La sismicité au sommet du Kilauea (Hawaii) // Seismicity in the summit area of Kilauea (Hawaii)

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, l’éruption du Kilauea et la sismicité qui l’accompagne causent des dégâts considérables sur la zone sommitale du volcan. En s’agrandissant, le cratère de l’Halema’uma’u a fait disparaître le parking de l’ancienne plateforme d’observation et la sismicité pourrait rendre le Jaggar Museum inutilisable.
S’agissant du musée, le personnel a observé des fractures sur la terrasse ainsi qu’à l’intérieur du bâtiment. Par prudence, les artefacts ont été retirés et transférés vers un endroit plus sûr il y a quelques jours. On craint que le bâtiment, qui abrite également l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (le HVO) disparaisse dans la caldeira si l’activité sismique continue avec la même intensité. Même si un tel événement ne se produit pas, il ne sera peut-être pas très prudent de réutiliser le musée quand le Parc National rouvrira, à cause de la proximité de la falaise devenue très instable.
Cependant, pour l’instant, les géologues affirment qu’il n’y a pas de signes que le site a commencé à bouger. Il y a certes quelques fissures sur le parking du HVO et à côté du bâtiment, mais elles ne présentent que quelques mètres de longueur. Quoi qu’il en soit, même s’il ne semble pas y avoir de danger imminent, les retombées de cendre intermittentes et les secousses sismiques, ainsi que les dégâts lents mais continus subis par les bâtiments du HVO, montrent qu’il faudra être vigilant tant que l’activité continuera. Il est encore trop tôt pour savoir ce qu’il adviendra des bâtiments à plus long terme.
Le Jaggar Museum a été construit en 1927 et il offrait jusqu’à présent une vue magnifique sur le lac de lave à l’intérieur de l’Halema’uma’u. Ce n’est plus le cas depuis que le lac a disparu après l’évacuation du magma vers la Lower East Rift Zone.
Selon l’USGS, le cratère a presque doublé en largeur et atteint 300 mètres de profondeur en certains endroits. Le Parc National est fermé depuis six semaines à cause du danger et le personnel de l’USGS a été transféré vers l’Université d’Hawaï sur le campus de Hilo.
Les séismes ont également ouvert des fissures sur la Highway 11 près de l’entrée du Parc. On ne connaît pas l’ampleur des dégâts à la Volcano House. Depuis la fermeture du Parc National, plus de 100 employés de la Volcano House se retrouvent momentanément au chômage.

 Dans sa dernière mise à jour, le HVO indique que la sismicité reste très élevée dans la zone sommitale. Le 22 juin, après environ 25 heures de sismicité significative, une explosion s’est produite au sommet avec un panache de vapeur et de cendre qui s’est élevé à 150 mètres au-dessus du plancher du cratère. L’énergie libérée par l’événement était équivalente à un séisme de magnitude M 5.3. Quelques heures plus tard, la sismicité a diminué avant d’augmenter à nouveau, avec une trentaine de secousses par heure. Ce type d’évolution sismique est observé depuis le début de l’éruption au mois de mai. Dans le même temps, l’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema’uma’u continue.
Source: USGS, Parc National.

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As I put it several times before, the eruption of Kilauea and the accompanying seismicity are causing considerable damage over the summit area of the volcano. The ever-growing Halema‘uma‘u crater has already destroyed the Overlook parking lot and it might make the Jaggar Museum unusable.

As far as the museum is concerned, the staff has witnessed cracks across the viewing deck as well as inside the museum. As a caution, artifacts were being removed and taken to a safer place a few days ago. There is concern the building, which also houses USGS’s Hawaiian Volcano Observatory (HVO), could slide into the caldera if this activity continues. But even if it doesn’t, it might not be safe to reuse once the park can reopen because of the proximity to a very unstable cliff.

However, for the moment, geologists say there is no evidence yet the whole site is starting to slip.There are some ground cracks through the HVO parking lot and adjacent to the building, but these are small, a few metres long. Even though there does not seem to be an imminent danger, the intermittent ashfalls and the earthquake shaking, plus the slow but continuing damage to the HVO buildings means that it is not a viable place for as long as this activity continues. It is still too early to know the longer term status of the buildings.

