L’Arctique se réchauffe et les populations souffrent // The Arctic is heating up and residents are suffering

La NOAA vient de publier un rapport indiquant qu’en 2022 la température de l’air dans l’Arctique a été la sixième plus chaude des relevés qui remontent à 1900. La couverture de neige a été la deuxième plus faible depuis 56 ans dans l’Arctique nord-américain et la troisième plus faible dans la partie eurasienne. La calotte glaciaire du Groenland a connu des conditions de fonte sur 36 % de sa surface: c’est la 25ème consécutive de perte de glace sur la masse terrestre de ce pays. En 2022, l’étendue de la glace de mer arctique a été de plus de 36 % inférieure aux moyennes de 1979 en septembre, une situation accentuée par la température de surface de la mer qui a été de 3 °C plus chaude que la moyenne de 1991 à 2020 au mois d’août. Le verdissement de la toundra augmente; la zone couverte par la vie végétale plutôt que par la neige et la glace se situe cette année au quatrième rang depuis 2000.
Le rapport de la NOAA explique que si la mauvaise santé environnementale de l’Arctique est un réel problème pour la planète dans son ensemble, ce sont surtout les peuples autochtones qui en font les frais. Ainsi, lors du typhon Merbok au mois de septembre 2022 – une tempête de catégorie 1 qui a frappé la région – des maisons ont été inondées, des pistes d’aéroport ont été submergées, des populations de villes et de villages ont été forcées de se réfugier dans des hébergements temporaires et les réservoirs de gas-oil qui alimentent en énergie de nombreuses maisons, sont devenus inutilisables. De plus, la tempête a frappé pendant la haute saison de chasse, lorsque de nombreux habitants comptent sur l’élan et le caribou pour remplir leurs congélateurs pour l’hiver. Les auteurs du rapport de la NOAA insistent sur le fait que le typhon Merbok « a démontré le lien inextricable entre les changements environnementaux et les impacts sur la sécurité humaine, la sécurité alimentaire et la santé ».
Cette tempête n’est pas le seul exemple montrant à quel point le réchauffement climatique met en péril les habitants. La chasse à la baleine boréale, par exemple, est un moyen de subsistance pour les habitants des communautés côtières de l’Alaska d’Utqiagvik, Nuiqsut et Kaktovik. La réduction de la glace de mer a doublé le nombre de jours possibles pour la chasse à la baleine, mais, selon une étude de 2021, cette fonte a augmenté le nombre de jours où la hauteur des vagues rend la chasse plus dangereuse et oblige certains villageois à se procurer des bateaux plus gros qu’ils n’ont pas forcément les moyens d’acheter.
La chasse au phoque et au morse a également été affectée. Le recul de la glace de mer oblige les chasseurs à parcourir jusqu’à 160 km dans de petites embarcations pour atteindre les zones de glace où se trouvent leurs proies. Dans beaucoup de secteur, la glace de mer s’amincit, rendant son accès plus dangereux.
Les schémas migratoires du caribou, des morses, des baleines boréales, des oies et des poissons ont également changé, rendant la chasse plus difficile et souvent moins productive. Tout cela, indique le rapport de la NOAA, affecte la disponibilité de la nourriture, mais les lois qui réglementent la chasse et la pêche n’ont pas suivi les changements intervenus dans l’environnement arctique.
Les incendies de forêt, autrefois rares en Alaska, présentent un autre risque. En mai, une sécheresse dans le sud-ouest de l’Alaska a provoqué des incendies de grande ampleur au début de l’été. La fumée des incendies pose des problèmes respiratoires, perturbe la chasse et cloue parfois les avions au sol. La hausse des températures estivales rend la vie difficilement supportable dans les maisons qui manquent généralement de climatisation, ce qui oblige les habitants à garder leurs fenêtres ouvertes et augmente leur exposition à la fumée des incendies de forêt.
L’accès à l’eau potable est également en déclin, souvent à cause des inondations côtières. L’eau de mer se mélange à celle des sources d’eau douce comme les lacs et les rivières. Le dégel du pergélisol conduit à un assèchement de plus en plus important. « En 2022 », écrivent les auteurs du rapport de la NOAA, « un lac dans la toundra près de Kotzebue, en Alaska, qui fournissait de l’eau douce à certains habitants, s’est brusquement vidé. »
Source : NOAA.

