Vous avez dit super volcan ?

Aujourd’hui, époque du catastrophisme bien entretenu par les médias, on ne cesse de nous parler de records et d’extrêmes. Les volcans n’échappent pas au phénomène. Il est vrai que les éruptions les plus puissantes peuvent avoir des conséquences significatives voire catastrophiques sur l’ensemble de la planète. Mais faut-il pour autant parler aussi souvent de ‘super volcans’ ou de ‘super éruptions’ ?

Le terme « super volcan » est apparu pour la première fois en 1948 dans une critique du livre du géologue Howell Williams sur les volcans de l’Oregon. Il sera délaissé pour le terme de « super éruption » pour décrire notamment celle du Toba en Indonésie, il y a 74 000 ans.

Source: NASA / Wikipedia

Puis, au début des années 2000, le terme « super volcan » a ressurgi, y compris dans les articles scientifiques. L’utilisation plus générale et plus répandue du terme a explosé à la suite de la publication en 2005 du documentaire britannique-canadien « Supervolcano », un film ayant pour thème les conséquences d’une hypothétique méga éruption de Yellowstone.

Si l’on se réfère à la définition stricto sensu, un ‘super volcan‘ est capable d’émettre au moins 1000 km3 de cendres et autres matériaux. Cela lui permet d’atteindre le niveau maximum 8 de l’Indice d’Explosivité Volcanique, en anglais Volcano Explosivity Index (VEI). Or, emportés par la vague de catastrophisme et par la tendance aux records, un certain nombre de volcans avec un VEI inférieur à 8 sont considérés comme des super volcans. C’est un peu comme si un athlète qui a terminé à la quatrième ou 5ème place d’une compétition était qualifié de superchampion. C’est pourquoi, certains volcanologues préfèrent parler de « système de caldeira » pour désigner le cratère d’effondrement engendré.

Pourtant, les termes ‘super volcan’ et ‘super éruption’ ont la vie dure. Certains volcans méritent toutefois cette appellation, même si on ne les connaît pas forcément tous. Nous connaissons probablement mieux ceux qui, comme l’Olympus Mons, se trouvent à la surface de la planète Mars, alors que de potentiels super volcans se dissimulent peut-être dans les profondeurs de nos océans.

Depuis 13,5 millions d’années, on a recensé 19 méga-éruptions ayant produit quelque 1 000 kilomètres cubes de matériaux et méritant donc le titre de ‘super éruption’. L’une des éruptions les plus récentes est celle du Toba en Indonésie. Elle aurait été si puissante que certains scientifiques lui attribuent la responsabilité du dernier âge de glace. Elle aurait réduit – c’est le fameux bottleneck – la population humaine à quelque 10 000 individus.

Les principaux systèmes super volcaniques actifs connus sur Terre sont :

– Le Taupo (Nouvelle Zélande) dont la super éruption a eu lieu il y a 26 500 ans (1 170 km3).

Lac Taupo (Photo: C. Grandpey)

 Le Toba, il y a 73000 ans (2 800 km3)

– Le Yellowstone (États Unis) il y a 2,2 millions d’années (2 500 km3) et 640 000 ans (1 000 km3).

Photo: C. Grandpey

– Long Valley (Californie) il y a 760 000 ans (1 380 km3).

Crédit photo: USGS

Reste le cas des Champs Phlégréens que certains classent allègrement parmi les super volcans. Certes, il s’agit bien d’une vaste caldeira volcanique de 12 à 15 km de large qui englobe Pouzzoles, Bagnoli, la Solfatara, Pisciarelli et une partie ouest de la zone métropolitaine de Naples. Plus de 500 000 personnes y vivent, ce qui en fait l’une des caldeiras actives les plus peuplées au monde.

Depuis 1969, le sol dans cette région a enflé par endroits de 3,50 mètres, un phénomène connu sous le nom de bradyséisme et qui s’accompagne de séismes pouvant atteindre des magnitudes supérieures à M4,0 sur l’échelle de Richter.

