Colère à Stromboli (Sicile)

De la boue, des cailloux, de l’eau partout. Des maisons, des rues, des magasins, des restaurants, agressés. Violentés. C’est le sentiment qui prévaut au sein de la population de Stromboli au lendemain du gros orage et des dégâts qu’il a occasionnés. A côté de la colère, il y a l’impression d’avoir été abandonnés par les autorités. Ce qui rend les gens encore plus furieux, c’est que la catastrophe n’a pas été causée par la nature, mais par l’homme. Comme l’a dit un habitant: « L’homme parvient à provoquer les catastrophes que le volcan n’a jamais causées! Par bonheur, il n’y a pas eu de victimes.

L’incendie du mois de mai, dont les auteurs n’ont toujours pas été poursuivis, a littéralement détruit toute la végétation et réduit en cendres toutes les barrières naturelles qui empêchent les mouvements de terre, de boue – et dans ce cas de cendres – d’atteindre les maisons. Comble de l’ironie, la production de la fiction avait fait savoir qu’en octobre ils reviendraient sur l’île pour terminer le tournage qui avait été interrompu par les flammes. Des flammes qui, rappelons le encore une fois, n’ont pas encore de coupable. Pas sûr qu’ils soient les bienvenus.
La catastrophe du 12 août était prévisible, pour ne pas dire annoncée. La seule chose certaine, c’est que rien n’a été fait. Sans vergogne, le directeur régional des service d’incendie a voulu minimiser ce qui s’est passé et a déclaré qu’il s’agissait d' »un cas de micro-urgence » Allez dire aux habitants de Stromboli qu’il s’agit d’une micro-urgence!! Comme je l’ai indiqué précédemment, le responsable de la Protection civile, est arrivé à Stromboli en hélicoptère. Les habitants auraient aimé lui rappeler ce qu’ils lui avaient dit au mois de mai au moment de l’incendie. Ils craignaient qu’aux premières pluies, de la boue et des cendres envahissent l’île. Selon le chef de la Protection civile, c’était « une éventualité que je pense pouvoir exclure en raison du type de terrain. » S’en souviendra-t-il? Pas sûr, ou il aura envie d’oublier….

Source: médias italiens.

Dernières nouvelles de Yellowstone // Latest news from Yellowstone

Créé en 1872 alors que les États-Unis se remettaient de la Guerre de Sécession, Yellowstone fut le premier parc national américain. Il abrite des geysers, des sources chaudes, des chutes d’eau et une très abondante faune. Aujourd’hui, Yellowstone fait face à son plus grand défi depuis des décennies.
Comme je l’ai déjà écrit, les inondations provoquées par les crues de plusieurs rivières ont détruit de nombreux ponts, emporté des kilomètres de routes et provoqué la fermeture du Parc à l’approche de la haute saison touristique. Yellowstone s’apprêtait à célébrer son 150ème anniversaire. Les localités proches du Parc ont été inondées et des centaines de maisons ont été envahies par l’eau de la rivière Yellowstone et de ses affluents.
L’ampleur des dégâts est en cours d’évaluation par les responsables de Yellowstone, mais sur la base d’autres catastrophes qui ont affecté des parcs nationaux, la reconstruction pourrait prendre des années et coûter plus d’un milliard de dollars. De plus, on se trouve dans un contexte de paysage écologiquement sensible où la période de travaux ne s’étend que du dégel au printemps jusqu’aux premières chutes de neige à l’automne.
D’après les responsables du parc, les dégâts les plus importants semblent concerner les routes, en particulier celle reliant l’entrée nord du parc à Gardiner (Montana) aux bureaux du Parc à Mammoth Hot Springs. Il est probable que des centaines de passerelles sur les sentiers ont été endommagées ou détruites.
Recréer une empreinte humaine dans un parc national est toujours une opération délicate, d’autant plus que le réchauffement climatique accélère la fréquence des catastrophes naturelles. Les incendies de forêt sont de plus en plus violents, dont un l’année dernière qui a détruit des ponts, des cabanes et d’autres infrastructures dans le Parc national du Lassen en Californie.