The Jaggar Museum was built in 1927 and previously offered views of the lava lake inside Halema‘uma‘u. This is no longer the case since the lake disappeared as magma withdrew from the summit in response to the lower East Rift Zone eruption.

The crater has nearly doubled in width, according to USGS, and is 300 metres deep in some places. The National Park has been closed for six weeks because of the danger and USGS staff was relocated to the University of Hawaii at Hilo campus.

Earthquakes also have caused cracks on Highway 11 near the park entrance. It is not known how much damage, if any, the Volcano House has sustained after more than a month of repeated earthquakes. Since the National Park’s closure, Volcano House’s more than 100 employees have been designated “temporarily unemployed.”

In its latest update, HVO indicates that seismicity remains elevated in the summit area. On June 22nd, after approximately 25 hours of elevated seismicity, a collapse explosion occurred at the summit producing a steam and ash plume that rose 150 metres above the crater floor. The energy released by the event was equivalent to an M 5.3 earthquake. A few hours later, seismicity decreased before increasing again, reaching about 30 earthquakes per hour. This kind of seismic evolution has been observed since the beginning of the eruption in early May. Meantime, inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues.

Source; USGS, National Park.

Crédit photo: USGS

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Kilauea (Hawaii): Vers une ouverture de points d’observation de l’éruption ? // Will viewing points of the eruption soon open?

Au cours des premiers jours de l’éruption, les autorités hawaiiennes ont redoublé d’efforts pour évacuer les habitants de Lower Puna qui étaient sous la menace de la lave. C’est maintenant au tour des responsables du tourisme de redoubler d’efforts pour essayer d’obtenir l’ouverture de zones d’observation où les touristes pourraient observer l’éruption spectaculaire et les coulées de lave. Même si la lave a détruit des centaines de maisons, elle offre aussi une rare chance de voir la Nature en furie. Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, certains touristes ont essayé d’entrer dans la zone interdite et ils ont été arrêtés. On ne badine pas avec la loi aux Etats Unis.
Les autorités parlent d’ouvrir la zone de fractures au public car cela permettrait de limiter les arrestations et stimulerait le tourisme qui marque le pas, surtout depuis que le Parc National des Volcans d’Hawaï a été fermé aux deux tiers. Aucune zone d’accès autorisé n’a encore été décidée, mais on parle d’utiliser comme modèle les mesures de restriction d’accès au sommet du Mauna Kea. L’accès à la lave pourrait se faire à partir de parcelles appartenant au comté, à l’État ou sur une propriété privée, sans toutefois empiéter sur les quartiers affectés par la lave. Certaines parties des quartiers délaissés par leurs habitants pourraient éventuellement devenir des zones d’observation, tout en veillant à ce que les visiteurs ne puissent pas voir des maisons en train de brûler, par respect pour la vie privée et pour des raisons de sécurité.
[Remarque personnelle: Il ne fait guère de doute que ces postes d’observation seront rapidement surpeuplés et n’offriront que des vues limitées de l’éruption. Toutes les autres routes d’accès resteront fermées et sévèrement contrôlées. Idem pour le Parc des Volcans. Est-ce que cela vaut la peine d’entreprendre un voyage de 20 heures depuis la France pour juste jeter un coup d’œil ponctuel à l’éruption ? A chacun de juger ! Une autre solution consiste à survoler l’éruption en hélicoptère. Il vous en coûtera 324 dollars par personne avec la compagnie Paradise Helicopters pour un vol de 45 minutes, portes de l’appareil retirées.]
Le business et l’argent joueront un rôle non négligeable dans la décision d’ouvrir ou non des zones d’observation. Alors que les arrivées dans la Grande Ile de touristes en provenance des États-Unis et du Japon étaient en hausse en mai et en juin, elles ont chuté de 10 à 20% à partir du mois de juillet. Même si les voyageurs japonais ne sont pas particulièrement sensibles à l’activité volcanique – ils ont des volcans au Japon – certains commencent à changer leurs plans de voyage parce qu’ils ne veulent pas venir à Hawaii s’ils ne peuvent pas visiter le Parc National des Volcans ou voir de la lave. La fermeture du Parc et d’autres activités liées à la lave a également pesé dans l’annulation temporaire des escales du navire de croisière Pride of America à Kona et Hilo.
Les voyageurs américains semblent s’intéresser davantage aux coulées de lave que les Japonais. Une enquête auprès des 40 000 voyagistes américains a révélé que près de 70% des personnes interrogées dans les agences avaient reçu des appels et des demandes de renseignements concernant l’activité volcanique. Alors que seulement environ 10% des participants à l’enquête ont noté des annulations, environ 35% ont remarqué un ralentissement des réservations futures, principalement sur l’île d’Hawaï et à un degré moindre sur Oahu, Kauai et Maui.
Il faut espérer que lorsque les autorités décideront finalement d’ouvrir au public des zones d’observation, l’éruption ne sera pas terminée!
Source: Médias d’information américains.

