Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution donne d’autres informations intéressantes sur l’activité volcanique dans le monde:

En Indonésie, des avalanches incandescentes  sont émises quotidiennement par le cratère Jonggring Seleko du Semeru. Elles parcourent de 200 à 1000 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Des matériaux incandescens sont éjectés à une cinquantaine de mètres au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE.

L’éruption strombolienne du Lewotolo se poursuit avec des panaches de cendres s’élevant à 200-1 000 m au-dessus du sommet. Les explosions stromboliennes éjectent des matériaux à 100-600 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Source: PVMBG.

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Au Guatemala, les explosions du complexe de dômes du Santiaguito génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent de 600 à 900 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs et de cendres sont observées sur les flancs ouest et sud-ouest. Des retombées de cendres sont observées dans les zones sous le vent.

L’activité strombolienne et effusive se poursuit sur le Pacaya. Les explosions au niveau du cône dans le cratère Mackenney éjectent des matériaux jusqu’à 200 m de hauteur. Des coulées de lave restent actives sur les flancs S et SO où elles parcourent jusqu’à 1,7 km.

On enregistre en moyenne 5 à 11 explosions par heure sur le Fuego. Elles génèrentnt des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc continuent de faire vibrer les bâtiments autour du volcan. Des avalanches de blocs descendent le long de plusieurs ravines et atteignent souvent la végétation. Des matériaux incandescents sont éjectés de 100 à 300 m au-dessus du sommet. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs secteurs.

Source: INSIVUMEH.

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On enregistre toujours une activité intense sur le Reventador (Equateur). La sismicité se caractérise par  42 à 106 explosions quotidiennes, des séquences de tremor volcano-tectoniques et harmoniques et événements longue période (LP). On observe souvent des panaches de gaz, de vapeur et de cendres. Une incandescence est visible au niveau du cratère et des blocs incandescents roulent  sur 600 à 800 m sur les flancs NE et S. Une nouvelle coulée de lave est apparue sur le flanc N.

Source : Instituto Geofisico.

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The Smithsonian Institution’s latest Weekly Report gives some more interesting news about volcanic activity around the world:

In Indonesia, daily incandescent avalanches are emitted by the Jonggring Seleko Crater at Semeru. They travel 200-1,000 m down the Kobokan drainage on the SE flank. Incandescent material is ejected 50 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

The strombolian eruption at Lewotolo continues with ash plumes rising 200-1,000 m above the summit. The strombolian explosions eject material 100-600 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the summer crater.

Source : PVMBG.

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In Guatemala, explosions at Santiaguito lava-dome complex generate ash plumes that rise 600-900 m above the summit. Block-and-ash avalanches are observed on the W and SW flanks. Ashfall is observed in downwind areas.

Strombolian activity and lava effusion continue at Pacaya. Explosions from the cone in Mackenney Crater eject material as high as 200 m above the crater. Lava flows are active on the S and SW flanks and  travel as far as 1.7 km.

An average of 5-11 explosions per hour is recorded at Fuego, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves keep rattling buildings around the volcano. Block avalanches descend several drainages, often reaching the vegetation. Incandescent material is ejected 100-300 m above the summit. Ashfall has been reported in several areas.

Source : INSIVUMEH.

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Elevated activity continues to be recorded at Reventador (Ecuador). Seismicity is characterized by 42-106 daily explosions, volcano-tectonic and harmonic tremor events, and long-period earthquakes. Gas, steam, and ash plumes are often observed. Crater incandescence and incandescent blocks rolling 600-800 m down the NE and S flanks are observed on some nights. A new lava flow has appeared on the N flank.

Source : Instituto Geofisico.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Sur l’Ile de la Réunion, l’éruption du Piton de la Fournaise est terminée mais il n’est toujours pas possible d’accéder à la partie haute de l’Enclos. Le Préfet de La Réunion a décidé le passage en phase de sauvegarde.

Comme à son habitude après une éruption, l’OVPF n’écarte aucune hypothèse quant à l’évolution de la situation à venir : Arrêt définitif de l’éruption ? Reprise de l’activité sur le même site ou ailleurs, plus en aval par exemple ? L’Observatoire fait remarquer que l’éruption a été de faible durée et de faibles volumes de lave ont été émis.

Le 8 décembre, on enregistrait une sismicité volcano-tectonique – sans déformation de l’édifice volcanique – sous la bordure ouest du cratère Dolomieu, à 900 m  environ au dessus du niveau de la mer, soit 1700 m environ sous la surface. On peut raisonnablement penser qu’il s’agit de réajustements dans la chambre magmatique superficielle suite à la dernière éruption.