Sommet du Lassen Peak

Les inondations ont déjà causé d’importants dégâts dans d’autres parcs et menacent pratiquement tous les parcs nationaux. Le Parc national du mont Rainier a fermé pendant six mois après les pires inondations de son histoire en 2006.

 

La vallée de Yosemite, dans le parc national du même nom, a été inondée à plusieurs reprises, mais a subi ses pires dégâts il y a 25 ans lorsque de fortes pluies se sont abattues sur un important manteau neigeux, un scénario semblable à ce qui s’est passé à Yellowstone. Cet événement a provoqué la fermeture du parc pendant plus de deux mois.

 

Il est difficile de dire si Yellowstone sera confronté à une situation analogue, même si la reconstruction de la route qui passe près des Mammoth Hot Springs, où l’eau bouillante s’écoule sur une série de terrasses en travertin, présente un défi. Outre le contexte géologique proprement dite, des microbes et des insectes se développent dans un environnement que l’on ne trouve presque nulle part ailleurs. Par ailleurs, le Parc devra éviter d’endommager les artefacts archéologiques ou culturels de la région qui possède une riche histoire amérindienne.

La campagne de réparation de Yellowstone survient au moment où un nombre de plus en plus important de touristes est impatient de visiter les parcs nationaux américains. L’arriéré de leur budget d’entretien atteint des dizaines de milliards de dollars. Le Parc de Yellowstone devait recevoir de l’argent par l’intermédiaire du Great American Outdoors Act. Il s’agit d’une une loi adoptée par le Congrès en 2020 qui autorise le déblocage de près de 3 milliards de dollars pour l’entretien et d’autres projets sur les terres publiques. Yellowstone n’a toujours rien reçu et a maintenant besoin d’une rallonge pour faire face aux réparations les plus urgentes estimées à au moins 1 milliard de dollars.
La moitié sud du parc devrait rouvrir bientôt, ce qui permettra aux visiteurs de venir admirer le Vieux Fidèle, le Grand Prismatic et le Grand Canyon de Yellowstone et sa majestueuse chute d’eau.

 

Toutefois, la partie nord du Parc qui a le plus souffert des inondations pourrait ne pas rouvrir cette année,. Les touristes ne pourront donc pas voir Tower Fall ni Lamar Valley, l’un des meilleurs endroits pour voir des loups et des grizzlis.

 

La réouverture de certaines de ces zones dépendra de la rapidité avec laquelle les routes emportées pourront être réparées, les arbres abattus pourront être enlevés et les glissements de terrain pourront être dégagés. L’entretien des quelque 750 kilomètres de chaussée dans l’ensemble du Parc demande beaucoup de travail. Un responsable du parc a déclaré: « Je pense qu’il faudra probablement plusieurs années avant que le parc retrouve son aspect normal. »
Source : Yahoo Actualités.

Toutes les photos sont de C. Grandpey

°°°°°°°°°°

Dernières nouvelles: Le Parc national de Yellowstone rouvrira partiellement à 8 heures du matin le 22 juin 2022. Les services du Parc viennent d’annoncer que les visiteurs seront autorisés à parcourir uniquement la boucle sud du Parc dans le cadre d’un système de plaques d’immatriculation temporaire prévu pour gérer les foules. Les véhiculesavec des plaques paires et les groupes de motards seront autorisés les jours pairs et ceux avec des plaques impaires ou des plaques personnalisées (vanity plates) les jours impairs.
Les véhicules d’agences de voyage et les visiteurs avec une preuve de réservation pour la nuit dans les hôtels, les terrains de camping ou dans l’arrière-pays seront autorisés quel que soit leur numéro de plaque.
La boucle sud est accessible depuis les entrées sud, est et ouest du Parc. La boucle nord est fermée sine die.
Source : Service des parcs nationaux.

————————————————

Created in 1872 as the United States was recovering from the Civil War, Yellowstone was the first American National Park. Now, the home to geysers, hot springs, waterfalls and some of the country’s most plentiful and diverse wildlife. Today, Yellowstone is facing its biggest challenge in decades.

