Activité toujours intense sur le Santiaguito (Guatemala) // Intense eruptive activity at Santiaguito volcano (Guatemala)

drapeau-francaisLe Santiaguito reste très actif et l’INSIVUMEH diffuse bulletin spécial sur bulletin spécial. L’activité, essentiellement explosive, a son siège au niveau du dôme Caliente, avec des panaches de cendre qui peuvent atteindre 5 km de hauteur. On entend les détonations des explosions jusqu’à 30 km du volcan.

Comme je l’ai écrit précédemment, des coulées pyroclastiques dévalent les flancs du Santiaguito sur environ 2 km, en particulier dans les paries sud et est du cône. Les blocs et les bombes projetés par les explosions atterrissent jusqu’à 3 km du cratère. Comme la plupart du temps dans ce genre de situation, des retombées de cendre sont observées dans plusieurs localités sous le vent.

Il est conseillé aux pilotes d’avions d’éviter de voler à proximité du volcan.

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drapeau-anglaisDue to Santiaguito’s intense activity (the highest in the past two years) INSIVUMEH has released several special reports in the past days. The seat of the explosions is the Caliente cone, with ash plumes that may rise up to 5 km. The explosions can be heard up to 30 km from the volcano.

As I put it before, pyroclastic flows travel up to 2 km, mainly on the southern and eastern flanks. Blocks and volcanic bombs have been observed falling as far as 3 km from the crater.

Ashfall occurs in downwind areas where they have affected several communities.

Pilots should avoid flying near the volcano.

 

Masaya (Nicaragua)

drapeau-francaisAprès avoir été fermé plusieurs jours à cause d’une intensification de l’activité sismique et volcanique, le Parc National du Masaya est de nouveau ouvert au public. Le site est ouvert entre 9 heures et 17 heures, mais des visites nocturnes sont également organisées pour les groupes de touristes. Le prix d’entrée est de 30 cordobas (environ 1 euro) pour les gens du coin et de 100 cordobas (environ 3 euros) pour les étrangers. L’un des visiteurs de mon blog fait partie des chanceux qui ont pu voir le cratère du Masaya après la réouverture du Parc. Il a eu la gentillesse de me faire parvenir plusieurs photos du volcan et de son lac de lave, ainsi que du Cerro Negro. Je le remercie très sincèrement.

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drapeau-anglaisAfter being closed several days because of an increase in seismic and volcanic activity, the Masaya Volcano National Park is now open again to the public. The park is open from 9 am to 5 pm, but night tours are also organised for tourist groups. The entrance fee is 30 cordobas for domestic visitors and 100 cordobas for foreigners. A visitor of my weblog visited Masaya jst after the Park was open again and he sent me a photo gallery showing the inside of the crater, as well as a nice photo of nearby Cerro Negro. I thank him very much for his kindness.

Masaya 02

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Crédit photo: Claude Faure

Une prise de conscience de la situation dans l’Arctique ? // An awareness of the situation in the Arctic ?

drapeau-francaisComme je l’ai écrit précédemment (voir ma note du 13 mai), plusieurs grandes compagnies pétrolières et gazières ont renoncé à la plupart de leurs concessions dans l’Arctique américain. Au même moment, le président Obama et d’autres responsables politiques sont mis sous pression pour prendre des mesures afin de mettre fin au réchauffement de cette région du globe.

De nombreux législateurs démocrates et des militants écologistes font pression sur l’administration américaine pour qu’elle interdise carrément les forages dans l’Arctique dans le cadre du prochain plan quinquennal d’attribution des concessions qui court de 2017 à 2022.

