Hakone (Japon)

drapeau francaisL’activité volcanique observée depuis fin avril sur le Mont Hakone empêche les visiteurs de fréquenter la zone thermale connue pour ses sources chaudes. L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) appelle à la prudence car de petites éruptions peuvent se produire à tout moment dans le secteur d’Owakudani sur le versant de la montagne.
La sismicité est en hausse autour du Mont Hakone depuis la fin avril. Les foyers des séismes sont peu profonds mais la plupart sont trop faibles pour être ressentis par la population.
Les émissions de vapeur dans la zone d’Owakudani sont également en hausse, ce qui confirme que la zone est bien active.

Dimanche, la JMA a enregistré 6 secousses ressenties par la population. Depuis lundi matin, les sismomètres ont enregistré plus de 100 événements volcaniques mineurs. Tous étaient trop faibles pour être ressentis par la population, mais l’inquiétude demeure.
Le sol dans le secteur d’Owakudani a gonflé de plusieurs centimètres.
Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 5.

Source : NHK.

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drapeau anglaisContinuing volcanic activity at Mt. Hakone since late April is keeping visitors away from a section of the hot-spring resort. The Japan Meteorological Agency (JMA) is calling for caution against small-scale eruptions at the Owakudani area on the slope of the mountain.
Seismicity has been increasing around Mount Hakone since late April. The focuses of the quakes have been shallow but most were not big enough to be felt by humans.
Steam spewing from the Owakudani area is increasing, suggesting signs of unrest.
On Sunday, JMA recorded 6 human-felt tremors. As of Monday morning, seismometers logged more than 100 minor volcanic events. All were too weak to be felt by humans, but concern remains.
The ground of the Owakudani area is also showing signs of swelling by several centimetres.
The alert level for the area is kept at 2 on the scale of 5.

Source: NHK.

Kilauea (Hawaii / Etats Unis): Situation relativement stable // A fairly stable situation

drapeau francaisLes derniers bulletins du HVO indiquent qu’il y a eu très peu de changements sur le Kilauea au cours des derniers jours. Les tiltmètres montrent une légère tendance au dégonflement de l’édifice volcanique. Le lac de lave sommital reste en dessous de la lèvre de l’Overlook Crater sans déborder sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u. La lave forme un bourrelet sur la lèvre du pit crater de sorte que son niveau se trouve à quelques mètres au-dessus du plancher de l’Halema’uma’u. C’est ce que les Américains appellent un « perched pond ».

La sismicité sous le sommet ainsi que sous l’East et la Southwest Rift Zone reste élevée, sans oublier deux séismes de M 3 dans la partie haute de l’East Rift Zone en fin de soirée le 9 mai. Plusieurs répliques du séisme de M 4.5 qui s’est produit au nord de Na’alehu ce même jour dans la matinée ont également été enregistrées.

Sur le site éruptif de l’East Rift Zone, des coulées de lave sont toujours actives sur 8 km en aval du cône du Pu’uO’o.

Voici une vidéo (en anglais) qui résume bien la situation actuelle:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=uSKB93E4vHI

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drapeau anglaisHVO’s latest updtes indicate there have been very few changes on Kilauea volcano. Tilmeters show a slight tendency to deflation and the summit lava lake remains below the rim of the Overlook crater without spilling onto the floor of Halema’uma’u Crater.The level of lava is a few metres above the foor of Halema’uma’u crater, forming a « perched pond ».

Seismicity beneath the summit and East and Southwest Rift Zones remains elevated, and included two M 3 earthquakes in the upper East Rift Zone late at night on May 9th. Several aftershocks of the M 4.5 earthquake located north of Na’alehu that same day in the morning have also been recorded.

At the East Rift Zone eruption site, surface flows are still active within about 8 km of Pu’uO’o.

Here is a video that gives a good summary of the current situation:

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=uSKB93E4vHI

Un lac s’est perdu… // A lake got lost…

drapeau francaisIl était une fois dans l’Oregon un lac où se déroule chaque année un phénomène unique qui lui vaut le surnom de Lac Perdu (Lost Lake).

Tous les ans, lorsque la température se réchauffe à la fin du printemps, les eaux du lac – situé dans la Forêt Nationale de Willamette – disparaissent par une profonde cavité (voir la vidéo ci-dessous).

Selon l’Office des Eaux et Forêts de la région, le lac se remplit pendant l’hiver parce que l’apport d’eau excède la quantité évacuée. Quand arrive l’été, le lac s’assèche et devient une prairie. Si quelqu’un décidait d’obstruer la cavité, il se produirait une inondation.