As I put it before, floodwaters wiped out numerous bridges, washed out kilometers of roads and closed the park as it approached peak tourist season during its 150th anniversary celebration. Nearby communities were swamped and hundreds of homes were flooded as the Yellowstone River and its tributaries raged.

The scope of the damage is still being tallied by Yellowstone officials, but based on other national park disasters, it could take years and cost upwards of $1 billion to rebuild in an environmentally sensitive landscape where construction season only runs from the spring thaw until the first snowfall.

Based on what park officials have revealed, the greatest damage seemed to be to roads, particularly on the highway connecting the park’s north entrance in Gardiner, Montana, to the park’s offices in Mammoth Hot Springs. Perhaps hundreds of footbridges on trails may have been damaged or destroyed.

Re-establishing a human imprint in a national park is always a delicate operation, especially as a changing climate makes natural disasters more likely. Increasingly intense wildfires are occurring, including one last year that destroyed bridges, cabins and other infrastructure in Lassen Volcanic National Park in California. Flooding has already done extensive damage in other parks and is a threat to virtually all the national parks. Mount Rainier National Park closed for six months after the worst flooding in its history in 2006. Yosemite Valley in Yosemite National Park has flooded several times, but suffered its worst damage 25 years ago when heavy downpours on top of a large snowpack – a scenario similar to the Yellowstone flood – caused the closure of the park for more than two months.

It’s not clear if Yellowstone would face the same obstacles, though reconstructing the road that runs near Mammoth Hot Springs, where steaming water bubbles up over a series of stone terraces, presents a challenge. Along with the formation itself, there are also microbes and insects that thrive in the environment found almost nowhere else. And the park will need to avoid damaging any archaeological or cultural artifacts in the area with a rich Native American history.

Yellowstone’s recovery comes as a rapidly growing number of people line up to visit the country’s national parks, even as a backlog of deferred maintenance budget grows into tens of billions of dollars. The park was already due for funding from the Great American Outdoors Act, a 2020 law passed by Congress that authorizes nearly $3 billion for maintenance and other projects on public lands. Now it will need another infusion of money for more pressing repairs estimated at least $1 billion.

The southern half of the park is expected to reopen soon, allowing visitors to flock to Old Faithful, the Grand Prismatic Spring, and the Grand Canyon of the Yellowstone and its majestic waterfall.

But the flood-damaged northern end may not reopen this year, depriving visitors from seeing Tower Fall and Lamar Valley, one of the best places in the world to see wolves and grizzly bears.

Whether some of these areas are reopened will depend on how quickly washed-out roads can be repaired, downed trees can be removed and mudslides cleared.

Maintaining the approximately 750 kilometers of roadway throughout the park is a major job. A Park official said: “I think it’ll probably be several years before the park is totally back to normal. »

Source: Yahoo News.

Photos : C. Grandpey

°°°°°°°°°°

Latest news : Yellowstone National Park will partially reopen at 8 a.m. on June 22nd, 2022. The Park Service has just announced that visitors will be allowed on the Park’s southern loop under a temporary license plate system designed to manage the crowds: Those with even-numbered plates and motorcycle groups will be allowed on even-numbered days, and those with odd-numbered or vanity plates on odd-numbered days.

Commercial tours and visitors with proof of overnight reservations at hotels, campgrounds or in the backcountry will be allowed in whatever their plate number.

The southern loop can be accessed from the Park’s south, east and west entrances.

Source: National Park Service.

