Champs Phlégréens: La Solfatara reste fermée au public // Phlegrean Fields: Solfatara still closed to the public

Mauvaise nouvelle pour ceux qui ont l’intention de visiter les Champs Phlégréens pendant les prochaines vacances: La Solfatara reste fermée au public depuis l’accident du 12 septembre 2017 qui a causé la mort de deux adultes et d’un de leurs enfants. Bien que l’accident ait été causé par le non respect d’une zone interdite; il a été décidé que toute la zone de la Solfatara n’était pas assez sécurisée pour permettre aux visiteurs d’y entrer. Encore une fois, cette situation montre que l’imprudence de quelques uns a des conséquences pour tous les autres.
En ce qui concerne les Champs Phlégréens dans leur ensemble, il y a toujours beaucoup de discussions et de débats sur la possibilité d’une éruption à court terme. En fait, personne ne sait ce qui est susceptible de se produire. Il y a eu beaucoup d’études sur le site. L’une des dernières est intitulé Progressive approach to eruption at Campi Flegrei caldera in southern Italy ; elle a été réalisée par un chercheur anglais et deux collègues italiens. Dans le cadre de l’activité bradysismique à laquelle est soumise la région, ils nous rappellent que trois épisodes significatifs de soulèvement depuis 1950 ont élevé la zone centrale d’environ 3 mètres sans que se produise la moindre éruption. Ils ont remarqué que les différents épisodes de soulèvement ont été traités comme des événements indépendants avec l’idée que chacun d’eux ressemblait à son prédécesseur. Ainsi, selon les études précédentes, le système magmatique des Champs Phlégréens avait retrouvé des conditions similaires à celles d’avant 1982.

Toutefois, les mesures effectuées lors d’un forage pilote dans le cadre du projet Campi Flegrei Deep Drilling Project laissent supposer que les tensions provoquées par ces épisodes de soulèvement se sont plutôt accumulées dans la croûte. Plusieurs épisodes successifs de soulèvement peuvent ainsi avoir conduit la croûte vers une tension limite avec un risque de rupture et donc un risque d’éruption plus important qu’on le pensait jusqu’à présent. L’avenir nous dira si cette hypothèse est la bonne. Le problème est que la zone autour des Champs Phlégréens est fortement peuplée et qu’une éruption poserait de très sérieux problèmes.

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Bad news for those who intend to visit the Phlegrean Fiels during the next holidays : The Solfatara has been closed to the public sing the 12 September 2017 accident which caused the deaths of two adults and one of their children. Although the accident was caused by the non respect of a forbidden area; it was decided that the whole Solfatara area was not secure enough to allow visitors to get in. Again, the accident shows that some people’s carelessness leads to a punishment for all the others.

As far as the Campi Flegri as a whole are concered, there is still a lot of talk about the possibility of an eruption in the short term. Actually, nobody knows what is likely to happen There have been quite a lot of studies on the site. One of the last one is entitled Progressive approach to eruption at Campi Flegrei caldera in southern Italy by an English and two Italian researchers. They remind us that three episodes of major uplift since 1950 have raised its central district by about 3 metres without an eruption. They notice that individual episodes have conventionally been treated as independent events with implicit assumptions that the next unrest would resemble its predecessor and, hence, that the shallow crust and magmatic system at Campi Flegrei has returned to conditions similar to those before 1982.

However, recent measurements from a pilot borehole for the Campi Flegrei Deep Drilling Project suggest that stress has instead been accumulating in the crust. Successive episodes of uplift may thus be driving the crust towards a critical stress for bulk failure and, hence, to a greater potential for eruption than previously assumed. Only the future will tell us. The problem is that the area around the Phlegrean Fields if heavily populated. An eruption would pose very serious problems.

