting Arches’ landscape.

That means visitors will need to book their timed entry in advance if they want to enter between 7 a.m. and 4 p.m. That requirement starts on April 1st and will extend to October 31st, 2023. Reservations are sold first-come first-served at Recreation.gov starting at 8 a.m. MST on Jan. 10th, 2023. They’ll be released three months in advance in blocks, so when they go on sale on January 10th, you’ll be reserving entry for April 1st through April 30th. Then on February 1st, reservations will open up for May. Any leftover bookings for April will also be available then. The rest of the reservations will follow that schedule, with June reservations opening up on March 1st, and so on.

After you book your reservation, you’ll get a timed entry ticket for a one-hour window. The timed entries will be required for those entering the park from 7 a.m. to 4 p.m. and after you have entered you can stay in the park for the rest of the day. You’ll be able to leave and come back to the park as long as you have a correctly validated ticket.

Those who don’t plan ahead will have to try to get tickets at 6 p.m. the day before their visit. Tickets are not available at park entrances, and must be bought online at Recreation.gov or on the phone. Parks staff expect these tickets to go fast. You won’t need a timed entry ticket if you have a camping permit, or other special permits. Commercial vehicles are not concerned either.

Rocky Mountain National Park will also require timed entries in 2023, and the system will be similar to the one the park ran in 2022. There are two reservations available. One is for the Bear Lake Road Corridor, which also includes the rest of the park. Those reservations are from 5 a.m. to 6 p.m. The other permit is for the rest of the park, excluding the Bear Lake Road Corridor. That one is from 9 a.m. to 2 p.m. Entry windows are two hours, available at the same web address. But the reservations run for a different time period.

Tickets for Rocky Mountain National Park go on sale at 8 a.m. on Monday, May 1st and will apply to reservations from May 26th to June 30th. After that, reservations will be sold one month in advance starting on the first day of the previous month. So reservations for July will go on sale June 1st, and so on.

What’s changing in Rocky Mountain National Park is that 40% of reservations will be available the day before at 5 p.m. But they’re expected to run out quickly, so the agency encourages planning ahead if you can.

The permit system will also run through October 22nd, and spreads use throughout the park and throughout the day to divvy up parking and trailheads.

Source : U.S. News media.

The new measures do not come as a surprise. When I saw the crowds the last time i visited Yellowstone National Park in 2015, I was sure something would be done to avoid the congestions at the different car parks. After 10:00 am, the situation was becoming impossible.

Judging from this press article, it seems that only two national parks are concerned, but more controlled accesses will probably appear in the next months. You’d better check the current policies before starting a trip to the United States.

Delicate Arch dans le Parc National des Arches (Photo: C. Grandpey)

La Palma (Iles Canaries) , un an après… // La Palma (Canary Islands), one year after….

La Palma vient de célébrer le premier anniversaire de l’éruption de la Cumbre Vieja qui a plongé l’île dans une grande détresse. L’événement n’a fait aucune victime mais a ravagé la vie de nombreuses personnes.
Alors que les autorités organisaient des cérémonies le 19 septembre 2022 pour commémorer le premier anniversaire du début de l’éruption, l’île espagnole n’est plus la même, géologiquement, économiquement ou socialement.
Quelque 3 000 bâtiments ont été ensevelis sous une épaisse couche de lave qui met du temps à se refroidir après avoir atteint une température de 1 140 °C. De nombreuses bananeraies, des routes et des systèmes d’irrigation ont subi le même sort.
A côté de l’agriculture, le tourisme est essentiel à l’économie de l’île. Cependant, la moitié des 8 000 lieux d’hébergement officiellement répertoriés restent fermés en raison de la présence de gaz toxiques. C’est aussi la raison pour laquelle environ 170 habitants vivent encore dans des chambres d’hôtel.
L’ancien site touristique de Puerto Naos est devenu une ville fantôme. La lave n’a pas atteint la ville, mais la forte concentration de gaz carbonique a entraîné l’évacuation de ses 1 000 habitants. La plupart vivent chez des proches et tous continuent de se demander quand ils seront autorisés à rentrer chez eux.
La Palma, avec une population de 84 790 habitants, a vu la visite de nombreux hommes politiques et autres dignitaires. Des membres du gouvernement, dont le Premier ministre Pedro Sánchez, se sont rendus sur l’île à de nombreuses reprises, principalement pour annoncer de nouveaux programmes d’aide. Des fonds publics d’un montant total de 566 millions d’euros, destinés à aider à la reconstruction, ont été débloqués par le gouvernement.
Pourtant, un groupe de personnes affectées par l’éruption célèbre l’anniversaire en protestant contre la mauvaise gestion des fonds. D’autres expliquent qu’après l’éruption qui a duré 85 jours, la solidarité a disparu. Les producteurs de bananes se plaignent de l’insuffisance des subventions.
Cependant, certains entrepreneurs font des efforts pour faire redémarrer leurs entreprises et essaient de tirer parti de l’éruption. Pendant l’événement, j’ai évoqué un astronome qui proposait des programmes nocturnes d’observation des étoiles sous le ciel clair des îles Canaries. D’autres habitants guident les visiteurs à travers la cendre volcanique.
Le volcan n’a pas encore reçu de nom. Avant l’éruption, on le connaissait sous le nom de Cumbre Vieja, qui était aussi le nom du parc national tout autour. Cet été, les habitants de l’île ont proposé de l’appeler Tajogaite, le nom de la région dans l’ancienne langue Guanche.
Malgré les dommages qu’ils ont subis, les habitants de La Palma ont envie de s’en sortir. Il y a à peine deux mois, ils ont obtenu une petite victoire sur le volcan avec l’ouverture d’une nouvelle route tracée sur la lave pour relier les flancs opposés de la vallée d’Aridane qui avait été coupée en deux par l’éruption. La route permet d’atteindre en deux heures des maisons isolées; elle raccourcit les trajets scolaires des enfants et permet l’accès aux plantations de bananes qui ont échappé à l’éruption dans la vallée.
Source : médias d’information internationaux.

