D’autres nouvelles des Tonga // More news from Tonga

Après la confirmation de trois décès par le gouvernement tonguien, des inquiétudes subsistent quant au sort des habitants de deux petites îles durement touchées où la plupart des maisons ont été détruites. Les communications ont été coupées partout, rendant l’évaluation des dégâts plus difficile. Les responsables humanitaires de l’ONU et le gouvernement des Tonga ont signalé « d’importants dégâts aux infrastructures » autour de Tongatapu.
Il n’y a eu aucun contact avec le groupe d’îles Ha’apai, et les autorités sont particulièrement inquiètes pour deux petites îles basses, Mango et Fonoi, où les vols de reconnaissance ont permis d’observer des dommages matériels importants. Des dégâts significatifs sont également signalés le long de la côte ouest de Tongatapu.
Sur l’île principale des Tonga, le plus gros problème est la cendre qui a transformé le paysage. Tout est gris. La cendre a contaminé l’eau de pluie utilisée comme boisson par la population. L’armée néo-zélandaise va envoyer de l’eau douce et d’autres fournitures indispensables, mais la cendre qui recouvre la piste principale de l’aéroport retarde le vol.
À Tongatapu, la vie redevient lentement normale. Le tsunami qui a balayé les zones côtières, avec une vague d’environ 80 cm seulement, a permis à la plupart des gens de s’échapper. On estime que 50 maisons ont été détruites sur l’île mais que personne n’a eu besoin d’utiliser des abris d’urgence. alors qu’environ 90 personnes sur l’île voisine d’Eua les ont utilisés.
Les Tonguiens ne veulent pas d’un afflux de travailleurs humanitaires après l’éruption. C’est l’un des rares endroits au monde à avoir réussi à éviter l’épidémie de coronavirus. Les autorités craignent que si des étrangers introduisent le virus cela crée une catastrophe beaucoup plus importante que celle à laquelle elles sont déjà confrontés.
Une autre inquiétude est que le volcan entre de nouveau en éruption. Il n’y a actuellement aucun équipement scientifique permettant de prévoir un tel événement.
Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies étudie comment apporter de l’aide et davantage de personnel. Il faudrait rétablir les lignes de communication dans l’archipel qui abrite environ 105 000 personnes. Comme je l’ai déjà écrit, les communications avec les Tonga sont difficiles car l’unique câble à fibre optique sous-marin qui relie l’archipel au reste du monde a probablement été sectionné lors de l’éruption. La société qui gère le câble a déclaré que les réparations pourraient prendre des semaines.
Un deuxième câble sous-marin qui relie les îles entre elles semble également avoir été sectionné. Cependant, un réseau téléphonique local fonctionne, permettant aux Tonguiens de s’appeler. Toutefois, la persistance de la cendre dans l’air continue de rendre difficiles les appels téléphoniques par satellite avec l’étranger.
Source : médias néo-zélandais.

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After the confirmation of three deaths by the Tongan government, concerns remain over the fate of people on two hard-hit smaller islands where most houses were destroyed. Communications have been down everywhere, making assessments more difficult. UN humanitarian officials and Tonga’s government have reported « significant infrastructural damage » around Tongatapu.

There has been no contact from the Ha’apai Group of islands, and officials are particularly concerned about two small low-lying islands, Mango and Fonoi, following surveillance flights confirming substantial property damage. Significant damage is also reported along the western coast of Tongatapu.

On Tonga’s main island of Tongatapu, the biggest problem is the ash that has transformed it into a gray moonscape, contaminating the rainwater that people rely on to drink. New Zealand’s military is sending fresh water and other much-needed supplies, but the ash covering Tonga’s main runway is delaying the flight.

On Tongatapu, life is slowly returning to normal. The tsunami that swept over coastal areas, but rose only about 80cm, allowing most to escape. An estimated 50 homes were destroyed on the island but that nobody needed to use emergency shelters. However, about 90 people on the nearby island of ‘Eua were using shelters.

Tonga does not want an influx of aid workers following the eruption. It is one of the few remaining places in the world that has managed to avoid any outbreaks of the coronavirus, and officials fear that if outsiders bring in the virus it could create a much bigger disaster than the one they are already facing

Another worry is that the volcano could erupt again. There is currently no working equipment around it which could help predict such an event.

