Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi (Indonésie) a connu un nouvel épisode éruptif le 3 mars 2020, avec une colonne de cendre qui est montée à 6 000 – 10 000 mètres de hauteur, selon les médias locaux. L’éruption a également déclenché des coulées pyroclastiques qui ont parcouru jusqu’à 2 kilomètres sur les pentes du volcan. Des retombées de cendre ont été observées jusqu’à 10 km de distance. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge pendant quelques heures. L’aéroport international de Solo City – également connu sous le nom de Surakarta – a été temporairement fermé.

Comme je l’ai écrit précédemment, le volume du dôme sommital du Merapi s’était réduit suite à l’épisode éruptif du 13 février 2020. Il est passé le 407 000m3 le 12 février à 291 000 m3 le lendemain de l’événement.
Il est conseillé aux villageois vivant sur les pentes du Merapi de rester à au moins 3 kilomètres du cratère. Le niveau d’alerte reste inchangé.

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Une brève augmentation de la sismicité a été observée sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande). les 22 et 23 février 2020. L’analyse des signaux révèle que la source de cette sismicité était localisée à 3 km sous le sommet, ce qui est normal pour le Ruapehu. Le tremor a augmenté brièvement le 29 février et le 1er mars, puis a diminué et a maintenant retrouvé des niveaux similaires.
En réaction à l’augmentation de la sismicité la semaine dernière, la température du lac de cratère est passée progressivement de 24 ° C à 30 ° C où elle se situe actuellement. Il a été observé une remontée de sédiments gris et des nappes de soufre jaune ont été observées à la surface du lac la semaine dernière. L’eau du lac déborde par le chenal d’évacuation habituel. Le passage de gaz et de fluides hydrothermaux à travers l’eau du lac montre que la ou les bouches situées au fond du lac fonctionnent normalement. Les émissions de CO2, de SO2 et H2S ont augmenté depuis les dernières mesures effectuées le 7 février 2020, mais les valeurs se situent à l’intérieur des plages mesurées l’année dernière.
Il n’est pas rare d’observer une hausse de la sismicité sur le Ruapehu. Des épisodes similaires d’augmentation de l’activité sismique et des émissions gazeuses ont été observés en mars 2018 et 2019, septembre 2017 et avril 2016. Aucun de ces événements n’a entraîné une augmentation significative de l’activité volcanique.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Vert.
Source: GNS Science.

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Au cours des dernières semaines, l’activité sismique a diminué sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska). Aucune activité éruptive et aucune émission de gaz ou de cendre sommitale n’ont été observées depuis des émissions de vapeur mineures fin février. Étant donné que l’activité a maintenant retrouvé un niveau normal, l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Vert et le niveau d’alerte volcanique à Normal.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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Le Semeru (Indonésie) est bien actif ces jours-ci, avec des panaches de cendre qui s’élèvent à 200-500 m au-dessus du sommet. Depuis le 26 février 2020, des matériaux incandescents sont éjectés à 10 – 50 m au-dessus du cratère Jonggring-Seloko. Le 2 mars, des coulées de lave descendaient le long du flanc sud. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: VSI.

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La lave continue à sortir du cratère principal du Karangetang (Indonésie). Elle a parcouru jusqu’à 1,8 km dans des ravines sur les flancs sud-ouest et ouest du volcan. L’incandescence est visible la nuit au niveau des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: VSI.

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La Garde côtière japonaise a présenté les résultats des mesures InSAR du 17 novembre 2019 au 28 février 2020 montrant la croissance du cône central sur l’île Nishinoshima, ainsi que les changements à la surface de l’île et l’expansion du littoral sous l’effet des coulées de lave. Lors d’un survol effectué le 17 février, on a observé une activité continue au niveau du cône au centre de l’île. Les matériaux éjectés atterrissent près de la base de l’édifice. La lave entre dans la mer sur les côtes N et E en générant des panaches de vapeur. Une décoloration de l’eau de mer a été observée le 4 février dans une zone à 9 km au sud de l’île. La zone d’exclusion marine conserve un rayon d’environ 2,6 km de l’île.
Source: Garde côtière japonaise.

