Réchauffement climatique : L’Everest devient un cimetière à ciel ouvert // Global warming : Mount Everest is becoming an open-air graveyard.

Concentrations de CO2 : 427,46 ppm (11 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Avec la hausse des températures, la neige et la glace fondent à grande vitesse dans l’Himalaya. Cette fonte fait ressortir les corps d’alpinistes qui ont perdu la vie en montagne il y a plusieurs années, voire plusieurs décennies.

Des restes humains ont récemment été découverts près de la cascade de glace du Khumbu, sur l’Everest. Les sherpas ont prévu d’informer les autorités et ont souligné la nécessité de prendre rapidement en charge cette dépouille. Le corps pourrait appartenir à l’un des trois guides portés disparus lors d’une avalanche en 2014 ; un important effondrement de sérac avait déclenché une coulée qui a emporté 16 personnes.

 

Crédit photo : Wikipedia

Ces découvertes se multiplient à mesure que le réchauffement climatique accélère la fonte des glaciers, exposant des corps longtemps enfouis sous la glace. De nombreuses dépouilles reposent dans la « zone de la mort », où le faible taux d’oxygène accroît les risques de mal aigu des montagnes et peut s’avérer fatal au bout d’un certain temps. Certains corps sont retrouvés dans un état quasi identique à celui du moment du décès, équipés de leur tenue complète, avec crampons et baudriers.
En 2017, la main d’un alpiniste a émergé près du Camp I, et un autre corps est apparu sur le glacier du Khumbu la même année. Des alpinistes népalais qualifiés ont été mobilisés pour récupérer ces restes.
D’après la Himalayan Database, 229 alpinistes sont décédés sur le versant népalais de l’Everest, tandis que 110 ont perdu la vie sur le versant nord (tibétain). Bon nombre de corps situés côté népalais n’ont jamais été récupérés, alors que ceux du versant tibétain ont plus souvent été évacués.
La cascade de glace du Khumbu, l’un des passages les plus périlleux de l’ascension, a vu un nombre croissant de corps apparaître ces dernières années. Beaucoup se trouvent au-dessus de la « zone de la mort ».

La récupération de corps en haute altitude est une opération coûteuse et dangereuse, nécessitant souvent des équipes spécialisées ainsi que des conditions météorologiques favorables. Ce sujet reste controversé au sein de la communauté des alpinistes : il s’agit d’une entreprise qui coûte des milliers de dollars et mobilise jusqu’à huit sauveteurs pour chaque corps. Transporter des charges lourdes est difficile en haute altitude, et un corps peut peser plus de 100 kilos. La mission est pourtant nécessaire. Comme l’a déclaré un Sherpa : « Si nous continuons à laisser ces corps sur place, nos montagnes se transformeront en cimetières. »
Certains corps ont, au fil du temps, servi de sinistres points de repère pour les alpinistes. L’un d’eux, surnommé « Green Boots » (Chaussures vertes), marquait l’emplacement d’une grotte située près de la voie d’ascension, à environ 8 500 mètres d’altitude. Un autre repère similaire avait été baptisé « Sleeping Beauty » (La Belle au bois dormant).

 

Crédit photo : Nepal Plus

L’Himalaya recèle encore bien des secrets. Si la dépouille de George Mallory – alpiniste britannique disparu en 1924 – a finalement été retrouvée en 1999, celle de son compagnon de cordée, Andrew Irvine, n’a jamais été localisée. Il en va de même pour leur appareil photo, qui pourrait apporter la preuve qu’ils ont effectivement atteint le sommet et, potentiellement, réécrire l’histoire de l’alpinisme.

Les scientifiques avertissent que le recul des glaciers dans la région de l’Everest s’accélère. Un rapport de 2023 du Centre international pour le développement intégré des montagnes (ICIMOD) indique que les glaciers de la région de l’Hindou Kouch-Himalaya pourraient perdre jusqu’à 80 % de leur volume d’ici la fin du siècle. L’épaisseur des glaciers de la région de l’Everest a diminué de plus de 100 mètres au cours des six dernières décennies. Le rythme de la perte de glace a presque doublé depuis 2009. La nouvelle étude explique que, si le réchauffement climatique demeure la cause majeure du recul glaciaire, l’activité humaine au camp de base exerce une pression supplémentaire sur la glace et contribue à se disparition.