Comme je l’ai indiqué précédemment, cette dernière éruption est probablement le signe que la chambre magmatique superficielle qui s’était purgée lors de l’éruption d’avril 2020 au Piton Voulvoul s’est de nouveau remplie. La pression des gaz est malgré tout faible, comme l’a montré la faible intensité des fontaines de lave. En conséquence, je ne pense pas que l’éruption reprenne dans les prochains jours. Les « fous du volcan » vont devoir faire preuve d’un peu de patience… !

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Rien de très nouveau en Sicile où l’INGV indique qu’une activité strombolienne « normale » est observée sur le Stromboli, à raison de 5 à 10 explosions d’intensité moyenne par heure dans les zones cratèriques Nord et Centre-sud.  Une séquence explosive plus intense a été enregistrée le 6 décembre 2020

Sur l’Etna, on observe un dégazage des cratères sommitaux ainsi qu’une activité strombolienne essentiellement au niveau du Cratère SE. Toutefois, comme je l’ai indiqué précédemment, une activité strombolienne simultanée peut se produire à partir de deux bouches dans le Cratère SE.

Source : INGV.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Sheveluch, le Klyuchevskoy et l’Ebeko et Jaune pour le Bezymianny.

En revanche, l’activité explosive a repris sur le Karymsky le 9 décembre 2020 avec des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 7000 mètres d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange car la cendre peut perturber le trafic aérien dans la région.

Source : KVERT.

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 En Indonésie, l’éruption du Lewotolo continue. On peut voir des panaches de cendres s’élever jusqu’à 1,5 km au-dessus du volcan. L’incandescence au sommet est visible tous les soirs et des matériaux sont parfois éjectés jusqu’à 20 m de hauteur. Suite à l’activité éruptive des dernières semaines, 9 028 personnes ont été évacuées vers 11 centres d’hébergement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est invité à rester à 4 km du cratère.

Aucun changement de morphologie n’a été observé dans la zone sommitale du Merapi dont le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’éruption du Semeru se poursuit. Des matériaux incandescents sont parfois éjectés de 50 à 100 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs parcourent de 200 à 1500 m dans la ravine Kobokan sur le flanc SE. Les événements éruptifs génèrent des coulées pyroclastiques qui parcourent jusqu’à 2,5 km sur la pente du volcan. Les dépôts de la coulée pyroclastique du 1er décembre ont parfois 15 m d’épaisseur. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE. Source: VSI.

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Dernière minute : Au cours des premiers jours de décembre, les sismomètres du HVO ont enregistré environ 165 séismes de faible magnitude (inférieure à M2,5) sur le Mauna Loa (Hawaï), principalement sous le sommet et les flancs supérieurs du volcan. La majorité de ces secousses se sont produites à moins de 8 kilomètres de profondeur.

L’activité sismique a augmenté sur le flanc nord-ouest du Mauna Loa le 4 décembre 2020,avec un événement de magnitude M 4.1 et des essaims de petits séismes peu profonds, et concentrés dans le temps et le lieu.

Depuis le 4 décembre, le HVO a enregistré plus de 150 séismes dans ce secteur, à des profondeurs de 1 à 9 km sous la surface, sur une zone de moins de 4 km et se prolongeantt sur 6 km vers le nord. La plupart des événements avaient une magnitude inférieure à M 2,0 et ont été localisés à plus de 4 km sous la surface.

Les essaims sismiques superficiels dans cette région ne sont pas exceptionnels. Ils ont déjà été observés en octobre 2018, avril 2017, juillet 2016, août 2015 et avant.

Les mesures GPS continuent de montrer une inflation lente au niveau du sommet du volcan. Elle traduit l’apport de magma dans le système d’alimentation peu profond.

Les concentrations de gaz et les températures des fumerolles restent stables.

Source: HVO.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

At Reunion Island, the eruption of Piton de la Fournaise is over but access to the upper part of the Enclos is still prohibited. The Prefect of La Réunion has decided to switch to the ‘Sauvegarde’ phase.

As usual after an eruption, OVPF does not rule out any hypothesis about the evolution of the situation : End of the eruption? Resumption of activity on the same site or elsewhere, further downslope for example? The Observatory notes that the eruption was of short duration and small volumes of lava were emitted.

On December 8th, volcano-tectonic seismicity – with no deformation of the volcanic edifice – was recorded beneath the western rim of the Dolomieu Crater, 900 m above sea level, or about 1,700 beneath the surface. This seismicity was probably caused by readjustments within the shallow magma chamber after the last eruption.

As I indicated previously, this latest eruption is probably a sign that the shallow magma chamber that drained during the April 2020 eruption at Piton Voulvoul has filled again. The gas pressure is still low, as shown by the low intensity of the lava fountains. As a result, I don’t think the eruption will resume in the next few days. The « volcano madmen » will have to be patient …!