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On observe en moyenne chaque jour 18 explosions de faible à moyenne intensité sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent généralement jusqu’à 2 km au-dessus du sommet. Les 26, 27 et 28 février, des lahars ont dévalé la ravine Huayuray-Pinchollo sur le flanc nord. Les coulées de boue étaient de taille faible à modérée et ont bloqué la route entre Chivay et Cabanaconde. Le niveau d’alerte reste à Orange (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs) et le public est invité à rester en dehors d’un rayon de 12 km du cratère.
Source: IGP.

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L’INSIVUMEH indique que l’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec une moyenne de 15 explosions stromboliennes par heure. Elles génèrent des panaches de cendre jusqu’à 4 800 m de hauteur. Des matériaux incandescents  sont également éjectés à environ 300 à 500 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones situées jusqu’à 12 km du volcan.

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Juste pour l’anecdote – à mes yeux, c’est un exploit inutile – le funambule américain Nik Wallenda a traversé sur un câble le cratère du Masaya (Nicaragua) le 4 mars 2020. Il lui a fallu environ 30 minutes pour parcourir les 540 mètres. Pour des raisons de sécurité, l’homme portait un harnais et un masque à gaz. Wallenda a dû lutter contre le vent, qui, selon lui, était plus fort que lors de sa performance dans le Grand Canyon. A noter que pendant la mise en scène de ce pseudo événement, l’accès au cratère du Masaya a été interdit aux touristes. Sympa, non ? Le seul intérêt des images est de montrer que le lac de lave est en ce moment très profond au fond du cratère. Au vu du port du masque par le funambule, les gaz n’étaient pas très agressifs! lol
Ceux qui sont intéressés trouveront une vidéo et des photos à cette adresse:
https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Mount Merapi (Indonesia) went through another eruptive episode on March 3rd, 2020, with an ash column that rose up to 6,000 – 10, 000 metres, according to local news media. The eruption also unleashed pyroclastic flows that travelled as far as 2 kilometres down the slopes of the volcano. Ashfall was observed as far as 10 km away. The aviation colour code was raised to Red during a few hours. The international airport in Solo city – also known as Surakarta was temporarily closed.

As I put it before, the volume of Merapi’s summit lava dome decreased after the February 13th eruption which produced a 2-km-tall ash plume. The dome volume the day before the event was estimated at 407 000 m3, and afterward, on February 14th, it was reduced to 291 000 m3.

Villagers living on Mt Merapi’s slopes are advised to stay 3 kilometres from the crater. The alert level remains unchanged.

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A brief increase in seismicity was observed at Ruapehu Volcano (New Zealand). on February 22nd and 23rd, 2020. Analysis reveals that the source area was located 3 km beneath the summit, which is normal for seismic activity at Ruapehu. The volcanic tremor increased briefly on February 29th and March 1st, then declined and has now increased again to similar levels.

In response to last week’s seismic increase, the temperature of Crater Lake has slowly increased from 24 °C and is currently at 30 °C. Upwelling of grey sediment and sulphur slicks on the lake surface were observed last week. The lake water is being mixed and is overflowing through the usual outlet channel. The flow of gases and hydrothermal fluids through the lake show that the underlying vent area is open. The amounts of carbon dioxide (CO2) and sulphur gases (SO2 and H2S) have increased since the last measurements on February 7th, 2020, but the values are within the ranges measured over the past year,

It is not unusual to observe volcanic earthquakes at Ruapehu and similar episodes of increased seismic activity and gas flux were observed during March 2018 and 2019, September 2017 and April 2016. None of these resulted in a sustained increase in volcanic unrest.

The volcanic alert level remains at 1 and the aviation colour code at Green.

Source: GNS Science.

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Over the past several weeks seismic activity has decreased at Pavlof Volcano(Aleutians / Alaska). No eruptive activity or emissions from the summit have been observed since minor steam emissions in late February. Since activity is now at background levels, AVO has decreased the aviation colour code and the alert level to Green and Normal, respectively.

Source: Alaska Volcano Observatory.

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Semeru (Indonesia) is quite active these days, with ash plumes rising 200-500 m above the summit. Beginning on February 26th, 2020, incandescent material was ejected 10-50 m above the Jonggring-Seloko Crater, and by March 2nd, lava flows had travelled along the south flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay outside of the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: VSI.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia), travelling as far as 1.8 km down drainages on the SW and W flanks of the volcano. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: VSI.