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While Hawaiian officials have stepped up efforts to get residents out of Lower Puna’s lava-ridden neighbourhoods, tourism officials are pushing them to create viewing areas where tourists can watch the dramatic eruption and the lava flows.While the lava has been destructive, it has also provided a rare chance to see nature’s fury. As I explained in previous posts, some tourists have tried to enter the forbidden eruption area and they got arrested.

Officials are discussing opening fissure areas to public viewing to help curb lava- related tourist arrests and to stimulate tourism, which seems to be down mainly because Hawai‘i Volcanoes National Park is two-thirds closed. An access location or model has not been determined, but planners might use Mauna Kea summit’s restrictive visitation policies as a guide. Lava-viewing access could start from county, state or private property that will not infringe on affected neighbourhoods. Portions of vacated neighbourhoods could eventually become viewing areas but officials will make sure that visitors cannot watch residents’ houses burning, out of respect for privacy and safety concerns.

[Personal remark: A problem might be that these observations posts will rapidly be overcrowded and offer limited views of the eruption. All other access roads will still be closed and severely controlled. Same situation for the National Park. Starting a 20-hour journey from France for just taking a glimpse of the eruption does not seem worth the money! Another solution is to book a helicopter flight. It will cost you 324 dollars for a 45-minute flight with Paradise Helicopters].

Business and money would contribute to the opening of the viewing areas. While arrivals from the U.S. and Japan to the Big Island were up in May and June, business is projected to drop about 10 to 20 percent from July forward. While Japanese travellers are not particularly sensitive to volcanic activity, since they have volcanoes in Japan, some are beginning to change their travel plans because they don’t want to visit if they can’t see Hawai‘i Volcanoes National Park or lava. Closures of the Park and other lava-related activities also played a role in the decision to temporarily cancel cruise ship Pride of America’s port calls in Kona and Hilo.

U.S. travellers seem to be more cautious about the fiery flows. A survey of the 40,000 U.S. travel sellers found that nearly 70 percent of respondents had got calls and inquiries from clients about the volcanic activity. While only about 10 percent of respondents noted cancellations, approximately 35 percent were concerned about a slowdown in future bookings, mostly on Hawaii Island with some lesser losses on Oahu, Kauai and Maui.

It has to be hoped that when authorities finally decide to open viewing areas the eruption will not have come to an end!

Source : U.S. news media.

Crédit photo: USGS

Eruption du Kilauea (Hawaii): Un coup dur porté au tourisme // A hard blow to tourism