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Nothing really new in Sicily where INGV indicates that a « normal » Strombolian activity is observed on Stromboli, at a rate of 5-10 explosions of average intensity per hour in the North and Center-South crater zones. A more intense explosive event was recorded on December 6th, 2020

On Mt Etna, degassing of the summit craters is observed as well as Strombolian activity mainly at the SE Crater. However, as I put it previously, simultaneous Strombolian activity can occur from two vents in the SE Crater.

Source: INGV.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange for Sheveluch, Klyuchevskoy and Ebeko, and Yellow for Bezymianny.

However, explosive activity resumed at Karymsky  on December 9th, 2020 with ash plumes up to 7 km above sea level  The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange as the ash may affect air traffic in the region. .

Source: KVERT.

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 In Indonesia, the eruption at Lewotolo continues. Ash plumes can be seen rising as high as 1.5 km above the volcano. Incandescence at the summit is visible nightly and material is sometimes ejected as high as 20 m above the summit. Due to the past eruptive activity, 9,028 people were evacuated to 11 housing centres. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 4 km away from the crater.

No morphology changes have been observed in the summit area of Merapi whose Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

The eruption at Semeru continues. Incandescent material is sometimes ejected 50-100 m above the summit. Rock avalanches travel 200-1,500 m down the Kobokan drainage on the SE flank. Eruptive events and rockfalls generate pyroclastic flows that travel as far as 2.5 km down the slope of the volcano. Deposits from the December 1st pyroclastic flow are as thick as 15 m. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

Source: VSI.

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Last minute : During the first days of December, HVO seismometers recorded approximately 165 small-magnitude (below M2.5) earthquakes at Mauna Loa (Hawaii), mostly beneath the volcano’s summit and upper flanks. The majority of these earthquakes occurred at shallow depths of less than 8 kilometres below sea level.
Earthquake activity increased on Mauna Loa’s northwest flank on December 4th, 2020, including an M 4.1 event and clusters of small, shallow earthquakes occurring closely in time and location.

Since December 4th, HVO has recorded over 150 earthquakes in this region, at depths from 1–9 km below the surface, over an area of less than 4 km and extending 6 km north. Most earthquakes have been below M 2.0, and deeper than 4 km beneath the surface.

 Swarms of shallow earthquakes in this region are not unprecedented. They waere already observed in October 2018, April 2017, July 2016, August 2015, and earlier.
GPS measurements continue to show slow, long-term summit inflation, consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system.
Gas concentrations and fumarole temperatures remain stable.
Source: HVO.

Piton de la Fournaise (Photo : Christian Holveck)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, résumées dans le dernier rapport de la Smithsonian Institution :

En Indonésie, des panaches de vapeur s’élèvent au-dessus du sommet du Merapi. Des avalanches de matériaux dévalent encore les flancs du volcan sur des distances pouvant atteindre 2 km. La morphologie du sommet a quelque peu changé en raison de l’effondrement d’une partie du dôme de 2018 et des effondrements de certaines parties de la lèvre du cratère. Une hausse de la sismicité est observée depuis quelques jours. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

L’activité éruptive persiste sur le Semeru où des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 300 m au-dessus du sommet. L’incandescence du cratère est parfois visible la nuit et des avalanches incandescentes s’engouffrent souvent sur plus de 500 à 1500 m dans les ravines sur le flanc S du volcan. Deux événements éruptifs ont généré des panaches de cendre de 100 à 200 m de hauteur au-dessus du sommet les 23 et 24 novembre 2020. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 1 km et des extensions à 4 km dans le secteur SSE.

Un événement éruptif sur le Sinabung le 21 novembre 2020 a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 1 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km dans le secteur SE et 4 km dans le secteur NE. Source: CVGHM.

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Au Pérou, l’Instituto Geofísico indique que la sismicité a augmenté le 11 novembre 2020 sur le Sabancaya. Au cours de la semaine suivante, le nombre et l’ampleur des explosions ont augmenté et de l’incandescence  était visible à l’intérieur du cratère sur les données satellitaires. Cette hausse d’activité correspondait probablement à une émission de lave. L’apparition d’un nouveau dôme de lave dans la partie nord-est du cratère sommital a été confirmée par des images satellites. Le dôme, baptisé Iskay, couvre une superficie d’environ 12 000 mètres carrés.

Une moyenne quotidienne de 49 explosions a été enregistrée entre le 16 et le 23 novembre, avec des panaches de gaz et de cendres s’élevant jusqu’à 3,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à l’Orange et le public est prié de rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km du sommet.

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En Equateur, une activité intense continue d’être enregistrée sur le Reventador. La sismicité se caractérise par des explosions, des séismes volcano-tectoniques et des épisodes de tremor harmonique, des événements longue période ainsi que des signaux indiquant des émissions de cendres. L’incandescence du cratère est visible de nuit. Des blocs incandescents continuent de rouler sur les flancs NE et S du volcan. La coulée de lave de 450 m de long sur le flanc NE reste active mais ne progresse plus.

