La lave des volcans sera-t-elle le béton du futur ? // Will volcanic lava be the concrete of the future?

Le basalte est la roche volcanique la plus abondante sur Terre, sur les continents mais également au fond des océans. On en identifie également à la surface de la Lune ou de Mars. De nombreux édifices construits dans des régions volcaniques confirment que le basalte et d’autres roches volcaniques  sont d’excellents matériaux de construction. Ainsi, la cathédrale de Clermont-Ferrand dresse sa masse de trachy-andésite au-dessus de la ville.

Crédit photo: Wikipedia

Une architecte basée à Reykjavik estime qu’une coulée de lave pourrait fournir suffisamment de matériaux pour ériger les fondations d’une ville en quelques semaines seulement, et ce, sans les conséquences climatiques liées aux méthodes de construction traditionnelles.
La fondatrice et dirigeante d’un cabinet d’architectes, établi à Reykjavik, explique que l’idée lui est venue en 2018 avec son fils,en observant l’éruption dans l’Holuhraun (2014-2015) qui fut la plus importante qu’ait connue l’Islande depuis plus de trois siècles. J’y ai consacré de nombreuses notes dans ce blog. Nous les trouverez en utilisant le moteur de recherche dans la colonne de droite.

Crédit photo: presse islandaise

Le projet d’utilisation de la lave explique que la force destructrice de ce matériau pourrait devenir constructive et permettre de transformer l’industrie mondiale de la construction qui dépend fortement du béton, de l’acier et d’autres matériaux à fort impact environnemental.
L’architecte et son fils ne s’attendent pas à voir leur projet se concrétiser avant 2050. Ils nous expliquent toutefois que des ouvriers humains ne pourraient pas manipuler la lave en raison de températures de plus de 1000°C, comparables à celles du verre en fusion. Pour les remplacer, diverses méthodes et technologies — impression 3D, gestion des coulées, chambres de refroidissement et robots — seraient utilisées pour façonner et mouler la roche en fusion selon les formes souhaitées.

Photo: C. Grandpey

Sans être menacés par la chaleur de la lave comme le seraient des humains, les robots parcourraient les champs de lave, récolteraient la matière en fusion et l’utiliseraient pour créer diverses structures.
Une méthode de préfabrication permettrait aux robots d’acheminer cette lave vers une usine où la pression et la chaleur seraient exploitées pour obtenir le résultat escompté.
Les architectes expliquent que le basalte présente des similitudes avec le béton de construction traditionnel actuel, tout en étant disponible à un coût quasiment nul. Selon eux, le basalte et la lave pourraient être transformés en éléments de construction durables et à faible impact environnemental. Les colonnes de basalte présentes dans la nature en sont une excellente illustration. Très cristallisées et extrêmement résistantes, elles pourraient théoriquement servir de matériau structurel.

Photo: C. Grandpey

 Le secteur islandais de la construction a manifesté un intérêt pour ce projet qui pourrait permettre de réduire l’empreinte carbone de cette industrie. Les producteurs de béton doivent en effet diminuer leurs émissions de CO2, principal responsable de la pollution dans l’industrie du bâtiment.
Ce projet a représenté la contribution de l’Islande à la 19ème Exposition internationale d’architecture de la Biennale de Venise, en 2025.
Source : Sky News.

————————————-

Basalt is the most abundant volcanic rock on Earth, found both on continents and on the ocean floor. It has also been identified on the surfaces of the Moon and Mars. Many structures built in volcanic regions confirm that basalt is an excellent construction material.

A Reykjavik-based architect believes that a single lava flow could provide enough material to lay the foundations for a city in just a few weeks, and do so without the climate-related consequences associated with traditional construction methods.

The founder and head of a Reykjavik-based architectural firm explains that the idea came to her and her son in 2018 while observing the Holuhraun eruption (2014–2015), the largest Iceland had seen in over three centuries. I have written extensively about this on this blog; you can find those posts using the search tool in the right-hand column.

The lava-utilization project posits that the material’s destructive force could be harnessed for construction, potentially transforming a global industry that currently relies heavily on concrete, steel, and other materials with high environmental impacts.