L’éruption actuelle du Kilauea est un très mauvais coup porté au tourisme sur la Grande Ile d’Hawaii. Le spectacle fantastique de l’éruption est interdit aux visiteurs pour des raisons évidentes de sécurité. En outre, les touristes n’ont rien à faire dans les zones où beaucoup de maisons ont été détruites. Cela équivaudrait à du voyeurisme.
Au cours des 10 dernières années, les gens ont pu voir un volcan en éruption sous leurs yeux, qu’ils soient en fauteuil roulant ou en poussette. Il n’y avait pas à marcher longtemps pour atteindre le site d’observation. Il suffisait de garer sa voiture au parking du Jaggar Museum, faire quelques pas, et on se trouvait juste au bord de l’un des volcans les plus actifs au monde. Aujourd’hui, les touristes ne peuvent plus regarder l’éruption depuis la terrasse du musée car la lave a disparu le 6 mai de la bouche active qui illuminait le cratère de l’Halema’uma’u. Elle a chuté de 220 mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater et est devenue invisible. Cinq jours plus tard, le Parc fermait pour une durée indéterminée. Au cours des dernières années, il a attiré plus de visiteurs que le Pacific National Monument à Pearl Harbor sur l’île d’Oahu. .
Tandis que le spectacle à la fois fascinant et destructeur proposé par Madame Pele fait rage pour quelques uns – quelques habitants, des scientifiques et des équipes d’intervention d’urgence – la situation est très douloureuse pour la Parc National d’un point de vue touristique et économique. A ce jour, le National Park Service estime l’impact de l’éruption sur le tourisme à 13 millions de dollars. Les entreprises qui tirent des revenus des visiteurs du parc, comme les restaurants et les voyagistes, souffrent beaucoup. Certains ont licencié des employés. Le National Park Service a indiqué qu’il contribue annuellement pour 166 millions de dollars à l’économie locale en aidant à remplir des hôtels, des restaurants, des agences de voyage, etc. Cela équivaut à 455 000 dollars par jour. L’an dernier, le Parc National a attiré environ 2 160 000 visiteurs, contre 1 890 000 l’année précédente.
Pour beaucoup de touristes, ne pas être en mesure de voir le volcan et sa lave est une grande déception, même s’ils réalisent que cette déception est bien peu de chose comparé à ce qui est enduré par les habitants, en particulier plusieurs centaines de personnes qui ont perdu leur maison, et plus de 2000 qui vivent dans des centres d’hébergement, avec leurs  familles ou chez des amis ou même loin de l’île.
D’autres personnes ne comprennent pas ou sont en désaccord sur le fait que le Parc National soit fermé. Un employé du centre commercial de Hilo a déclaré: « Il y a 10 000 emplois dans l’industrie du tourisme qui sont menacés en ce moment. Notre plus grande attraction touristique est fermée. Je vais écrire à mes députés en leur demandant de faire ouvrir le Parc. Il n’y a pas de danger si l’on ne se trouve pas sous le vent. »Ces paroles ont été prononcées avant qu’un séisme enregistré le 3 juin fissure la terrasse d’observation du Jaggar Miseum et endommage trois bâtiments, dont le centre d’opérations d’urgence du Parc. D’autres dégâts concernent des routes fracturées, des conduites d’eau rompues et une couche de cendre volcanique qui recouvre certaines parties du Parc.
Dans le but de satisfaire l’intérêt des visiteurs et pour leur donner des informations sur le volcan, le National Park Service a installé des rangers à Hilo et ailleurs tout en gardant ouverte une petite partie du Parc, loin du sommet. Les rangers répondent aux questions des touristes sur la situation dans le Parc et l’évolution de l’éruption. C’est tout ce qui peut être fait, en attendant la fin de l’éruption.
Source. Médias d’information hawaïens.

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Kilauea Volcano’s current eruption is striking a very hard blow to tourism on Hawaii Big Island. The fantastic show of the eruption is off limits to tourists for safety reasons which are very easy to understand. Besides, visitors have nothing to do in areas where lots of houses have been destroyed. This would amount to voyeurism.

For the last 10 years, people could see an erupting volcano right before their eyes whether they were in a wheelchair or a stroller. There was no hiking to get to it. It was just park your car at the Jaggar Museum parking lot, walk a few steps and you were right on the edge of one of the world’s most active volcanoes. Today, tourists can no longer watch the eruption from the terrace of the Jaggar Museum as lava disappeared on May 6th from Hawaii’s most visited tourist attraction. It dropped 220 metres below the Overlook Crater’s rim and became out of sight. Five days later the Park closed indefinitely. In recent years it had attracted more visitors than the Pacific National Monument at Pearl Harbor on Oahu Island. .

