Réchauffement climatique : l’Indonésie pollue et l’ONU se désole // Global warming : Indonesia is polluting and the UN is dismayed

Concentrations de CO2 : 426,52 ppm (23 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Les médias adorent parler des émissions de gaz à effet de serre, alors que ce sont les concentrations de ces gaz dans l’atmosphère qui conditionnent le réchauffement de notre planète. S’agissant des émissions, les journalistes doivent se régaler en observant la situation actuelle en Indonésie où les incendies de forêts prennent une ampleur inquiétante. Depuis janvier 2026, près de deux millions d’hectares sont partis en fumée. Le 20 octobre 2026, un épais brouillard toxique recouvrait l’île de Bornéo avec peu de visibilité à l’extérieur et un quotidien de plus en plus compliqué pour les habitants. La fumée gagne les pays voisins. Elle s’étend jusqu’à Singapour et même en Malaisie. À Kuala Lumpur, les célèbres Tours Petronas ont presque disparu du paysage.

Les experts estiment qu’il faudra attendre la mi-novembre et la période de la mousson pour voir le brouillard se dissiper.

Source : presse indonésienne

Dans un tel contexte, ce n’est pas demain que l’atmosphère terrestre retrouvera un semblant d’équilibre. Selon Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU, les engagements mondiaux pour limiter le réchauffement climatique restent largement insuffisants et placent le monde sur une trajectoire de réchauffement de 2,6°C d’ici à 2100. La limite de 1,5°C », objectif le plus ambitieux de l’Accord de Paris, lors de la COP21 de 2015, n’est plus à l’ordre du jour. À titre personnel, je me pose des questions sur l’utilité des COP dont les décisions non contraignantes ne servent strictement à rien, alors que l’organisation de ces événements coûte un argent fou qui pourrait être utilisé ailleurs.

Selon le rapport annuel du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) , même si les nations honorent leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les températures mondiales seront supérieures de 2,6°C aux niveaux préindustriels à la fin du siècle. Ces projections sont plus sombres que celles de 2025, notamment en raison du retrait des États-Unis, deuxième plus grand pollueur mondial, de l’Accord de Paris. En se retirant de l’accord de Paris et en abandonnant tout objectif d’atteindre la neutralité carbone, les États-Unis du président Trump seront à eux seuls responsables, d’ici la fin du siècle, d’une hausse de la température moyenne mondiale d’environ  0,1°C. Parmi les six plus grands émetteurs de gaz à effet de serre, les données préliminaires pour 2025 montrent une hausse des émissions aux États-Unis, en Indonésie et en Chine, et une baisse en Inde, en Russie et dans l’Union européenne.

Sur la seule base des politiques actuelles, le réchauffement mondial pourrait même atteindre 2,8°C d’ici 2100, soit le double de son niveau actuel, alors que le monde subit déjà nombre de phénomènes climatiques extrêmes comme ceux qui ont frappé l’Europe au cours de l’été 2026.

Les émissions de gaz à effet de serre, liées à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, restent « à des niveaux records » en 2025 selon le rapport de l’ONU qui ajoute que les plans climatiques nationaux et les politiques actuelles sont « dangereusement insuffisants ». On verra ce qu’en pensent les participants à la COP31 qui se déroulera en Turquie au mois de novembre, mais je ne me fais guère d’illusions sur les résultats de cette énième réunion.

Source : Presse internationale et ONU.

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The media loves to talk about greenhouse gas emissions, even though it is the concentration of these gases in the atmosphere that determines the warming of our planet. As far as emissions are concerned, the current situation in Indonesia—where forest fires are reaching alarming proportions—must be a major focus for the media. Since January 2026, nearly two million hectares have gone up in smoke. On October 20, 2026, a thick, toxic haze blanketed the island of Borneo, severely limiting visibility and making daily life increasingly difficult for the local inhabitants. The smoke is spreading to neighboring countries, reaching as far as Singapore and Malaysia. In Kuala Lumpur, the iconic Petronas Towers have all but vanished from the skyline.
Experts estimate that the haze will not dissipate until mid-November, when the monsoon season arrives.

