Pompéi (Italie): La dégradation continue… // Pompeii (Italy): The damage goes on…

drapeau francaisPlusieurs éléments d’une colonne et d’un mur se sont effondrés à Pompéi jeudi dernier en raison des fortes pluies. C’est le dernier d’une série d’incidents de ce genre qui ont fait du site un symbole de la mauvaise gestion des lieux culturels en l’Italie.
Les autorités chargées de la préservation de Pompéi ont indiqué que la partie supérieure d’une colonne et une partie d’un mur avaient cédé dans un ancien magasin qui se trouve dans une partie du site fermée aux visiteurs et qui devrait être restauré dans le cadre du Grand Projet Pompéi, un plan de 105 millions d’euros en partie financé par l’Union européenne et lancé en début d’année dernière. Cependant, le travail est actuellement interrompu en raison d’un procès intenté contre le groupe qui a remporté l’adjudication de restauration!

Source : Agences de presse.

 ——————————————-

drapeau anglaisParts of a column and wall collapsed in Pompeii last Thursday due to heavy rainfall, the latest of a string of incidents which have made the site a symbol of mismanagement of Italy’s cultural places.

The authorities responsible for Pompeii’s upkeep said the upper part of a column and part of a wall had given way in an ancient shop in a part of the site already closed to visitors and due to be restructured under the Great Pompeii Project, a 105 million-euro restoration plan partly funded by the European Union and launched early last year. However, work is currently halted due to a legal case against the group that won the restoration contract!

Pompei-blog-5

(Photo:  C.  Grandpey)

Kilauea (Hawaii / Etats Unis): Nouvelle activité sur l’East Rift Zone

drapeau francaisLa situation est en train d’évoluer sur l’East Rift Zone. Une déflation brutale de plus de 7 microradiants s’est produite au niveau du cratère du Pu’uO’o le 27 Juin, avec un affaissement du fond du cratère et l’ouverture d’une nouvelle bouche sur ​​le flanc NE du cône. La lave est sortie par cette bouche et a parcouru environ 2 kilomètres. Il est possible que cette nouvelle activité ait coupé l’alimentation de la coulée Kahauale’a 2. En effet, la lave est encore chaude, mais la coulée est beaucoup moins active qu’avant la déflation du 27 Juin.
Dans sa dernière mise à jour, le HVO propose une explication de la nouvelle situation: il se peut que le magma se soit accumulé dans une poche superficielle horizontale à moins de 500 mètres sous le plancher du Pu’uO’o et qu’il ait fini par sortir sur le flanc nord-est du cône vendredi matin. Cette émission de lave a fait s’affaisser le plancher du cratère au moment où la poche de magma se vidangeait.

Des photos de cette nouvelle activité sont visibles à cette adresse :

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/index.php?newSearch=true&display=custom&volcano=1&resultsPerPage=20

 ———————————————-

drapeau anglaisA new situation is developing at the East Rift Zone. An abrupt deflation of more than 7 microradiants occurred at Pu’uO’o crater on June 27th, with a subsidence of the crater floor and the opening of a new vent on the NE flank of the cone. New lava erupted from the vent and travelled over about 2 kilometres. It is possible that this new activity cut off the lava supply within the Kahauale`a 2 lava tube. Indeed, the flow is still hot but is far less active than prior to the June 27 collapse.

In its latest update, HVO suggests a preliminary model for the new situation: magma may have accumulated in a mostly horizontal layer less than 500 metres below the Pu’uO’o crater floor and finally burst out the NE flank of the cone on Friday morning. The outburst of lava caused the crater floor to subside as the storage volume drained.

