Les eaux chaudes océaniques font fondre la glace antarctique par en dessous // Warm ocean waters melt Antarctic ice from below

Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature Geoscience confirme ce que nous savions déjà, à savoir que les plates-formes glaciaires de l’Antarctique fondent sous l’effet du réchauffement des eaux océaniques, même pendant la saison où la neige s’accumule à leur surface. Cet étrange paradoxe est susceptible de s’accentuer à cause du phénomène El Niño. En se basant sur 23 années de données satellitaires concernant les plates-formes glaciaires de l’Antarctique occidental, l’étude révèle qu’un fort épisode El Niño fait perdre aux plates-formes davantage de glace qu’elles n’en récupèrent avec les chutes de neige à leur surface.
Le phénomène El Niño provoque une augmentation des chutes de neige, en particulier dans le secteur de la mer d’Amundsen. Bien que cette neige augmente l’épaisseur des plates-formes glaciaires, les différents épisodes El Niño donnent naissance à des vents qui poussent les eaux océaniques plus chaudes vers les plates-formes, ce qui entraîne leur fonte par en dessous

Selon l’étude, les données satellitaires de 1994 à 2017 ont révélé que la hauteur de glace a diminué de 20 centimètres par an en raison de la fonte provoquée par l’eau océanique. Cependant, lors de l’événement El Niño en 1997 et 1998, cette hauteur a augmenté de 25 centimètres. Malgré tout, la neige fraîche a une densité beaucoup plus faible que celle de la glace qui compose la majeure partie de la plate-forme. La masse, qui est le paramètre le plus important en termes d’élévation du niveau de la mer, a continué à diminuer malgré l’augmentation de la hauteur pendant les épisodes neigeux. L’apport constitué par le manteau neigeux était minime par rapport à la fonte de la glace par en dessous. Les plates-formes glaciaires ont perdu cinq fois plus de glace par le bas qu’elles n’en ont gagné par les chutes de neige fraîche à leur surface.
Les événements El Niño devraient s’intensifier avec le changement climatique et pourraient affecter la rapidité de la fonte de la glace. Il est urgent de prendre en compte ce facteur dans les modèles d’élévation du niveau de la mer. .
Les relevés satellitaires effectués depuis deux décennies ont permis aux chercheurs de se pencher sur les processus qui influent sur les plates-formes glaciaires et de mieux comprendre leur fonte dans les prochaines années. Cela pourrait aider à déterminer avec quelle rapidité le niveau de la mer augmentera. Il est toutefois utile de rappeler que les plates-formes glaciaires ne provoquent pas d’élévation du niveau de la mer car elles flottent déjà sur l’eau de mer comme un glaçon dans un verre d’eau. Elles jouent un rôle important en retenant les glaciers et en contrôlant la vitesse à laquelle ils viennent vêler dans l’océan. C’est la fonte de ces glaciers qui contribue à l’élévation du niveau de la mer.
Source: Newsweek.

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A new study published in Nature Geoscience confirms that Antarctica’s ice shelves are melting from warming ocean waters below, even during seasons when snowfall on top of them is increasing. This strange paradox could worsen because of El Niño. Based on 23 years of satellite data from the West Antarctic ice shelves, the study reveals that a strong El Niño event causes the shelves to lose more ice from melting beneath than they gain back from snowfall on top of it.

The El Niño phenomenon causes snowfall to increase, especially in the Amundsen Sea sector. Though the snowfall increases the actual height of this ice shelf, El Niño events cause wind patterns in Antarctica to push warmer ocean waters towards the ice shelf, which results in the basal melting.

According to the study, the satellite data from 1994 to 2017 revealed the height of the ice decreased by 20 centimetres per year overall from ocean melting. However, during the El Niño event in 1997 and 1998, the height increased by 25 centimetres. The fresh snowfall, however, is much less dense than the solid ice that makes up most of the shelf. The mass, which is the most important measurement in terms of sea level rise, was decreasing although the height increased during the event. The extra snowpack was minimal compared to how much solid ice melted from below. Ice shelves lost five times more ice from below than they gained back from fresh snowfall.