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NOAA has just published a report indicating that in 2022 Arctic air temperatures were the sixth warmest on records going back to 1900. Snow cover was the second lowest dating back 56 years across the North American Arctic and the third lowest across the Eurasian portion. The Greenland ice sheet experienced melt conditions across 36% of its surface, marking the 25th consecutive year of ice loss from the country’s land mass. The extent of Arctic sea ice was more than 36% below 1979 averages in September, a fact exacerbated by surface sea temperatures that were 3°C warmer than the 1991 to 2020 average in August. Greening of the tundra is increasing, with the area covered by plant life rather than snow and ice, coming in this year at the fourth most extensive since 2000.

The report stressed that while the poor environmental health of the Arctic is bad for the planet as a whole, it is the Indigenous people and other locals who are most immediately paying the price. During the September Typhoon Merbok, a Category One storm that struck the region, for example, homes were flooded, airport runways were underwater, populations of towns and villages were forced into public shelters and diesel fuel tanks, which power many homes, were upended. What’s more, the storm hit during peak hunting season, when many locals count on bagging moose and caribou to stock their freezers for the winter. The authors of the NOAA report insist that Typhoon Merbok “demonstrated the inextricable linkage of environmental change and impacts on human safety, food security and health.”

The great storm was by no means the only example of the ways climate change imperils the locals. Hunting for bowhead whales, for example, is a means of subsistence for the people of the coastal Alaskan communities of Utqiagvik, Nuiqsut, and Kaktovik. The decrease in sea ice has doubled the days available for whaling, but, according to one 2021 study, has increased the number of days on which wave heights make the hunt more dangerous and force some villagers to buy larger boats that they can often ill-afford.

Seal and walrus hunting has been affected too. The retreat of sea ice forces hunters to travel as much as 160 km in small skiffs to reach ice floes where their prey can be found. Many of the floes, however, are thinning, making setting foot on them yet another peril.

Migratory patterns of caribou, walruses, bowhead whales, geese, and fish have also changed, making hunts harder and often less productive. All of this, the report states, affects the availability of food, but laws and policies that regulate hunting and fishing have not kept up with the changes in the Arctic environment.

Wildfires, once a rarity in Alaska, pose yet another risk. In May, a drought in southwest Alaska teed up the region for extreme fires in early summer. The smoke from the fires poses respiratory risks, disrupts hunting, and makes aviation impossible at times. Rising summer temperatures make for sweltering homes, which typically lack air conditioning, forcing residents to keep their windows open and increasing their exposure to wildfire smoke.

Access to potable water is also on the decline, partly due to coastal flooding that mixes saltwater with freshwater sources like lakes and rivers. Loss of permafrost that was counted on to feed land basins has led to increasing drying. “In 2022,” the authors of the NOAA report write, “a tundra lake near Kotzebue, Alaska, supplying freshwater to some residents, abruptly drained.

Source: NOAA.

Evolution de la glace de mer arctique au mois de septembre (Source: NSIDC)

Fuites de méthane dans la Baltique : un coup dur pour l’environnement // Methane leaks in the Baltic Sea : A hard blow to the environment

Les informations selon lesquelles un gazoduc s’est rompu dans la mer Baltique – suite à d’éventuels actes de sabotage – font craindre que la fuite de méthane accélère encore davantage le réchauffement climatique. Il est encore trop tôt pour dire quelle quantité de méthane en provenance des pipelines Nord Stream atteindra l’atmosphère, mais les fuites auront probablement un impact sur le réchauffement climatique.
Bien que le méthane (CH4) n’ait pas une durée de vie aussi longue que le dioxyde de carbone (CO2) qui séjourne beaucoup plus longtemps dans l’atmosphère, le gaz possède une plus grande capacité à piéger la chaleur: environ 30 fois plus que le CO2 sur 100 ans. C’est la raison pour laquelle des réductions drastiques des émissions de méthane sont essentielles pour freiner la progression du réchauffement climatique à court terme. Si tout le méthane contenu dans les pipelines devait atteindre l’atmosphère, cela pourrait mettre un sacré coup d’arrêt à nos efforts pour ralentir le réchauffement climatique.
Quatre fuites ont été découvertes le long des gazoducs Nord Stream 1 et 2 dans la Mer Baltique. Les pipelines n’étaient pas en service au moment de l’accident – ou du sabotage – mais ils étaient remplis d’environ 778 millions de mètres cubes de gaz naturel et 70 à 90 % de ce gaz naturel est du méthane.
Toutefois, on ne sait pas quelle quantité de ce méthane atteindra l’atmosphère. Cela dépendra de la taille de la brèche et d’autres facteurs. Même si les pipelines ne se vident pas complètement, les émissions de CH4 pourraient être considérables. On estime qu’au début les fuites ont probablement libéré environ 500 tonnes de méthane par heure dans la mer, avec une atténuation du débit par la suite.
Par ailleurs, il n’est pas certain que tout ce méthane atteindra la surface. Par exemple, on sait que les microbes peuvent absorber une partie du méthane lors de son passage dans l’eau, mais cet effet sera probablement minime car le méthane n’aura pas le temps d’être absorbé naturellement. C’est pourquoi, une proportion importante de ce qui sort des gazoducs sera évacuée sous forme de gaz méthane.
Source : Business Insider, via Yahoo Actualités.