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La Palma has just celebrated the first anniversary of the three-month-long eruption of Cumbre Vieja eruption. The event left no casualties but wreaked havoc in the lives of many.

As officials held ceremonies on September 19th, 2022 to commemorate the first anniversary of the start of the eruption, the Spanish island in the Canary archipelago is not the same, geologically, economically, or socially.

Under the thick layer of lava, still slowly cooling down from the initial 1,140°C temperature, some 3,000 buildings were buried along with many banana plantations, roads and irrigation systems.

Alongside agriculture, tourism is essential to the island’s economy. However, half of the 8,000 registered places of accommodation remain closed due to the presence of poisonous gases. This is also the reason why about 170 local people are still living in hotel rooms.

The former touristic spot of Puerto Naos has become a ghost town. The lava didn’t reach the town, but the high concentration of CO2 gases forced the evacuation of its 1,000 residents. Most are staying with relatives, and all continue to wonder when they will be allowed back home.

La Palma, with a population of 84,790 has seen the visit of many politicians and dignitaries. Cabinet members including Prime Minister Pedro Sánchez have visited the island 60 times, mostly to announce new aid packages. Public funds totalling 566 million euros to aid reconstruction have been delivered by the government.

Yet a group of people affected by the volcano is celebrating the anniversary with a protest against the bad management of the funds. Others explain that after the 85-day eruption solidarity disappeared. Banana farmers complain that subsidies were insufficient.

However, some entrepreneurs are finding ways to reshape their businesses and exploit the eruption.

during the event, I wrote about an astronomer who offered nighttime stargazing programs under the clear Canary Island sky. Other locals guide visitors through the volcanic ashes.

The volcano has not yet been given a name. Befoer the eruption, it was known as as Cumbre Vieja, the name of the surrounding national park. This summer, island residents voted to call it Tajogaite, the name of the area in the ancient Guanche language.

Despite the damage they suffered, local people are determined to thrive. Just two months ago, the islanders were able to claim a minor victory over the volcano with the opening of a new road built over the lava rock to connect the sides of the Aridane Valley that was split in two by the eruption.The road takes two hours to reach isolated houses, shortens kids’ school routes and allows access to the surviving banana plantations in the valley.

Source: International news media.

Les webcams ont permis d’observer l’éruption du Cumbre Vieja depuis son fauteuil, avec de superbes images…

Une photo de l’éruption, prise par Nathalie Duverlie, figure sur la couverture du livre « Histoire de Volcans »

 

 

 

 

 

 

Groenland, entre tourisme et réchauffement climatique // Greenland, between tourism and global warming

Depuis quelques années, le Groenland est devenu une destination touristique très recherchée, avec tous les inconvénients que le tourisme de masse traîne dans son sillage. Aujourd’hui, les médias parlent de plus en plus souvent du Groenland à propos du réchauffement climatique. C’est dans l’Arctique que le phénomène est le plus sensible. La région se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste du monde. A terme, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland pourrait faire s’élever de plusieurs mètres le niveau des océans.

De plus en plus de visiteurs affluent vers Ilulissat sur la côte occidentale du Groenland. Avec 4700 habitants, c’est la troisième ville du territoire autonome danois. Symbole du réchauffement climatique, elle est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2004.