El Niño events are expected to worsen and intensify in the wake of climate change and could affect how quickly ice shelves melt. That factor needs to be integrated into sea level rise models.  .

Satellite records over two decades allowed researchers to look at the processes that affect ice shelves, which helps scientists better understand how ice sheets may melt in the future. Understanding the processes behind the melting of ice shelves could help pinpoint how soon and how much sea levels will rise. Ice shelves don’t cause sea level rise on their own as they are already floating on sea water like an ice cube in a glass of water. The ice shelf, rather, plays an important role in holding back the glaciers and controlling the speed at which they discharge ice. It is the melting of these glaciers that would contribute to increasing sea level rise.

Source : Newsweek.

Glacier Thwaites dont la fonte provoquerait inévitablement une hausse du niveau des océans (Crédit photo: NASA)

Champs Phlégréens: La Solfatara reste fermée au public // Phlegrean Fields: Solfatara still closed to the public

Mauvaise nouvelle pour ceux qui ont l’intention de visiter les Champs Phlégréens pendant les prochaines vacances: La Solfatara reste fermée au public depuis l’accident du 12 septembre 2017 qui a causé la mort de deux adultes et d’un de leurs enfants. Bien que l’accident ait été causé par le non respect d’une zone interdite; il a été décidé que toute la zone de la Solfatara n’était pas assez sécurisée pour permettre aux visiteurs d’y entrer. Encore une fois, cette situation montre que l’imprudence de quelques uns a des conséquences pour tous les autres.
En ce qui concerne les Champs Phlégréens dans leur ensemble, il y a toujours beaucoup de discussions et de débats sur la possibilité d’une éruption à court terme. En fait, personne ne sait ce qui est susceptible de se produire. Il y a eu beaucoup d’études sur le site. L’une des dernières est intitulé Progressive approach to eruption at Campi Flegrei caldera in southern Italy ; elle a été réalisée par un chercheur anglais et deux collègues italiens. Dans le cadre de l’activité bradysismique à laquelle est soumise la région, ils nous rappellent que trois épisodes significatifs de soulèvement depuis 1950 ont élevé la zone centrale d’environ 3 mètres sans que se produise la moindre éruption. Ils ont remarqué que les différents épisodes de soulèvement ont été traités comme des événements indépendants avec l’idée que chacun d’eux ressemblait à son prédécesseur. Ainsi, selon les études précédentes, le système magmatique des Champs Phlégréens avait retrouvé des conditions similaires à celles d’avant 1982.

Toutefois, les mesures effectuées lors d’un forage pilote dans le cadre du projet Campi Flegrei Deep Drilling Project laissent supposer que les tensions provoquées par ces épisodes de soulèvement se sont plutôt accumulées dans la croûte. Plusieurs épisodes successifs de soulèvement peuvent ainsi avoir conduit la croûte vers une tension limite avec un risque de rupture et donc un risque d’éruption plus important qu’on le pensait jusqu’à présent. L’avenir nous dira si cette hypothèse est la bonne. Le problème est que la zone autour des Champs Phlégréens est fortement peuplée et qu’une éruption poserait de très sérieux problèmes.

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Bad news for those who intend to visit the Phlegrean Fiels during the next holidays : The Solfatara has been closed to the public sing the 12 September 2017 accident which caused the deaths of two adults and one of their children. Although the accident was caused by the non respect of a forbidden area; it was decided that the whole Solfatara area was not secure enough to allow visitors to get in. Again, the accident shows that some people’s carelessness leads to a punishment for all the others.

As far as the Campi Flegri as a whole are concered, there is still a lot of talk about the possibility of an eruption in the short term. Actually, nobody knows what is likely to happen There have been quite a lot of studies on the site. One of the last one is entitled Progressive approach to eruption at Campi Flegrei caldera in southern Italy by an English and two Italian researchers. They remind us that three episodes of major uplift since 1950 have raised its central district by about 3 metres without an eruption. They notice that individual episodes have conventionally been treated as independent events with implicit assumptions that the next unrest would resemble its predecessor and, hence, that the shallow crust and magmatic system at Campi Flegrei has returned to conditions similar to those before 1982.