Source: Instituto Geofisico.

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Au Kamtchatka, le niveau d’alerte et la couleur de l’alerte aérienne restent inchangés pour l’Ebeko, le Bezymianny, le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch.

Source : KVERT.

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En Sicile, l’activité est redevenue normale sur le Stromboli après l’événement éruptif majeur du 16 novembre 2020. On observe des explosions stromboliennes d’intensité faible à moyenne, principalement dans les parties nord et centre-sud de la terrasse cratèrique.

Une activité strombolienne de fréquence et d’intensité variables, accompagnée d’émissions de cendres, est observée dans le Nouveau Cratère SE de l’Etna ainsi que dans le Bocca Nuova. La Voragine se contente de dégazer.

Source : INGV.

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Dernière minute : Après huit ans de repos sans pratiquement aucune activité, le volcan indonésien Lewotolo (Petites îles de la Sonde) est entré en éruption le 26 novembre 2020 avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à 500 m au-dessus du sommet.

Le PVMBG a mis en garde contre les dangers potentiels, notamment les projections de roches incandescentes et les fortes retombées de cendres dans un rayon de 2 km du sommet.

La dernière éruption du Lewotolo a eu lieu en janvier 2012. Le volcan a produit d’épais panaches de gaz qui se sont élevés jusqu’à 250 m au-dessus du sommet.

Le niveau d’alerte reste à 2.

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Here is some news of volcanic activity around the world as summarized in the Smithsonian, Institution’s latest report.

In Indonesia, steam emissions can be seen rising above the summit of Mt Merapi. Avalanches of material still travel as far as 2 km down the flanks of the volcano. The morphology of the summit has somewhat changed due to the collapse of a part of the 2018 dome and rockfalls from parts of the crater rim. An increase in seismicity is currently observed.  The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Eruptive activity is still observed at Semeru where steam and ash plumes are rising up to 300 m above the summit. Crater incandescence is sometimes visible at night and incandescent avalanches often travel over 500-1,500 m down drainages on the S flank of the volcano. Two eruptive events produced ash plumes that rose 100-200 m above the summit pn November 23rd and 24th, 2020. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 1 km and extensions to 4 km in the SSE sector.

An eruptive event at Sinabung generated an ash plume that rose 1 km above the crater rim on November 21st, 2020. The Alert Level remained at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km in the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source: CVGHM.

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In Peru, the Instituto Geofísico indicates that seismicity at Sabancaya increased on November11th, 2020. During the following week, the number and magnitude of explosions increased, and crater incandescence was visible in satellite and webcam data. The increased activity likely signified lava effusion. A new lava dome in the NE part of the summit crater was confirmed in satellite images. The dome, named Iskay, covers an area of about 12,000 square metres.
A daily average of 49 explosions was recorded between November 16th and 23rd with gas and ash plumes that rose as high as 3.5 km above the summit.

The Alert Level remains at Orange and the public is asked to stay outside a 12-km radius from the summit.

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In Ecuador, a high level of activity continues to be recorded at Reventador . Seismicity is characterized by explosions, volcano-tectonic and harmonic tremor events, and long-period earthquakes as well as signals indicating ash emissions. Crater incandescence is visible at night. Incandescent blocks keep rolling down the NE and S flanks of the volcano. The 450-m-long lava flow on the NE flank remains active but no longer advances.

Source: Instituto Geofisico.

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In Kamchatka, the alert levels and aviation colour codes remain unchanged for Ebeko, Bezymianny, Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch.

Source: KVERT.

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In Sicily, activity has gone back to normal on Stromboli following the major eruptive event of November 16th, 2020. One can observe low to medium intensity strombolian explosions, mainly in the north and central-south parts of the crater terrace.

Strombolian activity of variable frequency and intensity accompanied by ash emissions is observed at Mt Etna’s New SE Crater as well as within Bocca Nuova. Voragine is only degassing.

Source : INGV.

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Last minute: After eight years of rest with hardly any activity, the Indonesian volcano Lewotolo (Lesser Sunda Islands) erupted on November 26th, 2020, sending an ash plume up to 500 m above the summit.

PVMBG warned of potential hazards, including incandescent rocks and heavy ashfall within a radius of 2 km from the summit.

Lewotolo’s last eruption occurred in January 2012. The volcano produced thick, white plumes that rose up to 250 m above the summit.

The Alert Level remains at 2.

Episode éruptif sur le Klyuchevskoy le 18 novembre 2020 (Crédit photo: KVERT)

Du jamais vu, mais que l’on reverra !