Plusieurs membres démocrates et républicains de la Chambre des Représentants ont adressé une lettre au Secrétaire à l’Intérieur avec ces mots: «… l’Océan Arctique doit être mis à l’abri, de façon permanente, de tout forage pétrolier et ne doit pas être utilisé pour exploiter davantage des combustibles fossiles dont nous n’aurons pas besoin si nous voulons promouvoir un avenir basé sur des énergies propres « .
La nouvelle politique pour un Arctique propre se fait jour au moment où les chefs d’états du Danemark, de Finlande, d’Islande, de  Suède et de Norvège viennent de rencontrer le Président Obama à la Maison Blanche pour discuter de questions comme la sécurité mondiale, le commerce et le changement climatique, sans oublier la situation précaire de l’Arctique. Le communiqué final demande aux nations nordiques de poursuivre les efforts pour ralentir le changement climatique et protéger l’environnement, avec l’abandon progressif des combustibles fossiles, domaine dans lequel les pays scandinaves sont des leaders mondiaux. En revanche, aucune mention n’est faite dans le communiqué de l’utilisation du fioul lourd, le plus susceptible de polluer les eaux arctiques en cas de marée noire.
Comme cela a été dit et répété, il est urgent d’agir. La surface occupée par la glace de mer pendant l’hiver a établi un nouveau record au mois de mars 2016 avec une surface inférieure à celle du précédent record établi en  2014-2015. Ce même mois, certaines zones de l’Arctique présentaient une température supérieure de plus de 4 degrés Celsius à la moyenne historique. Le mois d’avril a enregistré la plus faible couverture neigeuse de l’hémisphère nord de tous les temps. Plus au sud, en Alberta, les feux de forêt ont décimé Fort Mac Murray, une importante zone de production de pétrole pour le Canada.
Les administrations des pays nordiques envisagent de commander une étude pour savoir quel impact aurait sur l’Arctique une augmentation de la température mondiale de 1,5°C par rapport aux niveaux pré-industriels (donc inférieure aux 2 degrés prévus dans le cadre de la COP 21). Les scientifiques font remarquer que même une augmentation inférieure à 1,5°C aurait un énorme effet sur l’Arctique parce que la région se réchauffe beaucoup plus rapidement que d’autres parties du monde. Comme l’a indiqué un scientifique: « Une hausse de température de 1 ou 1,5 degré dans un endroit comme Washington est quelque chose que l’on ne remarque pratiquement pas, mais dans l’Arctique, ce peut être la différence entre le patinage sur la glace et la natation ! »
Dans une interview, l’ambassadeur de Suède aux États-Unis a déclaré que « tous les pays doivent d’abord s’efforcer de mettre en œuvre l’accord climatique réalisé en décembre à Paris avant de vouloir atteindre des objectifs climatiques plus ambitieux. » L’ambassadeur de Norvège aux Etats-Unis a déclaré de son côté que son pays était tout à fait conscient des impacts climatiques ; c’est la raison pour laquelle la Norvège s’est engagée à dépenser 366 millions de dollars par an pendant les dix prochaines années pour préserver les forêts dans les pays pauvres.
Source: The Washington Post.

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drapeau-anglaisAs I put it before (see my note of May 13th), several major oil and gas firms have abandoned most of their leases in the American Arctic, just as President Obama and others are coming under increased pressure to avert dangerous warming in the region. Many Democratic lawmakers and environmental activists are pushing for the administration to ban Arctic drilling altogether as part of the next five-year leasing plan, which runs from 2017 to 2022.

Several Democrat and Republican members of the House of Representatives have sent a letter to the Interior Secretary with these words: « … the Arctic Ocean should be permanently protected from oil drilling, not used to drill for more fossil fuels that we will not need if we are serious about powering our future with clean energy. »

The new push for a clean Arctic comes as the leaders of Denmark, Finland, Iceland, Sweden and Norway have just met with Obama at the White House to discuss issues including global security, trade and climate change, together with the precarious state of the Arctic. The final joint statement calls for the nations to forge ahead with efforts to slow climate change and protect the environment, including a shift away from fossil fuels, an area where Scandinavian countries are world leaders. However, no specific mention is made of the use of heavy fuel oil, the most likely to pollute Arctic waters in case of an oil spill.

As I put it previously, in March, the maximum winter sea ice extent hit an all-time recorded low, as it shrunk below the 2014-15 record low. That same month, parts of the Arctic were more than 4 degrees Celsius higher than the historic average. April marked the lowest Northern Hemisphere snow cover on record. Farther south, in Alberta, raging wildfires have decimated Fort Mc Murray, a major oil-producing area for Canada.

Officials from the Nordic nations are debating whether to call for a study of how a global temperature rise of 1.5°C from pre-industrial levels (which is below the 2-degree increase the world’s nations pledged to meet as part of the recent Paris conference) would impact the Arctic. Scientists have indicated that even the lower temperature increase would have an enormous affect on the Arctic, because the region warms much faster than other parts of the world. As one scientist put it: « A 1 or 1.5 degree temperature rise in a place like Washington is something you may not notice that much, but up in the Arctic it can be the difference between skating on the ice, and swimming. »

In an interview, Sweden’s ambassador to the United States said that “the world’s nations must focus on implementing the global climate accord reached in December in Paris before committing to more ambitious climate targets.” Norway’s ambassador to the United States said that his nation was keenly aware of climate impacts, which is why it had pledged to spend $366 million a year for the next decade to preserve forests in poorer countries.

Source : The Washington Post.

Shell

Plateforme pétrolière Shell ancrée dans le port de Seattle

(Crédit photo: Wikipedia)

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Fonte de la glace de mer au large du Groenland

(Photo: C. Grandpey)