The architect and her son do not expect their project to come to fruition before 2050. However, they explain that human workers could not handle the lava, given temperatures exceeding 1,000°C, comparable to molten glass. Instead, various methods and technologies such as 3D printing, flow management, cooling chambers, and robots, would be used to shape and mold the molten rock into the desired forms. Unaffected by the intense heat that would endanger humans, robots would traverse the lava fields, harvest the molten material, and use it to create various structures. A prefabrication method would allow robots to transport this lava to a plant where pressure and heat could be harnessed to achieve the desired outcome.

The architects explain that basalt shares similarities with conventional modern construction concrete, yet is available at virtually no cost. They believe basalt and lava could be transformed into durable building components with a low environmental impact. Naturally occurring basalt columns serve as a prime example; highly crystalline and extremely strong, they could theoretically function as structural material.

Iceland’s construction sector has shown interest in this project, which could help reduce the industry’s carbon footprint. Concrete producers need to cut CO2 emissions, as concrete is the primary source of emissions within the building industry. This project represented Iceland’s contribution to the 19th International Architecture Exhibition at the Venice Biennale in 2025.

Source: Sky News.

https://news.sky.com/

Le Tour dans le col de Sarenne : la Nature remercie les organisateurs

Comme je l’ai indiqué dans ma note précédente, le 25 juillet 2026, le col de Sarenne sera emprunté par les coureurs lors de la 20ème étape du Tour de France 2026 entre Le Bourg d’Oisans et l’Alpe d’Huez. Ce sera l’étape reine du Tour 2026, avec l’escalade préalable des cols de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier.

Au cours de cette étape, le brouhaha de la foule le long de la route sera couvert par les grondements des défenseurs de l’environnement qui voient d’un très mauvais œil les perturbations qui seront inévitablement causées à ce site alpin préservé. Ils regrettent que la course ait lieu au mépris de la vie sauvage et des écosystèmes.

Culminant à 1 999 mètres d’altitude, la route menant au col de Sarenne est belle et sauvage. C’est une route pastorale, destinée aux bergers ; la vitesse y est limitée à 20 km/h et elle est fermée 8 mois sur 12.

C’est dans cet espace préservé que les organisateurs du Tour de France ont décidé faire passer l’étape reine du Tour 2026. La foule – probablement plusieurs milliers de spectateurs – est attendue sur le versant le plus sauvage de la route, dans la vallée du Ferrand, habituellement peuplée de marmottes,, de chamois, de gypaètes, ainsi que de fragiles tétras lyres et de lagopèdes. Ces derniers sont des oiseaux qui nichent au sol et dont les petits naissent en juillet, c’est-à-dire pendant le Tour de France. Sans oublier les aigles royaux qui pourraient être dérangés par les hélicoptères de la télévision si ceux-ci survolent les zones où nichent ces oiseaux majestueux.

Il y a donc un sérieux risque de mise en danger d’un site écologique fragile pour une seule journée de spectacle sportif !

Dans un rapport diffusé en décembre 2003, le Conservatoire botanique national alpin estimait que « la diversité faunistique du site est remarquable .» Selon ce même document, la vallée du Ferrand est l’une des « plus riches régions de France sur le plan botanique ». De plus, à proximité du col de Sarenne, la route passe à quelques mètres d’une zone humide fragile faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope. Cet arrêté demande de « réglementer les activités sur le périmètre [de la zone humide] afin d’assurer la préservation et la tranquillité de certains biotopes nécessaires à la survie de plusieurs espèces animales protégées ». C’est pourquoi toute manifestation sportive est interdite sur un périmètre qui pourrait être piétiné par la foule du Tour de France.

En 2013, le Tour avait déjà fait une étape, contestée, au col de Sarenne, et des petits passages à gué avaient été recouverts de bitume pour faciliter l’accès aux voitures. Pour 2026, des travaux ont également été réalisés, non pas à la demande de la population locale, mais celle des organisateurs du Tour de France, rien que pour une journée de course !

Il est clair que le spectacle-business est plus important que la Nature. Les organisateurs du Tour de France l’ont prouvé en 2013 en restant muets face à une pétition signée par plus de 12 000 personnes. Ils ont récidivé cette année en faisant de TotalEnergies leur partenaire officiel pour le Tour 2026.

En 1952, Fausto Coppi s’est imposé à l’Alpe d’Huez au milieu des marmottes et de quelques paysans, dans une toute petite station de ski. Soixante-dix ans plus tard, l’Alpe d’Huez a étendu ses tentacules de béton et d’acier sur l’un des plus beaux massifs de France. La station veut s’agrandir, sans se soucier de la quiétude de la nature et du réchauffement climatique qui risque de priver les Alpes de neige à brève échéance.