Vue aérienne des Champs Phlégréens, zone à forte densité de population (Source: Wikipedia)

Activité bradysismique en Nouvelle Zélande // Bradyseismic activity in New Zealand

drapeau-francaisEntre 2004 et 2011, la ville de Matata et ses 642 habitants – dans la partie orientale de la Baie de l’Abondance (Bay of Plenty), à environ 200 km au SE de Auckland – a été secouée par plusieurs milliers de petits séismes. Jusqu’à présent, les scientifiques pensaient que la cause de ces événements, d’une magnitude entre M 2 et M 4 pour la plupart, et à des profondeurs comprises entre 2 et 8 km, étaient due à des mouvements tectoniques typiques de la région. En plus de cette sismicité, le sol s’est soulevé en moyenne de 5 millimètres par an dans les années 1950 et le rythme de soulèvement a plus que doublé pour atteindre environ 12 millimètres par an à partir du milieu des années 2000. Le phénomène s’est calmé par la suite.
Les dernières recherches ont révélé la vraie raison pour laquelle une zone de 400 kilomètres carrés autour de Matata s’est soulevée à partie de 1950. Au cours de cette période, il y a probablement eu une ascension magmatique, ce qui a fait se soulever le sol autour Matata d’environ un centimètre chaque année. Au cours de cette ascension, le magma a fait se déformer ou se fracturer la roche encaissante, ce qui a provoqué de petits séismes.
A l’aide d’un modèle basé sur des données GPS et d’interférométrie radar (InSAR), ainsi que des décennies d’archives géologiques, les scientifiques sont arrivés à la conclusion qu’une poche magmatique se trouve à une dizaine de kilomètres sous la surface, et son volume a augmenté d’environ 9 millions de mètres cubes depuis 1950. Cependant, la présence de ce magma ne signifie pas une éruption est imminente.
La ville de Tauranga, avec plus de 100 000 habitants, se trouve à une cinquantaine de kilomètres au NO de la zone de soulèvement. La population de la région est déjà sous la menace de risques volcaniques, en particulier les retombées de cendre que ne manqueraient pas d’occasionner des éruptions des volcans de Taupo. On ne sait pas si la chambre magmatique nouvellement découverte induira un risque supplémentaire. On n’a observé aucune augmentation de l’activité volcanique dans la région septentrionale de Taupo.
Ce n’est pas la première fois que le magma pousse la croûte ailleurs que sous un volcan actif. Des exemples ont été recensés dans les Andes centrales. On peut également citer l’Italie où des événements bradysismiques sont observés dans la région de Pouzzoles depuis de nombreuses années.
Source: Presse néo-zélandaise..

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drapeau-anglaisBetween 2004 and 2011, the town of Matata and its 642 residents – in the eastern Bay of Plenty, about 200 km SE of Auckland – had mysteriously been the centre of several thousand earthquakes. Until now, scientists suspected that the cause of the quakes, most of them between M 2 and M 4, and at depths of between 2 km and 8 km, were due to typical tectonic movements underground. Aside from this seismicity, the ground had risen by 5 millimetres per year in the 1950s and that rate more than doubled to about 12 millimetres a year starting in the mid-2000s. It has since dropped back to the lower rate.

The new findings have revealed the reason why a 400-square-kilometre area of land around the town has been uplifted since 1950. Over this period, molten or semi-molten rock was being pushed up from below, causing land around Matata to rise by about a centimetre each year. As the magma moved in the sub-surface, it caused the surrounding rock to deform and break, resulting in small earthquakes.

Using a model based on modern GPS and satellite radar data, along with decades of survey records, scientists have concluded a magma body lies about 10 km below the surface, and since 1950 its volume had grown by 9 million cubic metres. However, the presence of the magma does not mean an eruption could be imminent.

The city of Tauranga, with more than 100,000 residents, lies about 50 kilometres NW of the uplift. People in the area are already at risk from volcanic hazards, especially ashfall from the Taupo volcanoes. It’s unclear whether the newly discovered magma chamber will pose an extra risk. There has been no increase in volcanic activity in the northern Taupo region.

The study is not the first to suggest that magma is pushing into Earth’s crust somewhere other than under an active volcano. Examples have also been found in the central Andes and in Italy where bradyseismic events in the area around Pozzuoli have been recorded for many years.

Source: New  Zealand newspapers.

Matata copie

Source: Google maps.