Les touristes viennent découvrir un paysage d’une beauté majestueuse, avec une vue époustouflante sur les icebergs. Échappés du fjord voisin, des blocs de glaces à la taille spectaculaire dérivent sans cesse sur l’océan où l’on peut aussi apercevoir des baleines.

Ces scènes de carte postale ont attiré quelque 50.000 personnes en 2021, soit dix fois plus de visiteurs que Ilulissat ne compte d’habitants. Plus de la moitié des visiteurs n’y font qu’une courte escale pendant une croisière arctique. Le maire de la localité n’a aucune envie d’assister à une déferlante du tourisme de masse comme c’est le cas en Islande. La localité n’a pas la capacité d’accueillir autant de monde. Des quotas seront probablement mis en place dans un proche avenir. Selon le maire, « pour respecter la communauté et l’environnement, il faut au maximum un bateau par jour et un millier de touristes par bateau. » Dernièrement trois paquebots sont arrivés le même jour déversant 6.000 visiteurs. C’est beaucoup trop car la ville ne peut ni les accueillir ni s’assurer qu’ils respectent les zones protégées, notamment dans le fjord.

Appelé à s’amplifier avec l’ouverture d’un aéroport international d’ici deux ans, cet afflux de touristes constitue bien sûr une manne financière bienvenue mais aussi une gageure supplémentaire. A côté de la fonte de la glace et du recul du glacier, le premier magistrat est inquiet du dégel du permafrost qui menace la stabilité de certaines infrastructures et habitations.

En attendant, le salut du Groenland passe par la mer. Le territoire cherche à s’émanciper du Danemark, quitte à devoir se priver des subsides de Copenhague qui constituent un tiers de son budget.

A Ilulissat, un habitant sur trois vit de la pêche qui représente l’essentiel des revenus propres de l’île. La population s’inquiète de voir la vitesse avec laquelle le réchauffement climatique impacte le Groenland, avec de lourdes répercussions sur les pratiques locales. Ces deux dernières décennies, l’immense calotte glaciaire a perdu 4.700 milliards de tonnes, contribuant à elle seule à une hausse des océans de 1,2 centimètre.

La disparition de la glace affecte les pêcheurs. Pour le meilleur et pour le pire. Le fjord principal était auparavant fermé par des icebergs énormes et par la banquise; les pêcheurs ne pouvaient pas y naviguer, ce qu’ils font désormais. Les bateaux peuvent maintenant sortir toute l’année, ce qui a permis d’intensifier l’activité, mais la taille des poissons s’amenuise, principalement à cause de la surpêche.

Source: médias internationaux.

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In recent years, Greenland has become a very popular tourist destination, with all the disadvantages that mass tourism brings in its wake. Today, the media refer more and more often to Greenland in connection with global warming. The phenomenon is most sensitive in the Arctic. The region is warming nearly four times faster than the rest of the world. Eventually, the melting of the Greenland ice cap could raise the level of the oceans by several meters.
More and more visitors are flocking to Ilulissat on the west coast of Greenland. With 4700 inhabitants, it is the third city of the Danish autonomous territory. Symbol of global warming, it has been listed as a UNESCO World Heritage Site since 2004.
Tourists come to discover a landscape of majestic beauty, with a breathtaking view of the icebergs. Escaped from the nearby fjord, blocks of ice of spectacular size constantly break out on the ocean where tourists can also see whales.
These postcard scenes attracted some 50,000 people in 2021, ten times more visitors than Ilulissat has inhabitants. More than half of the visitors make only a short stopover during an Arctic cruise. The mayor of the municipality does not want to witness a wave of mass tourism as in Iceland. The locality does not have the capacity to accommodate so many people. Quotas will likely be introduced in the near future. According to the mayor, « to respect the community and the environment, you need a maximum of one boat per day and a thousand tourists per boat. » Lately three liners arrived on the same day pouring 6,000 visitors. It’s too much because the city can neither accommodate them nor ensure that they respect the protected areas, especially in the fjord.
Expected to increase with the opening of an international airport within two years, this influx of tourists is of course a welcome financial windfall but also an additional challenge. Alongside the melting of the ice and the retreat of the glacier, the mayor is worried about the thawing of permafrost which threatens the stability of certain infrastructures and dwellings.
In the meantime, Greenland’s salvation lies by the sea. The territory is seeking to emancipate itself from Denmark, even if it means having to deprive itself of subsidies from Copenhagen which constitute a third of its budget.
In Ilulissat, one resident in three lives from fishing, which represents the bulk of the island’s own income. The population is concerned to see the speed with which global warming is impacting Greenland, with serious repercussions on local practices. Over the past two decades, the immense ice cap has lost 4,700 billion tons, contributing alone to a rise in the oceans of 1.2 centimeters.
The disappearance of the ice affects fishermen. For better and for worse. The main fjord was previously closed off by huge icebergs and pack ice; fishermen could not sail there, which they can now do. Boats can now go out all year round, which has increased the activity, but the size of the fish is shrinking, mainly because of overfishing.
Source: international news media.