Un visiteur de mon blog m’a fait remarquer que ces émissions de méthane dans la Baltique étaient négligeable à l’échelle atmosphérique. C’est vrai, mais s’ajoutant à celles qui existent déjà sur notre planète, ça n’arrange pas la situation des gaz à effet de serre. Il y a quelques mois des scientifiques du CNRS et du CEA ont identifié, depuis l’espace, 1 200 panaches de méthane correspondant à des fuites issues d’exploitations pétrolières ou gazières. En terme de pollution, ces fuites sont comparables, chaque année, à la circulation de 20 millions de véhicules. S’agissant des fuites dans la Mer Baltique, on estime qu’elles correspondent à huit mois d’émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère au Danemark.

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Reports that a natural gas pipeline has ruptured in the Baltic Sea – because of a possible acts of sabotage – are causing fears that the methane leak could negatively impact global warming. It is still too early to say how much methane from the Nord Stream pipelines will reach the atmosphere, but the leaks have the potential to have a substantial effect on global warming.

Though methane (CH4) is not as long-lived as carbon dioxide (CO2) which floats in the atmosphere for much longer after it is released, the gas is much better at trapping heat, about 30 times better than CO2 over 100 years. This is the reason why sharp cuts to methane emissions are essential to curb the rate of global warming in the short term. If all of the methane contained in the pipelines were to reach the atmosphere, it could seriously set the world back.

Four leaks have now been found along the Nord Stream 1 and 2 pipelines that cross the Baltic Sea. Though the pipelines were not being used when they were breached, they were full of about 778 million cubic meters of natural gas. Seventy to 90% of this natural gas is methane.

However, it is not clear how much of that methane will reach the atmosphere. The rate of emission depends on how big the breach is and other factors. Even without the pipelines emptying completely, the emissions could be substantial. It is estimated that the leaks likely released about 500 metric tons of methane per hour into the sea at first and are releasing less over time.

Besides, it does not mean all of that methane will reach the surface. For instance, microbes are known to absorb some of the methane as it passes through the water, although this is likely to have little effect. Methane will not have time to be attenuated by nature. So a significant proportion will be vented as methane gas.

Source: Business Insider, via Yahoo News.

A visitor to my blog pointed out to me that these methane emissions in the Baltic were negligible on an atmospheric scale. It’s true, but adding to those that already exist on our planet, they are not a good thing for the situation of greenhouse gases. A few months ago, CNRS and CEA scientists identified, from space, 1,200 plumes of methane corresponding to leaks from oil and gas operations. In terms of pollution, these leaks are comparable, each year, to the traffic of 20 million vehicles. Regarding the leaks in the Baltic Sea, it is estimated that they correspond to eight months of greenhouse gas emissions into the atmosphere in Denmark.