Given this context, it will be a long time before the Earth’s atmosphere returns to anything resembling a state of balance. According to UN Secretary-General Antonio Guterres, global commitments to limit climate change remain woefully inadequate, putting the world on a trajectory toward 2.6°C of warming by 2100. The 1.5°C limit—the most ambitious goal set out in the 2015 Paris Agreement (COP21)—is effectively off the table. Personally, I question the value of these COP summits; their decisions are non-binding and ultimately serve no purpose, yet organizing them costs an exorbitant amount of money that could be better spent elsewhere.
According to the annual report from the United Nations Environment Programme (UNEP), even if nations fulfill their pledges to reduce greenhouse gas emissions, global temperatures by the end of the century will still be 2.6°C higher than pre-industrial levels. These projections are bleaker than those from 2025, partly due to the withdrawal of the United States—the world’s second-largest polluter—from the Paris Agreement. By withdrawing from the Paris Agreement and abandoning any goal of achieving carbon neutrality, the United States under President Donald Trump will, by itself, be responsible for an increase in the global average temperature of approximately 0.1°C by the end of the century.Among the six largest greenhouse gas emitters, preliminary data for 2025 indicate an increase in emissions in the United States, Indonesia, and China, while showing a decline in India, Russia, and the European Union.
Based solely on current policies, global warming could even reach 2.8°C by 2100—double the current level—at a time when the world is already grappling with numerous climate-related extreme phenomena, like those that struck Europe during the summer of 2026.
Greenhouse gas emissions, linked to the burning of coal, oil, and gas, remain « at record levels » in 2025, according to a UN report, which adds that national climate plans and current policies are « dangerously inadequate. » It remains to be seen what the participants at COP31—taking place in Turkey this November—will think, but I have few illusions about the outcome of this latest in a long series of such meetings.
Source: International press and the UN.

La disparition des glaciers d’Océanie // The death of Oceania’s glaciers

Concentrations de CO2 : 431,33 ppm (16 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Des chercheurs qui étudiaient les derniers glaciers tropicaux d’Océanie ont constaté qu’ils ont presque entièrement fondu. Pour rappel, l’Océanie est une région géographique qui comprend l’Australasie, la Mélanésie, la Micronésie et la Polynésie. L’Océanie est également considérée comme un continent, avec l’Australie continentale comme partie émergée.

Les immenses calottes glaciaires de Puncak Jaya (Irian Jaya / Papouasie occidentale, Indonésie) ont survécu au-delà des prévisions qui annonçaient leur disparition d’ici 2026, mais elles ont considérablement diminué.

Crédit photo : Universitas Gadjah Mada

Le plus important des deux glaciers restants, connus localement sous le nom de « neige éternelle » et appelés « glaciers de l’éternité » par les Anglais, a perdu 95 % de sa superficie depuis 2002.

Les glaciers tropicaux se trouvent principalement dans les Andes, mais on en trouve également en Afrique de l’Est et en Indonésie. Leur masse diminue rapidement à mesure que la pollution aux combustibles fossiles réchauffe la planète et fait fondre la glace.

Puncak Jaya se situe dans le territoire contesté de l’île de Nouvelle-Guinée, où des décennies de conflit et de violations des droits de l’homme ont eu lieu après l’invasion de l’ancienne colonie néerlandaise par l’Indonésie en 1963.

Les deux dernières grandes expéditions scientifiques sur les glaciers de Puncak Jaya ont eu lieu en 1973 et 2011. Accompagnée de soldats et de guides de montagne lors d’une expédition de deux semaines en novembre 2025, l’équipe scientifique a mené un relevé photogrammétrique à l’aide de drones et de systèmes de positionnement par satellite afin de créer un modèle 3D de la montagne. Toutefois, les pluies quasi incessantes ont limité les opportunités de prise de vue.

Les glaciers tropicaux de Papouasie ont perdu 97 % de leur masse glaciaire entre 1980 et 2024, selon une étude menée par des chercheurs indonésiens et publiée en avril 2026. Quatre de ses six glaciers ont complètement disparu, et les chercheurs prévoient que les deux derniers auront disparu d’ici la fin de la décennie.

Une autre étude, publiée en décembre 2025, a utilisé l’imagerie satellite et des cartes analogiques numérisées pour montrer une diminution de la superficie des glaciers de plus de 99 % depuis 1850, et d’environ 65 % depuis le dernier relevé de 2018. L’étude aboutit à la même conclusion quant à la disparition imminente des glaciers.

La pollution au carbone et la destruction de la nature ont réchauffé la planète d’environ 1,4 °C depuis l’ère préindustrielle, la rendant moins habitable. Les glaciers devraient perdre un quart de leur masse d’ici 2100, dans le scénario le plus optimiste de réduction des émissions, avec des conséquences dévastatrices pour l’eau potable et la sécurité alimentaire. On peut lire dans les conclusions de l’étude que, outre les impacts environnementaux, la perte pour les communautés locales est « indescriptible ». « Il est fort improbable que les glaciers réapparaissent au cours des prochains siècles, ce qui représente une perte irréversible pour de nombreuses générations à venir. Il reste à espérer que la disparition des glaciers tropicaux souligne l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique d’origine anthropique. »

Source : Copernicus, The Guardian, Yahoo News.

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Il n’y a, bien sûr, pas de glaciers tropicaux en France, mais les glaciers du massif du Mont Blanc sont en souffrance, à commencer par la célèbre Mer de Glace. Les images de la webcam montrent l’ampleur de la catastrophe. La surface du glacier est invisible, recouverte par les matériaux qui se sont effondrés de l’encaissant. La blancheur de la glace est désormais remplacée par la couleur marron de la terre.