The UN World Food Program is exploring how to bring in relief supplies and more staff and has received a request to restore communication lines in Tonga, which is home to about 105,000 people,.As I put it before, communications with the island nation are limited because the single underwater fiber-optic cable that connects Tonga to the rest of the world was likely severed in the eruption. The company that owns the cable said the repairs could take weeks.

A second undersea cable that connects the islands within Tonga also appeared to have been severed. However, a local phone network was working, allowing Tongans to call each other. But the lingering ash cloud is continuing to make even satellite phone calls abroad difficult.

Source : New Zealand news media.

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Pour ceux qui ne sauraient pas où se trouvent les Tonga…

Record de chaleur hivernale en Nouvelle Zélande // Record winter heat in New Zealand

Les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud. L’hiver austral qui vient de se terminer en Nouvelle-Zélande a été le plus chaud jamais enregistré, et les scientifiques affirment que le changement climatique est responsable de cette hausse des températures.

L’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère de Nouvelle-Zélande vient d’annoncer que pendant les trois mois d’été, jusqu’en août, la température moyenne en NZ a été de 9,8°C Celsius. C’est 1,3°C de plus que la moyenne sur le long terme et 0,2°C de plus que le précédent record enregistré en 2020. Les archives météorologiques remontent à 1909, mais la plupart des hivers les plus chauds sont récents.

Les météorologues néo-zélandais ont noté que des vents plus chauds que d’habitude ont soufflé du nord et la température de la mer a été plus chaude. Ils ajoutent que la tendance au réchauffement va de pair avec la concentration de dioxyde de carbone, qui est passée en Nouvelle-Zélande de 320 parties par million il y a 50 ans à environ 412 ppm aujourd’hui.

Les chutes de neige à basse altitude ont été bien inférieures à la moyenne au cours de l’hiver écoulé, car elles ont souvent été remplacées par de la pluie, ce qui pourrait entraîner une baisse du niveau des rivières plus tard dans l’année. En effet, il y aura moins d’eau de fonte, ce qui pourrait avoir un impact sur l’irrigation des cultures.

Il y a également eu davantage d’événements météorologiques extrêmes, notamment de graves inondations en certains endroits et des périodes de sécheresse dans d’autres régions. De tels changements exercent une pression sur les écosystèmes naturels et avec le temps, des espèces seront menacées d’extinction.

Les écologistes néo-zélandais ont déclaré que les gouvernements précédents avaient beaucoup parlé du changement climatique mais n’avaient pas fait grand-chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, de bonnes politiques gouvernementales sont désormais en place, notamment un engagement de neutralité carbone d’ici 2050.

Source : presse néo-zélandaise.

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Seasons are inverted in the South Hemisphere. The southern winter that just ended in New Zealand was the warmest ever recorded, and scientists say that climate change is driving temperatures ever higher.

For the three months through August, the average temperature was 9.8°C Celsius, according to New Zealand’s National Institute of Water and Atmospheric Research. That’s 1.3°C above the long-term average and 0.2°C higher than the previous record posted last year. Scientists have been keeping records since 1909, but most of the warmest winters have been recent.

NZ meteorologists have noted that there were more warm winds than usual from the north and warmer sea temperatures. They say the warming trend can be tracked through carbon dioxide concentration, which has increased in New Zealand from 320 parts per million 50 years ago to about 412 parts per million today.

Snowfall at lower elevations was well below average this winter as it was often replaced with rain, which could make for lower river levels later in the year because there will be less snowmelt. That could impact irrigation for farms.

There were also more extreme weather events, including severe flooding in some places and dry spells in others. Such changes are putting pressure on natural ecosystems and over time more species will face extinction.

New Zealand environmentalists say previous governments had talked a lot about climate change but so far done little to curb its emissions. However, there are now good government policies in place, including a pledge to become carbon-neutral by 2050.

Source : New Zealand news media.

Mauvaise nouvelle pour les glaciers néo-zélandais (Photo : C. Grandpey)

Puissants séismes au large de la Nouvelle Zélande // Powerful earthquakes off New Zealand

Un puissant séisme de magnitude M 8.1 a été enregistré dans l’océan au large des côtes de la Nouvelle-Zélande le 4 mars 2021. Ila provoqué des évacuations et des alertes au tsunami dans le Pacifique Sud.

