Lac de Vassivière en Limousin : la baisse continue

Avec les canicules à répétition et l’absence de précipitations, beaucoup se demandent jusqu’à quand le lac de Vassivière sera en mesure de contribuer au maintien du débit de la Vienne.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le niveau maximal de référence du lac de Vassivière se situe généralement autour de 649,50 m à 650 m (voire 651 m NGF aux plus hautes eaux).

*Au 22 Juillet 2026, la cote du lac était de 648,35 m NGF. À cette époque, EDF prévoyait :

  • 647 m NGF aux alentours du 2 août.

  • 646 m NGF avant la mi-août si les conditions météorologiques restaient inchangées.

Cette évolution correspondait à une baisse estimée de 5 à 10 cm par jour.

Le seuil minimal absolu (ou cote d’alerte critique) de gestion du réservoir du lac de Vassivière est établi autour de 633 mètres NGF.

En période de sécheresse sévère, des restrictions de navigation surviennent dès que la cote franchit le seuil de 642 mètres NGF. La navigation devient alors interdite.

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*Le 12 septembre 2026, la cote moyenne du lac de Vassivière est de 644,13 mètres, donc 11 mètres au-dessus du seuil minimal absolu. Les responsables d’EDF précisent aujourd’hui qu’il reste de la marge avant de l’atteindre.

Crédit photo: Samuel Chassaigne – France Télévisions

Vous pourrez suivre l’évolution du niveau du lac en cliquant sur ce lien :

https://www.niv-eau.fr/#/entite/34/liste/activite/1

Causes possibles de l’inondation dévastatrice au Népal // Possible causes of the devastating flood in Nepal

Quelques heures après l’inondation meurtrière qui a frappé le Népal, plusieurs hypothèses sont évoquées pour expliquer la catastrophe.

Crédit photo: presse internationale

Il se pourrait que l’origine soit un phénomène qui s’est déjà produit plusieurs fois dans le pays. La cause première serait l’effondrement d’un glacier. Il se dit que le séisme séisme de magnitude M 4,4 enregistré au Tibet à 08 h 37 (heure locale) a pu déstabiliser le glacier, mais aucun lien de causalité n’a été établi entre ce séisme, l’avalanche et l’inondation, et l’USGS dément la survenue d’un tel séisme dans la région népalaise.

Quoi qu’il en soit, suite à l’effondrement du glacier – si effondrement il y a eu – l’eau, la boue et des débris rocheux ont entraîné la formation d’un barrage dans le fond de vallée de la rivière Lhende. L’eau s’est ensuite accumulée derrière ce barrage ; puis à un moment donné, sous la pression, le barrage a cédé. Le front de vague très net visible sur les vidéos plaide pour une telle rupture de barrage.

Le Département d’hydrologie et de météorologie (DHM) examine également l’implication possible d’un lac glaciaire. Les images satellitaires devraient aider à comprendre ce qui s’est passé.

Lac glaciaire au Népal (Crédit photo: ICIMOD)

Ce même secteur a déjà été touché le 8 juillet 2025 ; l’ICIMOD avait alors conclu, grâce à l’imagerie satellitaire, que l’inondation résultait de la vidange rapide d’un lac supraglaciaire situé sur le glacier Purepu, au Tibet. Neuf personnes avaient trouvé la mort et 19 étaient portées disparues au Népal,

Comme je l’ai indiqué plus hait, ce phénomène n’est pas rare dans les montagnes de l’Himalaya, entaillées de profondes vallées. IL est souvent dû à la rupture de moraines qui retiennent des lacs glaciaires. J’ai rédigé plusieurs notes à ce sujet sur ce blog. Ainsi, le 16 août 2024, Thame, un village sherpa à 3 300 m d’altitude au Népal, dans la région de l’Everest, a été englouti sous la boue par des eaux de fonte d’un glacier. Les scientifiques sont persuadés que Thame a été inondé suite au débordement d’un lac glaciaire. Ils ont expliqué à maintes reprises que le réchauffement climatique provoque la fonte de nombreux glaciers de l’Himalaya à un rythme alarmant.