Photos of the new activity can be seen at this address:

http://hvo.wr.usgs.gov/multimedia/index.php?newSearch=true&display=custom&volcano=1&resultsPerPage=20

Coulee Puuoo

Vue de la nouvelle coulée  (Crédit photo:  HVO)

Mission d’exploration du Loihi (Hawaii / Etats Unis) // An exploration of Loihi (Hawaii)

drapeau francaisDes scientifiques de l’Université du Minnesota, de l’IFREMER, de la Woods Hole Oceanographic Institution (Massachusetts) et de l’Université d’Hawaii ont commencé une mission d’exploration du Loihi, volcan sous-marin qui se trouve à une trentaine de kilomètres au sud-est de la Grande Ile d’Hawaï. Un des buts de l’expédition est de cartographier la base encore inexplorée du volcan. Elle permettra également de recueillir des échantillons d’eau et d’analyser les « Mangeurs de Fer de Loihi » – colonies de bactéries qui utilisent le fer comme source d’énergie, en laissant derrière elles des taches de rouille de couleur orange.

Grâce au ROV (véhicule télécommandé) « Sentry » de la Woods Hole Institution, les chercheurs pourront plonger jusqu’à environ 5.000 mètres de profondeur, ce qui leur permettra de remonter dans le temps car Loihi ressemble parfois à notre planète telle qu’elle était dans le passé. Comme l’a dit l’un des chercheurs, « c’est une fenêtre sur l’histoire de la Terre ».

L’exploration devrait fournir des indications sur la possibilité de vie dans des habitats comme Mars ou Europe, le satellite de Jupiter. Si les scientifiques peuvent identifier une signature chimique des formations géologiques créées par des microbes comme ceux présents autour de Loihi, cette signature pourrait finalement leur permettre de comprendre si des formations similaires sur d’autres planètes ont été produites biologiquement.

Les tapis de bactéries ferro-oxydantes ne sont pas propres aux sources hydrothermales des eaux hawaiiennes, mais leur interaction avec l’océan et les nutriments qui s’y trouvent reste en grande partie un mystère.

Source : West Hawaii Today.

 ————————————————–

drapeau anglaisScientists from the University of Minnesota, France’s IFREMER, the Woods Hole Oceanographic Institution in Massachusetts and the University of Hawaii have started an exploration of Loihi, about 30 kilometres southeast of Hawaii Big Island. The expedition will seek to map the largely unexplored base of the volcano. It will also collect water samples and analyse the so-called “Iron Eaters of Loihi” — bacteria that use iron as an energy source, creating orange patches of rust as a byproduct.

Using Woods Hole’s underwater vehicle Sentry, the researchers will dive down about 5,000 metres, where they will be traveling back in time as Loihi today looks at times like what much of the Earth looked like in the past. Said one of the researchers, “It’s a window into Earth’s history.”

The exploration might provide clues about the potential for life in habitats that could exist on places like Mars or Europa. If scientists can identify a chemical signature for geological features formed by microbes like those around Loihi, that signature could ultimately allow them to decipher whether similar features on other planets were biologically produced.

Mats of iron-oxidizing bacteria are not unique to hydrothermal vents in Hawaii waters, but how they interact with the ocean and the nutrients available to them is still largely a mystery.

Source : West Hawaii Today.

Loihi 2

Source: HVO.

Sortez les porte-monnaie en Islande! // Take out your purses in Iceland!

drapeau francaisAprès, l’Etna, le Stromboli, Vulcano, le Kilauea et tant d’autres volcans, vous devrez payer pour visiter certains sites volcaniques islandais! L’information n’est pas nouvelle ; j’annonçais déjà dans une note du 18 mars 2014 le projet de faire payer 4 euros aux visiteurs de Geysir. C’est maintenant au tour de l’organisation des propriétaires fonciers de Reykjahlíð, dans la région de Myvatn de faire payer 800 couronnes islandaises (environ 5 euros) pour l’accès aux zones actives à l’est de Námafjall. La taxe frappera à la fois les Islandais et les touristes étrangers.
Une redevance est actuellement demandée pour accéder à la caldeira Leirhnjúkur-Krafla, et on a appris ces derniers temps que l’accès payant à la cascade de Dettifoss était différé à l’été 2015. A l’origine, les propriétaires avaient prévu de faire payer l’accès aux trois sites dès le 1er Juin de cette année.
L’organisation des propriétaires fonciers ne craint pas une réaction du public. Ils affirment que le paiement d’une redevance est un élément important pour la protection des zones menacées par l’afflux de visiteurs. En outre, l’argent permettra d’améliorer l’accueil des touristes, avec l’installation de toilettes, par exemple. La présence de personnel sera également un gage de sécurité supplémentaire pour ces zones qui sont aussi dangereuses que belles.
On peut toujours trouver de bons arguments pour faire payer les gens ! D’ici à ce que je fasse payer l’accès à mon blog, il n’y a pas loin !!