C’était le deuxième puissant séisme en quelques heures. Un autre événement centré au large des côtes de la NZ, avec une magnitude de M 7,3, avait réveillé de nombreuses personnes pendant la nuit dans tout le pays. Bien que les deux secousses aient déclenché des systèmes d’alerte, aucune d’elles ne semble avoir représenté une menace pour la populations ou pour des infrastructures majeures.

La Protection Civile néo-zélandaise a demandé aux habitants de certaines zones de la côte est de l’île du Nord de se déplacer immédiatement vers des lieux plus élevés et ne pas rester chez eux car il y avait risque de tsunami susceptible de causer des dégâts.

Le centre américain d’alerte aux tsunamis (basé à Hawaii) a prévenu que le séisme le plus puissant pourrait provoquer des vagues de 1 à 3 mètres en Polynésie française et des vagues allant jusqu’à 1 mètre de hauteur en Nouvelle-Calédonie et dans les îles Salomon.

L’USGS a précisé que le séisme le plus puissant était centré dans les îles Kermadec à une profondeur de 19 kilomètres. Les autorités néo-zélandaises avaient émis quelques heures plus tôt une alerte au tsunami pour les zones côtières lorsque le séisme le moins violent a frappé la côte nord-est vers 3 heures du matin le 4 mars. Il n’a pas été fait état de dégâts ou de victimes et l’alerte a ensuite été levée juste avant que se déclenche le séisme le plus puissant.

L’USGS a déclaré que le premier séisme avait son hypocentre à une profondeur de 21 kilomètres sous l’océan, à environ 174 kilomètres au nord-est de Gisborne. Cet événement a été largement ressenti en Nouvelle-Zélande et les habitants des villes d’Auckland, de Wellington et de Christchurch ont été réveillés par la secousse.

En 2011, un séisme de magnitude M 6,3 a frappé la ville de Christchurch. Il a tué 185 personnes et détruit une grande partie du centre-ville.

Source: médias d’information néo-zélandais.

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 A powerful M 8.1 earthquake struck in the ocean off the coast of New Zealand on March 4th, 2021, prompting some evacuations and tsunami warnings across the South Pacific.

It was the second large quake to strike within hours. An offshore M 7.3 quake had awoken many people during the night throughout New Zealand. While both quakes triggered warning systems, neither of them appeared to pose a widespread threat to lives or major infrastructure.

Civil defense authorities in New Zealand told people in certain areas on the East Coast of the North Island that they should move immediately to higher ground and not stay in their homes. They said a damaging tsunami was possible.

The U.S. Tsunami Warning System also cautioned that the larger quake could cause tsunami waves of between 1 to 3 metres in French Polynesia and waves of up to 1 metre in New Caledonia and the Solomon Islands.

USGS said the larger quake was centered in the Kermadec Islands at a depth of 19 kilometres.

Officials in New Zealand had hours earlier issued a tsunami warning for coastal areas after the smaller earthquake struck off its northeastern coast at about 3 a.m. on March 4th. There were no immediate reports of serious damage or casualties and the warning was later lifted just before the larger quake struck.

USGS said the earlier quake was centered at a depth of 21 kilometres under the ocean about 174 kilometres northeast of Gisborne. This earlier quake was more widely felt in New Zealand, and residents in the major cities of Auckland, Wellington and Christchurch reported being shaken awake.

In 2011, an M 6.3 quake hit the city of Christchurch, killing 185 people and destroying much of its downtown.

Source: New Zealand news media.

Par sa situation tectonique, la Nouvelle Zélande est un pays très exposé à l’activité sismique (Source : GNS Science)

La Nouvelle Zélande déclare “l’urgence climatique” // New Zealand declares “climate emergency”

L’été est sur le point de commencer en Nouvelle-Zélande (le pays est dans l’hémisphère sud) et l’agence météorologique nationale vient d’annoncer que la Nouvelle Zélande a connu son hiver le plus chaud de tous les temps avec une température de 1,14°C au-dessus de la moyenne, ce qui bat le record de 2013 qui était de 1,08°C au-dessus de la moyenne. Sept des 10 hivers les plus chauds jamais enregistrés en Nouvelle-Zélande ont eu lieu depuis l’an 2000.