Au cours de la tempête Alex, les cumuls d’eau de pluie enregistrés en l’espace de 24 heures dans les Alpes-Maritimes dépassent tous ceux jamais observés dans le département. Ainsi, 500 mm ont été enregistrés à Saint-Martin-Vésubie.

Les météorologues de Météo France expliquent que c’est une véritable « bombe météorologique » qui a explosé au-dessus de la région. Le phénomène se caractérise  par la rapidité de sa formation. Les baromètres ont parfaitement traduit la chute de pression atmosphérique d’une trentaine d’hectopascals en 12 heures, d’où l’expression « bombe météorologique ».

Le problème est que ces dépressions de petite taille et très localisées sont mal appréhendées par les modèles de simulation atmosphérique. Un décalage géographique de quelques dizaines de kilomètres peut ainsi avoir d’importantes conséquences car ces bombes météorologiques peuvent laisser derrière elles des dégâts très importants.

Les bombes météorologiques restent relativement rares. Météo France indique que la dernière s’était produite en Bretagne le 6 mars 2017, avec des rafales atteignant 193 km/h. Elle a provoqué la mort de 12 personnes.

Tous les témoins s’accordent pour dire que la catastrophe dans les Alpes-Maritimes est « du jamais vu » dans la région. Le problème est que le « jamais vu » a tendance à se répéter à travers le monde. Je me tiens au courant très régulièrement de ce type d’actualité et je ne peux que constater que la situation dramatique vécue en France affecte de nombreuses populations à travers le monde. En voici quelques exemples recensés au cours du mois de septembre :

  • Pas très loin des Alpes-Maritimes, un épisode méditerranéen a tué deux personnes dans le Gard le 19 septembre 2020, avec une hauteur de précipitations de 468 mm enregistrée en 6 heures à Valleraugue. Du jamais vu depuis l’année 1900.
  • Le 18 septembre 2020, la tempête subtropicale « Alpha », la 22ème et la plus précoce de la saison dans l’Atlantique en 2020, a frappé le Portugal en occasionnant d’importants dégâts.
  • Le 18 septembre également, au moins dix personnes ont perdu la vie quand la tempête tropicale “Noul” a frappé le Sud-est Asiatique entre le Vietnam, le Laos le Thaïlande et le Myanmar (ex-Birmanie) en causant de gros dégâts.
  • Plus de 240 000 personnes ont été affectées et 140 000 déplacées quand des inondations catastrophiques ont frappé quelque 80 localités en Ethiopie au mois de septembre. Du jamais vu selon les autorités.
  • Toujours en Afrique, de très sévères inondations ont affecté le Ghana. Le bilan est de 5 morts, avec quelque 1 700 habitations endommagées ou détruites.
  • En Indonésie, des inondations et des glissements de terrain ont frappé Jakarta et ses environs au cours du mois de septembre. On déplore deux morts et une vingtaine de blessés. Les autorités font remarquer que depuis le mois de janvier 2020, au moins 123 personnes ont péri au cours de catastrophes naturelles provoquées par des intempéries. De tels chiffres n’avaient encore jamais été atteints. Les inondations continuent d’affecter à l’heure actuelle l’ouest de l’île de Java où l’on déplore des personnes disparues et des maisons submergées.

Le mois d’octobre suit la même tendance. Outre les victimes dans les Alpes-Maritimes, on peu citer les 40 personnes qui ont péri dans les pires inondations de tous les temps au Nigeria, avec la perte de 2 millions de tonnes de riz.

La tempête tropicale “Gamma” est la 24ème de la saison à s’être formée dans l’Atlantique Nord. C’est aussi la plus précoce ; elle est apparue le 3 octobre et bat ainsi le record établi le 27 octobre 2005.  Cette tempête vient d’atteindre la Péninsule du Yukatan au Mexique avec de très fortes pluies et des inondations, en particulier dans les zones montagneuses, comme cela s’est produit dans le secteur de Saint-Martin-Vésubie. On déplore au moins 6 morts et plusieurs milliers de personnes ont dû être évacuées.

Obnubilée qu’elle est par la Covid-19, la presse française ne mentionne pas ces événements qui sont pourtant aussi dramatiques que ceux survenus dans le sud-est de notre pays.

S’agissant des causes, on est en droit de se poser des questions car la répétition et l’accélération des événements extrêmes est inquiétante. Le principal coupable semble bien le réchauffement climatique. Pourtant, je n’en ai guère entendu parler au cours des dernières heures. Il est vrai que je ne fais qu’effleurer les bulletins d’informations. L’urgence de la situation humanitaire est telle qu’il faut avant tout essayer de panser les blessures infligées par la tempête Alex.