Si la victoire d’un club de football parisien « fait la fierté de toute la France » pour notre président, la fonte des glaciers aura des conséquences qui dépasseront l’échelle de notre nation. En matière de réchauffement climatique, pratiquer la politique de l’autruche et de la patate chaude ne mène à rien.

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Researchers documenting Oceania’s last tropical glaciers have found they have lost almost all their ice. As a reminder, Oceania is a geographical region including Australasia, Melanesia, Micronesia, and Polynesia. Oceania is also described as a continent, with mainland Australia regarded as its continental landmass.

The once-mighty ice sheets on Puncak Jaya (Irian Jaya/West Papua, Indonesia) have survived beyond projections they would disappear by 2026 but have shrunk to a fraction of their original size.

The most significant of the two remaining glaciers, which are known locally as “eternal snow” and referred to in English as the “eternity glaciers”, has lost 95% of its area since 2002.

Tropical glaciers are mostly found in the Andes, but also exist in East Africa and Indonesia. They are rapidly losing mass as fossil fuel pollution heats the planet and melts the ice.

The remote Puncak Jaya mountain sits in the disputed territory on the island of New Guinea, where there have been decades of conflict and human rights abuses after Indonesia invaded the former Dutch colony in 1963. The last two major scientific expeditions to the glaciers took place in 1973 and 2011.

Accompanied by soldiers and mountain guides during a two-week expedition in November 2025, the team conducted a photogrammetric survey using drones and satellite positioning systems to create a 3D model of the mountain. The near-incessant rain gave them few windows of opportunity with enough visibility to capture useful images.

Papua’s tropical glaciers lost 97% of their ice mass between 1980 and 2024, Indonesian researchers found in a study published in April 2026. Four of its six glaciers have completely disappeared, and they project the final two will be gone by the end of the decade.

A separate study published in December 2025 used satellite imagery and digitised analogue maps to document a decrease of glacier surface area of more than 99% since 1850, and by about 65% since the last survey in 2018. It reached the same conclusion about the impending disappearance of the glaciers.

Carbon pollution and the destruction of nature has heated the planet by about 1.4°C since preindustrial times, making it less hospitable to human life. Glaciers are projected to lose a quarter of their global mass by 2100, even in a best-case scenario for cutting emissions, with devastating consequences for drinking water and food security.

One can read in the study’s conclusions that as well as the environmental impacts, the loss for local communities is “indescribable”. “It is highly unlikely that the glaciers are going to reappear in the next hundreds of years, meaning an irretrievable loss for many generations to come. It can be only hoped that the disappearance of tropical glaciers underlines the urgency of action against anthropogenic climate change.”

Source : Copernicus, The Guardian, Yahoo News.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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À partir de 9h17 (heure locale) le 10 mars 2026, une fontaine de lave est apparue dans la bouche éruptive nord à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’ au sommet du Kilauea (Hawaï). La prévision du HVO était exacte.

L’Épisode 43 de l’éruption du Kilauea s’est terminé à 18h21 (heure locale) le 10 mars 2026 après 9 heures de fontaines de lave continues. L’événement a débuté au niveau de la bouche éruptive nord, suivi de la bouche sud peu avant 10h. La hauteur des fontaines de lave a été estimée à 350 mètres pour la bouche sud et à 300 mètres pour son homologue nord.

La hauteur maximale des fontaines a parfois dépassé 400 mètres. Les coulées de lave ont recouvert environ un tiers du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. Des retombées de téphra, atteignant jusqu’à 8 centimètres de diamètre, ont affecté les zones sous le vent, notamment les localités proches de l’éruption et la route 11 qui a été partiellement fermée. Le Parc national des volcans d’Hawaï (HVNP) a fermé les points d’observation ouest vers 11 h 20 et a évacué les visiteurs de ces zones. Le parc a fermé ses portes peu après. Au fur et à mesure que l’éruption progressait, des cendres et des cheveux de Pélé ont été signalés jusqu’à Hilo où le trafic aérien a été perturbé à cause des téphras et de la cendre dans le secteur de l’aéroport.

Le débit effusif maximal a été estimé à 800 mètres cubes par seconde vers 10h30 (heure locale). L’Épisode 43 s’est terminé avec un débit effusif moyen de 300 mètres cubes par seconde. On estime à 12 millions de mètres cubes le volume de lave émis. Le volume total de lave émis depuis décembre 2024 avoisine désormais les 250 millions de mètres cubes.
Source : HVO, National Park Service.

Capture d’écran de l’éruption

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) qui a commencé le 13 février 2026 se poursuit. Presque un mois après la sortie de la lave sur le flanc sud-sud-est du volcan, les coulées actives se concentrent sur le bras sud. La lave s’écoule principalement par des tunnels, dont les propriétés restent mal connues, ce qui limite la fiabilité des prévisions.