Camp de base de l ‘Everest, source de forte pollution sur cette montagne (Crédit photo : Wikipedia)

Le gouvernement népalais a délivré 401 permis d’ascension pour l’Everest en avril 2026. Le Népal a porté le coût du permis de 11 000 à 15 000 dollars. Alors que la Chine restreint l’accès depuis son territoire, le Népal voit un nombre important d’alpinistes tenter l’ascension de l’Everest.
Source : Everest Chronicle.

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With rising temperatures, snow and ice are melting at high speed in the Himalayas. The melting ice uncovers the bodies of climbers who died on the mountain several years or tens of years ago.  Human remains have recently been found near the Khumbu Icefall on Mount Everest. The local mountain guides planned to inform local authorities, and stressed that the remains should be handled promptly.

The body could belong to one of three guides who went missing in an avalanche in 2014, when a large serac collapse triggered an avalanche that swept away 16 people.

Such discoveries are becoming more frequent as rising temperatures accelerate glacial melt, exposing bodies long buried beneath the ice. Many bodies lie in the « death zone, » where low oxygen levels increase the risk of acute mountain sickness and eventually prove fatal after a certain period of time. Some bodies are still almost exactly as they were at the time of death, clad in their full gear, with crampons and harnesses.

In 2017, a climber’s hand surfaced near Camp I, and another body appeared on the Khumbu Glacier the same year. Trained Nepali climbers were deployed to retrieve the remains.

According to the Himalayan Database, 229 climbers have died on Everest’s Nepal side, while 110 have died on the mountain’s northern (Tibet) side. Many on the Nepal side remain unrecovered, while bodies on the Tibetan side have more often been removed.

The Khumbu Icefall, one of the mountain’s most dangerous sections, has seen an increasing number of bodies exposed in recent years. Many are located above the so-called “death zone”. Recovering bodies at high altitude is costly and hazardous, often requiring specialised teams and favourable weather conditions. High-altitude body recovery remains a controversial topic within the mountaineering community. It is an undertaking that costs thousands of dollars and requires up to eight rescuers for each body. Carrying heavy loads is difficult at high altitudes, and a body can weigh over 100 kilograms; nevertheless, the effort is necessary. As one Sherpa put it, « If we keep leaving them behind, our mountains will turn into graveyards. »

Some bodies have historically served as grim markers for climbers. One such landmark, known as “Green Boots,” marked a cave near the summit route at about 8,500 metres. Another similar landmark was named « Sleeping Beauty ».

The Himalayas still hold many secrets. While the body of George Mallory—a British mountaineer who disappeared in 1924—was finally found in 1999, that of his climbing partner, Andrew Irvine, was never located. Nor was their camera, which could provide proof of a successful ascent—potentially rewriting the history of mountaineering.

Scientists warn that glacial retreat in the Everest region is accelerating. A 2023 report by the International Centre for Integrated Mountain Development (ICIMOD) says glaciers in the Hindu Kush Himalayan region could lose up to 80 percent of their volume by the end of the century. Glaciers in the Everest region have thinned by more than 100 metres over the past six decades, with the rate of ice loss nearly doubling since 2009. The new study argues that while global warming remains the overwhelming cause of glacier retreat, human activity at Base Camp is adding localised stress to the shrinking ice.

The Nepalese government has issued 401 climbing permits for Everest in April 2026. Nepal has raised the climbing fee to $15,000 from $11,000. With China restricting access from its side, Nepal has seen a significant number of climbers attempting Everest.

Source : Everest Chronicle.