Source : Reporterre.

NB : Suite à la diffusion de cette note, un fidèle visiteur de mon blog vient de m’indiquer que « lors de la montée du col de Sarenne il n’y aura pas de caravane publicitaire ni de spectateurs, les voitures qui assistent les coureurs seront réduites au maximum. La route pastorale est interdite à tout véhicule depuis le 16 juillet. »

J’en suis ravi, mais cela me conforte dans mon idée qu’il était parfaitement inutile, voire vicieux,  de mettre ce col sur le parcours du Tour de France. Un col alpin sans spectateurs n’est pas dans l’esprit de cette course cycliste.

 

 

L’Australie et le stockage d’énergie par batterie // Australia and battery energy storage

Alors que des vagues de chaleur intenses frappaient l’Europe et l’Asie et que les marchés pétroliers mondiaux connaissaient une volatilité extrême en mai et juin 2026, les deux grandes cheminées de l’une des plus importantes centrales électriques d’Australie étaient en cours de démolition. Parallèlement, le ministre australien de l’Énergie tenait une conférence de presse pour saluer une baisse allant jusqu’à 10 % du prix de référence de l’électricité dans certaines régions du pays.
En toute discrétion, et sans susciter beaucoup d’écho à l’échelle internationale, l’Australie est à l’avant-garde d’une révolution en matière d’énergies renouvelables domestiques et d’utilisation de batteries. Le pays démontre ainsi ce qu’il est possible d’accomplir grâce à des politiques adaptées. L’Australie figurait déjà parmi les leaders mondiaux du solaire résidentiel, avec des panneaux installés sur un foyer sur trois. Elle fait toutefois partie des nations responsables de la crise climatique en raison de ses exportations massives de combustibles fossiles. Mais ce sont les batteries qui confèrent aujourd’hui une nouvelle dynamique à l’Australie.
Près de 60 % de la capacité de stockage par batterie à usage domestique installée en 2025 à travers quelque 200 pays – à l’exception de la Chine – se trouve sur le continent australien. Depuis juillet 2025, environ 415 000 foyers ont été équipés, ce qui représente environ une unité pour 25 foyers australiens.
Le déploiement de batteries à l’échelle industrielle progresse presque aussi rapidement : l’Australie (27 millions d’habitants) n’est dépassée que par la Chine (1,4 milliard) et les États-Unis (350 millions) en termes de nouvelle capacité installée, et le nombre de raccordements a plus que doublé l’année dernière. L’essor de l’utilisation des batteries, qu’elles soient de petite ou de grande taille, commence à faire baisser le coût de l’électricité issue du réseau national, lequel comprend plus de 40 000 km de lignes de transport et de câbles reliant l’extrême nord tropical du Queensland à l’État insulaire de Tasmanie, au sud.
Les batteries constituent une technologie de stockage d’énergie utilisant des procédés chimiques pour absorber et restituer l’énergie à la demande. La technologie lithium-ion est la plus répandue pour le stockage de l’électricité. Coupler des batteries à des installations de production d’énergie renouvelable permet de stocker l’énergie durant les périodes de faible demande et de la réinjecter dans le réseau lors des pics de consommation.
Contrairement à de nombreuses autres formes de stockage et de production d’énergie, les batteries sont particulièrement précieuses car elles offrent une grande flexibilité. Elles peuvent réagir plus rapidement que les autres technologies de stockage ou de production et contribuent à la stabilité du réseau en s’activant ou en se désactivant en une fraction de seconde.
Les batteries peuvent être installées dans des environnements variés, en petites ou grandes quantités, pour répondre à différents besoins. Par exemple, un grand nombre de batteries installées pour le stockage à grande échelle (ou LSBS, pour *Large-Scale Battery Storage*) peuvent fonctionner comme une centrale électrique de grande puissance raccordée au réseau de transport d’électricité.
Des batteries de plus petite capacité peuvent être installées chez les particuliers pour assurer une alimentation de secours, mais elles peuvent également être exploitées collectivement au sein de ce que l’on appelle une centrale électrique virtuelle (Virtual Power Plant, VPP).
Grâce à la polyvalence de cette technologie et à la baisse des coûts, l’utilisation de batteries pour les énergies renouvelables devrait se développer dans les années à venir.
L’utilisation de batteries sur le réseau électrique australien devrait continuer de progresser, portée par les avancées technologiques et la baisse rapide des coûts. Par ailleurs, plusieurs dispositifs gouvernementaux ont contribué à réduire les coûts et à favoriser les subventions, accélérant ainsi l’adoption de cette technologie par les producteurs et les consommateurs d’énergie en Australie.