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The Japan Coast Guard has presented InSAR results from November 17th, 2019 to February 28th, 2020 showing growth of Nishinoshima’s central cone, along with changes to the island’s surface and expansion of the coastline from lava flows. During an overflight performed on February 17th, observers noted continuous activity from the central vent. Ejected material landed near the cone’s base. Lava flowed into the sea at the N and E coasts, causing rising steam plumes. Discoloured water had been seen on February 4th in an area 9 km S of the island. The marine exclusion zone has a radius of about 2.6 km from the island.

Source: Japan Coast Guard.

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A daily average of 18 low- to medium-intensity explosions is recordedat Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2 km above the summit. On 26, 27, and 28 February, lahars descended the Huayuray-Pinchollo drainage on the N flank. The lahars were small to moderate in size and blocked the Chivay-Cabanaconde road in the district of Cabanaconde. The alert level remains at Orange (the second highest level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside of a 12-km radiusfrom the crater.

Source: IGP.

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INSIVUMEH indicates that eruptive activity continues at Fuego (Guatemala), with an average of 15 strombolian explosions per hour that generate ash plumes up to 4,800 m. Incandescent material is also ejected about 300 to 500 m above the crater. Ashfall has been reported in several areas located as far as12 km from the volcano.

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Just for the anecdote – to my eyes it is a useless feat – Nik Wallenda tightroped above the crater of Masaya Volcano (Nicaragua) on March 4th, 2020. It took him about 30 minutes to perform the 540 – metre walk on the wire.  For safety reasons, the man wore a harness and a gas mask. He had to battle the wind, which he said was worse than during his  walk over the Grand Canyon. It should be noted that during the staging of this pseudo event, access to the Masaya Crater was borbidden to the public. Nice, isn’t it? The only interest of the images is to show that the lava lake is currently very deep at the bottom of the crater. Judging from the way Wallenda is wearing his mask, volcanic gases were not very aggressive! lol
Those who are interested can find a video and photos at this address:

https://abc7ny.com/entertainment/nik-wallenda-walks-1800-feet-across-active-volcano-in-nicaragua-/5984676/

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

Funambulisme sur le Masaya (Nicaragua) // Tightrope walking on Masaya (Nicaragua)

Le Masaya est l’un des volcans les plus actifs du Nicaragua. Il se manifeste fréquemment depuis l’époque des conquistadors espagnols, époque où un lac de lave actif dans son cratère a motivé des tentatives d’extraction de « l’or en fusion » du volcan. Aujourd’hui, le lac de lave – qui ressemble davantage à un chaudron de lave – s’agite dans le Cratère Santiago depuis sa réapparition en décembre 2015. En plus de ce chaudron de lave, l’activité éruptive se caractérise par des événements explosifs, des coulées de lave et des émissions de gaz. L’activité volcanique a diminué entre mars et juillet 2019. Cependant, le 21 juillet 2019, une petite explosion dans le Cratère Santiago a généré des émissions de gaz et un nuage de cendre qui s’est étiré vers l’ouest-nord-ouest. Les rapports mensuels de l’INETER qui surveille le volcan font actuellement état d’une baisse de l’activité thermique et des émissions de gaz.

Profitant de cette période d’activité réduite sur le Masaya, Nik Wallenda, un funambule qui a déjà traversé les chutes du Niagara, se prépare à effectuer un exploit similaire, à travers le Cratère Santiago du Masaya et son chaudron de lave. Wallenda, qui détient de nombreux records pour ses numéros de funambule, traversera le cratère de 540 mètres de large le 4 mars 2020, au cours d’une émission télévisée en direct. Ce sera le dernier exploit d’une série pendant laquelle il a traversé sur un fil une section du Grand Canyon, les chutes du Niagara et l’espace entre des gratte-ciel de Chicago. En 2019, lui et sa sœur Lijana ont avancé sur un fil tendu à une hauteur de 25 étages au-dessus de Times Square à New York.
Nik Wallenda appartient à la septième génération des Flying Wallendas – une troupe spécialiste de l’extrême, sans filet de sécurité.
Source: The Independent.

Dernière minute: Un visiteur de mon blog vient de me signaler que le site du Masaya est fermé du 18 février au 6 mars 2020. Aucune possibilité d’accès au volcan. 3 personnes du groupe auquel il appartenait devaient descendre en tyrolienne dans le cratère. Les Américains leur ont refusé l’accès malgré l’autorisation de L’INETER et des responsables du parc ! On ne peut que vivement regretter cette privatisation du site.