Bourg-Saint-Maurice (Savoie) et le réchauffement climatique

Concentrations de CO2 : 427,99 ppm (07 août 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

Le réchauffement climatique accélère fortement la fonte des glaciers – celui du Varet par exemple – autour de Bourg-Saint-Maurice et des Arcs. Faisant fi de la catastrophe glaciaire annoncée, la commune a récemment fait polémique en se retirant d’un projet ministériel de protection glaciaire (le programme Érable), suscitant des débats tendus au sein du conseil municipal entre écologie et réalisme.

Glacier du Varet : son espérance de vie est estimée à une dizaine d’années (Crédit photo : presse régionale)

C’est le 2 juin 2026 que la mairie de Bourg-Saint-Maurice a acté l’arrêt de la démarche de protection de la zone glaciaire autour de l’Aiguille des Glaciers, en se retirant du projet Agir pour les glaciers. C’est une décision assez surprenante au moment où les glaciers alpins fondent à vue d’œil. On se souvient que le ski d’été a connu une fin précipitée en 2026 à Tignes et sur le Plateau Rosa au-dessus de Cervinia dans le Valais suisse

Alors que l’ancien maire de Bourg-Saint-Maurice, élu en 2020 avec une liste citoyenne, portait des propositions fortes sur le plan écologique, la nouvelle mairesse, élue lors des dernières municipales, a adopté une position bien différente. De toute évidence, elle n’a pas compris les conséquences du réchauffement climatique sur le massif alpin.. Le 2 juin, elle a annoncé en conseil municipal qu’elle retirait le programme Érable de la station qu’elle administre.

Ce projet, porté par plusieurs associations de protection de l’environnement, étudie l’évolution des glaciers et des marges sauvages qu’ils libèrent pour mieux comprendre le monde « à l’heure du réchauffement climatique, de la sixième extinction de masse et de la raréfaction de l’eau douce dans les territoires ». À Bourg-Saint-Maurice, ce projet a déjà permis la création d’une zone protégée sur l’Aiguille des Glaciers.

Crédit photo: Wikipedia

Au cours du conseil municipal du 25 juin 2026, la mairesse a refusé de répondre à un élu d’opposition qui lui demandait quelle action elle comptait mettre en place pour compenser l’abandon du projet ministériel. Elle a juste indiqué vouloir orienter ses « efforts sur des actions qui nous paraissent plus efficaces ». Le nouvel adjoint à l’urbanisme est allé plus loin et a critiqué la politique de l’ancien maire : « Vous dites que le glacier fond en raison de la canicule et du réchauffement global de la planète et qu’il faut le protéger. Nous pensons que ce type d’action est du greenwashing. » Et d’ajouter: « Combien ça nous rapporte ? »

Cela confirme des propos que j’ai entendus à La Grave (Hautes-Alpes) il y a quelques années quand j’ai abordé le sujet du réchauffement climatique et des risques pour la saison de sports d’hiver dans les Alpes. L’urgence climatique, avec les canicules à répétition et l’état préoccupant des glaciers n’est visiblement pas à l’ordre du jour chez une population qui ne vit qu’à travers le profit. Les Picsou des Alpes ! La dernière trouvaille des élus était l’extension du téléphérique de La Grave. Malheureusement pour eux, le gypaète barbu a mis un sérieux coup de griffe au projet. Quand la neige aura disparu, ces gens vont bien sûr pleurer auprès de l’État pour avoir des compensations financières. On connaît la musique.

Source : presse savoyarde.

Les grottes de glace ont-elles un avenir ?

Concentrations de CO2 : 428,26 ppm (04 août2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Il y a quelque temps, en observant la fonte des glaciers alpins, je me demandais si la grotte creusée dans le glacier du Rhône, au cœur du Valais suisse, existait toujours. La dernière fois que je l’ai visitée en 2020, elle faisait peine à voir. La glace fondait partout et je pensais que la grotte ne pourrait pas survivre très longtemps.