L’essor du stockage par batterie en Australie atteint un stade où, durant une partie de la journée, l’électricité ne coûtera pratiquement rien à certains consommateurs. Depuis le 1er juillet 2026, l’électricité est gratuite en milieu de journée dans trois États australiens : le prix de l’énergie tombe à zéro entre 11 h et 14 h. C’est une illustration frappante de la manière dont l’énergie solaire bon marché et le stockage par batterie bouleversent l’économie des réseaux électriques.
L’Australie développe rapidement ses capacités de stockage, tant au niveau du réseau qu’auprès des particuliers. Plus de 415 000 batteries domestiques ont été installées au cours de l’année écoulée, soit environ une pour 25 foyers.
L’installation de batteries est l’un des meilleurs moyens de protéger son domicile en cas de coupure de courant, de réduire ses factures énergétiques et de se rapprocher de l’autonomie vis-à-vis du réseau. Une autre option consiste à opter pour des batteries « plug-and-play » (prêtes à l’emploi), bien moins onéreuses qu’un système de secours pour toute la maison.
Cette transition vers les batteries peut se traduire par une baisse des factures, une moindre exposition aux fluctuations des prix des combustibles et un air plus pur. Les batteries domestiques permettent de faire fonctionner les appareils essentiels lors des pannes, de réduire les coûts aux heures de pointe et d’offrir aux ménages une meilleure maîtrise de leur consommation d’énergie.
L’Australie modifie également ses dispositifs d’incitation pour encourager la consommation d’électricité lorsque la production solaire est abondante en milieu de journée. Cpùùe indiqué plus haut, dans le cadre du programme « Solar Sharer », les clients du Queensland, de la Nouvelle-Galles du Sud et de l’Australie-Méridionale bénéficient de l’électricité gratuite entre 11 h et 14 h depuis le 1er juillet 2026 ; d’autres États devraient rejoindre l’initiative en 2027. Ces créneaux horaires ont été choisis pour correspondre à la période de la journée où la production solaire est maximale, la demande minimale et l’énergie la moins chère.
Source : Gouvernement australien, The Cool Down (TCD).

Centrale de stockage f’énergie par batterie de Waratah Super Battery, en passe de faire partie des plus importants projets de ce type (Source : Akaysha Energy / Powin Energy)

Exemple de stockage d’énergie par batterie à usage domestique (Source : FlowPower)

——————————————–

As intense heatwaves pummelled Europe and Asia, and oil markets around the world leapt and sputtered, the two big chimneys of one of Australia’s largest power stations were being demolished. Meanwhile, the Australian energy minister was holding a media conference to hail a fall of up to 10% in the benchmark electricity price in parts of the country.

Quietly, and with surprisingly little fanfare from the rest of the world, Australia is pioneering a revolution in home renewables and battery use, proving what is possible with the right policies. The country was already one of the global leaders in domestic solar power, with panels on one in three homes. It also remains, however, a major contributor to the climate crisis through its vast fossil fuel exports. But it is batteries that are giving Australia a new burst of speed.

Nearly 60% of the household-scale battery capacity installed across almost 200 countries – except China – this year will be in the southern continent. Since July, about 415,000 homes have been connected. It is roughly one unit for every 25 Australian homes.

Industrial-scale batteries are being built nearly as quickly, with Australia (population: 27 million) trailing only China (1.4 billion) and the US (350 million) in new capacity after connections more than doubled last year. The increase in battery usage big and small is starting to bring down the cost of electricity from the nation’s power grid, which includes more than 40,000km of transmission lines and cables between tropical far-north Queensland and the southern island state of Tasmania.

Batteries are an energy storage technology that uses chemicals to absorb and release energy on demand. Lithium-ion is the most common battery chemistry used to store electricity. Coupling batteries with renewable energy generation allows that energy to be stored during times of low demand and dispatched at times of peak demand.