Le 11 mars, suite à une baisse brutale du trémor éruptif, le front de coulée du bras sud s’était figé à 975 m de la RN2, à 325 m d’altitude.

Le 12 mars, le front de coulée actif a repris sa progression pendant la nuit. À 4h30 (heure locale) il se situait à environ 700 m de la RN2 qui a été fermée entre Saint-Philippe et Sainte-Rose et inversement. Les autorités ont prévu des points de retournement à ces endroits.

À 19h, le front de coulée se trouvait à une centaine de mètres de la route, mais sa progression avait fortement ralenti. Vers minuit, le front n’avançait plus, à la grande déception des badauds venus assister au spectacle. Pas sûr que la lave traverse la route… Ce serait un soulagement pour les habitants de Sainte Rose et Saint Philippe qui l’empruntent pour aller travailler !

L’accès à l’Enclos reste strictement interdit. La dernière fois qu’une coulée de lave a traversé la RN2 remonte à 2007.

Malheutreusemet pour les habitants de Sainte Rose et Saint Philippe, comme le 11 mars 2026, la pause dans la progression de la coulée en provenance des Grandes Pentes a été de courte durée et la lave a atteint la RN 2 ce 13 mars vers 6 heures du matin (heure locale), entre les deux localités. Comme je l’indiquais précédemment, cela fait 20 ans qu’un tel événement ne s’était pas produit pendant une éruption du volcan.

Vers 8h, le premier bras de coulée a fini par franchir entièrement la route, une traversée très rapide puisque, selon la presse locale, elle a duré une quinzaine de secondes seulement. Un second bras de coulée a coupé la RN2, une demi-heure plus tard.

Source : OVPF, presse locale.

Crédit photo: Ophélie Maraval / Réunion la 1ère

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L’IGP m’a envoyé plusieurs messages indiquant une activité explosive sur le Sabancaya (Pérou), avec des panaches de cendres atteignant 3000 mètres de hauteur. La couleur du niveau d’alerte volcanique reste Orange.

Panache du Sabancaya le 8 mars 2026

Source : IGP.

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L’éruption continue à Ambae (Vanuatu), mais différents paramètres indiquent un déclin. La sismicité a commencé à diminuer le 7 mars 2026, bien que le trémor volcanique soit resté élevé et que des événements volcano-sismiques aient continué d’être enregistrés. Les émissions s’élèvent à des altitudes plus faibles. Le VAAC de Wellington a signalé que, du 5 au 7 et du 10 au 11 mars, les panaches de cendres s’élevaient jusqu’à 4,6 km au-dessus du niveau de la mer. Cependant, aucune retombée de cendres n’a été observée depuis. De très fortes émissions de SO₂ continuent d’être détectées sur les images satellites. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5), et il est demandé au public de rester à l’extérieur d’un rayon de 3 km autour des bouches éruptives actives du lac Voui et de s’éloigner des ravines en cas de fortes pluies.
Source : VMGD.

Voici une vidéo montrant l’activité à Ambae début mars 2026.

https://youtu.be/6AgtuAjl55Q

Bouche éruptive dans le lac Voui (Crédit photo: GeoHazards)

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Selon le Met Office islandais, l’activité sismique ne semble pas s’intensifier et rien n’indique qu’une éruption sur la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar soit imminente.
La pause entre les éruptions est désormais la plus longue enregistrée depuis le début de la série éruptive en décembre 2023. Aujourd’hui marque le 219ème jour écoulé depuis la fin de la dernière éruption, le 5 août 2025.
Un soulèvement du sol est toujours observé et l’accumulation de magma a atteint des niveaux records. D’après les calculs de modélisation, environ 23 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis la dernière éruption qui a débuté le 16 juillet 2025.
Aujourd’hui, le personnel du Met Office n’est plus certain qu’une nouvelle éruption se produise, mais les scientifiques précisent qu’elle ne peut être exclue. En d’autres termes, les volcanologues islandais sont incapables de prévoir la suite des événements. Ils ignorent également si la prochaine éruption – si éruption il y a – sera la dernière de la série. L’un d’eux a déclaré : « Nous risquons de traverser de longs mois d’incertitude. Il est difficile d’analyser la situation et de dire si cette série d’événements aboutira ou non à une éruption.»
Source : Met Office.

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Des panaches de cendres sont toujours observés périodiquement sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie). Une éruption a été enregistrée le 5 mars 2026, mais n’a pas pu être observée visuellement en raison de l’obscurité et de la couverture nuageuse. Ce même jour, un épais panache de cendres s’est élevé entre 800 et 1 200 m au-dessus du sommet. Un autre panache de cendres dense s’est élevé à 1 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 1 à 4, et la zone d’exclusion a un rayon de 4 km autour du centre du Laki-laki.