However, recent measurements from a pilot borehole for the Campi Flegrei Deep Drilling Project suggest that stress has instead been accumulating in the crust. Successive episodes of uplift may thus be driving the crust towards a critical stress for bulk failure and, hence, to a greater potential for eruption than previously assumed. Only the future will tell us. The problem is that the area around the Phlegrean Fields if heavily populated. An eruption would pose very serious problems.

Vue aérienne des Champs Phlégréens, zone à forte densité de population (Source: Wikipedia)

Dernières nouvelles du Mayon (Philippines) // Mayon’s latest news

9 heures: Selon les journaux philippins, le nombre de personnes évacuées est passé à plus de 20 000 alors que l’éruption du Mayon continue avec des émissions de lave. Le mardi 16 janvier 2018, 5 318 familles, soit 21 823 personnes, avaient été évacuées dans 25 barangays de la province d’Albay et séjournaient dans 18 centres d’hébergement provisoire. Les écoles sont fermées dans les zones où les salles de classe ont été réquisitionnées comme centres d’évacuation.
Le PHILVOCS indique que le niveau d’alerte 3 est toujours en vigueur sur le Mayon. Neuf épisodes de tremor, dont quatre accompagnés de fontaines de lave de courte durée ont été observés. On a enregistré également 75 effondrements le long du front de coulée et de petites coulées pyroclastiques dans la ravine Miisi.
Il est demandé aux habitants d’être vigilants et de s’abstenir d’entrer dans la zone de danger permanent (PDZ) de six et sept kilomètres de rayon sur le versant sud de la montagne en raison du risque de chutes de pierres, de glissements de terrain, d’explosions soudaines et d’effondrement du dôme pouvant générer des coulées pyroclastiques.
Source: Philippine Daily Inquirer.

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17 heures : L’éruption de Mayon continue. Le « feu d’artifice » proposé par le volcan est admiré par la population locale et les touristes philippins. Il y a très peu de touristes étrangers car de nombreux vols ont été annulés à cause de la cendre. Encore et encore, les touristes sont invités à rester en dehors de la zone de danger de 8 kilomètres de rayon
le 16 janvier 2018, le conseil provincial a déclaré l’état de calamité pour la province d’Albay en raison de la menace que fait peser l’éruption du Mayon. Cette déclaration permettra aux autorités locales d’utiliser les fonds prévus en cas de catastrophe pour fournir une assistance aux zones touchées.
Quelque 30 000 personnes à Legazpi et dans les environs ont fui leur domicile ; c’est deux fois plus que le 15 janvier.
Le PHILVOCS indique que pour le moment l’éruption n’est pas explosive. L’Institut a enregistré neuf épisodes de tremor associés à quatre brèves coulées de lave et à des éboulements. En s’effondrant, le front de lave a généré une coulée de 2 km qui a emprunté les ravines Miisi et Buyuan. Le niveau d’alerte 3 reste en vigueur sur le volcan, ce qui signifie que l’activité est actuellement relativement élevée car le magma a atteint le cratère et une éruption majeure est possible dans les prochaines semaines ou même les prochains jours. Le niveau d’alerte 4 signifie qu’une éruption est possible « dans quelques jours » alors que le niveau 5 est décrété lorsqu’une éruption est en cours. Le niveau d’alerte pourrait de nouveau être augmenté dans les prochains jours ; cela dépendra des données fournies par les instruments de mesure. En 2014, Mayon manquait de gaz pour entrer en éruption. En 2018, les volcanologues doivent contrôler les gaz en permanence afin d’évaluer le risque éruptif.
Selon les chiffres fournis par les services sociaux, 4 659 familles (18 793 personnes) sont hébergées dans 23 centres provisoires dans les villes de Camalig, Daraga, Guinobatan, Ligao, Malilipot et Santo Doming et dans la ville de Tabaco. Quelque 1 184 familles (4 936 personnes) logent chez des parents à Daraga.
Les classes rassemblant plus de 10 000 élèves ont été fermées pendant les évacuations et beaucoup d’écoles ont été réquisitionnées comme centres d’hébergement provisoire. Des équipements lourds et les véhicules de service sont prêts à intervenir pour des opérations de nettoyage des routes, l’évacuation des habitants et l’acheminent  du matériel de secours. Les routes et les rivières qui peuvent être affectées par la lave du volcan sont sous surveillance étroite. Dans le pire des cas, des itinéraires alternatifs ont été identifiés pour éviter l’isolement des villes exposées aux coulées pyroclastiques et aux lahars.
Source: Inquirer.net.