La fuite de gaz dans la Baltique (Source: autorités militaires danoises)

Cartographie des zones naturelles en Islande // Mapping of wilderness in Iceland

Les scientifiques islandais ont cartographié les zones naturelles de leur pays avec un maximum de détails. Un nouveau rapport accompagne le projet; il a été préparé par le Wildland Research Institute (WRI) pour le compte de l’Óbyggð kortlagning et fournit des informations qui peuvent aider les décideurs politiques et les défenseurs de la nature à préserver ces zones de la meilleure des façons. Des études antérieures pour le compte du Registre des zones naturelles (Wildnerness Register) de l’Union européenne ont montré que l’Islande recèle environ 43 % des 1 % de zones naturelles d’Europe.
Environ la moitié des hautes terres du centre de l’Islande correspondent à la définition de « zone naturelle inhabitée », et le rapport divise la région en 17 zones distinctes. Un tiers des zones naturelles inhabitées cartographiées dans le cadre du projet appartient à des propriétaires privés, tandis que les deux autres tiers se trouvent sur des terres publiques. Les zones ont été cartographiées et définies selon les normes internationales.
Il est important pour les Islandais de pouvoir faire clairement la distinction entre les zones de nature sauvage et les autres. Alors que les zones de nature sauvage diminuent à l’échelle mondiale, celles encore présentes en Islande deviendront de plus en plus précieuses. Une fois qu’une ligne a été tracée sur une carte, cette distinction peut être légalement mise en oeuvre sur le terrain. Il est alors possible de prendre des décisions concernant l’implantation des lignes électriques et la construction de centrales hydroélectriques afin de ne pas gâcher cette ressource importante.
Le rapport identifie quatre principales menaces pour les zones naturelles en Islande : l’impact des infrastructures géothermiques et hydroélectriques ; le tourisme; les 4×4 et la conduite hors route. C’est à cause de cela que les zones de nature sauvage se sont réduites en Islande au cours des 80 dernières années. Bon nombre de ces menaces perdurent avec l’expansion de la production d’électricité et des infrastructures de transmission qui y sont liées.
Selon les auteurs du rapport, les propositions d’expansion de l’hydroélectricité, de l’énergie géothermique et éolienne sur les hautes terres du centre de l’Islande sont « particulièrement préoccupantes » car elles sont « toutes susceptibles d’avoir un impact considérable sur les qualités de la nature sauvage ».
Les personnes intéressées peuvent consulter le rapport complet à cette adresse :.
https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

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Scientists have mapped Iceland’s uninhabited wilderness in more detail than ever before. A new report on the project, prepared by the Wildland Research Institute (WRI) on behalf of Icelandic initiative Óbyggð kortlagning provides information that can help policymakers and nature conservationists preserve these areas in their best possible form. Previous studies for the European Union Wilderness Register have shown that Iceland retains approximately 43% of Europe’s top one percent wildest areas.

Around half of Iceland’s Central Highland falls under the definition of uninhabited wilderness, and the report divides it into 17 distinct areas. One third of the uninhabited wilderness mapped in the project is privately owned, while the other two thirds are on public land. The areas were mapped and defined according to international standards.

It is important for Icelanders to be able to clearly distinguish between wilderness and other areas. As wild areas diminish globally, Iceland’s wilderness will become still more valuable. Once a line has been drawn on a map, it can be put into context legally. Then, it will be possible to make decisions about where to build, where power lines can be laid, and where hydropower plans can be built so as not to spoil this important resource.

The report identifies four main historical threats to wilderness in Iceland: impacts from geothermal and hydropower infrastructure; tourism; recreational 4×4 driving; and off-road driving. These have resulted in the steady attrition of wilderness areas over the last 80 years. Many of these threats are ongoing with further expansion of electrical power generation and associated transmission infrastructure.

Proposals to expand hydropower, geothermal power, and wind power generation in the Central Highlands are “of particular concern,” according to the report’s authors, as they are “all capable of vastly impacting wilderness qualities.”

Interested readers can view the full report at this address:.

https://wildlandresearch.org/wp-content/uploads/sites/39/2022/03/Iceland-Wilderness-Report_FINAL_March16-3_compressed-med.pdf

Le Landmannalaugar fait partie des zones naturelles les plus populaires en Islande (Photo: C. Grandpey)

Bonne nouvelle pour l’Arctique et pour l’environnement // Good news for the Arctic and the environment