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Masaya is one of Nicaragua’s most active volcanoes. It has been frequently active since the time of the Spanish Conquistadors, when an active lava lake prompted attempts to extract the volcano’s molten « gold. »  Today, the lava lake – or better called lava caldron – is located in the Santiago Crater which has remained active since its return in December 2015. In addition to this lava lake, previous volcanism included explosive eruptions, lava flows, and gas emissions. Activity decreased between March and July 2019. However, on July 21st, 2019, a small explosion in the Santiago Crater resulted in some gas emissions and an ash cloud drifting WNW. INETER’s monthly reports noted that thermal activity and gas emissions were decreasing.

Taking advantage of this period of reduced activity on Masaya volcano, Nik Wallenda, a man who has previously tightroped walked over Niagara Falls is now set to perform a similarly feat, across Masaya’s Santiago Crater and its lava cauldron. Wallenda, who holds numerous records for his highwire and tightrope acts, will cross the 540-metre-wide crater on March 4th, 2020, during a live TV broadcast. It will be the latest in a string of feats including Mr Wallenda’s walks across a Grand Canyon gorge, across Niagara Falls and between skyscrapers in Chicago. In 2019, he and his sister Lijana carried out a highwire walk 25 stories above Times Square in New York.

Mr Wallenda is a seventh-generation member of The Flying Wallendas family – a daredevil troupe famous for performing aerial feats without safety nets.

Source : The Independent.

Last minute: A visitor to my blog has just informed me that the Masaya site is closed from February 18th to March 6th, 2020. Access to the volcano is forbidden. 3 people from the group to which he belonged expected to descend by zip line into the crater. The Americans refused them access despite a permit from INETER and park officials! One can only deeply regret this privatization of the site.

Le chaudron de lave du Masaya en janvier 2017 (Crédit photo : Wikipedia)

Masaya (Nicaragua): Les risques du métier // Occupational hazards

drapeau-francaisL’information fait la une des journaux depuis plusieurs jours: un volcanologue argentin et son guide ont fiat une chute dans le cratère du Masaya au Nicaragua après la rupture de leur corde. Ils ont réussi à survivre après avoir été secourus par des pompiers.
Ils souffraient de déshydratation en raison de la température élevée à l’intérieur du cratère où on peut actuellement observer un lac de lave.
Les pompiers ont utilisé des cordes et des harnais pour descendre dans le cratère et secourir les deux hommes. Je ne pense pas qu’ils aient été imprudents. Il s’agit probablement d’un accident, les risques du métier, en quelque sorte.
Des accidents de ce type peuvent se produire sur n’importe quel volcan dont le cratère présente des parois abruptas. Se tenir sur le bord de la lèvre peut être très risqué car cette dernière est souvent fracturée et peut s’effondrer sous le poids d’une personne. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’accès au cratère de l’Halema’uma’u est strictement interdit sur le Kilauea à Hawaii. Je me souviens que la Bocca Nova de l’Etna était un pit crater dans les années 1990. Le chef des guides – le regretté Antonio Nicoloso – m’avait dit d’avoir toujours une jambe en avant et être prêt à sauter en arrière en cas d’effondrement…

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drapeau-anglaisThe piece of news has hit the headlines for several days : An Argentinean  volcanologist and his guide fell into the crater of Masaya Volcano in Nicaragua after their rope broke . They managed to survive after being rescued by firemen.

They reportedly suffered from dehydration because of the high temperatures inside the crater where a lava lake can currently be observed. .

The firemen used ropes and harnesses to climb down and save them. I do not think the two men were careless. It was probably just an accident, an occupational hazard.

This sort of accident may happen on any volcano whose crater has abrupt walls. Getting on the rim can be very risky as it is often fissured and may collapse under the weight of a person. This is one of the reasons why access to Halema’uma’u Crater is strictly forbidden on Kilauea Volcano. I can remember that Mt Etna’s Bocca Nova was a pit crater in the 1990s. The leader of the guides – the late Antonio Nicoloso – had told me to always have a leg forward and be ready to jump backward in case of a collapse…

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La Bocca Nuova de l’Etna dans les années1990 (Photo: C. Grandpey)

 

Des abeilles du Masaya aux coccinelles du Stromboli // From the bees of Masaya to the ladybirds of Stromboli

drapeau-francaisAu cours de la visite des volcans, on peut faire des découvertes surprenantes. Un chercheur britannique ne s’attendait pas à voir les abeilles à proximité du cratère actif du Masaya au Nicaragua. De la même façon, je fus très surpris de découvrir des grappes de coccinelles sur le Stromboli et sur l’Etna.

