Volcans du Kamchatka (Russie)

drapeau francaisQuatre volcans du Kamchatka ont actuellement la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange, ce qui signifie qu’ils montrent une activité élevée avec une forte probabilité d’éruption, ou bien qu’une éruption est en cours avec peu ou pas d’émission de cendre. Des explosions peuvent survenir sans prévenir, avec des nuages ​​de cendre qui peuvent affecter le couloir aérien d’avions volant à basse altitude.

La croissance du dôme de lave continue sur le Sheveluch, avec des explosions modérées générant des panaches de cendre, une activité fumerollienne et de l’incandescence au sommet du dôme. Des avalanches pyroclastiques accompagnent cette activité. Les panaches de cendre atteignent généralement 8 km d’altitude. A noter toutefois des émissions atteignant entre 5 et 11 km de hauteur ce mardi 8 juillet avec une mise en garde du KVERT à l’aviation civile.
L’activité sismique est faible sur le Bezymianny. Les données vidéo montrent une faible activité d’émission de gaz et vapeur sur le volcan.
L’activité sismique est également faible sur le Karymsky. Le KVERT indique que « l’activité strombolienne se poursuit probablement sur ce volcan ».
On observe des émissions modérées de gaz et de vapeur jusqu’à environ 3,5 km d’altitude sur le Zhupanovsky. Les données satellitaires montrent que le volcan est calme ou rendu invisible par la couverture nuageuse.

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drapeau anglaisFour volcanoes of Kamchatka have their current aviation colour code at Orange, which means they are exhibiting heightened unrest with increased likelihood of eruption, or that an eruption is underway with no or minor ash emission. Explosions may occur without warning with ash clouds that may affect the paths of low flying aircraft.

The growth of the lava dome continues on Sheveluch, with moderate ash explosions, fumarolic activity and incandescence of the dome summit. Hot avalanches accompany this activity. Ash plumes usually rise up to 8 km a.s.l. They reached between 5 and 11 kilometres today July 8th with a warning from KVERT to civil aviation.
Weak seismic activity is observed at Bezymianny. Video data show a weak gas-steam activity of the volcano.

Weak seismic activity is recorded as well on Karymsky. KVERT says “probably Strombolian activity of the volcano continues”.
Moderate gas-steam activity up to 3.5 km a.s.l. is observed at Zhupanovsky. Satellite data show the volcano is quiet or obscured by clouds.

Shiveluch-blog

Emission de cendre typique du Shiveluch en mai 2014  (Crédit photo:  KVERT)

Moteur de recherche // Search engine

drapeau francaisSuite à la suggestion d’une blogonaute qui se reconnaîtra, je viens d’ajouter une rubrique « Moteur de recherche » dans la colonne de gauche de mon blog. Cela vous permettra de retrouver plus facilement des notes propres à un sujet spécifique.

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drapeau anglaisFurther to a suggestion made by one of my blog addicts (!), I have just added a Search Engine [“Moteur de recherché”] in the left-hand column of my weblog. Thus, you will find it easy to find a note about a specific topic.

Les « tsunami earthquakes »

drapeau francaisQuand on évoque les séismes et les tsunamis, on a habituellement à l’esprit des événements très violents d’une magnitude très élevée, comme le séisme de M 9 qui a secoué Fukushima en 2011.
Cependant, tous les séismes ne sont pas identiques. Une nouvelle étude publiée le 5 mai dans la revue Earth and Planetary Science Letters nous apprend que des séismes inhabituellement lents peuvent, eux aussi, déclencher de puissants tsunamis.
Baptisés «tsunami earthquakes », ces séismes lents sont capables de créer des vagues énormes qui peuvent causer de graves dégâts aux villes côtières.

