L’astéroïde de Chicxulub a généré un tsunami cataclysmal // The Chicxulub asteroid triggered a cataclysmal tsunami

Cette note ne parle pas de volcans, mais d’un énorme cratère, celui creusé par un astéroïde à Chicxulub dans la péninsule mexicaine du Yucatan il y a quelque 66 millions d’années. Dans une étude publiée dans AGU Advances, les scientifiques ont pour la première fois simulé à quelle distance et à quelle vitesse le tsunami produit par l’astéroïde qui a tué les dinosaures s’est propagé à travers le globe. En plus d’éliminer les dinosaures, le cataclysme a bouleversé notre planète. L’impact produit par l’astéroïde était si puissant qu’il a éjecté des sédiments du plancher océanique et même une partie de la croûte terrestre à des kilomètres dans l’atmosphère. Il a également déclenché une vague de près de cinq kilomètres de hauteur. 10 minutes après l’impact, la vague mesurait encore environ un kilomètre et demi de hauteur et se précipitait à toute vitesse à plus de 200 kilomètres du cratère. En cliquant sur le lien suivant, vous verrez une vidéo qui montre les vagues dévastatrices dans leur propagation à travers le monde :

https://youtu.be/aJJOjWX3S1Q

L’équipe scientifique a trouvé dans les archives fossiles des preuves étayant leur simulation. Dans ce qui est aujourd’hui la Nouvelle-Zélande, les carottes de sédiments montrent une grande confusion dans le temps. Bien que précédemment attribuée à des séismes locaux, les scientifiques pensent que c’est l’impact de l’astéroïde à 12 000 kilomètres de distance qui est la cause de cette confusion. En effet, même si les vagues du tsunami n’avaient que 10 mètres de haut, elles ont perturbé l’océan jusqu’à son plancher.
Cette étude intervient quelques semaines seulement après la découverte d’un astéroïde susceptible de détruire une planète à proximité de la nôtre. Cependant, il n’est pas prévu que sa trajectoire croise prochainement celle de la Terre. Et même si c’était le cas, la NASA sait maintenant comment faire dévier les astéroïdes.
Source: Yahoo Actualités.

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This post is not about volcanoes, but it is about a huge crater, the one dug by the Chicxulub in Mexico’s Yucatan Peninsula about 66 million years ago. In a study published in AGU Advances, scientists have for the first time simulated how far and fast the asteroid that killed the dinosaurs, impact spread around the globe. Besides wiping out the dinosaurs, it caused huge changes on our planet. The asteroid was so powerful that it ejected seafloor sediment and even part of the Earth’s crust kilometers into the atmosphere. It also caused a wave nearly five kilometers high. Even 10 minutes after impact, the wave was still about one and a half kilometer tall and was racing outward, already over 200 kilometers away from the crater. By clicking on the following link, you will see a video that shows the waves that spread around the world, spreading devastation.

https://youtu.be/aJJOjWX3S1Q

The scientific team found evidence to back up their simulation’s version of events in the fossil record. In what is now New Zealand, sediment cores show a very jumbled record of time. Though previously attributed to local earthquakes, scientists now think that the asteroid impact 12,000 kilometers away caused the disarray. Because even if the tsunami waves were only 10 meters high, they disturbed the ocean all the way down to the seafloor.

This study comes just weeks after the discovery of a planet-killer sized asteroid in our astronomical neighborhood. However, it is not predicted to cross paths with Earth anytime soon. And even if it did, NASA now knows how to bonk asteroids off course.

Source: Yahoo News.

Vue d’artiste de l’astéroïde s’écrasant sur Terre (Source: Wikipedia)

L’hiver des records en Nouvelle Zélande // The winter of records in New Zealand

L’hémisphère sud subit lui aussi de plein fouet les effets du réchauffement climatique. Les saisons sont inversées par rapport à l’hémisphère nord et la Nouvelle-Zélande vient de connaître son hiver le plus chaud et le plus humide depuis le début des relevés en 1909. Le record hivernal de chaleur est battu pour la troisième année consécutive.

La température moyenne à l’échelle nationale a atteint 9.8°C, soit 1.4°C de plus que la moyenne 1981-2010. De nombreuses localités de Nouvelle-Zélande ont connu des températures record. Les anomalies s’élèvent à 1.3°C pour juin (8ème mois de juin le plus chaud) et juillet (4ème mois de juillet le plus chaud) ; 1.5°C pour août (2ème mois d’août le plus chaud).

C’est la première fois que le record de chaleur est battu trois hivers de suite en Nouvelle-Zélande. Aucune des 7 régions du pays n’a connu des température inférieures aux normales de saison. Sur les 10 hivers les plus chauds jamais enregistrés en Nouvelle-Zélande, six ont eu lieu depuis 2013.

L’hiver a également été le plus humide depuis le début des relevés de précipitations en 1971. Des précipitations extrêmes ont entraîné de graves inondations à travers le pays qui a connu des pluies supérieures de 120 à 150% par rapport aux normales de saison.

Source: global-climat, presse néo-zélandaise.