Photo: C. Grandpey

Un article paru fin juin 2026 dans la presse suisse nous apprend que la grotte existe toujours mais tout le monde n’est pas d’accord avec son existence. Une pétition intitulée ‘Libérer et protéger le glacier du Rhône’ vient d’être symboliquement déposée dans la Vallée de Conches, à proximité du glacier. Adressée au gouvernement valaisan, elle demande de supprimer la grotte creusée dans le glacier pour attirer les touristes.

Crédit photo: Pro Natura Valais

En raison du réchauffement climatique, la grotte du glacier du Rhône est protégée – comme son homologue de la Mer de Glace – par des bâches blanches pour ralentir sa fonte. Munie de plus de 8000 signatures, la pétition exige de « dépolluer en urgence ce site gravement dégradé », notamment en retirant ces bâches répandues sur le terrain, « celles qui ont coulé au fond du lac glaciaire, ainsi que les matériaux de construction partout dispersés. »

Photo: C. Grandpey

Le texte demande également de mettre fin à l’entrée payante (7 francs suisses) sur le glacier et de « donner libre accès au site ». Plus globalement, il réclame « une politique responsable, scientifiquement fondée, » pour répondre au recul des glaciers.

Cette pétition a été portée par Pro Natura Valais, le WWF Valais, la Fondation suisse pour la protection et l’aménagement du paysage, l’association Mountain Wilderness et le groupe haut-valaisan Environnement et transport.

Source : presse suisse.

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Ces dernières années, le spectacle proposé par la Mer de Glace n’est guère réjouissant. Les images en noir et blanc de touristes marchant sur des planches au-dessus des crevasses pour accéder à la grotte semblent bien loin. Cette photo a été prise par mon père en août 1956 :

Photo: G. Grandpey

Aujourd’hui, les gens qui arrivent à la gare du Montenvers voient juste un champ de cailloux, même s’il y a encore un peu de glace en dessous.

Image webcam

Selon les mesures effectuées par une équipe scientifique, la Mer de glace a reculé de 1,7 km entre 1890 et 2024. Son front perd entre 15 et 20 mètres par an. L’épaisseur de la Mer de glace a aussi diminué de 200 mètres en un peu plus d’un siècle. La fonte n’a fait que s’accélérer ces dernières décennies, si bien que des centaines de marches et une nouvelle télécabine ont été ajoutées au fil des années pour permettre aux touristes d’accéder à la grotte.

Au train où vont les choses, on estime que la Mer de Glace aura perdu 80% du volume de glace actuel d’ici 2100. Les prévisions les plus pessimistes indiquent qu’elle pourrait disparaître avant 2100. Dans le scénario optimiste où l’on réussirait à maintenir la trajectoire de l’Accord de Paris (+2°C, voire +1,5°C) par rapport au milieu du 19ème siècle, la Mer de glace perdrait les deux tiers de son volume mais se stabiliserait autour de 2060-2070. Comme rien ne semble vouloir changer, un tel scénario paraît de plus en plus inatteignable.

Les bâches installées à l’entrée de la grotte ont pour but de réfléchir les rayonnements solaires et limiter la fonte, mais surtout pour des questions de sécurité. On veut éviter que des morceaux de glace tombent sur les visiteurs.

Photo: C. Grandpey

Le nouveau Glaciorium est censé sensibiliser les touristes au passé et à l’avenir du climat et des glaciers. De plus en plus de visiteurs viennent dans ce lieu pour constater les effets du réchauffement climatique et admirer la Mer de glace avant qu’elle ne disparaisse définitivement. Ces dernières années est apparu un «tourisme de la dernière chance» mais qui, paradoxalement, renforce les émissions de gaz à effet de serre à l’origine même de cette disparition.

 Source: Chamonix-Mont-Blanc

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À 3200m d’altitude, enfouie dans les entrailles du glacier de la Girose, la grotte de glace de La Grave semble un peu mieux résister aux assauts du réchauffement climatique. Cela est probablement dû à sa plus haute altitude et à son exposition.

Située à 10 min de marche de l’arrivée du téléphérique des Glaciers de la Meije, elle est assez belle avec les sculptures façonnées à l’intérieur.