Les scientifiques ont découvert le premier exemple de « tsunami earthquake » il y  a 35 ans mais ils ont eu peu d’occasions d’en observer depuis car ils sont très rares. Aujourd’hui, la nouvelle étude explique que les « tsunami earthquakes » se produisent lorsque deux plaques tectoniques se trouvent « accrochées » à des volcans sous-marins éteints.
Les chercheurs pensent que les deux tsunamis qui ont frappé la Nouvelle-Zélande en 1947 ont été causés par des « tsunami earthquakes » qui se sont produits dans une zone située près de deux volcans sous-marins au large de la côte nord du pays. Le séisme a eu lieu lorsque la plaque tectonique Pacifique a glissé sous la plaque néo-zélandaise, provoquant la libération de l’énergie qui s’était accumulée. Cependant, la rupture provoquée par les «tsunami earthquakes » est lente comparée aux séismes classiques. Lors des «tsunami earthquakes », cette rupture se produit à 530-1070 kilomètres-heure. Lors des séismes classiques, la rupture peut se produire deux ou trois fois plus vite. La rupture lente laisse du temps pour la formation d’énormes vagues.
L’équipe de recherche estime que les tsunamis de Nouvelle-Zélande ont probablement atteint 13 mètres de hauteur. Depuis 1947, les scientifiques pensent que neuf autres événements similaires se sont produits.
Ainsi, le 2 Septembre 1992, un séisme d’une magnitude de M 5,3 (ce qui n’est pas énorme) s’est produit au large de la côte du Nicaragua. Il a généré une vague de 13 mètres de haut qui a atteint les côtes 40 à 70 minutes après le séisme, surprenant et tuant 170 personnes.
En 2006, un séisme au large de l’Indonésie avec une magnitude identique a créé une vague de 7 mètres de hauteur qui a noyé 637 personnes.
Les chercheurs sont arrivés à leur conclusion en étudiant les témoignages. Il n’est pas fait état des violentes secousses ressenties pendant les séismes classiques. Au contraire, les témoins ont déclaré qu’ils ont senti des « ondulations » du sol qui s’accompagnaient d’une sensation de mal de mer. Après l’analyse des données recueillies lors de recherches de gisement de pétrole et de gaz, les chercheurs ont pu localiser deux volcans éteints situés au large de la côte et qui ont probablement causé les tsunamis.
En comprenant les causes géologiques des « tsunami earthquakes », les scientifiques espèrent mieux cerner les zones les plus exposées et sensibiliser les populations vivant dans les régions côtières les plus à risque.

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drapeau anglaisWhen we think of earthquakes and tsunamis, we usually have in mind very violent events whose magnitude is very high, like the M 9 quake that shook Fukushima in 2011.

However, all earthquakes are not similar. A new study published on May 5th in the journal Earth and Planetary Science Letters informs us that unusually slow earthquakes can also trigger powerful tsunamis.

Called « tsunami earthquakes, » these slow quakes are capable of creating huge waves that can cause serious damage to coastal cities.

Scientists first discovered “tsunami earthquakes” 35 years ago. Now, the new study suggests that “tsunami earthquakes” happen when two tectonic plates get hung up on extinct seamounts.

The researchers propose that two tsunamis that struck New Zealand in 1947 were caused by “tsunami earthquakes” that struck in a zone near two sunken volcanoes off the country’s northern coast. The earthquake happened when the Pacific tectonic plate slid under the New Zealand tectonic plate, releasing a massive buildup of energy. However, the actual rupture of “tsunami earthquakes” is slow compared with regular earthquakes. The rupture happens at 530 to 1070 kilometres per hour. In regular earthquakes that rupturing can happen two or three times faster. The slow rupture allows time for huge waves to swell.

The research team estimates the New Zealand tsunamis might have reached 13 metres. Since the New Zealand “tsunami earthquake”, scientists think there have been nine other similar events.

On September 2nd, 1992, an earthquake with a magnitude of only M 5.3 occurred off the coast of Nicaragua. It created a wave 13 metres tall that reached the coasts 40 to 70 minutes after the quake and killed 170 people.

In 2006, an earthquake off the coast of Indonesia with the same magnitude created a wave 7 metres tall that drowned 637 people.

Researchers arrived at this conclusion by studying eyewitness accounts. Witnesses did not report any violent shaking associated with regular earthquakes. Instead they reported feeling the ground « rolling » and feelings of seasickness. After analyzing data originally collected for oil and gas deposit searches, the researchers were able to locate two extinct volcanoes off the coast that likely caused the tsunamis.

By understanding the geologic causes of “tsunami earthquakes”, scientists hope to pinpoint the areas that are most at risk and raise awareness among people living in coastal regions which are at risk.

Etna (Sicile / Italie): Nouvelle coulée de lave // New lava flow

drapeau francaisOn observe depuis hier une petite émission de lave à la base orientale du cratère NE. Selon Boris Behcke (INGV Catane), il s’agit « juste d’une petite fissure éruptive, qui est très probablement liée au Nouveau Sud-Est (on commence à voir aussi une faible activité strombolienne dans ce même cratère, qui confirme que c’est lui l’acteur) ».  De ce fait, on à affaire à une activité « sub-terminale » fortement liée aux cratères sommitaux.

Un joli hornito s’est formé à la source de la coulée:

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drapeau anglaisSince yesterday, there has been a small lava emission at the eastern base of the NE crater. According to Boris Behncke (INGV Catania), it corresponds with the opening of a small eruptive fissure, probably connected with the NSEC (one can see a slight strombolian activity within this crater, which confirms it is the cause of this lava emission). This means we are confronted with a sub-terminal eruption which is closely linked with the summit craters.

A nice hornito is building up at the source of the lava flow:

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La coulée de lave vue par l’une des caméras thermiques  (Source:  INGV)