While Madame Pele’s spectacular and destructive show is raging on in view of only a relative few, including some residents, scientists and disaster response teams, the situation for the National Park from a tourism and economic point of view is very painful. The National Park Service estimates the impact to date at 13 million dollars. Businesses that closely derive income from park visitors, such as nearby restaurants and tour companies, are suffering. Some have laid off employees. The National Park Service said it contributes 166 million dollars to the local economy annually by helping fill hotels, restaurants, tours, etc. That amounts to 455,000 dollars a day. Last year the National Park attracted about 2.16 million visitors, up from 1.89 million the year before.

For many tourists, not being able to see the volcano and lava has been a great disappointment, though they know this is trivial compared with what is being endured by residents, including several hundred who lost their homes and more than 2,000 who were forced to move into shelters, with family, with friends or even away from the island.

Other persons don’t understand, or they disagree about the park being closed. Someone at Hilo Shopping Center said: “(We’ve) got 10,000 jobs in the tourism industry that are at risk right now. We have our largest tourist attraction closed. I’m writing my Congress people saying let’s get (the park) open. It can be safe if we stay upwind.” The comment was made before a June 3rd earthquake cracked the Jaggar Museum’s observation deck and damaged three buildings, including the park’s visitor emergency operations centre. Other conditions include fractured roads, severed water pipes and layers of acidic volcanic ash covering parts of the park.

In an effort to satisfy visitor interest in the volcano, NPS redeployed interpretive rangers in Hilo and other places while keeping open a small piece of the giant park far from the summit. Park rangers and volcano displays can also be visited in different places of Hilo. Rangers answer questions about the park and current eruption conditions. This is all that can be done, waiting for the end of the eruption.

Source. Hawaiian news media.

Il y a encore quelques semaines, la lueur de la lave illuminait tout le cratère de l’Halema’uma’u (Photo: C. Grandpey)

Aujourd’hui c’est une bouche vide soumise à des effondrements qui occupe le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: USGS)

2017: Centenaire du Parc National du Denali (Alaska) // 100th anniversary of Denali National Park (Alaska)

L’année 2016 a marqué le 100ème anniversaire de la création du service des parcs nationaux aux États-Unis, avec des millions de visiteurs venus participer à des festivités. En cette année 2017, l’Alaska célèbre un autre anniversaire, celui du Denali National Park and Preserve qui a eu 100 ans au mois de février. Moins connu parce que plus loin que Yellowstone, par exemple, le Parc National du Denali est l’une de mes destinations préférées aux États-Unis, bien que les montagnes qui s’y trouvent ne soient pas des volcans.
Le Denali – « celui qui est haut », en langue athapascane – porte ce nom depuis 2015, suite à la décision du Président Obama d’abandonner l’ancienne appellation McKinley. Il avait fasciné en 1908 le conservationniste Charles Sheldon qui avait décidé de plaider la cause de ce «Yellowstone de l’Alaska». D’une superficies de 23 310 kilomètres carrés et reconnu pour sa splendeur sauvage quand le président Woodrow Wilson l’a élevé au rang de Park National en 1917, le territoire du Mont McKinley avait déjà attiré des milliers de personnes désireuses de pénétrer dans un lieu protégé, loin de l’influence humaine. Il symbolisait la faune, les montagnes, et la nature sauvage, contrairement à certains autres parcs populaires situés dans des parties plus accessibles des États-Unis.
Il est vrai que le Parc National du Denali est l’un des endroits les plus accessibles avec son entrée principale le long de la Parks Highway. On trouve tout autour de nombreux terrains de camping et des possibilités d’hébergement. 599 822 personnes ont visité le Parc du Denali en 2016 (j’étais parmi elles!), soit environ 10 000 de plus que l’année précédente et une forte augmentation par rapport aux 388 433 en 2012.
Le Parc est réputé pour sa faune, et les visiteurs espèrent voir le plus grand nombre possible d’espèces animales avant de repartir. Comme en Afrique, la plupart viennent voir les «Big Five» : élan, mouton de Dall, loup, caribou et grizzly. La plupart des animaux sauvages qui vivent dans le parc disposent de 23 000 km2 et ne sont pas dérangés par les humains.
J’ai visité le Parc National du Denali à deux reprises et chaque fois, j’ai éprouvé un grand plaisir à voyager au sein de la toundra, avec des rencontres avec un grizzly ou un élan, et les 6190 mètres du Denali en toile de fond. Les deux visites étaient en septembre, lorsque la toundra vire au rouge et les bouleaux deviennent des îles jaunes dans l’immensité du Parc. J’ai encore à l’esprit les vues sur le Denali et de ses glaciers quelques minutes avant l’atterrissage à l’aéroport d’Anchorage. Il est difficile de comparer le Parc du Denali à celui de Yellowstone. Bien que tous deux soient facilement accessibles, ils sont totalement différents, essentiellement parce qu’il n’y a pas de sources chaudes et de geysers dans le Parc National du Denali. En outre, bien qu’ils soient tous les deux situés dans des zones montagneuses, les paysages sont très différents. La meilleure façon de comparer ces deux parcs nationaux est … de leur rendre visite!

