San Cristobal (Nicaragua)

Dans son dernier rapport, le SINAPRED indique qu’une nouvelle émission de gaz et de cendre a débuté sur le volcan San Cristobal le 18 août 2017 en début de matinée. Le volcan a d’abord commencé une phase de dégazage suivie d’une expulsion de cendre et d’une forte odeur de soufre. Les retombées de cendre ont affecté plus de 50 000 personnes autour du San Cristobal.
Il est conseillé aux populations à proximité du volcan et aux personnes victimes des retombées de cendre d’utiliser des masques ou des serviettes humides pour se couvrir la bouche, le nez et les yeux. Il est également recommandé de protéger les puits pour éviter toute contamination de l’eau.
Le SINAPRED indique qu’il n’y a pas eu d’explosions jusqu’à présent.
La dernière éruption du San Cristobal a eu lieu le 22 avril 2016. Le SINAPRED avait alors signalé un panache de cendre et de gaz qui était monté jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. La dernière activité explosive a eu lieu le 6 juin 2015.

Source: SINAPRED.

—————————————-

In its latest update, SINAPRED indicates that a new gas and ash emission started at San Cristobal volcano on August 18th 2017 in the early morning. The volcano first began degassing, which was followed by an expulsion of ash and a strong odour of sulphur. Ashfall affected more than 50 000 citizens around San Cristobal.

Residents near the volcano, and those affected by ashfall, are advisedd to use masks or wet towels to cover their mouth, nose and eyes.They should also protect the wells to prevent any contamination.

SINAPRED says that so far there have been no explosions.

San Cristobal’s last eruption took place on April 22nd 2016. SINAPRED then reported an ash-and-gas plume that rose 2 km above crater. The previous explosive activity at the volcano occurred on June 6th 2015.

Source: SINAPRED.

Crédit photo: Wikipedia

Des abeilles du Masaya aux coccinelles du Stromboli // From the bees of Masaya to the ladybirds of Stromboli

drapeau-francaisAu cours de la visite des volcans, on peut faire des découvertes surprenantes. Un chercheur britannique ne s’attendait pas à voir les abeilles à proximité du cratère actif du Masaya au Nicaragua. De la même façon, je fus très surpris de découvrir des grappes de coccinelles sur le Stromboli et sur l’Etna.

Un scientifique qui effectuait des observations sur le Masaya, à proximité de Managua, la capitale du Nicaragua, a découvert une petite abeille, Anthophora squammulosa, qui essayait de se frayer un chemin à travers les amoncellements de cendre, à la recherche de nectar. Cette petite abeille et ses congénères ont élu domicile dans un seul secteur du Masaya. C’est un endroit où les températures peuvent monter jusqu’à 42°C et où des pluies acides tombent de temps en temps sur les pentes supérieures de la montagne. Aucune végétation n’est visible dans cette partie du volcan. Le scientifique s’est demandé pourquoi des abeilles se trouvaient là et une étude a été lancée avec la collaboration d’autres chercheurs du monde entier.

Ils ont voulu tout d’abord savoir combien d’abeilles étaient présentes et ils sont arrivés à une estimation de 1000 à 2000 insectes.
Un autre mystère était la nourriture des abeilles. Les femelles creusent des nids composés d’alvéoles à une trentaine de centimètres de profondeur sur le flanc du volcan, où elles pondent leurs œufs. Elles recueillent ensuite le pollen et le nectar qu’elles déposent dans le nid pour nourrir les larves après l’éclosion des oeufs. La majeure partie du pollen provient d’une seule plante, Melanthera nivea, une fleur sauvage robuste qui peut résister aux précipitations acides sur le volcan.
Les chercheurs pensent que les abeilles peuvent vivre dans l’environnement hostile du volcan car il y a peu de prédateurs et de parasites qui pourraient menacer leur survie. De plus, leurs nids ne sont pas brisés par des racines souterraines vu qu’il n’y a guère de végétation sur le Masaya. Cependant, il existe une double menace bien réelle pour cette population d’abeilles: Une éruption pourrait les anéantir, et comme elles dépendent d’un seul type de plante, si cette plante venait à disparaître, il ne leur resterait plus rien pour se nourrir et pour vivre. Quelle drôle de vie !
Source: Science Mag.