Unlike many other forms of energy storage and generation, batteries are particularly valuable because they provide flexibility. They can respond faster than other energy storage or generation technologies, and help maintain grid stability by turning on and off in fractions of a second.

Batteries can be located in a range of areas and installed in small or large quantities for different uses. For example, a large number of batteries installed as grid-scale or large-scale battery storage (LSBS) can act as a large-scale power generator connected into the electricity transmission system.

Smaller-scale batteries can be installed in homes to provide backup power, but can also be operated as a collective in what is called a Virtual Power Plant (VPP).

Due to the technology’s versatility and falling costs, the use of batteries for renewable energy is expected to increase over the coming years.

Battery use in the Australian electricity grid is expected to keep growing due to technological advances and rapid cost declines. A number of government schemes have also driven down battery costs and subsidies, accelerating the adoption of the technology by Australian energy producers and users.

Australia’s battery surge is reaching a point where, for part of the day, electricity will effectively cost some people nothing.

Free midday electricity came to three Australian states on July 1, 2026, when the price of power dropped to zero from 11 a.m. to 2 p.m. each day, a striking sign of how far cheap solar and battery storage are shifting grid economics.

Australia has been rapidly expanding storage at both the grid and household level, a trend that is pushing electricity prices lower and reducing dependence on costly gas-fired generation. More than 415,000 residential batteries were added over the past year, roughly one for every 25 houses.

Adding battery storage is one of the best ways to protect one’s home during outages, save on energy costs, and move closer to going off-grid. Another option is plug-and-play batteries that are much cheaper than a whole-home backup system.

That shift to batteries can mean lower bills, less exposure to fuel price shocks, and cleaner air. Home batteries can keep essential appliances running during blackouts, cut peak-hour costs, and give households more control over their energy use.

Australia is also changing incentives to encourage people to use more electricity when midday solar is abundant. Under the Solar Sharer program, customers in Queensland, New South Wales, and South Australiahave been getting free electricity from 11 a.m. to 2 p.m. since July 1, 2026, and other states are expected to join in 2027. Those hours were selected to match the stretch of the day with the most solar generation, the lowest demand, and the cheapest power.

Source : The Australian government, The Cool Down (TCD).

Centres de données et environnement // Data centers and environment

Aujourd’hui, Intelligence artificielle (IA) et centres de données (data centers) semblent représenter la clé de voûte de notre société. Ils sont au cœur des conversations et des débats dans les médias.

Un centre de données est un lieu regroupant les équipements constitutifs d’un système d’information (ordinateurs centraux, serveurs, baies de stockage, équipements réseaux et de télécommunications et/ou de calcul, d’IA, etc.), de manière à faciliter la sécurisation, la gestion et la maintenance des équipements et des données stockées.

En 2025, il y avait près de 12 000 centres de données dans le monde. La France en hébergeait 322, ce qui la classe au sixième rang mondial derrière les États-Unis (5 427) et la Chine (449.

Mais il y a un revers à la médaille. Ces centres de données représentent la deuxième source de pollution du secteur du numérique, après la fabrication des équipements. Leur empreinte environnementale provient en partie des besoins en électricité continus nécessaires à leur fonctionnement. Ainsi, les data centers consomment actuellement 2 % de l’énergie mondiale. Les estimations prévoient qu’en 2050, ils représenteront jusqu’à 6 % de l’électricité consommée en France. L’empreinte carbone des data centers s’explique également par le recours à des systèmes de refroidissement destinés à réguler la chaleur qu’ils produisent. Les serveurs ont besoin d’être maintenus à une température ambiante de 25 °C.

En plus de la consommation énergétique, ces techniques de refroidissement demandent une grande quantité d’eau, une ressource précieuse, devenant stratégique à cause des effets du réchauffement climatique et du stress hydrique induit.
De plus, la fabrication et la fin de vie des équipements qui composent les data centers sont une source de pollution supplémentaire.

Pour terminer, les serveurs informatiques exigent de grandes quantités de métaux rares, dont l’extraction intensive, principalement en Afrique, repose sur des procédés polluants

Les médias américains nous apprennent que des dizaines de centrales au gaz prévues pour alimenter directement des centres de données aux États-Unis pourraient émettre, chaque année, autant de gaz à effet de serre que l’Australie ou la France. C’est la conclusion d’un rapport publié le 2 juillet 2026 par l’Environmental Integrity Project (EIP), une organisation de défense de l’environnement. Le rapport estime que ces centrales produiraient 143 gigawatts d’électricité et généreraient 662 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre par an.