Cartographie des zones naturelles en Islande // Mapping of wilderness in Iceland

Les scientifiques islandais ont cartographié les zones naturelles de leur pays avec un maximum de détails. Un nouveau rapport accompagne le projet; il a été préparé par le Wildland Research Institute (WRI) pour le compte de l’Óbyggð kortlagning et fournit des informations qui peuvent aider les décideurs politiques et les défenseurs de la nature à préserver ces zones de la meilleure des façons. Des études antérieures pour le compte du Registre des zones naturelles (Wildnerness Register) de l’Union européenne ont montré que l’Islande recèle environ 43 % des 1 % de zones naturelles d’Europe.
Environ la moitié des hautes terres du centre de l’Islande correspondent à la définition de « zone naturelle inhabitée », et le rapport divise la région en 17 zones distinctes. Un tiers des zones naturelles inhabitées cartographiées dans le cadre du projet appartient à des propriétaires privés, tandis que les deux autres tiers se trouvent sur des terres publiques. Les zones ont été cartographiées et définies selon les normes internationales.
Il est important pour les Islandais de pouvoir faire clairement la distinction entre les zones de nature sauvage et les autres. Alors que les zones de nature sauvage diminuent à l’échelle mondiale, celles encore présentes en Islande deviendront de plus en plus précieuses. Une fois qu’une ligne a été tracée sur une carte, cette distinction peut être légalement mise en oeuvre sur le terrain. Il est alors possible de prendre des décisions concernant l’implantation des lignes électriques et la construction de centrales hydroélectriques afin de ne pas gâcher cette ressource importante.
Le rapport identifie quatre principales menaces pour les zones naturelles en Islande : l’impact des infrastructures géothermiques et hydroélectriques ; le tourisme; les 4×4 et la conduite hors route. C’est à cause de cela que les zones de nature sauvage se sont réduites en Islande au cours des 80 dernières années. Bon nombre de ces menaces perdurent avec l’expansion de la production d’électricité et des infrastructures de transmission qui y sont liées.
Selon les auteurs du rapport, les propositions d’expansion de l’hydroélectricité, de l’énergie géothermique et éolienne sur les hautes terres du centre de l’Islande sont « particulièrement préoccupantes » car elles sont « toutes susceptibles d’avoir un impact considérable sur les qualités de la nature sauvage ».
Les personnes intéressées peuvent consulter le rapport complet à cette adresse :.
https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

——————————————–

Scientists have mapped Iceland’s uninhabited wilderness in more detail than ever before. A new report on the project, prepared by the Wildland Research Institute (WRI) on behalf of Icelandic initiative Óbyggð kortlagning provides information that can help policymakers and nature conservationists preserve these areas in their best possible form. Previous studies for the European Union Wilderness Register have shown that Iceland retains approximately 43% of Europe’s top one percent wildest areas.

Around half of Iceland’s Central Highland falls under the definition of uninhabited wilderness, and the report divides it into 17 distinct areas. One third of the uninhabited wilderness mapped in the project is privately owned, while the other two thirds are on public land. The areas were mapped and defined according to international standards.

It is important for Icelanders to be able to clearly distinguish between wilderness and other areas. As wild areas diminish globally, Iceland’s wilderness will become still more valuable. Once a line has been drawn on a map, it can be put into context legally. Then, it will be possible to make decisions about where to build, where power lines can be laid, and where hydropower plans can be built so as not to spoil this important resource.

The report identifies four main historical threats to wilderness in Iceland: impacts from geothermal and hydropower infrastructure; tourism; recreational 4×4 driving; and off-road driving. These have resulted in the steady attrition of wilderness areas over the last 80 years. Many of these threats are ongoing with further expansion of electrical power generation and associated transmission infrastructure.

Proposals to expand hydropower, geothermal power, and wind power generation in the Central Highlands are “of particular concern,” according to the report’s authors, as they are “all capable of vastly impacting wilderness qualities.”

Interested readers can view the full report at this address:.

https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

Le Landmannalaugar fait partie des zones naturelles les plus populaires en Islande (Photo: C. Grandpey)

Bonne nouvelle pour l’Arctique et pour l’environnement // Good news for the Arctic and the environment