Si l’on se réfère à l’histoire géologique et volcanique des Campi Flegrei, on remarque qu’elle a connu trois phases, avec les plus anciennes formations volcaniques entre 42.000 et 35.000 ans avant notre ère.

Entre 42 000 et 35 000 ans, la zone a connu une activité explosive dont le maximum a disséminé l’ignimbrite campanienne, qui a recouvert la Campanie sur plus de 10.000 km2. et a abouti à l’effondrement de l’ancienne caldeira

Au cours de cette période, il y a 39 000 ans, un épisode explosif intense produisit entre 80 et 150 km3 de matériaux volcaniques de composition trachytique. La caldeira se forma à la suite de cet événement, au cours de deux éruptions majeures, il y a 36 000, puis 14 000 ans. Cette explosion semble avoir causé un hiver volcanique dans tout l’est de l’Europe et l’Asie du Sud-Ouest. Les modélisations de cette éruption dite de l’Ignimbrite Campana montrent que le volume de matériaux émis aurait atteint 300 km3 pour une superficie de dispersion d’environ 3 700 000 km2. L’éruption n’a reçu qu’un VEI 7. Nous ne sommes donc pas dans le cadre d’une super éruption.

Il y a 14 000 ans, une nouvelle série d’explosions a produit entre 10 et 30 km3 de matériaux volcaniques, le ‘tuf jaune napolitain‘.

La dernière période explosive importante a eu lieu entre 4 500 et 3 700 avant notre ère. Elle a donné naissance à des dômes de lave et des éruptions phréatiques.

L’éruption la plus récente a débuté le 29 septembre 1538 et a construit le Monte Nuovo Elle s’est achevée le 6 octobre de cette même année, après une dernière explosion qui tua 24 personnes qui gravissaient les pentes du nouveau volcan.

Photo: C. Grandpey

Tous ces événements confirment que les Champs Phlégréens ne sont pas un super volcan, même si une éruption serait catastrophique de nos jours à cause de la densité de population dans la zone la plus exposée.

Depuis le 16ème siècle, aucune activité éruptive n’a été enregistrée dans les Champs Phlégréens qui, comme je l’ai écrit plus haut, sont soumis à des épisodes de gonflement et de dégonflement du sol, ponctués de séismes d’intensité variable.

Les derniers rapports de l’INGV font état de séismes de faible magnitude. La vitesse maximale de soulèvement est d’environ 10 ± 3 mm par mois. Les paramètres géochimiques révèlent une tendance à long terme au réchauffement du système hydrothermal. La température de la fumerolle de la Bocca Grande, dans le cratère de la Solfatara, a montré une augmentation significative ces dernières années ; elle est actuellement d’environ 173 °C, contre environ 140°C quand je l’ai mesurée dans les années 1990.

Source: USGS

À noter que la Solfatara, l’une des zones les plus actives des Campi Flegrei, est fermée au public depuis le 12 septembre 2017 suite à une imprudence qui a causé la mort de deux adultes et d’un de leurs enfants. La fermeture du site n’est donc pas due à une hausse de l’activité volcanique, comme cela a été dit dans un documentaire diffusé sur la chaîne ARTE.

Photo: C. Grandpey

Le documentaire en question, intitulé « Vivre sur un super volcan en Italie », n’est pas exempt d’erreurs, mais la dernière partie consacrée à l’évacuation de la zone en cas de réveil du volcan est fort intéressante. Elle fait bien ressortir les problèmes auxquels seront inévitablement confrontées les autorités.