Tout comme les abeilles sont inattendues sur le Masaya, une rencontre avec des coccinelles constitue une réelle surprise sur l’Etna ou le Stromboli en Sicile. La population de coccinelles est spectaculaire entre juin et février de l’année suivante. Les espèces Cocinella septempunctata et Adalia bipunctata se concentrent sur ou sous les pierres et à l’intérieur des fractures dans la lave. Les deux espèces se différencient par le nombre de points noirs sur leurs élytres rouges.
Les coccinelles sont très utiles pour la nature car elles se nourrissent de pucerons et ce sont de remarquables prédateurs qui peuvent parfois manger leur propre progéniture. Quand leur nombre est très élevé dans certaines régions du monde, on les recueille pour les utiliser dans la protection des arbres fruitiers.
Lorsque l’on regarde les coccinelles qui se cachent à l’intérieur des fractures volcaniques, on pourrait penser qu’elles y ont été apportées par le vent et qu’elles attendent une mort certaine en raison du manque de nourriture. Cependant, la réalité est très différente. Dirigées par une sorte d’instinct, les coccinelles effectuent un vol migratoire vers les zones élevées de leur habitat lorsque l’air chaud des plaines provoque un manque de pucerons qui représentent leur principale source de nourriture. Après avoir pondu leurs œufs dans les vergers d’agrumes de la Sicile, les coccinelles, repues, migrent vers les pentes supérieures de l’Etna qui sont dépourvues de prédateurs tels que les araignées, les oiseaux ou les rongeurs. Au début du printemps suivant, lorsque la population de pucerons réapparaît, les coccinelles sortent de leurs cachettes et migrent dans l’autre sens ; elles envahissent alors les lieux où elles peuvent trouver une nourriture abondante.
On peut se demander pourquoi les coccinelles se rassemblent en grappes si fournies. Aucune réponse définitive n’a été proposée. C’est peut-être parce qu’elles réagissent de la même manière à des facteurs microclimatiques (humidité, chaleur et lumière), ou parce qu’elles sont attirées par les odeurs laissées par les premiers insectes qui sont arrivés sur place.
Source: Revue de L’Association Volcanologique Européenne.

—————————————

drapeau-anglaisWhen visiting volcanoes, you can make surprising discoveries. A British researcher did not expect to see bees close to the active crater of Masaya volcano in Nicaragua. In the same way, I was very surprised to find swarms of ladybirds on Stromboli and Mount Etna.

A scientist who was visiting Masaya volcano, just outside the Nicaraguan capital city of Managua, discovered a little bee, Anthophora squammulosa, which was zipping through the ash heaps looking for nectar and burrowing in a pile of volcanic debris. These bees nest almost exclusively in one patch of Masaya. There, temperatures may climb as high as 42°C, and acid rain occasionally falls on the upper slopes of the mountain. Nothing visible grows. The scientist wondered why the bees were there and a study was launched with other researchers from around the globe.

First, they wanted to figure out just how many bees were present and came to an estimation of 1000 to 2000 insects.

Another mystery was what the bees were eating. The females dig cell-like nests nearly 30 centimetres into the side of the volcano, where they lay their eggs. They then collect pollen and nectar to deposit in the nest for the developing larva to eat after they hatch. 99% of the pollen comes from only one plant, Melanthera nivea, a tough wildflower that can survive the volcano’s acid rainfall.

The researchers think that the bees may thrive in the volcano’s adverse environment because it hosts few predators and parasites that would threaten their survival. It could also be that their nests aren’t broken up by underground roots as there is hardly any vegetation on Masaya. However, the bee population living on the volcano may be under a real threat: Not only could an errant eruption kill them, but because they are specialized to only one type of plant, if that plant died out, they would be left with nothing. The little bees are living life literally on the edge!

Source : Science Mag.

Just like the bees are quite unexpected on Masaya volcano, ladybirds come as a real surprise on Mt Etna or Stromboli volcano in Sicily. The ladybird population is at its highest between June and February of the next year.  Cocinella septempunctata and Adalia bipunctata concentrate on or under the stones and within the fissures of the lava. Both species are differentiated by the number of black dots on their red wings.
Ladybirds are very precious to nature as there are remarkable predators that can sometimes eat their own offspring.  As their numbers is sometimes very high in some regions of the world, they are collected to be used in the protection of fruit trees.