Pouzzoles tremble mais la vie continue // Pozzuoli is trembling but life is going on

drapeau-francaisEn lisant la presse napolitaine, on apprend qu’un accroissement de la sismicité a été enregistré le 7 octobre à partir de 9h20 dans la partie haute de la ville de Pouzzoles. La zone concernée se situe entre la Solfatara et la Via Campana, ainsi que dans le secteur d’Agnano, dans la banlieue de Naples. L’Osservatorio Vesuviano a enregistré une trentaine de secousses d’une magnitude maximale de M 2,5, à une profondeur de 2 – 3 km. L’épicentre se trouvait dans le secteur de la Via Pisciarelli à Agnano.
Cette sismicité a fait renaître la peur du bradyséisme qui affecte périodiquement cette région de la Campanie et fait s’abaisser ou se soulever le niveau du sol. Un des témoignages les plus significatifs se trouve sur les colonnes d’un ancien marché (appelé à tort « Temple de Sérapis ») à Pouzzoles où l’on peut voir des coquillages incrustés dans la pierre, restes d’une époque où la mer montait jusqu’à ce lieu, suite à un abaissement du sol (voir photo ci-dessous).
En ressentant les secousses et les grondements qui les ont accompagnées, certaines personnes sont sorties dans la rue et plusieurs écoles ont été évacuées par précaution. On ne signale toutefois aucun dégât. Le directeur de Osservatorio Vesuviano indique que l’on n’enregistre pas de « variations significatives » d’un point de vue sismique et que la situation est stable depuis pas mal de temps. De son côté, le maire de Pouzzoles ajoute que les écoles et les services publics continueront à fonctionner normalement. La ville de Pouzzoles est habituée depuis toujours à vivre avec le bradyséisme et le risque volcanique, ce qui explique pourquoi, de temps en temps, on enregistre une reprise de l’activité sismique ». Selon lui, la Protection Civile se chargera d’avertir la population en cas de danger et il n’y a pas lieu de s’affoler.
Vous pourrez lire l’article dans son intégralité à l’adresse suivante :
http://napoli.repubblica.it/cronaca/2015/10/07/news/terremoto_lieve_scossa_nei_campi_flegrei_nel_napoletano-124513407/?rss&refresh_ce

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drapeau-anglaisOn reading the Neapolitan press, we learn that an increase in seismicity was recorded on October 7th from 9:20 in the upper part of the city of Pozzuoli. The area lies between the Solfatara and Via Campana, and in the area of Agnano, in the suburbs of Naples. The Osservatorio Vesuviano recorded 30 quakes with a maximum magnitude of M 2.5, at a depth of 2-3 km. The epicentre was in the area of Via Pisciarelli in Agnano.
This seismicity has revived the fear of bradyseism that periodically affects this part of Campania, and lowers or raises the ground level. One of the most significant testimonies can be seen on the columns of an ancient market (incorrectly called « Temple of Serapis ») in Pozzuoli where shells are encrusted in the stone, the remnants of a time when the sea was invading this place after a lowering of the ground (see photo below).
When feeling the tremors and rumblings that accompanied them, some people rushed out on the streets and several schools were evacuated as a precaution. However no damage has been reported. The director of Osservatorio Vesuviano indicates that experts did not record « significant variations » from a seismic point of view and that the situation has been stable for quite a long time. For his part, the Mayor of Pozzuoli added that schools and public services will continue to function normally. The city of Pozzuoli is used to living with bradyseism and the volcanic risk, which is why, from time to time, there is a resumption of seismic activity « . He said the Civil Defence would warn the population in case of danger and there is no need for panic.
You can read the full article at the following address:
http://napoli.repubblica.it/cronaca/2015/10/07/news/terremoto_lieve_scossa_nei_campi_flegrei_nel_napoletano-124513407/?rss&refresh_ce

Pouzzoles: Temple de Sérapis et traces de l'activité bradysismique
       Pouzzoles: Traces de l’activité bradysismique (Photo: C. Grandpey)

Dans les profondeurs des Champs Phlégréens (Italie)… // In the depths of the Campi Flegrei (Italy)…

drapeau francaisDans une note écrite en juillet 2012, j’indiquais que le forage des Champs Phlégréens qui devait commencer en 2010 était entré dans sa phase active et que les foreuses avaient déjà atteint une profondeur de 200 mètres. Le travail s’est poursuivi au cours des mois suivants et les scientifiques viennent de révéler les premiers résultats.

Le forage a permis de découvrir que la caldeira des Champs Phlégréens s’étend de Monte di Procida jusqu’à Posillipo, mais ne comprend pas tout Naples, comme on le pensait jusqu’à présent.