Un scientifique qui effectuait des observations sur le Masaya, à proximité de Managua, la capitale du Nicaragua, a découvert une petite abeille, Anthophora squammulosa, qui essayait de se frayer un chemin à travers les amoncellements de cendre, à la recherche de nectar. Cette petite abeille et ses congénères ont élu domicile dans un seul secteur du Masaya. C’est un endroit où les températures peuvent monter jusqu’à 42°C et où des pluies acides tombent de temps en temps sur les pentes supérieures de la montagne. Aucune végétation n’est visible dans cette partie du volcan. Le scientifique s’est demandé pourquoi des abeilles se trouvaient là et une étude a été lancée avec la collaboration d’autres chercheurs du monde entier.

Ils ont voulu tout d’abord savoir combien d’abeilles étaient présentes et ils sont arrivés à une estimation de 1000 à 2000 insectes.
Un autre mystère était la nourriture des abeilles. Les femelles creusent des nids composés d’alvéoles à une trentaine de centimètres de profondeur sur le flanc du volcan, où elles pondent leurs œufs. Elles recueillent ensuite le pollen et le nectar qu’elles déposent dans le nid pour nourrir les larves après l’éclosion des oeufs. La majeure partie du pollen provient d’une seule plante, Melanthera nivea, une fleur sauvage robuste qui peut résister aux précipitations acides sur le volcan.
Les chercheurs pensent que les abeilles peuvent vivre dans l’environnement hostile du volcan car il y a peu de prédateurs et de parasites qui pourraient menacer leur survie. De plus, leurs nids ne sont pas brisés par des racines souterraines vu qu’il n’y a guère de végétation sur le Masaya. Cependant, il existe une double menace bien réelle pour cette population d’abeilles: Une éruption pourrait les anéantir, et comme elles dépendent d’un seul type de plante, si cette plante venait à disparaître, il ne leur resterait plus rien pour se nourrir et pour vivre. Quelle drôle de vie !
Source: Science Mag.

Tout comme les abeilles sont inattendues sur le Masaya, une rencontre avec des coccinelles constitue une réelle surprise sur l’Etna ou le Stromboli en Sicile. La population de coccinelles est spectaculaire entre juin et février de l’année suivante. Les espèces Cocinella septempunctata et Adalia bipunctata se concentrent sur ou sous les pierres et à l’intérieur des fractures dans la lave. Les deux espèces se différencient par le nombre de points noirs sur leurs élytres rouges.
Les coccinelles sont très utiles pour la nature car elles se nourrissent de pucerons et ce sont de remarquables prédateurs qui peuvent parfois manger leur propre progéniture. Quand leur nombre est très élevé dans certaines régions du monde, on les recueille pour les utiliser dans la protection des arbres fruitiers.
Lorsque l’on regarde les coccinelles qui se cachent à l’intérieur des fractures volcaniques, on pourrait penser qu’elles y ont été apportées par le vent et qu’elles attendent une mort certaine en raison du manque de nourriture. Cependant, la réalité est très différente. Dirigées par une sorte d’instinct, les coccinelles effectuent un vol migratoire vers les zones élevées de leur habitat lorsque l’air chaud des plaines provoque un manque de pucerons qui représentent leur principale source de nourriture. Après avoir pondu leurs œufs dans les vergers d’agrumes de la Sicile, les coccinelles, repues, migrent vers les pentes supérieures de l’Etna qui sont dépourvues de prédateurs tels que les araignées, les oiseaux ou les rongeurs. Au début du printemps suivant, lorsque la population de pucerons réapparaît, les coccinelles sortent de leurs cachettes et migrent dans l’autre sens ; elles envahissent alors les lieux où elles peuvent trouver une nourriture abondante.
On peut se demander pourquoi les coccinelles se rassemblent en grappes si fournies. Aucune réponse définitive n’a été proposée. C’est peut-être parce qu’elles réagissent de la même manière à des facteurs microclimatiques (humidité, chaleur et lumière), ou parce qu’elles sont attirées par les odeurs laissées par les premiers insectes qui sont arrivés sur place.
Source: Revue de L’Association Volcanologique Européenne.