Je remarque que, comme au Portugal et au Mexique, la tempête Alex est historiquement précoce. Aucune tempête majeure n’avait été enregistrée par Météo France avant le 15 octobre depuis 1980. Le problème, c’est que la Méditerranée est encore très chaude ce qui amplifie les précipitations. Avec le réchauffement climatique, la mer se réchauffe de plus en plus et cette température élevée joue un rôle de carburant dans les phénomènes extrêmes comme la tempête Alex

Qu’on le veuille ou non, il faudra se demander si les activités humaines et les émissions de gaz à effet de serre ne portent pas une part de responsabilité !

Du jamais vu, mais que l’on reverra !

Des épisodes pluvieux de plus en plus fréquents et intenses

(Source : Météo France)

Anak Krakatau (Indonésie): Le tsunami du 22 décembre 2018 // The tsunami of December 22nd, 2018

Dans un article publié le 23 décembre 2018, j’indiquais qu’un tsunami avait tué plus de 430 personnes et blessé des centaines d’autres le 22 décembre sur les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau. A l’époque, les télévisions ont montré des routes bloquées par des maisons écroulées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten sur l’île de Java a été la zone la plus touchée.
Selon l’agence de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par «un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’Anak Krakatau et a été amplifié par une marée anormalement élevée à cause de la pleine lune». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être provoqué par un « effondrement partiel »de l’Anak Krakatau qui vomissait de la cendre et de la lave depuis des semaines. Une éruption s’était produite vers 16 heures le 22 décembre et elle avait duré 13 minutes. .
Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’Université Brunel de Londres et de l’Université de Tokyo explique que l’éruption de l’Anak Krakatau en 2018 a généré un tsunami d’au moins 100 mètres de hauteur qui aurait pu tout dévaster s’il avait emprunté une autre trajectoire.
La vague du 22 décembre 2018 qui a tué plusieurs centaines de personnes avait une hauteur entre 5 et 13 mètres lorsqu’elle a déferlé sur les côtes moins d’une heure plus tard. Cependant, la catastrophe aurait pu être bien pire ; en effet, la vague présentait une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres à son point de départ. Heureusement, cette hauteur a immédiatement diminué en raison des effets conjoints de la gravité qui a repoussé la masse d’eau vers le bas et des frottements entre le tsunami et le fond de l’océan. Cependant, la vague avait encore une hauteur de plus de 80 mètres quand elle a atteint une île inhabitée à proximité. Pour illustrer leurs propos, les scientifiques font référence à l’éruption du Krakatau en 1883 qui a généré un tsunami qui a touché terre avec une hauteur maximale de 42 mètres, tuant au moins 36 000 personnes à une époque où les zones côtières étaient moins peuplées qu’aujourd’hui.
Les chercheurs ont utilisé des données sur le niveau de la mer, fournies par des jauges de vagues exploitées par le gouvernement indonésien et provenant de cinq sites près de l’Anak Krakatau. Leur analyse a pu confirmer les modèles informatiques simulant la progression du tsunami, depuis l’effondrement du volcan jusqu’au moment où la vague a atteint les côtes..

Il est important d’étudier le comportement des tsunamis en Indonésie car c’est l’un des pays les plus vulnérables aux éruptions volcaniques, aux séismes et aux tsunamis. L’Indonésie a été frappée par deux tsunamis meurtriers en 2018: celui provoqué par l’effondrement de l’Anak Krakatau et un autre provoqué par un glissement de terrain au large des côtes de Sulawesi ; il a tué plus de 2000 personnes.
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Référence : « Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

Ma note a été inspirée d’un article publié sur l’excellent site Web The Watchers.

Voici une très bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone du volcan Krakatau après l’éruption de 2018:
https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

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In a post relreased on December 23rd, 2018, I indicated that a tsunami had killed more than 430 people and injured hundreds on December 22nd on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau. TV footage showed roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java was the worst-hit area.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by “an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami might have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks. An eruption had occurred at about 16:00 on December 22nd and had lasted 13 minutes. .

A new study from Brunel University London and the University of Tokyo explains that the 2018 eruption of Anak Krakatau sent a tsunami at least 100 metres high, which could have resulted in widespread devastation if it had travelled on another path.

The December 2018 wave that killed several hundred people was between 5 to 13 metres when it made landfall less than an hour later. However, the disaster could have been much worse if the wave that started between 100 to 150 metres went towards closer shores. Fortunately, the height of the wave immediately shrunk due to the joint effects of gravity pulling the mass of water downward and the friction created between the tsunami and the ocean floor. However, it was still more than 80 metres when it slammed an uninhabited island nearby. To illustrate their explanation, the scientists refer to the 1883 Krakatoa eruption which produced a tsunami that hit land at a maximum height of 42 metres, killing at least 36 000 people at a time when coastal areas were less populated.