When looking at the ladybirds hiding inside the fissures, one might think they have been carried on the volcano by the wind where they are waiting for a certain death because of the lack of food. However, reality is quite different. Led by some sort of instinct, they perform a migratory flight towards the elevated areas of their habitat when the warmer air of the plains induces a drastic lack of aphids which represent their main food source. After having laid their eggs in the citrus fruit orchards of Sicily, the ladybirds migrate to the higher slopes of Mt Etna which are devoid of predators such as spiders, birds or rodents. Early during the next spring, when the aphid population reappears, the ladybirds come out of their hiding places and migrate the other way round and invade the places with plentiful food.

Another question needs to be answered: why are the ladybirds gathering in such great numbers? The reason may be that they react in the same way to microclimatic factors (humidity, heat and light), or because they are drawn by the odours left by the first insects that arrived on the spot.

Source: Review of L’Association Volcanologique Européenne.

Coccinelles

Les coccinelles du Stromboli (Photo: C. Grandpey)

Le Masaya (Nicaragua) bientôt sur les réseaux sociaux // Masaya volcano (Nicaragua) soon on the social networks

drapeau-francaisLa compagnie General Electric (GE) et le gouvernement nicaraguayen sont en train d’installer un réseau de quelque 80 capteurs Wi-Fi à l’intérieur du Masaya. L’idée est de créer un système d’alerte précoce, avant une éruption.
Situé à une vingtaine de kilomètres de Managua, la capitale du Nicaragua, le volcan servira également de test pour d’autres systèmes de détection. Les capteurs collecteront des données environnementales à 360 mètres de profondeur à l’intérieur du volcan. Ils sont insérés dans des coffrets noirs robustes, conçus pour résister à l’environnement hostile d’un volcan actif. Ils enregistreront les niveaux de gaz, la température, la gravité et les données de pression atmosphérique.
L’équipe d’installation comprend un volcanologue expérimenté, un pilote de drone, des gréeurs et un ancien astronaute. Il est prévu que ces hommes enfilent des combinaisons spéciales, résistantes à la chaleur, et descendent dans le cratère du Masaya pour y installer les capteurs au cours des prochaines semaines.
Toutes les données seront rassemblées dans Predix, la base de données open-source de General Electric, puis mis à la disposition du grand public par le biais d’un site Web.
Le projet est soigneusement documenté et diffusé sur les médias sociaux. Les images et vidéos, pour beaucoup tournées avec des drones, seront partagées sur Snapchat, Twitter et YouTube. Les gens pourront également regarder sur Facebook des vidéos montrant en direct l’équipe en train d’installer les capteurs à l’intérieur du volcan.
Le projet n’est pas seulement ludique : son véritable but est de créer un système susceptible de protéger les localités situées à proximité de volcans actifs à travers le monde. Il y a environ 1500 volcans actifs sur notre planète, et tous sont en attente de leur propre accès Internet !
Source: Organes de presse américains.

————————————-

drapeau-anglaisGeneral Electric (GE) and the local government are currently installing a network of some 80 Wi-Fi sensors inside the Masaya volcano. The idea is to create an early warning system before an eruption.

Located about 20 km from Nicaragua’s capital city Managua, the active volcano is a test case for other early detection systems. The sensors will gather environmental information from 360 metres inside the volcano. They are rugged black boxes built to withstand the harsh environment of an active volcano. They will record gas levels, temperature, gravity and atmospheric pressure data.

The installation crew includes an experienced volcano explorer, a drone pilot, riggers, and a former astronaut. The men are expected to put on special heat-resistant suits and descend into Masaya to install the sensors over the next few weeks.

All the data will be collected in Predix, General Electric’s open-source database, and then made publicly available through a website.

The project is being carefully documented and publicized on social media. Images and videos, many shot with drones, will be shared on Snapchat, Twitter and YouTube. People will also be able to watch live Facebook videos of the team installing the sensors inside the volcano.

More than entertainment, the project could help create a system to protect volcano-adjacent communities everywhere. There are around 1,500 possibly active volcanoes around the world, all waiting for their own internet access.

Source : American news media.

Masaya 02

Vue du cratère du Masaya et du lac de lave (Crédit photo : INETER)

Masaya (Nicaragua)

drapeau-francaisAprès avoir été fermé plusieurs jours à cause d’une intensification de l’activité sismique et volcanique, le Parc National du Masaya est de nouveau ouvert au public. Le site est ouvert entre 9 heures et 17 heures, mais des visites nocturnes sont également organisées pour les groupes de touristes. Le prix d’entrée est de 30 cordobas (environ 1 euro) pour les gens du coin et de 100 cordobas (environ 3 euros) pour les étrangers. L’un des visiteurs de mon blog fait partie des chanceux qui ont pu voir le cratère du Masaya après la réouverture du Parc. Il a eu la gentillesse de me faire parvenir plusieurs photos du volcan et de son lac de lave, ainsi que du Cerro Negro. Je le remercie très sincèrement.