Intérieur d’un centre de données au Texas (Crédit photo : Government Technology)

Des projets énergétiques hors réseau obtiennent rapidement des autorisations à travers les États-Unis – souvent dans le secret – pour répondre à la demande croissante du secteur technologique en matière d’alimentation des centres de données. En contournant les réglementations fédérales, ces projets avancent à une vitesse fulgurante, parfois en quelques semaines ou quelques mois seulement, sans passer par les très longues procédures d’autorisation, d’études environnementales et d’audiences publiques généralement requises pour ce type d’installation.
Le rapport de l’EIP souligne que le volume cumulé des émissions de gaz à effet de serre de ces centrales présente des risques pour la santé des riverains, en raison du rejet de polluants nocifs tels que les oxydes d’azote et le benzène.
Près de la moitié des 74 centrales identifiées par l’EIP seront situées au Texas, suivies par l’Ohio, la Pennsylvanie et la Virginie-Occidentale.
L’Administration Trump continue de prôner la construction rapide de centres de données et a pris des mesures pour réduire les obstacles à leur édification et à leur alimentation, invoquant des impératifs de sécurité nationale et d’économie.
Un sondage Reuters/Ipsos réalisé en juin 2026 a révélé qu’un seul Américain sur trois approuve le rythme effréné de construction des centres de données. C’est une question qui préoccupe les électeurs et anime les campagnes politiques à l’approche des élections de mi-mandat de novembre 2026.
Source : Yahoo News.

—————————————–

Today, artificial intelligence (AI) and data centers appear to be the cornerstone of our society. They are at the heart of media conversations and debates.
A data center is a facility housing the equipment that makes up an information system (mainframes, servers, storage arrays, networking and telecommunications gear, computing and AI hardware, etc.) to facilitate the security, management, and maintenance of both the equipment and the stored data.
In 2025, there were nearly 12,000 data centers worldwide. France hosted 322 of them, ranking sixth globally behind the United States (5,427) and China (449).
However, there is a downside. These data centers represent the second-largest source of pollution in the digital sector, following equipment manufacturing. Their environmental footprint stems partly from the continuous electricity required for their operation; data centers currently consume 2% of global energy. Estimates predict that by 2050, they will account for up to 6% of electricity consumption in France. The carbon footprint of data centers is also driven by the cooling systems used to regulate the heat they generate; servers must be kept at an ambient temperature of 25°C.
In addition to energy consumption, these cooling techniques require vast amounts of water—a precious resource that is becoming strategically critical due to the effects of global warming and the resulting water stress.
Furthermore, the manufacturing and end-of-life disposal of the equipment within data centers constitute an additional source of pollution.
Finally, computer servers require large quantities of rare metals, the intensive extraction of which—primarily in Africa—relies on polluting processes.

The U.S. news media inform us that dozens of planned gas plants destined to directly power data centers in the United States could emit as much greenhouse gas annually as Australia or France, ‌according to a report by The Environmental Integrity Project (EIP), an environmental group, published on July 2, 2026. It estimated that these plants would generate 143 gigawatts of electricity and result in 662 million tons per year of greenhouse gas emissions.

Off-grid power projects are winning rapid approval across the U.S., often under cover of secrecy, to supply the tech industry’s booming demand for powering data centers. By avoiding the federal regulations they are moving ahead at light ⁠speed, sometimes in just weeks or months, without the years of permitting, environmental studies and public hearings typically required for such plants.

The EIP report ​said that ​the cumulative scale of the greenhouse gas emissions from ​these plants poses public health risks to those who reside near the projects because of their release of harmful pollutants like nitrous oxide (NOx) and benzene.

Nearly half of the 74 plants EIP ‌identified will be located in Texas, followed by Ohio, ​Pennsylvania and West Virginia.

Trump administration officials have continued ​to call for the rapid construction of data centers and taken steps to reduce barriers ‌to building and powering them as a ​national security and economic imperative.

A ​Reuters/Ipsos poll in June 2026 showed that ‌only one in three Americans approve of the fast pace of data center construction, an ​issue on the minds of voters and political campaigns ahead of the November 2026 midterm elections.

Source : Yahoo News.