Researchers used sea-level data – done by wave gauges operated by the government of Indonesia – from five locations near Anak Krakatoa for the new analysis to justify computer models that simulated the tsunami’s movements, from the volcano’s collapse to the landfall.

It is important to study the behaviour of tsunamis in Indonesia as it is one of the countries in the world that are vulnerable to volcanic eruptions, earthquakes and tsunamis. The nation was hit by two deadly tsunamis in 2018: the one caused by the collapse of Krakatau and one by a landslide off the coast of Sulawesi that killed more than 2 000 persons.

Reference

« Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

This post was adapted from an article released in the excellent website The Watchers.

Here is an excellent video shot by a drone of Krakatau volcano after the 2018 eruption:

https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

Image extraite de la vidéo

De la pluie artificielle bientôt en France? // Artificial rain soon in France ?

Après plus de six semaines sans pluie, l’Indonésie commencera bientôt à ensemencer les nuages ​​afin de déclencher des précipitations. On espère que cela permettra de mettre fin à la vague de sécheresse provoquée par El Niño qui a mis en danger plus de 200 kilomètres carrés de cultures et donc de récoltes. Les autorités indonésiennes ont déclaré que les cultures à risque sont estimées à 215 millions de dollars, une perte qui pourrait causer une importante instabilité alimentaire dans la région.
Les autorités indonésiennes ont indiqué qu’elles allaient injecter des cristaux de sel dans les nuages ​​à la fin du mois d’août. Le sel attire naturellement l’eau et lorsque les particules deviennent saturées et lourdes, elles tombent du ciel sous forme de gouttes de pluie. L’Indonésie a déjà utilisé l’ensemencement des nuages ​​pour lutter contre le brouillard ​​lié aux incendies de forêts en 2015 et pour faire face aux inondations à Jakarta en 2013. Les nuages ont alors déversé leur pluie sur l’océan avant d’atteindre la capitale.
La prochaine opération d’ensemencement des nuages se déroulera à Jakarta et à Kupang, capitale de la province de Nusa Tenggara Est, dans le but de générer des pluies sur Java, Bali, Nusa Tenggara Ouest et Nusa Tenggara Est. Selon le Jakarta Post, au moins 100 juridictions sont touchées par la sécheresse actuelle, y compris d’importantes zones de production de riz.
L’ensemencement  des nuages ​​a été testé pour la première fois dans les années 1940 et est devenu de plus en plus fréquent au cours des dernières décennies. Le Sri Lanka a eu recours à cette technique pour provoquer la pluie au début de cette année afin de lutter contre la sécheresse, mais l’entreprise ne fut pas couronnée de succès. Les Émirats Arabes Unis ont mené à bien près de 20 missions d’ensemencement de nuages ​​sur une période de deux semaines en février. Plus de 50 pays utilisent actuellement l’ensemencement des nuages ​​pour modifier les conditions météorologiques.
Bien que la technique soit utilisée depuis près de 80 ans, les scientifiques se posent toujours des questions sur l’efficacité de l’ensemencement des nuages ​​et sur ses effets à long terme. Un rapport publié en 2003 par la National Academy of Sciences a révélé qu’il existait peu de preuves de l’efficacité de l’ensemencement des nuages et sur l’aptitude de la technique à provoquer des précipitations. Cependant, une expérience récente réalisée par des scientifiques de l’Université du Colorado et consistant  envoyer des doses d’iodure d’argent dans des nuages a provoqué des chutes de neige dans les montagnes du sud-ouest de l’Idaho.
Il convient de noter qu’un épais brouillard a actuellement envahi Palembang en raison des nombreux incendies de forêt dans les régions voisines. Le brouillard a réduit la visibilité et perturbe les activités quotidiennes dans la capitale provinciale. Le problème est que les méthodes d’ensemencement des nuages pour créer des pluies artificielles ne sont pas efficaces dans ces conditions.
Source: The Jakarta Post.

Avec la sécheresse actuelle en France et les vagues de chaleur à répétition susceptibles de se produire à l’avenir, je ne serais pas surpris que le gouvernement français décide bientôt de recourir à l’ensemencement des nuages ​​pour faire pleuvoir sur les cultures. Mais il faudrait pour cela que des nuages apparaissent dans le ciel qui est souvent resté désespérément  bleu en France cet été…

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After more than six weeks without rain, Indonesia will soon start cloud seeding in an effort to kickstart precipitation and end an El Niño-driven drought that has put 50,000 acres of crops at risk of harvest failure.Indonesian officials said the at-risk crops are worth an estimated 215 million dollars, a loss that could cause significant food instability in the region.