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Last year marked the 100th anniversary of the National Park Service in the United States, with millions of visitors attending festivities to celebrate. But this year is Alaska’s opportunity for a centennial milestone. Denali National Park and Preserve turned 100 in February 2017. Less known and a farther destination than Yellowstone, Denali is one of my favourite destinations in the U.S., although the mountains are not volcanoes.

Encompassing more than 9,000 square miles of alpine tundra, taiga forest, and mountains including North America’s highest peak, Denali has attracted attention since conservationist Charles Sheldon first raised field glasses to his eyes in 1908 and decided to advocate for this « Yellowstone of Alaska. » Defined almost immediately by its wildness when designated by President Woodrow Wilson in 1917, what was then called Mount McKinley National Park attracted thousands of people wanting to experience a place shielded from much human influence. Denali meant wildlife, mountains, and wilderness, unlike popular parks in more accessible parts of the United States.

Denali is one of the most accessible places for Alaska families with an easy-to-reach entrance along the Parks Highway and plenty of campgrounds and lodging options for overnight stays. 2016 brought 599,822 visitors (I was among them!), about 10,000 more than the previous year and a big increase from the 388,433 in 2012.

Denali National Park and Preserve is famous for its wildlife, and visitors want to see as many species as possible before leaving. Like in Africa, the bulk of Denali’s visitors come to see the ‘Big Five:’ moose, Dall sheep, wolves, caribou, and grizzly bear. Most of the wild animals that live in the Park have 6 million acres to roam and explore undisturbed by humans.

I visited Denali National Park and Preserve twice and each time, I felt a great pleasure while travelling across the tundra, with some unexpected encounters with a grizzly or a moose and Denali peak in the background. Both visits were in September when the tundra gets red and the birch trees are yellow islands in the immensity of the Park. I can also remember the views on the mountains and its glaciers a few minutes before landing in Anchorage Ted Stevens Airport. It is difficult to compare Denali with Yellowstone. Although they are both easily accessible, they are quite different, essentially because there are no hot springs and geysers in Denali National Park. Besides, although they are both located in mountainous areas, the landscapes are very different. The best way to compare these two national parks is…to pay them a visit!

Photos: C. Grandpey

 

Poás (Costa Rica): Le Parc National reste fermé // The National Park remains closed