Le film est accessible à cette adresse :

https://www.arte.tv/fr/videos/118267-002-A/arte-regards

Séisme du 31 juillet 2026 dans les Champs Phlégréens (suite) // July 31, 2026 earthquake in the Phlegraean Fields (continued)

26 personnes ont été blessées au cours du séisme de magnitude 4,7 qui a secoué la région de Pouzzoles dans la soirée du 31 juillet 2026. Il y a eu des dégâts et 300 personnes ont été évacuées. L’INGV a localisé l’épicentre du séisme dans la région des Champs Phlégréens, entre les communes de Pouzzoles et Quarto, à l’ouest de Naples. L’hypocentre se trouvait à seulement 3 km de profondeur, ce qui explique le fort ressenti de l’événement et les dégâts qu’il a causés. La secousse de M 4,7 constitue le séisme de plus forte magnitude survenu aux Champs Phlégréens au cours des quarante dernières années. Elle a été suivie pendant la nuit de dizaines de répliques de moindre intensité ; la plus importante avait une magnitude M 3,1.

Comme chaque fois qu’un séisme de ce type se produit dans la région des Champs Phlégérens, beaucoup se posent la question : s’agit-il d’un réveil du volcan ? La Solfatara menace-t-elle d’exploser, comme le prévoient certains scientifiques ?

Pour le moment il n’en est rien et les instruments ne révèlent rien d’inquiétant. Le dernier séisme et ses répliques sont à mettre en relation avec l’activité bradysismique qui anime depuis des lustres la région de Pouzzoles et qui est bien visible sur les colonnes du temple de Sérapis dans la ville.

La région des Champs Phlégréens est actuellement en phase de gonflement. Dans son bulletin couvrant la période du 20 au 26 juillet 2026, l’INGV indique que depuis début février 2026, lla vitesse moyenne mensuelle de soulèvement est d’environ 10 ± 3 mm.

Il faut toutefois noter que le soulèvement du sol montre des fluctuations. La chambre magmatique sous la régiuon ressemble un peu à un ballon qui se gonfle et se dégonfle. Les données recueillies après l’essaim sismique du 15 au 19 février 2025 ont montré une augmentation de la vitesse de soulèvement du sol, avec une valeur moyenne mensuelle d’environ 30 ± 3 mm/mois jusqu’à la fin mars 2025. À partir du début avril, le soulèvement du sol a continué d’être enregistré avec une valeur moyenne mensuelle d’environ 15 ± 3 mm/mois. Ensuite, à partir du 10 octobre 2025, une augmentation de la vitesse de soulèvement du sol a été enregistrée avec une valeur moyenne mensuelle d’environ 25 ± 3 mm/mois. À partir de la mi-décembre 2025, une diminution de la vitesse de soulèvement du sol a été enregistrée, avec une vitesse moyenne mensuelle d’environ 15 ± 3 mm/mois. Depuis début février 2026, une diminution de la vitesse de soulèvement du sol a été enregistrée, avec une vitesse mensuelle moyenne d’environ 10 ± 3 mm/mois.

Le soulèvement total enregistré à la station GNSS RITE de Rione Terra est d’environ 29,5 cm depuis janvier 2025

 

Évolution de la déformation du sol sur les différents sites de mesures des Champs Phlégréens (Source : INGV)

De leur côté, les paramètres géochimiques confirment la tendance, sur le long terme, au réchauffement du système hydrothermal et à l’augmentation des débits déjà constatée auparavant. La température de la fumerolle Bocca Grande (BG), dans le cratère Solfatara, a montré une augmentation significative ces dernières années ; la valeur moyenne sur la période de référence reste stable à environ 173 °C. La température de cette bouche était d’environ 140°C quand je l’avais mesurée dans les années 1990.

Les dernières mesures révèlent une température de 95°C à la fumerolle de Pisciarelli.

Site de Pisciarelli (Photo : C. Grandpey)

Dans la conclusion de son bulletin, l’INGV ne s’attend pas à une évolution significative de la situation. Toutefois, on peut ajouter que la région des Champs Phlégréens n’est pas à l’abri de nouvelles secousses sismiques. Les témoignages que j’ai recueillis en septembre 2025 montrent que la population accepte ces désagréments et ne redoute pas vraiment une éruption majeure de la Solfatara.