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9:00: According to the Philippine newspapers, the number of people evacuated has increased to more than 20,000 as lava from Mayon Volcano continued to flow. As of Tuesday, January 16th, 2018, a total of 5,318 families or 21,823 individuals have been affected in 25 barangays in Albay and were staying in 18 evacuation centres. Classes remain suspended in areas where classrooms have been used as evacuation centers.

PHILVOCS indicates that Alert Level 3 is still in effect over Mayon Volcano. Nine episodes of tremor, four of which accompanied short-duration lava fountaining, and 75 lava collapse events, corresponding to rockfall along the front and margins of advancing lava and short pyroclastic flows downriver of Miisi were recorded.

Residents are advised to be vigilant, and to refrain from entering the six and seven-kilometre-radius permanent danger zone (PDZ) on the southern flanks of the mountain due to the danger of rock falls, landslides, and sudden explosions or dome collapse that may generate hazardous pyroclastic flows.

Source: Philippine Daily Inquirer.

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17:00 : The eruption of Mayon continues. The “fireworks” are observed by the local population and domestic tourists. There are few foreign tourists because many flights have been cancelled because of the ash. Again and again, tourists are asked to stay beyond the 8-kilometer-radius danger zone

On Tuesday, the provincial board declared Albay under a state of calamity due to the threat of the eruption of Mayon. The declaration will allow local governments to use their calamity funds to provide assistance to affected areas.

About 30,000 people in and around Legazpi have fled their homes, more than double the official count on Monday.

PHILVOCS indicates that for the moment the eruption is not explosive. The Institute has recorded nine episodes of tremor, associated with four short-lived lava fountaining and rockfall events. The collapsed lava generated a 2-km lava flow on the Miisi and Buyuan gullies. Alert level 3 remains in effect over Mayon Volcano, which means that it is currently in a relatively high level of unrest as magma is at the crater and hazardous eruption is possible within weeks or even days. Alert level 4 means an eruption is possible “within days” while level 5 is when a hazardous eruption is under way. The alert level might again be raised in the coming days, according to the data provided by the instruments. In 2014, Mayon ran out of gas which prevented an eruption from happening. Volcanologists need to measure gas now as they need to be sure how strong the eruption would be.

The Department of Social Welfare and Development has monitored 4,659 families (18,793 people) staying in 23 evacuation centres in the towns of Camalig, Daraga, Guinobatan, Ligao, Malilipot and Santo Doming towns and Tabaco City. Some 1,184 families (4,936 people) are staying with relatives in Daraga.

Classes for more than 10,000 students were disrupted as they moved out of danger zones and as their schools were used as evacuation centers. Heavy equipment and service vehicles are ready to aid in road-clearing operations, the evacuation of residents, and the delivery of relief goods. Roads and rivers that may be affected by lava from the volcano are underclose monitoring. In a worst-case scenario, alternate routes have been identified to prevent the isolation of towns highly vulnerable to pyroclastic flows and lahars.

Source: Inquirer.net

Crédit photo: Wikipedia

Nouvelle éruption en Papouasie-Nouvelle-Guinée ? // New eruption in Papua-New-Guinea ?

Quelques jours après l’éruption du Kadovar (voir ma note du 06 janvier 2018), la population d’une deuxième île volcanique du groupe Schouten en Papouasie-Nouvelle-Guinée est en train d’être évacuée car une éruption a débuté sur le volcan de l’île de Biem. Biem [aussi connu sous le nom de Bam] est désormais la priorité des autorités locales car il y a plus de 3 000 personnes sur cette île.
Quelque 500 personnes sur l’île de Kadovar ont déjà été déplacées vers l’île voisine de Ruprup, mais ces personnes doivent être déplacées à nouveau car Ruprup est également menacée par l’activité volcanique voisine.
Les autorités sont inquiètes car il y a maintenant deux éruptions simultanées. Elles sont à court de carburant et n’ont pas assez de bateaux pour évacuer les gens.