Pas de chance pour ceux qui ont profité des vacances de Pâques pour visiter le Costa Rica: En raison de l’activité persistante, le Parc National du Poás restera fermé au public jusqu’à nouvel ordre. Le personnel doit évaluer les dégâts causés aux infrastructures et s’assurer que les visiteurs seront en sécurité visiteurs avant de rouvrir le Parc.
Le volcan a continué à montrer une forte activité le dimanche 16 avril. De petites éruptions phréatiques sont signalées toutes les heures, mais les plus fortes ont eu lieu à 13h46 et à 14h55 (heure locale). La deuxième explosion a de nouveau expulsé de gros blocs. L’un d’eux, de 2 mètres de diamètre, est tombé à seulement 30 mètres de l’un des sentiers utilisés par les touristes et a brisé un tuyau d’eau dans le Parc National. Les ouvriers qui ont effectué la réparation portaient des équipements de protection. Malgré cela, ils se sont plaints d’irritation des yeux et de la gorge en raison des émissions de gaz du cratère.
Le tourisme dans la région proche du volcan souffre des conséquences de l’éruption, d’autant plus qu’elle s’est produite pendant une période de forte affluence.
Source: The Costa Rica Star.

Vidéo de l’éruption du 16 avril 2017 à 13h46:

https://www.facebook.com/RSN.CR/?hc_ref=NEWSFEED&fref=nf

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Hard luck for those who took advantage of the Easter holidays to visit Cost Rica : Due to the continuous activity, the Poás National Park will remain closed to the public until further notice. Staff at the park still needs to evaluate the damage to the infrastructure and consider the security of the visitors before it reopens.

The volcano continued with high activity this Sunday, small phreatic eruptions are reported every hour, but the biggest eruptions took place at 1:46 p.m. and a larger one at 1:55 p.m. (local time). The second blast once again expelled large rocks. One of them, 2 metres in diameter, fell just 30 meters from one of the trails used by tourists, and broke a water-pipe in the National Park. The damage was repaired and even though the workers went in with protective gear they still suffered irritation of their eyes and throat due to the effect of the gas emissions from the crater.

The tourism industry in the area close to the volcano is suffering from the consequences of the eruption, especially since it occurred during a time of high visitation.

Source: The Costa Rica Star.

Video of the eruption of April 16th 2017 at 13:46: https://www.facebook.com/RSN.CR/?hc_ref=NEWSFEED&fref=nf

Source: RSN Costa Rica.

Les éruptions du Kilauea (Hawaii) // The eruptions of Kilauea Volcano (Hawaii)

drapeaufrancaisLe Parc National des Volcans d’Hawaii va célébrer le 100ème anniversaire de sa création en 2016. Fondé le 1er août 1916, ce fut le 15ème parc national. Il a devancé la mise en place du National Park Service (25 août 1916) et l’entrée d’Hawaii comme 50ème Etat de l’Union (21 août 1959).
A l’occasion de cet anniversaire, le Parc a ouvert un nouveau site web accessible à cette adresse:
http://www.nps.gov/havo/getinvolved/100th-anniversary.htm

Lorsque vous visiterez ce site, vous découvrirez une vidéo très intéressante qui décrit un siècle d’éruptions sur la Grande Ile d’Hawaii. Intitulé « 100 ans en 100 secondes », le document présente sur une carte les différentes éruptions et les modifications qu’elles ont apportées au paysage à l’intérieur du Parc National des Volcans d’Hawaii. Voici l’adresse de cette vidéo:
http://www.nps.gov/media/video/view.htm?id=CE6C0A28-F7C3-3A97-87AC2D8DEB9601E9

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drapeau anglaisHawai’i Volcanoes National Park will be celebrating its 100th anniversary in 2016. Founded on August 1st, 1916, the park was the 15th National Park, predating both the establishment of the National Park Service itself (August 25th, 1916) and Hawaiian statehood (August 21st, 1959)
On the occasion of this anniversary, the Park opened a new website to be accessed at this address:
http://www.nps.gov/havo/getinvolved/100th-anniversary.htm

When you visit the website, you will discover a very interesting video that offers a fascinating chronicle of a century of volcanic eruptions on Hawaii’s Big Island. “100 Years in 100 Seconds” maps the eruptions and resulting changes in landscape at Hawaii Volcanoes National Park. Here is the address of the video itself:
http://www.nps.gov/media/video/view.htm?id=CE6C0A28-F7C3-3A97-87AC2D8DEB9601E9

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Puits de lave dans le cratère du Pu’uO’o en 1998  (Photo: C. Grandpey)