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Twenty-six people were injured during the magnitude 4.7 earthquake that shook the Pozzuoli area on the evening of July 31, 2026. Damage occurred, and 300 people were evacuated. The INGV located the earthquake’s epicenter in the Phlegraean Fields region, between the municipalities of Pozzuoli and Quarto, west of Naples. The hypocenter was at a depth of only 3 km, explaining why the event was felt so strongly and the damage it caused. The M 4.7 tremor was the strongest earthquake to occur in the Phlegraean Fields in the last forty years. It was followed overnight by dozens of lower-intensity aftershocks; the strongest had a magnitude of M 3.1.
As happens whenever an earthquake of this type occurs in the Phlegraean Fields region, many are asking: is the volcano waking up? Is the Solfatara threatening to erupt, as some scientists predict?
For the moment, there is no indication of this, and monitoring instruments show nothing alarming. The recent earthquake and its aftershocks are linked to the bradyseismic activity that has long characterized the Pozzuoli area. Tkis activity is clearly visible on the columns of the Temple of Serapis in the town.
The Phlegraean Fields region is currently undergoing a phase of ground uplift. In its bulletin covering the period from July 20 to 26, 2026, the INGV reports that since early February 2026, the average monthly uplift rate has been approximately 10 ± 3 mm.
However, it should be noted that the ground uplift shows fluctuations. The magma chamber beneath the region behaves somewhat like a balloon inflating and deflating. Data collected following the seismic swarm of February 15–19, 2025, showed an increase in the rate of ground uplift, with a monthly average of approximately 30 ± 3 mm through the end of March 2025. From early April onwards, ground uplift continued to be recorded at a monthly average rate of about 15 ± 3 mm. Subsequently, starting October 10, 2025, an increase in the uplift rate was recorded, reaching a monthly average of approximately 25 ± 3 mm. From mid-December 2025, a decrease in the uplift rate was observed, with a monthly average of about 15 ± 3 mm. Since early February 2026, a further decrease in the uplift rate has been recorded, with a monthly average of approximately 10 ± 3 mm.
The total uplift recorded at the RITE GNSS station in Rione Terra has been approximately 29.5 cm since January 2025.

Meanwhile, geochemical parameters confirm the long-term trend of hydrothermal system heating and increased flow rates previously observed. The temperature of the Bocca Grande (BG) fumarole in the Solfatara crater has shown a significant increase in recent years; the average value for the reference period remains stable at approximately 173°C. The temperature of this vent was around 140°C when I measured it in the 1990s.
The latest measurements show a temperature of 95°C at the Pisciarelli fumarole.

In the conclusion of its bulletin, the INGV does not anticipate any significant change in the situation. However, it is worth noting that the Phlegraean Fields region is not immune to further seismic tremors. Accounts I gathered in September 2025 indicate that the local population accepts these inconveniences and does not genuinely fear a major eruption of the Solfatara.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans ses dernier bulletins, l’Observatoire volcanologique de l’Alaska (AVO) indique que l’activité sismique du Kupreanof se poursuit, avec plusieurs séismes détectés dans les données sismiques régionales. Le plus important a atteint une magnitude de M2,5. Des émissions de SO₂ sont également observées. Cette activité est probablement due à une intrusion magmatique sous le volcan. L’Observatoire précise que cette hausse de l’activité sismique ne signifie pas qu’une éruption est imminente, ni même probable. Au cours de l’été 2025, le mont Spurr, près d’Anchorage, a connu une hausse d’activité qui semblait annoncer une éruption imminente. Malgré cela, aucune éruption n’a eu lieu et l’activité sismique a depuis diminué.
Bien qu’isolé, le Kupreanof, comme la plupart des volcans d’Alaska, se situe à proximité des routes aériennes transpacifiques, et une éruption pourrait perturber le trafic aérien entre les aéroports nord-américains et l’Asie.
Aucune éruption du Kupreanof n’a été confirmée dans l’histoire. En 2015, un marin a signalé de la « fumée noire au nord-ouest de la baie d’Ivanof », probablement en provenance du Kupreanof. En 1987, un pilote a signalé ce qui pourrait avoir été une petite éruption. La dernière éruption confirmée remonte à environ 570 000 ans.