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In the hours following the deadly flood that struck Nepal, several hypotheses have been put forward to explain the disaster. The event may stem from a phenomenon that has occurred in the country several times before. The primary cause is believed to be a glacier collapse. There is speculation that a magnitude M 4.4 earthquake recorded in Tibet at 8:37 a.m. (local time) might have destabilized the glacier; however, no causal link has been established between that earthquake, the avalanche, and the flood, and the USGS denies that such an earthquake occurred in the region.
Regardless, following the glacier collapse—if indeed a collapse occurred—water, mud, and rock debris formed a dam on the valley floor of the Lhende River. Water accumulated behind this dam until, at some point, the pressure caused it to give way. The distinct wave front visible in videos supports the theory of such a dam failure. The Department of Hydrology and Meteorology (DHM) is also investigating the possible involvement of a glacial lake. Satellite imagery should help clarify what happened.
This same area was previously affected on July 8, 2025; at that time, ICIMOD concluded, based on satellite imagery, that the flood resulted from the rapid drainage of a supraglacial lake located on the Purepu Glacier in Tibet. Nine people died and 19 were reported missing in Nepal.
As previously mentioned, this phenomenon is not uncommon in the Himalayas, a mountain range carved by deep valleys. It is often caused by the breaching of moraines that hold back glacial lakes. I have written several posts on this subject on this blog. For instance, on August 16, 2024, Thame—a Sherpa village located at an altitude of 3,300 meters in Nepal’s Everest region—was engulfed in mud by glacial meltwater. Scientists are convinced that Thame was flooded following the overflow of a glacial lake. They have repeatedly explained that global warming is causing many Himalayan glaciers to melt at an alarming rate.

La Bérarde (Isère) un an après

Les 20 et 21 juin 2024, la crue exceptionnelle du torrent des Étançons a frappé durement le hameau de La Bérarde et la vallée du Vénéon. La lave torrentielle a emporté tout sur son passage, charriant des centaines de milliers de mètres cubes d’eau et de pierres. 114 personnes ont été évacuées, notamment par hélicoptère, dont un couple sauvé in extremis. Sur 54 maisons, 18 ont été ensevelies ou détruites.

Crédit photo: presse régionale

Un an après, l’accès au village est interdit. Seuls les habitants sont autorisés à s’y rendre et ils se demandent quand ils pourront regagner leur maison. Des études sont en cours pour évaluer la faisabilité de travaux de protection du village en cas de nouvelles crues. Impossible pour l’heure de chiffrer précisément les travaux de reconstruction et de sécurisation. En septembre 2025, des conclusions d’études devraient être rendues publiques.

Un an plus tard, la vallée met tout en œuvre pour retrouver un semblant de normalité, avec la réouverture de la route jusqu’à Saint-Christophe-en-Oisans. Des services de navettes ont été mis en place pour les visiteurs, des sentiers ont été retapés et des refuges ont rouvert leurs portes. Mais la vigilance reste de mise car la situation est susceptible d’évoluer à tout moment en fonction du niveau de vigilance météorologique et de l’état du lac glaciaire de Bonnepierre.

S’il n’est pas la cause unique du désastre, le glacier porte tout de même une grande part de responsabilité. La vidange du lac périglaciaire a aggravé l’ampleur de la lave torrentielle. Face aux incertitudes sur les risques encore présents et sur l’existence d’autres poches d’eau, le glacier fait désormais l’objet d’un suivi scientifique rigoureux.

Vue du glacier de Bonne Pierre où la vidange de lacs et cavités a provoqué la catastrophe du mois de juin 2024 (Crédit photo : E. Larose / CNRS)

Afin d’assurer la protection des populations, une procédure a été créée par la Préfecture en lien avec les collectivités. Elle repose sur un principe de vigilance météo prenant en compte les pluies intenses, le niveau de fonte nivale et l’état de la vidange glaciaire. En cas de suspicion d’événement météo majeur, des mesures seront préventivement appliquées, avec alerte immédiate des refuges et confinement des randonneurs au sein de ces derniers, et suspension des navettes.

Source : Parc National des Écrins.

Le lac Taal (Philippines) : des volcans, des lacs et des îles // Lake Taal (Philippines) : volcanoes, lakes and islands

Situé sur l’île de Luzon, le Taal est l’un des volcans les plus actifs des Philippines et a connu de puissantes éruptions.

La Smithsonian Institution précise que « la caldeira de Talisay (Taal), qui s’étend sur 15 x 20 km, est en grande partie remplie par le lac Taal, dont la surface de 267 km² se situe à seulement 3 mètres au-dessus du niveau de la mer. La profondeur maximale du lac est de 160 m, avec plusieurs centres éruptifs submergés. Volcano Island, d’un diamètre de 5 km, dans la partie centrale-nord du lac Taal, est le site de toutes les éruptions. L’île est composée de petits stratovolcans coalescents, d’anneaux de tuf et de cônes de scories. Les éruptions, accompagnées de coulées pyroclastiques, ont causé de nombreux décès. »

 

Source : NASA

L’une des principales caractéristiques du lac Taal est qu’il possède une île qui contient un lac qui contient une île. Les chercheurs pensent que le cratère s’est formé après une série d’éruptions entre 140 000 et 5 380 av. J.-C., mais le paysage a considérablement changé depuis.
Le lac remplit la caldeira du volcan Taal. C’est un bassin en forme de cuvette qui s’est ouvert lorsque le volcan a fait exploser son sommet lors d’une éruption préhistorique. L’eau est arrivée de la mer, depuis la Baie de Balayan, en empruntant ce qui est aujourd’hui la rivière Pansipit. Les premières éruptions ont également créé une île située près du centre du lac Taal ; elle a été baptisée Volcano Island.
Volcano Island est une île dans un lac. Mais l’île possède elle aussi un lac, le Main Crater – ou cratère principal – qui abrite sa propre île, Vulcan Point.

