Glissement de terrain sur l’Askja (Islande) // Landslide on Askja volcano (Iceland)

drapeau francaisUn énorme glissement de terrain d’environ un kilomètre de large s’est produit dans la partie sud-est de l’Öskjuvatn le 22 Juillet, juste avant minuit. L’événement a été si important qu’il a fait trembler la terre pendant une vingtaine de 20 minutes et a généré plusieurs vagues dont la hauteur a été estimée à une cinquantaine de mètres. Il n’est fait état d’aucune victime. Il est heureux que le glissement de terrain se soit produit à cette heure tardive ! On estime que 50 à 60 millions de mètres cubes de terre se sont écroulés. L’événement a été probablement causé par le temps chaud dans la région ces derniers jours, avec une fonte rapide de la glace autour du lac qui a entraîné une déstabilisation du sol. Toutes les pistes et sentiers de randonnée dans et autour de la zone ont été fermés jusqu’à ce que les scientifiques et le service de gestion des risques aient étudié la situation et donné leur feu vert. L’Öskjuvatn est situé dans le cratère de l’Askja. Comme son voisin Víti, il a été façonné par une énorme éruption en 1875.

Source : Iceland Review.

 ———————————————–

drapeau anglaisA huge landslide roughly one-kilometre wide struck the south-eastern side of Öskjuvatn on July 22nd just before midnight. It was so large that it caused a 20-minute tremor and triggered several tidal waves whose height was estimated at 50 metres. There was no report of casualties. According to estimates, 50 to 60 million cubic metres of land fell down the mountain. The event was probably caused by warm weather in the area in recent days, with ice around the lake melting quickly and causing the ground to destabilize.

All roads and hiking trails in and around the area have been closed until scientists and Iceland’s Emergency Management team have investigated the situation and given the all-clear.

Öskjuvatn is situated in the crater of Askja volcano. Like the neighbouring crater Víti, it was created by an enormous volcanic eruption in 1875.

Source : Iceland Review.

Askja-blog

Lacs Oskjuvatn et Viti  (Photo:  C. Grandpey)

Etude approfondie du Mont St Helens (suite) // In-depth study of Mount St Helens (continued)

drapeau francaisComme je l’ai écrit auparavant (voir ma note du 26 juin), les scientifiques américains font actuellement des tests afin d’obtenir une meilleure image du système d’alimentation du Mont St Helens. Le projet est intitulé «Imaging Magma Under St. Helens, » ou IMUSH. Les chercheurs espèrent que les résultats des expériences effectuées au cours des deux prochaines années leur permettront d’améliorer leur capacité à prévoir les éruptions volcaniques. La première partie de la recherche concerne la phase sismique active. Il est appelée ‘active’ car les scientifiques utilisent des explosifs pour créer l’activité sismique. 33 forages ont été effectués selon un agencement précis dans des endroits éloignés autour du volcan. Chaque trou de forage, de 25 mètres ou plus de profondeur, a reçu une charge explosive de 450 ou 900 kg. Les chercheurs ont commencé à provoquer les détonations hier soir, 22 Juillet. Un autre série d’explosions aura lieu dans environ une semaine, une fois que les 3500 capteurs sismiques auront été repositionnés, ce qui doublera le nombre de sites de contrôle. Une série d’images est créée par les ondes sismiques générées sous des angles et des profondeurs différents. Une explosion est l’équivalent d’un séisme de M 2, événement enregistré en moyenne une fois par semaine dans la zone autour du Mont St Helens. Chaque explosion est enregistrée par les 3500 capteurs disposés à l’intérieur d’un cercle qui s’étend de la région de Portland-Vancouver jusqu’au Mont Rainier, soit un diamètre de plus de 150 km. Le Mont St. Helens, qui se trouve à environ 70 km au nord-est de Vancouver, est au milieu de ce cercle. Plus le cercle d’instruments sera vaste, plus la vision à l’intérieur de la Terre sera profonde. Les sismomètres les plus éloignés devraient pouvoir donner aux scientifiques un aperçu de la base de l’alimentation magmatique. À l’heure actuelle, les données recueillies à partir de la surveillance continue ont donné aux scientifiques une assez bonne idée du sous-sol jusqu’à une profondeur de sept ou huit kilomètres. Avec un peu de chance, ils espèrent être en mesure d’aller jusqu’à 100 km sous la surface, là où est généré le magma.

Source: The Columbian.

 ———————————————-

drapeau anglaisAs I put it before (see my note of  June 26th ), US scientists are currently making tests in order to get a better image of Mount St Helens’ plumbing system.

The project is titled « Imaging Magma Under St. Helens, » or IMUSH. Researchers hope what they learn over the next couple of years will improve their ability to forecast volcanic eruptions.

The first part of the research is the active seismic phase. It is called active because the scientists are using explosives to create the seismic activity. 33 boreholes have been drilled in a precise pattern in remote locations around the mountain; each borehole, 25 metres or so deep, is loaded with a 450-kg or 900 kg explosive charge.

Researchers began the detonations last night, July 22nd. Another round will be detonated in about a week, after the 3,500 seismic instruments have been repositioned — doubling the number of monitoring sites. The imagery is created with seismic waves generated from different angles and depths. A blast is the equivalent of no more than an M 2 earthquake, an event the area around Mount St Helens gets on average once in a week.