Photos: C. Grandpey

Stromboli : une île à l’abandon? // Stromboli: an abandoned island?

La double catastrophe – incendie en mai et coulées de boue en août – dont a été victime l’ile de Stromboli continue à faire des vagues. Comme je l’ai écrit précédemment, la population de l’île est furieuse contre l’inaction des autorités siciliennes. Elle vient d’être soutenue par section d’Agrigente de l’association Mareamico. Tout le monde s’accorde pour dire que la catastrophe environnementale aurait pu être évitée. Comme l’a dit son président, « une fois encore on a tendance à souligner le caractère exceptionnel de l’événement climatique alors que le vrai problème est l’abandon de Stromboli. »

L’incendie de fin mai qui a détruit la végétation sur l’île a mis la terre à nu et, avec la pluie diluvienne, elle est descendue de la montagne et la boue a envahi les zones habitées. Selon Mareamico, « après l’incendie il y a eu trois mois pour intervenir et sécuriser l’île. Rien n’a été fait et aujourd’hui on assiste passivement une catastrophe environnementale sans précédent. »
La boue qui a envahi Stromboli a également mis au jour des erreurs du passé. Ainsi, une décharge à ciel ouvert jamais contrôlée, au-dessus d’une plage, est descendue avec la boue jusqu’à la mer, emportant avec elle plastique, déchets et débris de toutes sortes. C’est inacceptable pour Stromboli, une île inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO avec les autres îles éoliennes. L’association Mareamico va s’attaquer à tous les choix stratégiques et environnementaux, à commencer par l’usine de compactage des déchets urbains sur la plage près du port de Scari, un scandale qu’il faut régler au plus vite en trouvant une solution plus adéquate.

Mareamico prévient le prochain président de la région de Sicile, quelle que soit sa couleur politique, que la bataille de l’association pour sauver Stromboli de la négligence et de l’abandon sera implacable jusqu’à ce que soit mis en place un plan stratégique environnemental et de sécurité adapté à son caractère exceptionnel. Cela passe avant la recherche de responsabilités, même s’il faudra rembourser les habitants de Stromboli pour les dommages matériels et immatériels subis lors des coulées de boue du 12 août, au plus fort de la saison touristique. Le président de Mareamico a déclaré: « L’amour de Mareamico pour la Sicile nous oblige à être une vigie attentive au délicat équilibre environnemental de sa mer, une ressource infinie à protéger.»

Source: La Sicilia.

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The double disaster – a wildfire in May and mudslides in August – suffered by the island of Stromboli continues to make waves. As I have put it before, the population of the island is furious at the inaction of the Sicilian authorities. It has just been supported by the Agrigento section of the Mareamico Association. Everyone agrees that the environmental disaster could have been avoided. As its president said, « once again we tend to emphasize the exceptional nature of the climatic event when the real problem is the abandonment of Stromboli.  »
The wildfire at the end of May which destroyed the vegetation on the island left the land bare and, together with the torrential rain, it descended from the mountain and the mud invaded the inhabited areas. According to Mareamico, « after the fire there were three months to intervene and secure the island. Nothing was done and today we are passively witnessing an unprecedented environmental disaster. »
The mud that invaded Stromboli also exposed past mistakes. Thus, an uncontrolled open dump, above a beach, descended with the mud to the sea, carrying with it plastic, waste and debris of all kinds. This is unacceptable for Stromboli, an island listed as a UNESCO World Heritage Site along with the other Aeolian Islands. The Mareamico association will tackle all the strategic and environmental choices, starting with the urban waste compaction plant on the beach near the port of Scari, a scandal that must be resolved as quickly as possible by finding a more adequate solution.
Mareamico warns the next president of the region of Sicily, whatever his political color, that the association’s battle to save Stromboli from neglect and abandonment will be relentless until a strategic plan of environment and safety is put in place, adapted to its exceptional character. This goes before the search for responsibilities, even if it will be necessary to reimburse the inhabitants of Stromboli for the material and immaterial damage suffered during the mudslides of August 12th, at the height of the tourist season. The President of Mareamico said: « Mareamico’s love for Sicily compels us to be an attentive watchtower of the delicate environmental balance of its sea, an infinite resource to be protected. »
Source: La Sicilia.

Stromboli après l’incendie (Source: presse italienne)