Source: CVGHM

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Toujours en Indonésie, une hausse de la sismicité est enregistrée sur le Tambora avec 267 séismes volcaniques profonds en janvier et 453 en février. Cette sismicité indique que le magma se déplace d’un réservoir profond vers une zone plus proche de la surface, sous le volcan. La sismicité est restée élevée du 1er au 9 mars avec neuf séismes indiquant des chutes de blocs, ainsi que 88 séismes volcaniques profonds et 40 séismes tectoniques locaux. Aucune émission n’a été observée. . Le niveau d’alerte a été relevé à 2 sur une échelle de 1 à 4 le 10 mars et il a été conseillé au public de se tenir à au moins 3 km du centre du cratère.

Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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D’après les données satellitaires, la température à l’intérieur du cratère sommital du Villarrica (Chili) a augmenté durant la seconde moitié de février 2026. Lors d’un survol du cratère le 6 mars, des observateurs ont constaté la présence d’une petite zone de lave active dans une bouche située profondément dans le plancher du cratère. Aucune lave n’a été observée en surface depuis février 2025. Le niveau d’alerte volcanique demeure au Vert, le niveau le plus bas sur une échelle de quatre.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: Wikipedia

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De faibles émissions de cendres ont été observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Un survol a indiqué qu’elles provenaient de la bouche active; aucune trace de téphra éruptif n’a été constatée au fond du cratère. De faibles émissions de SO₂ ont été identifiées par satellite et étaient parfois supérieures à la normale. Le 10 mars, un pilote a observé de faibles émissions de cendres provenant de la bouche principale, et des photos ont montré de légères retombées de cendres au fond du cratère. Ces observations indiquent une légère hausse de l’activité et une éruption mineure, mais sans explosion. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été relevé à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de 4 couleurs).
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Starting at 9:17 a.m. (local time) on March 10, 2026, a lava fountain erupted from the north vent inside Halema’uma’u Crater atop Kilauea (Hawaii). The HVO’s prediction was accurate.

Episode 43 of the Kilauea eruption ended at 6:21 p.m. (local time) on March 10, 2026, after nine hours of continuous lava fountains. The event began at the north vent, followed by the south vent shortly before 10:00 a.m.

The lava fountains reached heights of 350 meters at the southern vent and 300 meters at the northern vent. The maximum height of the fountains sometimes exceeded 400 meters. The lava flows covered approximately one-third of the floor of Halema’uma’u Crater. Tephra fallout, reaching up to 8 centimeters in diameter, affected downwind areas, including communities near the eruption and Highway 11, which was partially closed. Hawaii Volcanoes National Park (HVNP) closed its western viewing areas around 11:20 a.m. and evacuated visitors from those areas. The park closed shortly thereafter. As the eruption progressed, ash and Pele’s hair were reported as far away as Hilo, where air traffic was disrupted due to tephra and ash in the airport area.
The peak effusive flow rate was estimated at 800 cubic meters per second around 10:30 a.m. (local time). Episode 43 ended with an average effusive flow rate of 300 cubic meters per second. The volume of lava ejected is estimated at 12 million cubic meters. The total volume of lava emitted since December 2024 is now approaching 250 million cubic meters.
Source: HVO, National Park Service.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, continues. Almost a month after lava flowed from the south-southeast flank of the volcano, active flows are concentrated on the southern branch. The lava flows primarily through tunnels, whose properties remain poorly understood, limiting the reliability of forecasts.
On March 11, following a sudden decrease in eruptive tremor, the lava flow front of the southern branch stalled 975 meters from the RN2 highway, at an altitude of 325 meters.
On March 12, the active lava flow front resumed its advance overnight. At 4:30 a.m. (local time), it was located approximately 700 meters from the RN2 highway, which was closed between Saint-Philippe and Sainte-Rose and vice versa. Authorities have designated turning points at these locations. At 7 p.m., the lava flow front was about 100 meters from the road, but its advance had slowed considerably.

As on March 11, 2026, the pause in the lava flow from the Grandes Pentes was short-lived, and the lava reached the RN2 highway on March 13 around 6:00 a.m. (local time), between Saint-Philippe and Sainte-Rose. As I mentioned earlier, such an event hadn’t occurred during a volcanic eruption for 20 years.
Around 8:00 a.m., the first lava flow completely crossed the road, a very rapid crossing, as, according to local press, it lasted only about fifteen seconds. A second flow cut across the RN2 half an hour later.

Access to the Enclos remains strictly prohibited.
Source: OVPF, regional press.

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The IGP sent me several messages indicating explosive activity at Sabancaya (Peru), with ash plumes reaching 3000 meters in height. The volcanic alert level remains at Orange.

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The eruption at Ambae (Vanuatu) continues but different parameters show that it is declining.. Seismicity began to decline on 7 March 2026, though volcanic tremor remained high and volcano-seismic events continued to be recorded. The emissions were rising to lower heights. The Wellington VAAC reported that during 5-7 and 10-11 March ash plumes were rising as high as 4.6 km a.s.l. However, ashfall was no longer observed. Very high amounts of SO2 emissions continued to be detected in satellite images.The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5), and the public is asked to stay outside a 3-km radius around the active vents in Lake Voui, and to stay away from drainages during heavy rains.