Each explosion is logged by the 3,500 sensors arrayed within a circle that stretches from the Portland-Vancouver area to Mount Rainier — a diameter of more than 150 km. Mount St. Helens, which is about 70 km northeast of Vancouver, is in the middle of that circle.

The wider the ring of instruments, the deeper into the Earth the researchers will be able to look. The more distant seismometers should give them a glimpse of the bottom of the magma pipeline.

Right now, data collected from ongoing monitoring has given scientists a pretty good idea of the subsurface to a depth of seven or eight kilometres. With luck, the scientists say, they will be able to extend that to 100 km below the surface, where magma is generated.

Source: The Columbian.

St-Helens-et-Rainier

Spirit Lake et le Mont Rainier vus depuis le sommet du St Helens  (Photo:  C.  Grandpey)

Les Cratères de la Lune (Idaho) intéressent la NASA // NASA is interested in Craters of the Moon (Idaho)

drapeau francaisSelon plusieurs journaux nord-américains, la NASA a investi 500 000 dollars dans une étude des Cratères de la Lune (Idaho) qui pourrait apporter des indices sur la surface de la planète Mars.
Une équipe scientifique de l’Université de l’Idaho (ISU) va essayer de comprendre le déroulement des éruptions sur le site de Craters of the Moon il y a des milliers d’années. Les données seront recueillies au cours des prochains mois et analysées par des super ordinateurs de l’ISU afin de mettre au point un modèle précis des variations de texture causées par les éruptions et par l’érosion qui a suivi. Cela permettra de créer une chronologie de la mise en place des formations géologiques.
L’activité volcanique des Cratères de la Lune a eu lieu au moment où le point chaud de Yellowstone se situait sous les Cratères avant de migrer plus à l’est. Il y a peu de doute que l’activité volcanique réapparaîtra un jour dans la région. Selon le site web du National Park Service, le prochain événement pourrait mettre en œuvre quelque 4,2 kilomètres cubes de lave, sans que l’activité soit vraiment explosive.
Les chercheurs de l’ISU veulent avant tout déterminer avec précision les différences de textures dans les zones qui ont cessé d’avoir une activité volcanique il y a plusieurs siècles. Comme ces coulées de lave sont relativement jeunes dans le temps géologique, elles sont particulièrement intéressantes à étudier.
Bon nombre de techniques et d’équipements utilisés par l’ISU lors de l’étude sont liés au projet FINESSE de la NASA (Fast Infrared Exoplanet Spectroscopy Survey Explorer) qui est consacré à la compréhension de la formation, de l’évolution et de l’architecture des systèmes exoplanétaires.
Afin de créer un modèle des variations de texture, les scientifiques examineront des blocs de lave de plus de 40 mètres de grosseur et ils passeront au peigne fin la vésiculation des échantillons. Les techniques utilisées dans le processus peuvent avoir d’autres applications tel que l’examen de motifs et de textures foliaires chez les plantes dans le but d’évaluer la santé des cultures, ou bien la compréhension de l’usure des structures en milieu urbain.
Une fois que le travail sur le terrain sera terminé et que les données seront analysées par les super-ordinateurs de l’ISU, les résultats seront présentés lors de la conférence de l’American Geological Union en décembre à San Francisco.

 —————————————————

drapeau anglaisAccording to several North American newspapers, NASA has invested 500,000 dollars in a study of Craters of the Moon National Monument (Idaho) that could bring clues about the surface of Mars.

A scientific team of Idaho State University (ISU) will try to understand how eruptions occurred at Craters thousands of years ago. Data will be gathered over the next several months and will be analyzed by ISU’s super computers to create a precise model of the variations in texture caused by the eruption and subsequent erosion. It will essentially create a timeline of how the formations progressed.

Volcanic activity in the Craters of the Moon area occurred when the Yellowstone hotspot existed below the crust at that location before shifting further to the east. There is little doubt that future volcanic activity is likely at Craters. According to the National Park Service website, the next event might involve about 4.2 cubic kilometres of lava without much explosion.

ISU researchers are interested in determining the exact textural differences in areas that ceased to have any volcanic activity centuries ago. Because these flows are relatively young in geological time, they make excellent areas to study.

Many of the techniques and equipment used by ISU during the study have a connection to NASA’s FINESSE project (Fast Infrared Exoplanet Spectroscopy Survey Explorer) and which is devoted to understanding the formation, evolution and architectures of exoplanetary systems.

In order to create a model of the variations in texture, scientists will be surveying blocks of lava more than 40 metres in size. They will also carefully examine the vesiculation of the samples. Techniques used in the process may lead to other uses such as examining leaf patterns and textures in plants to evaluate crop health or understanding the wear and tear on structures in urban settings.

Once the field work is performed and the data has been analyzed by the super computers at ISU, the findings will be presented at the December conference of the American Geological Union in San Francisco.

Craters of the Moon: Un superbe ensemble de coulées de lave, de cônes et d’étendues de scories:

CL-01

CL-02

CL-03

CL-04

CL-05

CL-06

(Photos:  C.  Grandpey)