——————————

drapeau-anglaisAfter being closed several days because of an increase in seismic and volcanic activity, the Masaya Volcano National Park is now open again to the public. The park is open from 9 am to 5 pm, but night tours are also organised for tourist groups. The entrance fee is 30 cordobas for domestic visitors and 100 cordobas for foreigners. A visitor of my weblog visited Masaya jst after the Park was open again and he sent me a photo gallery showing the inside of the crater, as well as a nice photo of nearby Cerro Negro. I thank him very much for his kindness.

Masaya 02

Masaya 03

Masaya 01

Crédit photo: Claude Faure

Le Masaya (Nicaragua) interdit d’accès // No access to Masaya volcano (Nicaragua)

drapeau-francaisSi vous aviez l’intention de vous rendre au Nicaragua pour jeter un coup d’œil au volcan Masaya, c’est raté ! En effet, le Parc National du Masaya va être fermé à cause du risque de glissements de terrain dans le cratère Santiago. L’INETER a diffusé un bulletin d’alerte concernant l’instabilité des flancs S et SE du cratère.

——————————–

drapeau-anglaisIf you have intended to visit Masaya volcano in Nicaragua, here is bad news for you!. Indeed, the Masaya Volcano National Park will be closed, due to the possibility of landslides in the crater. INETER has issued an alert about the instability in the southern and south-eastern flanks of the Santiago crater.

Masaya 2

Cratère Santiago sur le Masaya (Crédit photo: Wikipedia)

Momotombo (Nicaragua): Retour au calme? // A return to calm?

drapeau francaisAprès une période d’activité intense, le Momotombo (dont le nom signifie «gros sommet en ébullition») semble reprendre son souffle. Il y a quelques semaines, le volcan émettait d’épaisses colonnes de cendre qui montaient jusqu’à 500 mètres de hauteur. On enregistrait parfois plusieurs explosions par demi-heure et 27 épisodes éruptifs explosifs ont été signalés depuis le 5 décembre 2015.

La vie semble avoir repris un cours normal chez les habitants qui vivent à proximité du volcan. Ils disent qu’ils s’adaptent aux éruptions. Très peu disent qu’ils ont peur de vivre près du volcan mais ils reconnaissent qu’ils n’en mènent pas large quand le sol commence à trembler avant les explosions.
Les scientifiques restent vigilants et continuent de surveiller étroitement l’activité du Momotombo. Des journalistes du Tico Times fois ont rendu visite au volcan entre le 29 février et le 1er mars, alors que se produisait une forte activité explosive. Ils n’ont rencontré aucune restriction d’accès. Ils ont pu pénétrer dans le périmètre de sécurité et rapporter les photos que vous verrez en cliquant sur ce lien :
http://www.ticotimes.net/2016/03/17/photos-a-close-up-look-at-nicaraguas-momotombo-volcano

Les journalistes ont pu avoir un aperçu de l’activité volcanique et observer la puissance de la Nature, tant au niveau sismique que volcanique. Ils étaient accompagnés d’un garde du Parc et d’un volcanologue du Costa Rica. Après deux heures de marche, ils arrivèrent près de récentes coulées de lave, d’où émergeaient « de gros rochers pointus » qui rendaient la progression difficile. Certaines zones étaient de toute évidence encore très chaudes. Le volcanologue a remarqué qu’une grande partie des matériaux rejetés par le volcan pouvait être considérés comme géologiquement jeunes.

——————————————

drapeau anglaisAfter a period of intense activity, Momotombo (which means “Big Boiling Summit”) seems to have taken a break A few weeks ago, the volcano was emitting dense ash columns more than half a kilometre in the sky. Explosions sometimes occurred several times in a half hour, and 27 similar eruptive episodes have been reported since December 5th 2015.

 Life seems to be back to relative normality for residents near the volcano. Locals say they are adapting to the eruptions. Few say they are afraid of living in the volcano’s shadow, but they admit to being afraid when the ground begins to shake ahead of explosions.