Source : VMGD.

Here is a videao showing activity at Ambae in early March 2026 :

https://youtu.be/6AgtuAjl55Q

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According to the Icelandic Met Office, the seismic activity does not appear to be increasing, and nothing is happening that suggests an eruption on the Sundhnúkagígar crater row is getting closer,

The pause between eruptions has now become the longest since the eruption series began in December 2023. Today marks 219 days since the last eruption ended on August 5 2025..

Land uplift is still observed, and the magma accumulation has reached the highest levels ever recorded. According to model calculations, about 23 million cubic meters of magma have now accumulated beneath Svartsengi since the last eruption, which began July 16 2025.

Today, the Met Office is no longer certain that another eruption will occur, but it says it cannot be excluded. In other words, Icelandic volcanologists are not able to predict what will happen next.

They don’t know either whether the next eruption – if there is one – will be the last of the series. Said one of them : “ We may be facing many months of uncertainty. It is difficult to analyze the situation and say whether this sequence of events will end with an eruption or not.”

Source : Met Office.

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Periodic ash plumes are still observed at Lewotobi Laki-laki (Indonesia). An eruptive event was recorded on 5 March 2026 but not visually observed due to darkness and weather clouds. That same day, dense ash plu March. mes rose 800-1,200 m above the summit. Another dense ash plume rose 1 km above the summit. The Alert Level remains at 2 on a scale of 1-4, and the exclusion zone has a radius of 4 km from the center of Laki-laki.

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Also in Indonesia, increased seismicity was recorded at Mount Tambora, with 267 deep volcanic earthquakes in January and 453 in February. This seismicity indicates that magma is moving from a deep reservoir to a shallower area beneath the volcano. Seismicity remained elevated from March 1st to 9th, with nine earthquakes indicating rockfalls, as well as 88 deep volcanic earthquakes and 40 local tectonic earthquakes. No emissions were observed. The alert level was raised to 2 on a scale of 1 to 4 on March 10th, and the public was advised to stay at least 3 km away from the crater center.
Source: PVMBG.

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Temperatures inside Villarrica’s summit crater (Chile) increased during the second half of February 2026 based on satellite data. During an overflight of the crater on 6 March, observers noted that a small area of lava was visible within a vent deep within the crater floor. Lava hadn’t been seen at the surface since February 2025. The Volcanic Alert Level remains at Green, the lowest level on a four-level scale.

Source : SERNAGEOMIN.

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Minor ash emissions are observed at White Island (New Zealand). An overflight confirmed that they were rising from the active vent; there were no signs of erupted tephra on the crater floor. Minor amounts of SO2 emissions were identified in satellite data and were sometimes above background levels. On 10 March a pilot observed minor ash being emitted from the main vent, and photos showed minor ashfall on the crater floor. These observations indicate a slight increase in activity and a minor non-explosive eruption. The Volcanic Alert Level was raised to 3 (on a scale of 0-5) and the Aviation Color Code was raised to Orange (the second lowest level on a four-color scale).

Source : GeoNet.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Après six ans de fermeture, le refuge Brunek, situé à 1 450 mètres d’altitude sur le versant nord de l’Etna (Sicile), rouvre ses portes. C’est un lieu emblématique et très apprécié des passionnés de montagne.
La première version du refuge avait été construite en 1950. On l’appelait alors la « Maison des Français. »

En 1986, le refuge a été reconstruit grâce à un financement régional et rebaptisé Brunek, du nom de l’entreprise qui a supervisé sa rénovation.

De 1987 à 2019, la gestion a été assurée par la société Stel. Mais il y a six ans, la municipalité de Linguaglossa, propriétaire du site, a résilié la concession pour non-paiement de loyer.
En 2023, la municipalité de Linguaglossa a obtenu 58 000 € de financement de l’Office régional du tourisme pour la réhabilitation du refuge. Une fois les travaux terminés, elle a lancé un appel d’offres.

Le refuge, désormais aux mains de trois gestionnaires devrait rouvrir demain samedi 20 décembre 2025.

Source : La Sicilia.

 

Photo : C. Grandpey

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Toujours en Sicile, l’activité éruptive se poursuit sur le Stromboli à partir de cinq bouches dans la zone Nord, dans la partie supérieure de la Sciara del Fuoco, et d’au moins deux bouches dans la zone Centre-Sud sur la terrasse cratèrique. Les bouches de la zone N produisent des explosions de faible à moyenne intensité à un rythme de 10 à 21 événements par heure, avec projection de lapilli et de bombes à moins de 150 m de hauteur. Des explosions de faible à moyenne intensité projettent des téphras à partir de deux bouches dans la zone C-S à un rythme de 0 à 3 événements par heure. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : INGV.