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drapeau-anglaisWhen visiting volcanoes, you can make surprising discoveries. A British researcher did not expect to see bees close to the active crater of Masaya volcano in Nicaragua. In the same way, I was very surprised to find swarms of ladybirds on Stromboli and Mount Etna.

A scientist who was visiting Masaya volcano, just outside the Nicaraguan capital city of Managua, discovered a little bee, Anthophora squammulosa, which was zipping through the ash heaps looking for nectar and burrowing in a pile of volcanic debris. These bees nest almost exclusively in one patch of Masaya. There, temperatures may climb as high as 42°C, and acid rain occasionally falls on the upper slopes of the mountain. Nothing visible grows. The scientist wondered why the bees were there and a study was launched with other researchers from around the globe.

First, they wanted to figure out just how many bees were present and came to an estimation of 1000 to 2000 insects.

Another mystery was what the bees were eating. The females dig cell-like nests nearly 30 centimetres into the side of the volcano, where they lay their eggs. They then collect pollen and nectar to deposit in the nest for the developing larva to eat after they hatch. 99% of the pollen comes from only one plant, Melanthera nivea, a tough wildflower that can survive the volcano’s acid rainfall.

The researchers think that the bees may thrive in the volcano’s adverse environment because it hosts few predators and parasites that would threaten their survival. It could also be that their nests aren’t broken up by underground roots as there is hardly any vegetation on Masaya. However, the bee population living on the volcano may be under a real threat: Not only could an errant eruption kill them, but because they are specialized to only one type of plant, if that plant died out, they would be left with nothing. The little bees are living life literally on the edge!

Source : Science Mag.

Just like the bees are quite unexpected on Masaya volcano, ladybirds come as a real surprise on Mt Etna or Stromboli volcano in Sicily. The ladybird population is at its highest between June and February of the next year.  Cocinella septempunctata and Adalia bipunctata concentrate on or under the stones and within the fissures of the lava. Both species are differentiated by the number of black dots on their red wings.
Ladybirds are very precious to nature as there are remarkable predators that can sometimes eat their own offspring.  As their numbers is sometimes very high in some regions of the world, they are collected to be used in the protection of fruit trees.

When looking at the ladybirds hiding inside the fissures, one might think they have been carried on the volcano by the wind where they are waiting for a certain death because of the lack of food. However, reality is quite different. Led by some sort of instinct, they perform a migratory flight towards the elevated areas of their habitat when the warmer air of the plains induces a drastic lack of aphids which represent their main food source. After having laid their eggs in the citrus fruit orchards of Sicily, the ladybirds migrate to the higher slopes of Mt Etna which are devoid of predators such as spiders, birds or rodents. Early during the next spring, when the aphid population reappears, the ladybirds come out of their hiding places and migrate the other way round and invade the places with plentiful food.

Another question needs to be answered: why are the ladybirds gathering in such great numbers? The reason may be that they react in the same way to microclimatic factors (humidity, heat and light), or because they are drawn by the odours left by the first insects that arrived on the spot.

Source: Review of L’Association Volcanologique Européenne.

Coccinelles

Les coccinelles du Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Le Masaya (Nicaragua) bientôt sur les réseaux sociaux // Masaya volcano (Nicaragua) soon on the social networks

drapeau-francaisLa compagnie General Electric (GE) et le gouvernement nicaraguayen sont en train d’installer un réseau de quelque 80 capteurs Wi-Fi à l’intérieur du Masaya. L’idée est de créer un système d’alerte précoce, avant une éruption.
Situé à une vingtaine de kilomètres de Managua, la capitale du Nicaragua, le volcan servira également de test pour d’autres systèmes de détection. Les capteurs collecteront des données environnementales à 360 mètres de profondeur à l’intérieur du volcan. Ils sont insérés dans des coffrets noirs robustes, conçus pour résister à l’environnement hostile d’un volcan actif. Ils enregistreront les niveaux de gaz, la température, la gravité et les données de pression atmosphérique.
L’équipe d’installation comprend un volcanologue expérimenté, un pilote de drone, des gréeurs et un ancien astronaute. Il est prévu que ces hommes enfilent des combinaisons spéciales, résistantes à la chaleur, et descendent dans le cratère du Masaya pour y installer les capteurs au cours des prochaines semaines.
Toutes les données seront rassemblées dans Predix, la base de données open-source de General Electric, puis mis à la disposition du grand public par le biais d’un site Web.
Le projet est soigneusement documenté et diffusé sur les médias sociaux. Les images et vidéos, pour beaucoup tournées avec des drones, seront partagées sur Snapchat, Twitter et YouTube. Les gens pourront également regarder sur Facebook des vidéos montrant en direct l’équipe en train d’installer les capteurs à l’intérieur du volcan.
Le projet n’est pas seulement ludique : son véritable but est de créer un système susceptible de protéger les localités situées à proximité de volcans actifs à travers le monde. Il y a environ 1500 volcans actifs sur notre planète, et tous sont en attente de leur propre accès Internet !
Source: Organes de presse américains.