Le 25 avril 2022, l’administration Biden a annulé une décision controversée de l’ère Trump qui aurait ouvert une partie de l’Alaska arctique au développement pétrolier.
Le Bureau of Land Management (BLM) a remis en place la politique de gestion de l’ère Obama dans la National Petroleum Reserve, une zone de 9,3 millions d’hectares dans la partie occidentale de la région de North Slope en Alaska.
Les mesures de l’administration Obama, contenues dans un document publié en 2013, autorisent l’attribution de concessions pétrolières dans environ la moitié de la réserve tout en renforçant la protection des zones considérées comme importantes pour l’écosystème arctique et pour les populations autochtones.
Le plan de l’administration Trump, décidé en 2020, visait à autoriser le développement pétrolier sur plus de 80 % de la Réserve, y compris sur le lac Teshekpuk, le plus grand lac de la région de North Slope. En plus, c’est une zone très riche en faune qui avait été protégée par des mesures remontant à l’administration Reagan.
Le plan Trump avait été attaqué en justice à deux reprises devant le tribunal fédéral d’Alaska. qui avait mis en attente l’attribution des concessions pétrolières. L’action du BLM rétablissant la politique de gestion de l’ère Obama fait partie de la réponse du Département de l’Intérieur à ces poursuites judiciaires.
La National Petroleum Reserve, la plus grande étendue de terres laissées vierges par l’Homme aux États-Unis, suscite l’intérêt des compagnies pétrolières qui convoitent des terres plus à l’ouest dans la région de North Slope. A l’heure actuelle, la recherche pétrolière se concentre dans la partie nord-est de la Réserve, qui est la plus proche des oléoducs existants et des champs pétrolifères sur les terres fédérales.
ConocoPhillips est la compagnie pétrolière la plus active de la Réserve. Elle gère en particulier le projet Willow de plusieurs milliards de dollars, avec à la clé quelque 600 millions de barils de pétrole.
Un sénateur républicain de l’Alaska et partisan de l’extension des concessions pétrolières, a critiqué la décision du gouvernement Biden car, selon lui, elle va à l’encontre de la sécurité énergétique au moment où la Russie envahit l’Ukraine.
De leur côté, les écologistes ont salué la décision du BLM mais ont appelé à davantage de mesures de protection. L’un de leurs porte-parole a déclaré que la réponse à la sécurité énergétique ne se trouvait pas sous le pergélisol arctique qui est en train de fondre, mais dans l’accélération du développement des sources de production d’énergie propres et renouvelables.
Source : Yahoo Actualités.

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On April 25th, 2022, the Biden administration overturned a controversial Trump-era policy that would have opened new swathes of Arctic Alaska to oil development.

The Bureau of Land Management (BLM) resurrected Obama-era management policies in the National Petroleum Reserve in Alaska, a 9.3-million-hectare area on the western side of Alaska’s North Slope.

Those reinstated policies, contained in a plan issued in 2013, allow oil leasing in about half of the reserve while boosting protections for areas considered important to the Arctic ecosystem and to indigenous residents.

The plan by the administration of former President Donald Trump, issued in 2020, sought to allow oil development on more than 80% of the reserve. It would have allowed leasing even at Teshekpuk Lake, the North Slope’s largest lake and an area prized for wildlife that had been protected under rules dating back to the Reagan administration.

The Trump plan was challenged by two lawsuits filed in the federal court in Alaska. No lease sales were ever held under it. The BLM action reinstating Obama-era management policies was part of Interior’s response to those lawsuits.

The National Petroleum Reserve, the largest tract of undisturbed public land in the United States, has drawn interest from oil companies that are expanding development farther west on the North Slope. Development is clustered in the northeastern corner of the reserve, the area closest to existing pipelines and legacy oil fields on state land to the east.

ConocoPhillips is the most active company in the reserve. Its interests there include the proposed multibillion-dollar Willow project, which holds an estimated 600 million barrels of oil.

An Alaska Republican senator and supporter of expanded leasing, criticized the decision as being against energy security at a time when Russia had invaded Ukraine.

Environmentalists welcomed the BLM decision but called for more protections. One of their spokesmen said the answer to energy security does not lie beneath the thawing Arctic permafrost but in accelerating the shift to clean, renewable sources of power generation.

Source: Yahoo News.

Source : Bureau of Land Management

On peut voit sur cette carte :

– en pointillés bleus, la limite de la région de North Slope,

– la National Petroleum Reserve à l’ouest,

– l’Arctic National Wildlife Refuge à l’est,

– Prudhoe Bay entre les deux. C’est le point de départ de l’oléoduc trans-alaskien (en rouge) qui aboutit à Valdez au sud.