Par ailleurs, le forage a permis de comprendre le « moteur » de l’activité bradysismique qui affecte régulièrement la région. Le rapport scientifique indique que « le phénomène est causé pour 50% par le magma et pour 50% par l’eau dans les roches ». D’un point de vue pratique, « le magma monte jusqu’à 5 ou 6 km et chauffe l’eau qui va faire gonfler les roches, entraînant un soulèvement du sol. »

Les Champs Phlégréens sont considérés comme un supervolcan dont les éruptions peuvent être violentes, mais ne se produisent que rarement. C’est pour mieux étudier le volcan que ce premier forage de 500 mètres a été effectué, avec installation de capteurs qui contrôlent en permanence des paramètres comme la température et la sismicité. Le programme scientifique prévoit un autre forage qui devrait atteindre une profondeur de 3,5 km.

Source : Presse italienne.

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drapeau anglaisIn a note written in July 2012, I indicated that the drilling of the Campi Flegrei scheduled to begin in 2010 had entered its active phase and had reached a depth of 200 meters. The work continued over the following months and scientists have just revealed the first results.
The drilling allowed to discover that the Campi Flegrei caldera stretches from Monte di Procida to Posillipo, but does not include all Naples, as was thought until now.
In addition, the drilling helped to understand the « engine » of the bradyseismic activity that regularly affects the region. The scientific report indicates that « the phenomenon is caused in 50% by magma and 50% by the water in the rocks. » From a practical standpoint, « magma rises up to 5 or 6 km and heats the water that swells the rocks, causing inflation.  »
The Campi Flegrei are considered a supervolcano whose eruptions which can be violent but occur only rarely. The aim of the first 500-metre drilling was to better study the volcano, with the installation of sensors that continuously monitor parameters such as temperature and seismicity. The scientific program includes another drilling that should should reach a depth of 3.5 km.
Source: Italian newspapers.

Champs Phlegreens 02

La recherche scientifique a beaucoup évolué depuis les années 1900 lorsque fut construit dans la Solfatara l’Observatoire Friedlaender, aujourd’hui disparu.  (Photo:  C.  Grandpey)

L’InSAR et les Champs Phlégréens (Italie) // InSAR and the Phlegrean Fields (Italy)

drapeau francaisLe 20 mars 2015, j’ai mis en ligne une note montrant l’importance de l’interférométrie radar à synthèse d’ouverture (InSAR) dans le domaine de la volcanologie. Cette technologie vient d’être utilisée pour observer le comportement des Champs Phlégréens, zone volcanique active aux portes de Naples. La proximité d’une zone de population dense oblige les scientifiques à la surveiller de très près car on sait que l’activité éruptive explosive peut être particulièrement violente.

Le radar à bord du satellite Ten Sentinel – 1A de l’Agence Spatiale Européenne (ESA) a confirmé la poursuite du processus de déformation du sol dans la région. Ce processus, connu sous le nom de bradyséisme, consiste en des mouvements verticaux, parfaitement visibles, par exemple, sur les colonnes du temple de Serapis à Pouzzoles avec des empreintes de coquillages prouvant que la mer a recouvert le secteur à une certaine époque.

Les mesures effectuées par l’InSAR entre octobre 2014 et mars 2015 ont révélé que le sol se soulevait à raison de 0,5 cm par mois. Il semblerait donc que le phénomène soit dans une phase basse car en 2012 la déformation atteignait 3 centimètres par mois, ce qui avait poussé la Protection Civile à élever d’un cran le niveau d’alerte.

Source : ESA.

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drapeau anglaisOn March 20th, 2015, I posted a note showing the importance of Interferometric Synthetic Aperture Radar (InSAR) in the field of volcanology. This technology has just been used to observe the behaviour of the Campi Flegrei, an active volcanic area on the outskirts of Naples. The proximity of a densely populated area forces scientists to monitor it very closely because we know that the explosive eruptive activity may be particularly violent.
The radar on board the Sentinel Ten – 1A satellite of the European Space Agency (ESA) has confirmed the continuation of the soil deformation process in the region. This process, known as the bradyseism, consists of vertical movements, perfectly visible, for example, on the columns of the Temple of Serapis at Pozzuoli, with shells showing that the sea covered the area at one time.
Measurements by InSAR between October 2014 and March 2015 revealed that the ground was rising at a rate of 0.5 cm per month. This suggests that the phenomenon is in a low phase, because in 2012 the deformation reached 3 centimeters per month, which pushed the Civil Protection to raise the alert level by a notch.
Source: ESA.