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drapeau-anglaisGeneral Electric (GE) and the local government are currently installing a network of some 80 Wi-Fi sensors inside the Masaya volcano. The idea is to create an early warning system before an eruption.

Located about 20 km from Nicaragua’s capital city Managua, the active volcano is a test case for other early detection systems. The sensors will gather environmental information from 360 metres inside the volcano. They are rugged black boxes built to withstand the harsh environment of an active volcano. They will record gas levels, temperature, gravity and atmospheric pressure data.

The installation crew includes an experienced volcano explorer, a drone pilot, riggers, and a former astronaut. The men are expected to put on special heat-resistant suits and descend into Masaya to install the sensors over the next few weeks.

All the data will be collected in Predix, General Electric’s open-source database, and then made publicly available through a website.

The project is being carefully documented and publicized on social media. Images and videos, many shot with drones, will be shared on Snapchat, Twitter and YouTube. People will also be able to watch live Facebook videos of the team installing the sensors inside the volcano.

More than entertainment, the project could help create a system to protect volcano-adjacent communities everywhere. There are around 1,500 possibly active volcanoes around the world, all waiting for their own internet access.

Source : American news media.

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Vue du cratère du Masaya et du lac de lave (Crédit photo : INETER)

Masaya (Nicaragua)

drapeau-francaisAprès avoir été fermé plusieurs jours à cause d’une intensification de l’activité sismique et volcanique, le Parc National du Masaya est de nouveau ouvert au public. Le site est ouvert entre 9 heures et 17 heures, mais des visites nocturnes sont également organisées pour les groupes de touristes. Le prix d’entrée est de 30 cordobas (environ 1 euro) pour les gens du coin et de 100 cordobas (environ 3 euros) pour les étrangers. L’un des visiteurs de mon blog fait partie des chanceux qui ont pu voir le cratère du Masaya après la réouverture du Parc. Il a eu la gentillesse de me faire parvenir plusieurs photos du volcan et de son lac de lave, ainsi que du Cerro Negro. Je le remercie très sincèrement.

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drapeau-anglaisAfter being closed several days because of an increase in seismic and volcanic activity, the Masaya Volcano National Park is now open again to the public. The park is open from 9 am to 5 pm, but night tours are also organised for tourist groups. The entrance fee is 30 cordobas for domestic visitors and 100 cordobas for foreigners. A visitor of my weblog visited Masaya jst after the Park was open again and he sent me a photo gallery showing the inside of the crater, as well as a nice photo of nearby Cerro Negro. I thank him very much for his kindness.

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Masaya 03

Masaya 01

Crédit photo: Claude Faure

Le Masaya (Nicaragua) interdit d’accès // No access to Masaya volcano (Nicaragua)

drapeau-francaisSi vous aviez l’intention de vous rendre au Nicaragua pour jeter un coup d’œil au volcan Masaya, c’est raté ! En effet, le Parc National du Masaya va être fermé à cause du risque de glissements de terrain dans le cratère Santiago. L’INETER a diffusé un bulletin d’alerte concernant l’instabilité des flancs S et SE du cratère.

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drapeau-anglaisIf you have intended to visit Masaya volcano in Nicaragua, here is bad news for you!. Indeed, the Masaya Volcano National Park will be closed, due to the possibility of landslides in the crater. INETER has issued an alert about the instability in the southern and south-eastern flanks of the Santiago crater.

Masaya 2

Cratère Santiago sur le Masaya (Crédit photo: Wikipedia)