 

Crédit photo : Wikipedia

Le lac Taal était à l’origine un lac d’eau salée, alimenté par la mer des Philippines occidentales (West Philippine Sea). La situation a changé après une puissante éruption du volcan Taal en 1754. Elle a déversé tellement de matériaux dans la rivière Pansipit que le lac n’a plus été relié à la mer. Le lac Taal est devenu un réceptacle pour les eaux de pluie et s’est progressivement transformé en lac d’eau douce.
Les espèces qui se sont retrouvé piégées dans le lac après l’éruption de 1754 se sont adaptées aux conditions d’eau douce ou ont évolué pour donner naissance à de nouvelles espèces. Par exemple, le lac Taal abrite la seule sardine d’eau douce connue au monde (Sardinella tawilis) et a donné naissance à un serpent marin venimeux (Hydrophis semperi), introuvable ailleurs sur Terre.

 

Le serpent du lac Taal (Crédit photo : Wikipedia)

On peut lire sur le site web de l’UNESCO que « la transition du lac Taal d’un milieu d’eau salée à un milieu d’eau douce – relativement récente d’un point de vue géologique – favorise l’évolution de la flore et de la faune et offre en permanence des perspectives de découvertes scientifiques.»
Les chercheurs ont enregistré 38 éruptions sur le volcan Taal au cours des 450 dernières années. La plus récente s’est produite en 2020, après 43 ans de calme. Elle a provoqué l’évacuation des villes environnantes et a recouvert de cendres Volcano Island et les zones avoisinantes.
Le lac Taal est actuellement le troisième plus grand lac des Philippines. C’est une zone protégée par le Taal Volcano Protected Landscape, mais son écosystème est menacé par la surpêche, le tourisme et l’extraction d’eau pour l’irrigation.
Source : Live Science.

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Located on Luzon Island, Taal is one of the most active volcanoes in the Philippines and has produced some powerful eruptions. The Smiyhsonian Institution exolains that « the 15 x 20 km Talisay (Taal) caldera is largely filled by Lake Taal, whose 267 km2 surface lies only 3 m above sea level. The maximum depth of the lake is 160 m, with several submerged eruptive centers. The 5-km-wide Volcano Island in north-central Lake Taal is the location of all observed eruptions. The island is composed of coalescing small stratovolcanoes, tuff rings, and scoria cones. Powerful pyroclastic flows have caused many fatalities. »

The striking phenomenon is that Taal Lake has an island that contains a lake that contains an island. Researchers think the crater formed after a series of eruptions between 140,000 and 5,380 B.C., but the landscape has shifted significantly since then.

The lake fills the Taal volcano caldera, a bowl-shaped basin that opened when the top of Taal volcano blew off during one of the prehistoric eruptions. The water came from the sea, traveling via what is now the Pansipit River from modern-day Balayan Bay. The early eruptions also created an island that sits near the center of Taal Lake, called Volcano Island.

Volcano Island is an island within a lake. But Volcano Island also has a lake, known as Main Crater Lake, which contains its own island, called Vulcan Point.

Taal Lake was initially a marine lake, filled with salt water from the West Philippine Sea. That changed after a massive eruption at the Taal volcano in 1754, which dumped so much material into the Pansipit River that the lake was cut off from the sea. Taal Lake turned into a catchment area for rainwater and gradually transformed into a freshwater lake.

Species that were trapped in the lake after the 1754 eruption adapted to the freshwater conditions or evolved into new species. For example, Taal Lake is home to the only known freshwater sardine in the world (Sardinella tawilis) and gave rise to the Taal Lake snake (Hydrophis semperi), a venomous sea snake not found elsewhere on Earth.

One can read on the UNESCO website that « the transition of Taal Lake from a saltwater to a freshwater environment – relatively recently from a geological point of view – fuels the continuous evolution of flora and fauna and presents opportunities for ongoing scientific discoveries. »

Researchers have documented 38 eruptions at Taal volcano over the past 450 years. The most recent one occurred in 2020 after 43 years of quiet, prompting evacuations of the surrounding towns and covering Volcano Island and neighboring areas in ash.

Taal Lake is currently the third largest lake in the Philippines. It is protected as part of the Taal Volcano Protected Landscape, but the ecosystem is threatened by overfishing, tourism and water extraction for irrigation.

Source : Live Science.