On vient enfin de comprendre pourquoi l’eau disparaît chaque année à la fin du printemps. Les scientifiques ont réalisé que la cavité par où se perd le lac appartient à un vieux tunnel de lave effondré. L’eau qui s’écoule du Lost Lake s’infiltre dans le sous-sol perméable par le tunnel de lave, remplit un réseau souterrain qui alimente les sources dans d’autres secteurs de la forêt et apporte de l’eau potable aux habitants des environs. Il faut plusieurs années à l’eau du lac pour atteindre le fond de la vallée.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

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drapeau anglaisOnce upon a time there was in Oregon a lake where a strange phenomenon is happening evey year. This is why it is called Lost Lake

Every year, when the weather gets warmer at the end of spring, the water of the lake located in Oregon’s Willamette National Forest.drains down a huge hole (see video below).

According to the local Forest Management Office explains the lake fills up in the winter, when input exceeds the rate of draining, and then it goes dry as the spring turns to summer and it becomes a meadow. If anyone were to plug the hole, it would cause flooding.

An explanation was recently revealed for the water’s disappearance. Scientists have understood that the hole is an old, collapsed lava tube. Lost Lake’s water seeps into Earth’s porous subsurface through the lava tube and refills the underground water supply that feeds springs in other areas of the forest and even provides drinking water for the community.

It takes several years for water to travel out into the valley floor.

https://www.youtube.com/watch?v=kpRRkXnRc0E

Le Mauna Loa (Hawaii) et les mesures du CO2 // Mauna Loa (Hawaii) and CO2 monitoring

drapeau-francaisL’Observatoire du Mauna Loa (MLO), un centre de recherche atmosphérique géré par la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA), est situé à 3350 m d’altitude sur le flanc nord du Mauna Loa. C’est une structure essentielle pour la mesure des émissions de CO2 dans l’atmosphère. Les mesures en continu ont commencé en 1958, lorsque Charles David Keeling a installé des instruments – de haute technologie pour l’époque – et a commencé à mesurer scrupuleusement la quantité de CO2 dans l’air.
Une fois commencées, ces mesures ont montré, sans le moindre doute possible, que l’accumulation de CO2 dans l’atmosphère était bel et bien une réalité. Les instruments étaient tellement performants que pendant les mois d’été il était facile de détecter l’absorption saisonnière du CO2 par la végétation. En revanche, pendant les mois d’hiver, lorsque le feuillage dans l’hémisphère nord est plus rare, le niveau de CO2 augmentait.
Le Mauna Loa est aussi un volcan actif, et les scientifiques du Hawaiian Volcano Observatory (HVO) se sont parfois demandés si le gaz émis par le Mauna Loa affectait les valeurs de CO2 ambiantes enregistrées par le MLO. La réponse est non. Bien que les instruments du MLO puissent facilement détecter les émissions de CO2 provenant des zones de rift et de la caldeira sommitale lorsque les vents soufflent de cette direction, les scientifiques du MLO prennent soin d’exclure ces données des autres émissions de CO2. Les scientifiques du MLO sont tout à fait capables d’utiliser ces données pour estimer la quantité de CO2 rejetée par le volcan. Leurs résultats montrent que le Mauna Loa, lorsqu’il n’est pas en éruption, libère une fraction du CO2 émis par le Kilauea tout proche. Les mesures effectuées pendant dernière éruption du Mauna Loa en 1984 ont révélé des émissions comparables aux émissions quotidiennes du Kilauea à l’heure actuelle (environ 15 000 tonnes par jour).
15 000 tonnes est un montant équivalent aux émissions annuelles de 2400 véhicules utilitaires. Cependant, un examen attentif des émissions de CO2 par les volcans de la planète montre que c’est seulement pendant les plus importantes éruptions explosives (heureusement rares) que l’on observe des émissions de CO2 proches de celles produites dans le monde industrialisé moderne. Par exemple, la quantité de CO2 émise en 9 heures lors de l’éruption du Mont St. Helens en 1980 est équivalente à  2,5 heures d’émissions de CO2 par l’activité humaine. En moyenne, la quantité de CO2 libérée par les volcans est bien inférieure à ces chiffres. Tous les volcans de la Terre dans leur ensemble émettent moins de 1% du CO2 produit chaque année par les humains.