Source: INGV

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L’éruption sommitale du Kīlauea (Hawaï) est en pause. Une lueur intermittente est visible dans la bouche sud, avec, de temps à autre, des pics de tremor indiquant un mouvement de piston par les gaz à l’intérieur de la bouche. Le début de l’Épisode 39 est prévu entre le 22 et le 27 décembre 2025.
Source : HVO.

Courbe Kilauea

Souvenir de l’Épisode 38

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Selon l’agence Copernicus, des images satellites récentes montrent que l’éruption sur Barren Island (Inde) se poursuit, avec des coulées de lave sur le flanc ouest du volcan. Les images acquises les 2, 5, 10 et 15 décembre montraient que la partie inférieure des coulées était chaude et active. Des anomalies thermiques au-dessus de deux bouches sommitales ont également été identifiées sur ces images.

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Le PHIVOLCS indique que l’activité se poursuit sur le Mayon (Philippines). Le réseau sismique enregistre des événements causés par des chutes de blocs ou d’origine volcanique. Les émissions de SO₂ s’élèvent en moyenne à 307 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste à 1 (sur une échelle de 0 à 5).

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Le Service géologique colombien (SGC) indique qu’une activité éruptive est toujours observée sur le Puracé (Colombie). La sismicité est marquée par de brefs épisodes de trémor, des signaux longue période (LP) indiquant des mouvements de fluides, et des périodes de trémor continu. La sismicité se situe à moins de 1 km de profondeur et est liée aux mouvements internes de gaz ainsi qu’aux émissions en surface. Des séismes indiquant une fracturation de roches ont été localisés à moins de 3 km du cratère, à des profondeurs de 1 à 3 km. Des émissions de gaz et de cendres s’élèvent à 700-800 m au-dessus du sommet. Des températures élevées sont toujours détectées dans la zone du cratère et sont probablement associées aux émissions de gaz à haute température. De faibles retombées de cendres et une légère odeur de soufre sont parfois signalées dans plusieurs localités. Le niveau d’alerte reste Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).

Source: Servicio Geologico Colombiano (SGC)

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En Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Semeru, avec des événements enregistrés par le réseau sismique. Des panaches de vapeur et de cendres sont observés presque quotidiennement jusqu’à 1 100 m au-dessus du sommet. Une incandescence au sommet et sur le flanc sud-est est parfois visible la nuit sur les images des webcams. Le niveau d’alerte reste à 3 et le public est prié de se tenir à au moins 5 km du sommet dans toutes les directions, et à 13 km du sommet sur le flanc sud-est le long de la vallée de la Kobokan, et à 500 m des berges de cette rivière jusqu’à 17 km au sud-est du sommet, en raison des risques de coulées pyroclastiques et de lahars lors de fortes pluies.

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Toujours en Indonésie, dans l’ouest de Sumatra, une hausse de la sismicité est signalée sur le Talang depuis septembre 2024, et des événements sismiques indiquant des mouvements de magma sont observés depuis début décembre 2025. Du 1er au 9 décembre 2025, la sismicité a été marquée par 101 séismes VT, deux séismes ressentis d’intensité I à III sur l’échelle de Mercalli et 14 séismes tectoniques profonds. Un séisme tectonique (M 4,7) survenu le 10 décembre a été localisé à environ 222 km au nord ; il a été suivi, au cours des six heures suivantes, par 227 séismes VT. Le même jour, le niveau d’alerte a été relevé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il a été demandé aux visiteurs et aux touristes de se tenir à au moins 2 km du cratère Sud et du cratère principal. Le PVMBG précise que le Talang se trouve dans la zone centrale de grande faille de subduction de Sumatra et est donc soumis à l’activité tectonique.

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Le niveau d’alerte reste inchangé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) pour le Dukono, l’Ibu, le Lewotolok et le Marapi, et à 3 pour le Merapi.

Source : PVMBG.

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Aucune information récente significative n’est signalée concernant le Piton de la Fournaise (La Réunion). La crise sismique du 5 décembre a été de courte durée, mais a alerté l’Observatoire et la Préfecture qui ont craint une éruption imminente. Cependant, rien ne s’est produit et, après avoir été fermé, l’Enclos a rouvert au public.
L’OVPF insiste néanmoins sur la nécessité de rester vigilant, car la sismicité et le lent gonflement de la zone sommitale persistent. « Ceci suggère une mise en pression du réservoir magmatique superficiel. Ce processus de pressurisation du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant la rupture du toit du réservoir, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface et potentiellement à une éruption, mais peut également s’arrêter sans donner lieu – à brève échéance – à une éruption. »

Tout est possible mais personne ne sait…

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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After a six-year closure, the Brunek refuge, located at an altitude of 1,450 meters on the northern slope of Mount Etna (Sicily), is reopening. It is an iconic and much-loved spot for mountain enthusiasts.
The first version of the refuge was built in 1950. It was then called the « House of the French. »
In 1986, the refuge was rebuilt thanks to regional funding and renamed Brunek, after the company that oversaw its renovation.
From 1987 to 2019, management was handled by the Stel company. But six years ago, the municipality of Linguaglossa, which owns the site, terminated the concession for non-payment of rent.
In 2023, the municipality of Linguaglossa obtained €58,000 in funding from the Regional Tourism Office for the rehabilitation of the refuge. Once the renovations were completed, it launched a call for tenders.
The shelter, now managed by three operators, is expected to reopen tomorrow Saturday, December 20, 2025.
Source: La Sicilia.