Il faut toutefois noter qu’elle descend de 24 m par an et elle arrive sur un plat du glacier, ce qui la met en compression. En conséquence, les galeries se referment, les sculptures se déforment et la grotte a tendance à basculer, ce qui réduit la pente à l’intérieur, limitant l’évacuation de l’eau qui s’infiltre par les crevasses. Chaque année, il faut s’adapter à la nouvelle situation. Jusqu’à quand?

 

Photos: C. Grandpey

Le glacier de la Grande Motte (Tignes) à l’agonie

Concentrations de CO2 : 427,71 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Comme je l’ai indiqué dans ma note du 30 juillet 2026, le réchauffement climatique frappe durement les Alpes cette année. Le 28 juillet, l’isotherme 0°C se trouvait à plus de 5000 m d’altitude, donc plus haut que le sommet du Mont Blanc. Dans ces conditions, la neige et la glace fondent et les glaciers reculent. Pas besoin d’avoir fait de grandes études pour comprendre le phénomène.

On parle beaucoup de la Mer de Glace et du Glacier des Bossons à proximité de Chamonix en Haute Savoie. Les Isérois, quant à eux, parlent surtout du Glacier de la Grande Motte au-dessus de Tignes. C’est l’un des très rares glaciers français où l’on peut pratiquer le ski d’été, mais pour combien de temps ?

Comme ses copains alpins, le glacier de la Grande Motte fond à la vitesse V et les responsables locaux parlent de transformer le ski d’été en ski de printemps pour éviter les canicules à répétition. Ces dernières années, comme en 2026, la fermeture de la saison de ski d’été a dû être avancée. Sous l’effet du réchauffement climatique, le glacier de la Grande Motte connaît une perte d’épaisseur de l’ordre de 2 à 4 mètres chaque année. Les scientifiques sont formels : dans dix ans,il aura quasiment intégralement fondu. Les climatologues ont averti que le phénomène de réchauffement El Niño allait s’accentuer au cours du deuxième semestre 2026. Dans de telles conditions, on peut se demander si le glacier de la Grande Motte survivra aussi longtemps. Les images diffusées sur les réseaux sociaux en juillet 2026 montrent l’état de délabrement du glacier.

Crédit photo : réseaux sociaux

J’avais observé le glacier il y a une dizaines d’années, époque où il me semblait présenter un aspect encore acceptable, mais la fonte semble s’être accélérée ces dernières années.

Vue du glacier de la Grande Motte en 2018 (Photo : C. Grandpey)

Aujourd’hui, face au recul de l’enneigement et à une fréquentation en baisse, la station anticipe la fin du ski d’été.

En juillet 2021, à la sortie de la crise sanitaire, on a expérimenté plusieurs solutions pour ralentir la fonte du glacier. Comme ailleurs dans les Alpes, de larges bâches ont été posées à même le sol pour ralentir la fonte du manteau neigeux. Le but était aussi de reformer de la glace et empêcher que se déstabilise davantage le soubassement de la gare du téléphérique. Le problème, c’est que ces couvertures génèrent une pollution en s’abîmant.

 Bâchage du glacier de Presena en Italie

En cet été 2026, Tignes ne se fait plus d’illusions. Le ski d’été vit ses dernières heures. En parallèle avec la fonte du glacier, la fréquentation est en baisse. Moins de 8000 forfaits avaient été vendus depuis le 20 juin 2026. Les skieurs n’auront pas profité de la glisse très longtemps car la station a fermé le 15 juillet, quatre jours avant le terme officiel de la saison programmée le 19 juillet.

Tignes prépare désormais l’après-glacier, avec notamment l’aménagement d’un espace dédié à la contemplation du paysage.

Source : France Info, presse régionale et réseaux sociaux.

Par ailleurs, on a appris hier la fermeture de la saison de ski d’été sur le Plateau Rosa au-dessus de Cervinia dans le Valais suisse. Les conditions de sécurité n’étaient plus suffisantes. Une telle fermeture ne s’était jamais produite en juillet et la station était rarement fermée en été.

Source : presse suissee.