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The southern hemisphere is also bearing the brunt of the effects of global warming. The seasons are reversed compared to the northern hemisphere and New Zealand has just experienced its warmest and wettest winter since records began in 1909. The winter heat record has been broken for the third consecutive year.
The national average temperature reached 9.8°C, 1.4°C higher than the 1981-2010 average. Many municipalities in New Zealand have experienced record high temperatures. The anomalies amount to 1.3°C for June (8th hottest month of June) and July (4th hottest month of July); 1.5°C for August (2nd hottest month of August).
This is the first time the heat record has been broken three winters in a row in New Zealand. None of the 7 regions of the country experienced temperatures below normal for the season. Of the 10 warmest winters on record in New Zealand, six have occurred since 2013.
The winter was also the wettest since rainfall records began in 1971. Extreme rainfall led to severe flooding across the country which saw rainfall 120-150% higher than normal for the season.
Source: global-climat, New Zealand press.

 

Anomalies de température en hiver pour la Nouvelle-Zélande. Source : National Institute of Water and Atmospheric Research (NIWA)

Réchauffement climatique : hécatombe chez les petits manchots bleus // Global warming : mass die-offs among little blue penguins

En raison du réchauffement climatique, des centaines de kororā bleus – ou manchots pygmées – qui sont parmi les plus petits manchots au monde, ont été retrouvés morts sur les côtes néo-zélandaises ces dernières semaines. 183 petits manchots ont été découverts à Ninety Mile Beach début juin 2022, quelques jours seulement après la découverte de plus de 100 cadavres à Cable Bay, à proximité. En mai 2022, plus de 160 manchots ont été retrouvés morts sur différentes plages néo-zélandaises. Au total, ce sont près de 1 000 oiseaux qui ont péri depuis le début du mois de mai. Originaires de Nouvelle Zélande, les kororā bleus sont les plus petits manchots au monde; ils pèsent environ 1 kg pour une taille d’ un peu plus de 25 cm.
Selon les biologistes marins, de nombreux manchots semblent être morts de faim à cause des effets du réchauffement climatique. En effet, la température de l’océan l’année dernière a été la plus élevée jamais enregistrée et elle était trop chaude pour les poissons dont se nourrissent les manchots. Au fur et à mesure que la température de l’eau se réchauffe, les poissons quittent leur zone de nourrissage ou s’enfoncent plus profondément à la recherche d’eaux plus fraîches. Cela les met hors de portée des manchots. Le kororā bleu peut plonger jusqu’à 20 ou 30 mètres de profondeur, mais il n’est pas prévu pour plonger beaucoup plus profondément.
Bien que les hécatombes de manchots ne soient pas vraiment inhabituelles, la fréquence à laquelle elles se produisent actuellement n’a jamais été observée. Les mortalités massives incluant plus de 1 000 individus se produisaient une fois par décennie, quand les oiseaux mouraient des suites d’une maladie ou d’une blessure. Toutefois, au cours des seules 10 dernières années, les scientifiques ont enregistré au moins trois « années de mortalité massive ».
Les scientifiques préviennent que ce nombre pourrait encore augmenter. À mesure que les effets du réchauffement climatique se poursuivront, les vagues de chaleur et d’autres événements météorologiques défavorables tels que les tempêtes deviendront plus violents et plus fréquents. On peut donc s’attendre à voir une augmentation du nombre d’hécatombes de manchots et d’autres créatures marines.
Médias néo-zélandais.

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Because of climate change, hundreds of the world’s smallest penguins have turned up dead on New Zealand’s shores in recent weeks. 183 blue kororā, also known as little blue penguins, were found at Ninety Mile Beach in early June 2022, just days after more than 100 were found at nearby Cable Bay. And last month, more than 160 penguins were found dead on various New Zealand beaches.

In total, close to 1,000 birds have been found dead since the start of May. Native to the country, the blue kororā are the world’s smallest penguins, weighing about 1kg and measuring just over 25cms.

According to marine biologists, many of the penguins appeared to have died of starvation, and they are starving because of the effects of climate change. Indeed, ocean temperatures were the warmest on record last year; they were too hot for the fish the penguins feed on. As the water temperature heats up, the fish either leave the area or go deeper in search of cooler waters. That makes them out of reach for the penguins to feed on. The blue kororā can dive down to 20 or 30 metres routinely, but its is not that good at diving a lot deeper than that.

While mass die-offs of the creatures are not entirely unusual, the frequency at which they are happening has never been observed. Mass die-offs with more than 1,000 dead penguins used to be a once in a decade event, with birds dying due to illness or injury. But in the past 10 years alone, scientists have recorded at least three « mass-death years. »

Scientists warn that this number could still rise. As climate change effects continue, heatwaves, and other adverse weather events such as storms, will become stronger and more frequent. One may expect to see a corresponding increase in the amount of mass die-offs of penguin and other sea creatures.

New Zealand news media.

Crédit photo : Wikipedia

Les manchots pygmées reviennent à leur nid seulement au coucher du soleil. Bien souvent, il s’agit d’une cavité creusée dans la terre ou le sable, ou sous un bâtiment. On peut assister au retour des manchots pygmées à Oamaru, une petite ville 115km au nord de Dunedin. L’entrée est payante mais le spectacle est intéressant (Attention: photos interdites).