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Still in Sicily, eruptive activity continues at Stromboli from five vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low- to medium-intensity explosions at a rate of 10-21 per hour, ejecting lapilli and bombs less than 150 m above the vents. Low- to medium-intensity explosions eject tephra from two vents in Area C-S at a rate of 0-3 times per hour. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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The summit eruption at Kīlauea (Hawaii) is paused. Intermittent glow can be seen in the south vent accompanied by tremor spikes indicative of gas pistoning. The onset of Episode 39 is likely to occur between December 22 and 27.

Source : HVO.

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According to the Copernicus agency, recent satellite images showed that the eruption on Barren Island (India) is going on, with lava flows on the orth flank of the volcano Satellite images acquired on 2, 5, 10, and 15 December showed that the lower half of the flows were hot and active. Thermal anomalies over two vents at the summit were also identified in the images.

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The PHIVOLCS indicates that activity continues at Mayon (Philippines). The seismic network is recording events caused by rockfalls or volcanic earthquakes. SO2 emissions average 307 tonnes per day. The Alert Level remains at 1 (on a 0-5 scale).

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The Servicio Geologico Colombiano (SGC) indicates that eruptive activity is still observed at Puracé (Colombia). Seismicity is characterized by brief episodes of tremor, long-period signals indicating fluid movement, and periods of continuous tremor. The seismicity is located at depths less than 1 km and is related to internal movement of gases as well as emissions. Earthquakes indicating rock fracturing are located within 3 km of the crater at depths of 1-3 km. Gas-and-ash emissions can be seen rising 700-800 m above the summit. Elevated temperatures in the crater area continue to be detected and are possibly associated with the emissions of hot gases. Minor ashfall and a weak sulfur odor are sometimes reported in several communities. The Alert Level remains at Orange (the second level on a four-color scale).

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In Indonesia, eruptive activity continues at Semeru with daily events recorded by the seismic network. Steam and ash ash plumes are observed almost daily rising up to1,100 m above the summit. Incandescence at the summit on the upper SE flank can sometimes be seen at night in webcam images. The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay at least 5 km away from the summit in all directions, and 13 km from the summit on the SE flank along the Kobokan drainage, and 500 m from the banks of the Kobokan drainage as far as 17 km SE of the summit because of the risks of pyroclastic flows and lahars during periods of heavy rain.

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Still in Indonesia, in western Sumatra, increased seismicity has been reported at Talang since September 2024, and seismic events indicative of magma movement since early December 2025. During 1-9 December 2025 seismicity was characterized by 101 VT earthquakes, two felt earthquakes ranging I-III on the Modified Mercalli Intensity scale (MMI), and 14 deep tectonic earthquakes. A tectonic earthquake (M 4.7) on 10 December was located about 222 km N; this was followed over about the next six hours by 227 VT earthquakes. On that same day, the Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-4) and visitors and tourists were askd to stay away 2 km from both South Crater and Main Crater. PVMBG specifies that Talang is located along the central zone of the active Great Sumatran Fault and influenced by tectonic activity.

Source : PVMBG.

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The alert level remains unchanged at 2 (on a scale 1-4) for Dukono, Ibu, Lewotolok, Marapi, and at 3 for Merapi.

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Eruptive activity continues at Stromboli (Sicily) from five vents in Area N within the upper part of the Sciara del Fuoco, and from at least two vents in Area C-S (South-Central Crater) on the crater terrace. The vents in Area N produce low- to medium-intensity explosions at a rate of 10-21 per hour, ejecting lapilli and bombs less than 150 m above the vents. Low- to medium-intensity explosions eject tephra from two vents in Area C-S at a rate of 0-3 times per hour. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-level scale).

Source : INGV.

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No significant recent news from Piton de la Fournaise (Reunion Island). The seismic crisis of December 5th was short-lived but alerted both the Observatory onand the Prefecture for fear of an imminen eruption. However nothing happened ans after being closed to the public, the Enclos was opened again.

However the OVPF insists that one should remain cautious because seismicity and the slow inflation of the summit area continue. This suggests pressurization of the shallow magma reservoir. This pressurization process can last from several days to several weeks before the reservoir roof ruptures, resulting in magma being injected towards the surface and potentially triggering an eruption, but it can also stop without leading to an eruption in the short term.

Anything is possible, but nobody knows for sure…

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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