Les îles Schouten forment l’extrémité ouest de l’arc volcanique de Bismarck et comprennent six volcans potentiellement actifs. Les îles portent le nom de l’explorateur néerlandais Willem Schouten qui a observé une éruption lors de son passage dans la région en 1616.
Biem (685 mètres) est la plus haute des îles Schouten. Elle a une forme ovale et mesure 2,4 km sur 1,6 km. Elle se compose des restes d’un ancien volcan et d’un volcan plus jeune au sommet duquel se trouve le cratère actif. Le volcan a une longue histoire d’éruptions historiques depuis 1872. Selon une tradition orale, une éruption majeure aurait causé de nombreux décès et l’évacuation temporaire de l’île au milieu des années 1800. Une activité éruptive mineure à la fin des années 1950 a entraîné de nouvelles évacuations
Sources: BBC, Radio New-Zealand.

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Il semblerait que les informations indiquant qu’une deuxième éruption avait eu lieu en Papouasie-Nouvelle-Guinée n’étaient pas vraies, bien qu’elles aient été fournies par des sources fiables. L’Observatoire Volcanologique de Rabaul (RVO) a mis un terme aux rumeurs d’une deuxième éruption volcanique dans la province de Sepik Est. Les volumineux panaches observés au-dessus de Bam (Biem) et de Kadovar étaient probablement des nuages d’orage. Les météorologues ont signalé des orages dans le secteur, avec des têtes de cumulonimbus correspondant aux hauteurs des panaches signalés (12 km).
La BBC et Radio New Zealand ont indiqué que les autorités avaient besoin d’aide pour évacuer les habitants de l’île de Biem. Les prochains jours nous diront probablement ce qui se passe réellement dans cette partie du monde.

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A few days after the eruption of Kadovar (see my note of 06 January 2018), the population of a second volcanic island in Papua New Guinea’s Schouten Group is being evacuated as another volcano started erupting. Indeed, Biem island volcano is also becoming active. Biem [also known as Bam] is now local authorities’ priority because there are more than 3,000 people on that island.

Some 500 people on nearby Kadovar Island were already moved to nearby Ruprup Island but these people must be moved again as Ruprup is also at risk from the surrounding volcanic activity which is intensifying.

The authorities are worried because there are now two volcanoes erupting concurrently. They are running out of fuel and do not have enough boats to evacuate the people.

The Schouten Islands form the western end of the Bismarck volcanic arc and include six potentially active volcanoes. The islands are named after Dutch explorer Willem Schouten, who observed an eruption during his passage through the area in 1616.

Biem is the highest of the Schouten Islands at 685 metres. The island has an oval shape and dimensions of 2.4 by 1.6 km. It consists of the remnants of an older volcano and a younger volcano at whose summit is the active crater. The volcano has a long record of historical eruptions recorded since 1872. The inhabitants have an oral tradition of a major eruption leading to many deaths and the temporary evacuation of the island possibly in the mid-1800s. Minor eruptive activity in the late 1950s led to another evacuation

Sources: BBC, Radio New Zealand.

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It seems that the information indicating that a second eruption was taking place in Papua-New-Guinea was not true, although it was provided by reliable sources . The Rabaul Volcanological Observatory (RVO) has cancelled rumours of a second volcanic eruption in East Sepik Province. The voluminous plumes observed above Bam (Biem) and Kadovar were probably thunder clouds. Meteorologists have reported thunderstorms in the vicinity, with tops consistent with the 12 km reported heights.

The BBC and Radio New Zealand indicated that the authorities needed help to evacuated the people on Biem Island. The next days will probably tell us what is happening in that part of the world..

Iles Schouten, avec Kadovar et Bam (Source: Wikipedia)