Scientists remain vigilant and continue to monitor its activity. Tico Times journalists visited Momotombo at the height of the recent explosions, from February 29th to March 1st. They encountered no security restrictions at the perimeter and were able to bring back the photos to be seen at this address:

http://www.ticotimes.net/2016/03/17/photos-a-close-up-look-at-nicaraguas-momotombo-volcano

The journalists were able to catch a glimpse of volcanic activity and witnessed nature’s powerful volcanic and seismic behaviour. Accompanying them were a Nicaraguan park ranger and a Costa Rican volcanologist. After a two-hour walk, they arrived near recent lava flows, marked by “large, sharp rocks” that made hiking difficult. Some areas obviously were extremely hot. The volcanologist noticed that much of the material around the visitors was considered geologically young.

Momotombo

Séquence éruptive sur le Momotombo (Crédit photo: INETER)

Les volcans nicaraguayens sous haute surveillance // Nicaraguan volcanoes under close control

drapeau-francaisSuite à une série d’explosions, des volcanologues des États-Unis, du Royaume-Uni et du Costa Rica, ainsi que des géologues locaux observent l’activité de quatre volcans actifs du Nicaragua.
Le volcan le plus actif est actuellement le Momotombo, près de la ville de León et à une quarantaine de kilomètres de Managua, la capitale du Nicaragua. Le volcan est entré en éruption en décembre, pour la première fois en 110 ans, et son activité n’a pas cessé depuis cette époque. Il faut se rappeler qu’en 1610, une éruption du Momotombo a obligé les habitants de la ville de León, alors espagnole, à déménager 50 km à l’ouest.
La semaine dernière, les géologues de l’USGS ont indiqué qu’ils étudiaient et évaluaient les risques du Momotombo et des autres volcans actifs dans le pays. Le Telica et le Masaya sont entrés en éruption en même temps que le Momotombo et continuent à être très actifs.
Dans le même temps, des épisodes d’activité sismique ont été enregistrés la semaine dernière sur le Cerro Negro.
Les scientifiques disent que le monde est actuellement en « saison volcanique » et les volcans, d’un point de vue historique, sont plus susceptibles d’entrer en éruption entre novembre et avril dans l’hémisphère nord lorsque la glace, la pluie et les chutes de neige compriment le socle rocheux. En conséquence, l’activité volcanique devrait encore s’intensifier. Selon les chercheurs, le monde doit s’attendre à une éruption volcanique majeure dans les 50 à 80 prochaines années, mais nous ne sommes pas préparés pour en assumer les conséquences.
Source: The Express, The Tico Times.
On connaît le penchant de The Express pour le sensationnalisme et les dernières lignes de l’article restent à prouver. L’effet de «la glace, de la pluie et de la couche de neige » sur l’activité volcanique n’a jamais été prouvé de façon définitive. D’ailleurs, avec le réchauffement climatique actuel et les chutes de neige moins abondantes, il n’est pas certain que cette théorie soit encore valable.

———————————-

drapeau anglaisExperts from the US, UK, Costa Rica and local geologists are observing activity at four active volcanoes in Nicaragua after a flurry of explosions.
The most active volcano is currently Momotombo near the city of León and about 40 km from Nicaragua’s capital Managua. The volcano erupted for the first time in 110 years in December, and has been active ever since. One should remember that in 1610, a Momotombo eruption forced residents of the then-Spanish city of León to relocate 50 km to the west.
Geologists from the US Geological Survey announced last week they are studying and assessing risks from Momotombo and the other active volcanoes in the country. Both Télica and Masaya began erupting at the same time as Momotombo, and continue to do so.
Meanwhile, episodes of seismic activity were recorded last week on Cerro Negro.
Scientists say the world is currently in a volcano season and historically eruptions are also more likely from November to April in the northern hemisphere when ice, rain and snowfall can compress the bedrock. As a consequence, more increased activity is expected. Researchers said the world should expect a major catastrophic volcanic eruption in the next 50 to 80 years, but we are unprepared for the fallout.
Source: The Express, The Tico Times.
The last lines of the article remain to be proved. The effect of “ice, rain and snowfall” on volcanic activity has never been proved in a definitive way. Besides, with the current global warming and the less heavy snowfall, it is not sure that this theory is still valid.

Momotombo

Activité du Momotombo le 2 décembre 2015

(Crédit photo: Wikimedia Commons)