D’autres nouvelles des Tonga // More news from Tonga

Après la confirmation de trois décès par le gouvernement tonguien, des inquiétudes subsistent quant au sort des habitants de deux petites îles durement touchées où la plupart des maisons ont été détruites. Les communications ont été coupées partout, rendant l’évaluation des dégâts plus difficile. Les responsables humanitaires de l’ONU et le gouvernement des Tonga ont signalé « d’importants dégâts aux infrastructures » autour de Tongatapu.
Il n’y a eu aucun contact avec le groupe d’îles Ha’apai, et les autorités sont particulièrement inquiètes pour deux petites îles basses, Mango et Fonoi, où les vols de reconnaissance ont permis d’observer des dommages matériels importants. Des dégâts significatifs sont également signalés le long de la côte ouest de Tongatapu.
Sur l’île principale des Tonga, le plus gros problème est la cendre qui a transformé le paysage. Tout est gris. La cendre a contaminé l’eau de pluie utilisée comme boisson par la population. L’armée néo-zélandaise va envoyer de l’eau douce et d’autres fournitures indispensables, mais la cendre qui recouvre la piste principale de l’aéroport retarde le vol.
À Tongatapu, la vie redevient lentement normale. Le tsunami qui a balayé les zones côtières, avec une vague d’environ 80 cm seulement, a permis à la plupart des gens de s’échapper. On estime que 50 maisons ont été détruites sur l’île mais que personne n’a eu besoin d’utiliser des abris d’urgence. alors qu’environ 90 personnes sur l’île voisine d’Eua les ont utilisés.
Les Tonguiens ne veulent pas d’un afflux de travailleurs humanitaires après l’éruption. C’est l’un des rares endroits au monde à avoir réussi à éviter l’épidémie de coronavirus. Les autorités craignent que si des étrangers introduisent le virus cela crée une catastrophe beaucoup plus importante que celle à laquelle elles sont déjà confrontés.
Une autre inquiétude est que le volcan entre de nouveau en éruption. Il n’y a actuellement aucun équipement scientifique permettant de prévoir un tel événement.
Le Programme alimentaire mondial des Nations Unies étudie comment apporter de l’aide et davantage de personnel. Il faudrait rétablir les lignes de communication dans l’archipel qui abrite environ 105 000 personnes. Comme je l’ai déjà écrit, les communications avec les Tonga sont difficiles car l’unique câble à fibre optique sous-marin qui relie l’archipel au reste du monde a probablement été sectionné lors de l’éruption. La société qui gère le câble a déclaré que les réparations pourraient prendre des semaines.
Un deuxième câble sous-marin qui relie les îles entre elles semble également avoir été sectionné. Cependant, un réseau téléphonique local fonctionne, permettant aux Tonguiens de s’appeler. Toutefois, la persistance de la cendre dans l’air continue de rendre difficiles les appels téléphoniques par satellite avec l’étranger.
Source : médias néo-zélandais.

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After the confirmation of three deaths by the Tongan government, concerns remain over the fate of people on two hard-hit smaller islands where most houses were destroyed. Communications have been down everywhere, making assessments more difficult. UN humanitarian officials and Tonga’s government have reported « significant infrastructural damage » around Tongatapu.

There has been no contact from the Ha’apai Group of islands, and officials are particularly concerned about two small low-lying islands, Mango and Fonoi, following surveillance flights confirming substantial property damage. Significant damage is also reported along the western coast of Tongatapu.

On Tonga’s main island of Tongatapu, the biggest problem is the ash that has transformed it into a gray moonscape, contaminating the rainwater that people rely on to drink. New Zealand’s military is sending fresh water and other much-needed supplies, but the ash covering Tonga’s main runway is delaying the flight.

On Tongatapu, life is slowly returning to normal. The tsunami that swept over coastal areas, but rose only about 80cm, allowing most to escape. An estimated 50 homes were destroyed on the island but that nobody needed to use emergency shelters. However, about 90 people on the nearby island of ‘Eua were using shelters.

Tonga does not want an influx of aid workers following the eruption. It is one of the few remaining places in the world that has managed to avoid any outbreaks of the coronavirus, and officials fear that if outsiders bring in the virus it could create a much bigger disaster than the one they are already facing

Another worry is that the volcano could erupt again. There is currently no working equipment around it which could help predict such an event.

The UN World Food Program is exploring how to bring in relief supplies and more staff and has received a request to restore communication lines in Tonga, which is home to about 105,000 people,.As I put it before, communications with the island nation are limited because the single underwater fiber-optic cable that connects Tonga to the rest of the world was likely severed in the eruption. The company that owns the cable said the repairs could take weeks.

A second undersea cable that connects the islands within Tonga also appeared to have been severed. However, a local phone network was working, allowing Tongans to call each other. But the lingering ash cloud is continuing to make even satellite phone calls abroad difficult.

Source : New Zealand news media.

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Pour ceux qui ne sauraient pas où se trouvent les Tonga…