Le 25 avril 2022, l’administration Biden a annulé une décision controversée de l’ère Trump qui aurait ouvert une partie de l’Alaska arctique au développement pétrolier.
Le Bureau of Land Management (BLM) a remis en place la politique de gestion de l’ère Obama dans la National Petroleum Reserve, une zone de 9,3 millions d’hectares dans la partie occidentale de la région de North Slope en Alaska.
Les mesures de l’administration Obama, contenues dans un document publié en 2013, autorisent l’attribution de concessions pétrolières dans environ la moitié de la réserve tout en renforçant la protection des zones considérées comme importantes pour l’écosystème arctique et pour les populations autochtones.
Le plan de l’administration Trump, décidé en 2020, visait à autoriser le développement pétrolier sur plus de 80 % de la Réserve, y compris sur le lac Teshekpuk, le plus grand lac de la région de North Slope. En plus, c’est une zone très riche en faune qui avait été protégée par des mesures remontant à l’administration Reagan.
Le plan Trump avait été attaqué en justice à deux reprises devant le tribunal fédéral d’Alaska. qui avait mis en attente l’attribution des concessions pétrolières. L’action du BLM rétablissant la politique de gestion de l’ère Obama fait partie de la réponse du Département de l’Intérieur à ces poursuites judiciaires.
La National Petroleum Reserve, la plus grande étendue de terres laissées vierges par l’Homme aux États-Unis, suscite l’intérêt des compagnies pétrolières qui convoitent des terres plus à l’ouest dans la région de North Slope. A l’heure actuelle, la recherche pétrolière se concentre dans la partie nord-est de la Réserve, qui est la plus proche des oléoducs existants et des champs pétrolifères sur les terres fédérales.
ConocoPhillips est la compagnie pétrolière la plus active de la Réserve. Elle gère en particulier le projet Willow de plusieurs milliards de dollars, avec à la clé quelque 600 millions de barils de pétrole.
Un sénateur républicain de l’Alaska et partisan de l’extension des concessions pétrolières, a critiqué la décision du gouvernement Biden car, selon lui, elle va à l’encontre de la sécurité énergétique au moment où la Russie envahit l’Ukraine.
De leur côté, les écologistes ont salué la décision du BLM mais ont appelé à davantage de mesures de protection. L’un de leurs porte-parole a déclaré que la réponse à la sécurité énergétique ne se trouvait pas sous le pergélisol arctique qui est en train de fondre, mais dans l’accélération du développement des sources de production d’énergie propres et renouvelables.
Source : Yahoo Actualités.

—————————————

On April 25th, 2022, the Biden administration overturned a controversial Trump-era policy that would have opened new swathes of Arctic Alaska to oil development.

The Bureau of Land Management (BLM) resurrected Obama-era management policies in the National Petroleum Reserve in Alaska, a 9.3-million-hectare area on the western side of Alaska’s North Slope.

Those reinstated policies, contained in a plan issued in 2013, allow oil leasing in about half of the reserve while boosting protections for areas considered important to the Arctic ecosystem and to indigenous residents.

The plan by the administration of former President Donald Trump, issued in 2020, sought to allow oil development on more than 80% of the reserve. It would have allowed leasing even at Teshekpuk Lake, the North Slope’s largest lake and an area prized for wildlife that had been protected under rules dating back to the Reagan administration.

The Trump plan was challenged by two lawsuits filed in the federal court in Alaska. No lease sales were ever held under it. The BLM action reinstating Obama-era management policies was part of Interior’s response to those lawsuits.

The National Petroleum Reserve, the largest tract of undisturbed public land in the United States, has drawn interest from oil companies that are expanding development farther west on the North Slope. Development is clustered in the northeastern corner of the reserve, the area closest to existing pipelines and legacy oil fields on state land to the east.

ConocoPhillips is the most active company in the reserve. Its interests there include the proposed multibillion-dollar Willow project, which holds an estimated 600 million barrels of oil.

An Alaska Republican senator and supporter of expanded leasing, criticized the decision as being against energy security at a time when Russia had invaded Ukraine.

Environmentalists welcomed the BLM decision but called for more protections. One of their spokesmen said the answer to energy security does not lie beneath the thawing Arctic permafrost but in accelerating the shift to clean, renewable sources of power generation.

Source: Yahoo News.

Source : Bureau of Land Management

On peut voit sur cette carte :

– en pointillés bleus, la limite de la région de North Slope,

– la National Petroleum Reserve à l’ouest,

– l’Arctic National Wildlife Refuge à l’est,

– Prudhoe Bay entre les deux. C’est le point de départ de l’oléoduc trans-alaskien (en rouge) qui aboutit à Valdez au sud.