Source: AVO

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Si la Montagne Pelée (Martinique) entrait en éruption…

Pas de panique ; rien n’indique actuellement qu’une éruption va se produire sur la Montagne Pelée. Certes, une hausse de l’activité sismique est observée depuis 2019 et une campagne a été organisée par l’Observatoire pour voir dans quelle mesure l’édifice volcanique s’est déformé, mais aucun paramètre ne laisse entrevoir un réveil de la Vieille Dame. Toutefois, personne à la Martinique n’a oublié l’éruption du 8 mai 1902 et ses quelque 30 000 victimes.

C’est pour cela que le maire de la commune de Grand-Rivière (530 habitants) a organisé un exercice d’évacuation par voie maritime et terrestre le 31 janvier 2026 afin de voir quelle serait la meilleure solution pour évacuer la population de sa localité en cas de réveil du volcan.

Sur les 530 habitants de la commune, une soixantaine a participé à l’exercice. La moitié des participants est montée dans un bus pour rejoindre Rivière-Pilote (11 600 habitants), la ville de rapatriement désignée dans le Plan Orsec-Volcan en cas d’éruption de la montagne Pelée.

Les autres habitants ont emprunté la voie terrestre, mais pour les associations et le maire, c’est loin d’être la meilleure solution. Le problème rencontré par cette solution est la densité de véhicules sur les route martiniquaises. Les derniers chiffres révèlent 256 000 véhicules immatriculés, avec un réseau routier présentant beaucoup d’embouteillages. Les bouchons seraient donc inévitables en optant pour une évacuation par voie terrestre.

Trois bateaux ont été prévus pour l’exercice d’évacuation maritime ; ils étaient en provenance de Rivière-Pilote où les habitants évacués seront rapatriés. En cas d’éruption, la ville promet d’affréter une dizaine d’embarcations, en renfort des 29 bateaux de pêcheurs que compte déjà Grand-Rivière.

La 31 janvier, les 3 bateaux sont arrivés à destination un quart d’heure avant les bus. Ils ont mis 2h30 environ pour rejoindre Rivière-Pilote, avec une mer agitée.

Les maires de Grand-Rivière et Rivière-Pilote estiment que l’exercice a été concluant et ils envisagent déjà des améliorations en matière de gain de temps pour être tout à fait prêts. D’après le maire de Rivière-Pilote, presque la moitié des habitants de Grand-Rivière pourraient être relogés temporairement à Rivière-Pilote.

Source : Martinique la 1ère.

Cet exercice d’évacuation à petite échelle est intéressant. Il a permis de constater qu’une évacuation par la mer serait probablement la meilleure solution en cas d’éruption de la Pelée. Il faudrait ajouter que le contexte serait très différent de celui de 1902. Aujourd’hui, on sait tirer les leçons du passé et des évacuations auront lieu dès les premiers signes de réveil du volcan. La marine nationale a les moyens de mettre en œuvre suffisamment de navires pour déplacer la population et la mettre en sécurité. On peut affirmer qu’une éruption de la Montagne Pelée au 21ème siècle ne tuera pas des dizaines de milliers de personnes.

Photo: C. Grandpey

Il me vient à l’idée de comparer les localités littorales à la Martinique – Saint Pierre (4000 habitants), Le Prêcheur (1500 habitants), Le Carbet (3700 habitants) – sous la menace de la Montagne Pelée avec Pouzzoles (76 000 habitants),ville italienne qui se trouve sous la menace des Champs Phlégréens, en sachant que la population à risque est estimée à environ 500 000 personnes. Comme je l’ai indiqué précédemment, je pense que l’évacuation de la population de Pouzzoles par la mer serait l’une des solutions à envisager. Comme à la Martinique, la densité de circulation et l’infrastructure urbaine complexe de cette ville aboutiraient rapidement à une congestion des voies terrestres.

Photo: C. Grandpey