Indonesian authorities said they will send salt flares into passing clouds as early as the end of August. Salt naturally attracts water, and as the particles become saturated and heavier, they fall from the sky as raindrops. Indonesia previously used cloud seeding to fight fire-related haze in 2015 and to reduce flooding in Jakarta in 2013, by forcing clouds to release their rain over the ocean before reaching the capital city.

The country’s newest cloud-seeding operation will take place in Jakarta and Kupang, the provincial capital of East Nusa Tenggara, with the aim of generating rain over Java Island, Bali, West Nusa Tenggara, and East Nusa Tenggara. According to The Jakarta Post, at least 100 jurisdictions across the country are being affected by the current drought, including important rice-producing areas.

Cloud seeding was first tested in the 1940s and has become increasingly popular over the past few decades. Sri Lanka used the geoengineering technique to induce rain earlier this year to fight drought, though unsuccessfully. The United Arab Emirates completed nearly 20 cloud-seeding missions over a two-week period in February. More than 50 countries currently use cloud seeding to alter weather.

Despite nearly 80 years of use, however, there is still debate among scientists over cloud seeding’s effectiveness and long-term impacts. A 2003 report by the National Academy of Sciences found little evidence that cloud seeding has a statistically significant impact on rainfall. But a recent experiment, which involved dropping canisters of silver iodide into clouds, by scientists at the University of Colorado induced snowfall in the mountains of southwestern Idaho.

It should be noted that thick smog has currently engulfed Palembang as a result of increased wildfires in nearby regencies and cities. The smog has decreased visibility and started disrupting daily activities in the provincial capital over the weekend. The problem is that weather modification methods to make artificial rain are not effective in this condition.

Source: The Jakarta Post.

With the current drought in France and the repetitive heat waves likely to happen in the future, I would not be surprised if the French government soon decided to resort to cloud seeding to drop some water on the crops. But you need clouds to seed them and the sky has often been all blue in France this summer…

Principe de l’ensemencement des nuages par un projecteur de particules au sol ou en avion (Source: Wikipedia)

Naïveté indonésienne? // Indonesian naivety?

En lisant la presse indonésienne, on a la confirmation que le changement climatique est réel dans le pays, avec des conséquences importantes sur l’environnement. Le Jakarta Post donne l’exemple de Tungkal I, dans l’est de Sumatra. Le village fait face à la Mer de Chine méridionale. Il a subi les assauts des vagues qui sont en passe d’engloutir le rivage de plusieurs centaines de mètres chaque année.
En dépit de ce genre de situation alarmante, une enquête a révélé que 18% des Indonésiens ne pensaient pas que l’activité humaine était la cause du changement climatique, tandis que 6% estimaient que le climat ne changeait pas du tout. L’Indonésie a le pourcentage le plus élevé de négationnistes du changement climatique parmi les 23 pays étudiés dans le cadre d’une étude menée en février et mars 2019 par YouGov, une société d’opinion publique et de données.
Un quart des Indonésiens ont déclaré que les humains étaient les principaux responsables du changement climatique, tandis que 29% estimaient que d’autres facteurs avaient également joué un rôle. 21% des personnes interrogées ont répondu qu’elles n’avaient aucune idée.
Huit pour cent des Indonésiens ont déclaré que le réchauffement climatique causé par l’homme était un canular et faisait partie d’une théorie du complot.
L’Arabie Saoudite se situe au deuxième rang après l’Indonésie avec 16% des personnes qui ne croient pas que l’homme contribue au changement climatique, suivie des États-Unis (13%), de l’Afrique du Sud (11%), du Mexique (10%) et de l’Égypte (10%). .
Source: The Jakarta Post.

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Reading the Indonesian press, we get the confirmation that climate change is real in the country, with significant consequences on the environment. The Jakarta Post gives the example of Tungkal I village in the eastern part of Sumatra. The village faces the South China Sea and has suffered massive abrasion that is expected to swallow its shores by hundreds of meters annually.

Despite this kind of alarming situation, a survey has revealed that 18 percent of Indonesians do not believe human activity causes climate change, while another 6 percent believe that the climate is not changing at all. Indonesia has the highest percentage of climate change deniers among 23 countries surveyed in a study conducted in February and March 2019 by global public opinion and data company YouGov.

A quarter of Indonesians said humans were mainly responsible for climate change, while 29 percent believed other factors also played a role. Another 21 percent of respondents answered by saying they did not know.

Eight percent of Indonesians said human-driven global warming was a hoax and part of a conspiracy theory.

Saudi Arabia is second after Indonesia with 16 percent of people who do not believe that humans contribute to climate change, followed by the United States (13 percent), South Africa (11 percent), Mexico (10 percent) and Egypt (10 percent).

Source : The Jakarta Post.

Scénario d’inondation côtière à Sumatra (Source: 2ème Forum International pour un Avenir Durable en Asie – Janvier 2017)