Campi-Flegrei

Source:  ESA.

Pouzzoles-temple

Effets du bradyséisme à Pouzzoles  (Photo:  C.  Grandpey)

Champs Phlégréens / Campi Flegrei (Campanie / Italie)

drapeau francais   Situés à quelques encablures de Naples dans une région très peuplée, les Champs Phlégréens font l’objet d’une surveillance constante car le secteur est considéré comme volcaniquement active. La dernière éruption de 1538 ne fut pas très importante ; elle ne dura que quelques jours et donna naissance à un petit cône de cendre, le Monte Nuovo, à proximité de Pouzzoles. De nos jours, la région est occupée par plusieurs centaines de milliers d’habitants et on imagine facilement les effets dévastateurs qu’engendrerait une éruption majeure des Campi Flegrei.
Depuis des lustres, la région de Pouzzoles est sujette à des accès de bradyséisme, autrement dit des périodes de soulèvement et d’abaissement du sol, parfaitement visibles sur les colonnes du temple de Sérapis qui trône au coeur de cette ville.
Les derniers rapports de l’INGV de Naples (voir le lien ci-dessous) indiquent que la déformation du sol s’est accélérée au cours des derniers mois, avec un maximum d’environ 9 centimètres en un an à proximité de Pouzzoles. Le soulèvement le plus significatif a eu lieu pendant les mois de juillet et août 2012. Toutefois, on observe un certain ralentissement depuis quelques semaines.
Ces déformations périodiques du sol des Champs Phlégérens sont attribuées à des variations de pression et de température à l’intérieur du vaste système hydrothermal qui se trouve sous la caldeira. Contrairement aux soulèvements du sol souvent observés sur les volcans avant une éruption, le gonflement observé dans les Champs Phlégérens n’annonce pas forcément un phénomène éruptif.
En plus de ces déformations, les scientifiques de l’INGV ont enregistré une augmentation des microséismes, petits événements dont la magnitude ne dépasse guère M 0,2. Ils ont aussi observé une augmentation de la température des fumerolles de la Solfatara, avec une quantité plus importante de gaz magmatiques (voir les schémas sur le site Internet). Dans la mesure où le système hydrothermal est en relation avec la chambre magmatique qui sommeille sous les Champs Phlégréens, il se pourrait que des mouvements de magma en profondeur soient responsables de ces différentes évolutions. Le conditionnel est de rigueur car rien n’indique actuellement que le volcan représente une menace pour les populations.
http://www.ov.ingv.it/ov/it/stato-attuale-campi-flrgrei.html

 

   Lying near Naples in a heavily populated region, the Campi Flegrei are closely monitored because the area is considered as volcanically active. The last eruption of 1538 was minor and lasted only a few days with the building of a small cinder cone, Monte Nuovo, near Pozzuoli. Today, hundreds of thousands of people are living in the region and it is easy to imagine the devastating effects a major eruption would produce.
Time out of mind, the area around Pozzuoli has been shaken by bradyseismic events, uplifts of the ground whose evidence can clearly be seen on the columns of the temple of Serapis in the town centre.
The latest reports released by INGV in Naples (see link below) indicate that ground deformation has been accelerating during the past months, with a maximum uplit of about 9 centimetres near Pozzuoli. The most significant uplift occurred in July and August 2012. However, the phenomenon slightly decreased during the past weeks.
These periodical ground deformations of the Campi Flegrei are usually attributed to pressure and temperature variations within the huge hydrothermal system that lies beneath the caldeira. Contrary to the uplift frequently observed on volcanoes before an eruption, the uplift of the Campi Flegrei does not necessarily announce an eruptive event.
Beside the deformation, INGV scientists also recorded an increase in the number of micro earthquakes (maximum M 0.2), a rise of the fumarole temperatures in the Solfatara as well as a larger quantity of magmatic gases (see graphs on the website). In so far as the hydrothermal system is closely connected with the underlying magma chamber, new magma movements might in fact be responsible for the observed changes. We have to use the conditional as there are currently no indications that the volcano is a threat to the populations.
http://www.ov.ingv.it/ov/it/stato-attuale-campi-flrgrei.html

Temple-Serapis

Incrustations de coquillages dans cette colonne du temple de Sérapis à Pouzzoles.  (Photo:  C. Grandpey)