Source: Iceland Review.

 ———————————————–

drapeau anglaisAfter, Etna, Stromboli, Vulcano, Kilauea and so many other volcanoes, you will have to pay to visit Icelandic volcanoes! The piece of news is not new; I already indicated in a note on March 18th 2014 that there was a project to set up a tax of 4 euros at Geysir. Now, iy’s up to the organization of landowners at Reykjahlíð, in the Myvatn area has begun charging a fee of ISK 800 (5 euros) for access to the hot springs east of Námafjall. The fee will apply to Icelanders and foreign tourists alike.

The organization currently charges a fee for access to the Leirhnjúkur-Krafla caldera, and recently announced that a planned fee at Dettifoss waterfall would be delayed until next summer. Landowners had previously announced plans to charge fees at all three sites beginning on June 1st.

The organization of landowners does not fear a public backlash. They claim that charging a fee is an important part of protecting areas compromised by human traffic. Additionally the revenue will allow for improved accommodation for visitors, such as bathrooms. The presence of staff will also bring added safety to areas that are often as deadly as they are beautiful.

You can always find justifications to make people pay! What about paying for visiting this blog?

Source: Iceland Review.

Islande blog 13

Il va désormais falloir payer pour admirer les belles mares de boue de Leirhnjúkur.  (Photo:  C.  Grandpey)

Niveau d’alerte pour la zone sommitale de l’Etna (Sicile / Italie) // Alert level for the summit area of Mt Etna (Italy)

drapeau francaisSuite à la baisse d’activité de ces derniers jours, le niveau d’alerte pour la zone sommitale de l’Etna a été abaissé. Plus de détails en cliquant sur ce lien:

http://www.regione.sicilia.it/presidenza/protezionecivile/up/up_idro/Avviso%20MOD%20PROC_12%20del%2019.06.2014.pdf

————————————————

drapeau anglaisDue to the decline of activity during the past days, the alert level for the summit area of Mount Etna has been lowered. More details with this link:

http://www.regione.sicilia.it/presidenza/protezionecivile/up/up_idro/Avviso%20MOD%20PROC_12%20del%2019.06.2014.pdf

Etude approfondie du Mont St Helens (Etats Unis) // In-depth study of Mount St Helens (United States)

drapeau francaisDans une note intitulée « Des explosifs autour du Mont St Helens! »(31 mai 2014), j’indiquais que cet été, en utilisant des techniques développées par l’industrie pétrolière, des chercheurs de plusieurs universités américaines vont faire sauter des charges explosives enfouies à 25 mètres de profondeur dans une vingtaine de puits forés autour du volcan. Ils enregistreront alors l’énergie sismique des explosions sur des milliers de sismomètres portables. L’objectif est de « mieux comprendre comment le magma se fraye un chemin jusqu’au cratère du Mont St. Helens à partir de la zone où les plaques tectoniques Juan de Fuca et nord-américaine entrent en collision et où se forme le magma, à quelque 100 kilomètres sous la surface de la Terre.