Voici la «courbe de Keeling» montrant l’évolution des concentrations de CO2 sur le Mauna Loa au cours des dernières décennies:
Keeling-curve

La «courbe de Keeling, » mérite vraiment les honneurs qu’elle a reçu le 30 Avril, 2015 de la part de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et de l’American Chemical Society. Non seulement elle indique la tendance à la hausse constante de la concentration de CO2 dans l’atmosphère terrestre, mais elle a également été utilisée pour révéler des enregistrements de température et de concentration de CO2 jusqu’à il y a 500 000 ans. Pour ce faire, les scientifiques ont mis en relation les données enregistrées actuellement, celles concernant la température mondiale, les études relatives aux concentrations de CO2 et d’isotopes de deutérium (isotope naturel de l’hydrogène) présents dans l’air emprisonné dans les carottes de glace.
Les derniers relevés selon la méthode Keeling ainsi que les études de carottes de glace montrent de manière catégorique que les concentrations de CO2 dans l’atmosphère sont plus élevées que pendant les 500 0000 années écoulées. Ils montrent également que la plus importante hausse de CO2 coïncide avec l’industrialisation de la Terre, et que cette augmentation va de pair avec l’augmentation des températures moyennes à l’échelle mondiale.
Source: Volcano Watch / HVO.

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drapeau-anglaisThe Mauna Loa Observatory (MLO), a NOAA atmospheric research facility located at 3,350 m above sea level on Mauna Loa’s north flank is an essential structure for the measurement of CO2 emissions in the atmosphere. Continuous CO2 monitoring began on Mauna Loa in 1958, when Charles David Keeling installed state-of-the-art instrumentation and began carefully measuring the amount of CO2 in the air.

Once established, the record showed convincingly that CO2 buildup was indeed taking place. In fact, the technique worked so well that during summer months it easily detected the seasonal uptake of CO2 by increased vegetation. During winter months, when foliage in the northern hemisphere is scarcer, CO2 levels measured at the Mauna Loa location climbed.

But Mauna Loa is also an active volcano, and USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) scientists are sometimes asked if gas released from the mountain affects the ambient CO2 values reported by MLO. The short answer is no. Although instrumentation at MLO can easily detect CO2 emissions from the rift and summit caldera emission sources when winds blow from that direction, MLO scientists are careful to exclude these data from the background CO2 record.

Remarkably, MLO staff have shown how to use these volcanically “contaminated” CO2 records to actually estimate the amount of CO2 discharged by the volcano. Their published findings show that Mauna Loa, when it’s not erupting, releases a fraction of the CO2 emitted by Kilauea. USGS measurements during Mauna Loa’s most recent eruption in 1984 found emissions comparable with Kilauea’s current daily rate (about 15,000 tons per day).

15,000 tons is an amount equivalent to the annual emissions from 2,400 sport utility vehicles. However, careful examination of global volcanic CO2 emissions show that only during rare and very large explosive eruptions do total volcanic emission rates come close to the rate of CO2 produced in the modern industrialized world. For example, the same amount of CO2 emitted during the 9-hour catastrophic eruption of Mount St. Helens in 1980 is released every 2.5 hours by human activity. On average, though, the proportion released by volcanoes is much less. All of Earth’s volcanoes taken together emit less than one percent of the CO2 produced each year by humans.

 

Here is the “Keeling Curve” showing the evolution of CO2 concentrations on Mauna Loa:

 Keeling-curve

 

The “Keeling Curve,” is truly worthy of the recognition it received on April 30th, 2015 from the National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the American Chemical Society. Besides documenting the steady upward trend of CO2 concentration in Earth’s atmosphere, this precise and modern CO2 record has been used to reconstruct temperature and CO2 concentration records as far back as 500,000 years ago. To accomplish this, scientists combined the current record, global temperature data, studies of CO2 and deuterium isotope concentrations found in the air trapped in ice cores.

Keeling’s modern record, along with the ice core studies, show conclusively that CO2 concentrations in the atmosphere are higher than they’ve been in at least half a million years. They also show that the sharpest and most significant CO2 increase coincided with Earth’s industrialization, and that this increase is mimicked by average global temperatures.

Source : Volcano Watch / HVO.

Mauna-Loa-Observatory

Mauna-Loa-Observatory. On aperçoit derrière la première coupole la terrasse sur laquelle sont installés tous les instruments de mesure de l’atmosphère terrestre. (Photo :  C.  Grandpey)