Au moment où l’agence météorologique diffusait cette nouvelle inquiétante, la Première Ministre Jacinda Ardern déclarait devant le Parlement le 2 décembre 2020 un état d ‘«urgence climatique». Elle a insisté sur la nécessité d’une action rapide dans l’intérêt des générations futures. Elle a ajouté: «Si nous ne faisons rien face au changement climatique, nous continuerons à vivre avec des situations alarmantes sur nos côtes».

Le programme de décarbonisation de la Nouvelle-Zélande est soutenu par un fonds public de 117 millions d’euros et comprend une élimination progressive du charbon, une obligation pour les agences gouvernementales d’utiliser des véhicules électriques et une norme verte pour les bâtiments publics,

La déclaration d’urgence climatique a été adoptée par 76 voix contre 43. Ainsi, le Parlement néo-zélandais a suivi l’exemple des parlements britannique et irlandais qui furent les premiers à déclarer une «urgence environnementale et climatique». Une douzaine de parlements les ont imités, ainsi que 1 800 communautés locales à travers le monde. Cependant, la déclaration de la Première Ministre n’a pas fait l’unanimité au Parlement. Pour le Parti National néo-zélandais (opposition de centre-droit), cette déclaration peut prêter à confusion, «en faisant croire aux gens que quelque chose d’anormal s’est passé, alors que ce n’est pas le cas»

La Nouvelle-Zélande fait partie des pays qui se sont engagés à atteindre l’objectif de neutralité carbone pour les gaz à effet de serre d’ici 2050. Le pays, qui compte moins de cinq millions d’habitants, s’est également engagé à produire une énergie 100% renouvelable d’ici 2035.

Le gouvernement néo-zélandais est accusé par certains de ne pas en faire assez pour affirmer sa réputation de pays «propre et vert». En particulier, le groupe Climate Action Tracker estime que les politiques climatiques de la Nouvelle-Zélande sont « insuffisantes » pour atteindre les objectifs définis par l’Accord de Paris de 2015 sur le climat. Greenpeace pour sa part note que l’objectif de neutralité carbone pour 2050 n’inclut pas le méthane, l’une des principales sources d’émissions de gaz à effet de serre dans le pays. L’organisation affirme que le gouvernement veut préserver le secteur agricole qui est vital pour l’économie néo-zélandaise.

Source: New Zealand Herald.

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Summer is about to start in New Zealand and the weather service has just announced that the country has just experienced its warmest winter on record with the global temperature 1.14°C above average, which breaks the 2013 record of 1.08°C. Seven of the 10 warmest winters on record in New Zealand have occurred since the year 2000.

Coincidentally with the worrying piece of news, Prime Minister Jacinda Ardern declared before Parliament on December 2nd, 2020 a state of « climate emergency. » She insisted on the need for rapid action for the benefit of future generations. She added: “If we do not respond to climate change, we will continue to experience these emergencies on our shores.”.

New Zealand’s decarbonization program is supported by a 117-million-euro state fund and includes a phase-out of coal, a requirement for government agencies to use electric vehicles and a green standard for public buildings,

The declaration of climate emergency was adopted by 76 votes to 43. Thus, the Kiwi Parliament followed the example of the British and Irish parliaments which had become the first in the world to declare an “nvironmental and climate emergency.”. A dozen parliaments have done the same,           as well as 1,800 local communities around the world.

However, not everybody in the New Zealand Parliament approved the Prime Minister’s declaration. For the New Zealand National Party (center-right opposition), this statement can hurt, “by making people believe that something has happened, when it has not”

New Zealand is among the countries that have pledged to achieve the goal of carbon neutrality for greenhouse gases by 2050. The country, which has less than five million inhabitants, has also pledged to produce 100% renewable energy by 2035.

As usual in politics, the NZ government is also accused by some of not doing enough to strengthen its reputation of a “clean, green “ country. In particular, the Climate Action Tracker group believes that New Zealand’s climate policies are « insufficient » to achieve its objectives under the 2015 Paris agreement on the climate.

Greenpeace for its part notes that the objective of carbon neutrality for 2050 does not concern methane, one of the main sources of greenhouse gas emissions in the country. The organisation says the government wants to preserve a vital agricultural sector.

Source: New Zealand Herald.

La Première Ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern au cours de sa déclaration sur la Covi-19. Sa gestion de la crise sanitaire l’a rendue très populaire (Source : Presse néo-zélandaise)