Tandis que le magma se fraye un chemin vers la surface, il est possible qu’il s’accumule dans une grande chambre à quelques kilomètres de profondeur. Le trajet entre la source et cette chambre magmatique est presque totalement inconnu et sera sujet principal de l’étude. Le projet, financé par la National Science Foundation, devrait se terminer à l’été 2016. Les scientifiques espèrent que leurs recherches permettront de mieux comprendre les éruptions et donc conduire à une meilleure prévention.
Le projet « Imaging Magma Under St. Helens » comporte trois volets distincts: une étude sismique des sources actives (sources contrôlées), une étude sismique des sources passives (sources naturelles) et une étude magnétotellurique utilisant les fluctuations du champ électromagnétique de la Terre pour produire des images des structures qui se cachent sous la surface.
Les chercheurs commenceront par étudier les sources passives et l’aspect magnétotellurique, tandis que l’étude des sources actives (mesure des ondes sismiques générées par des explosions souterraines) sera effectuée plus tard.
L’étude des sources passives consiste à enterrer des sismomètres sur 70 sites différents à travers une zone de 100 kilomètres de côté centrée sur le Mont St. Helens. Les sismomètres enregistreront les données à partir d’une variété d’événements sismiques, qu’il soit locaux ou éloignés. Les signatures sismiques permettront d’obtenir plus de détails sur les structures géologiques sous le St. Helens.
L’étude magnétotellurique se fera sur 150 sites répartis sur une zone de 200 km du nord au sud et de 180 km d’est en ouest incluant le Mont Rainier et le Mont Adams. La plupart des sites ne seront utilisées qu’une seule journée, avec des instruments enregistrant les signaux électriques et magnétiques destinés à produire des images des structures du sous-sol.

Source : Science Daily.

 ———————————————-

drapeau anglaisIn a note entitled « Explosives around Mount St Helens ! » (May 31st 2014), I explained that this summer, using techniques developed by the oil industry, researchers from several U.S. universities are preparing to set off explosive charges buried in two dozen 25-metre-deep wells drilled around the mountain. They’ll record the seismic energy of the explosions on thousands of portable seismometers. The goal is “to see with greater clarity the details of how magma makes its way to Mount St. Helens’ crater from the area where the Juan de Fuca and North American tectonic plates collide and the magma is created, some 100 kilometres beneath the surface”. As magma works its way toward the surface, it is possible that it gathers in a large chamber a few kilometres beneath the surface. The path from great depth to this chamber is almost completely unknown and is a main subject of the study. The project, funded by the National Science Foundation, is expected to conclude in the summer of 2016.

Scientists hope the research will produce data that will lead to better understanding of eruptions, which in turn could lead to greater public safety.

The Imaging Magma Under St. Helens project involves three distinct components: active-source seismic monitoring, passive-source seismic monitoring and magnetotelluric monitoring, using fluctuations in Earth’s electromagnetic field to produce images of structures beneath the surface.

The researchers are beginning passive-source and magnetotelluric monitoring, while active-source monitoring (measuring seismic waves generated by underground detonations) will be conducted later.

Passive-source monitoring involves burying seismometers at 70 different sites throughout a 100-by-100-kilometre area centered on Mount St. Helens. The seismometers will record data from a variety of seismic events, whether local or distant. Patterns in the earthquake signatures will reveal in greater detail the geological structures beneath St. Helens.

Magnetotelluric monitoring will be done at 150 sites spread over an area running 200 km north to south and 180 km east to west, which includes both Mount Rainier and Mount Adams. Most of the sites will only be used for a day, with instruments recording electric and magnetic field signals that will produce images of subsurface structures.

Source : Science Daily.

St-Helens-blog

(Photo:  C.  Grandpey)

Pavlof (Alaska / Etats Unis): Fin probable de l’éruption // The eruption may be over

drapeau francaisL’Alaska Volcano Observatory (AVO) vient d’envoyer une note indiquant que l’activité du Pavlof  semble avoir cessé. Les images fournies par les webcams et les satellites au cours des derniers jours ne montrent plus de fontaines de lave au sommet du volcan. On observe juste des températures de surface un peu élevées à proximité des dernières coulées de lave au NE du sommet. De plus, l’AVO n’a pas observé d’émissions de cendre depuis le début du mois de juin.

———————————————

drapeau anglaisThe Alaska Volcano Observatory (AVO) has just sent a message indicating that eruptive activity at Pavlof appears to have ceased. Webcam and satellite images over the past several days have shown no evidence of continued lava fountaining from the summit. Only weakly elevated surface temperatures in the vicinity of recent lava flows northeast of the summit have been recorded. AVO has observed no evidence of ash emission from the volcano since early June.