Vague de chaleur et de sécheresse en Alaska // Hot and dry days in Alaska

Comme je l’ai déjà écrit, tout l’Arctique souffre du réchauffement climatique. Le sud-est de l’Alaska en particulier traverse une période chaude et sèche. À partir du 17 mars 2019, une ou plusieurs localités de la région ont connu des températures record pendant 16 jours consécutifs. Au total, 26 sites du sud-est de l’Alaska ont connu des niveaux de température record en mars.
Parallèlement à la chaleur, de nombreuses régions du sud-est connaissent une sécheresse qui n’en finit pas. Juneau a connu le 19 mars le plus sec de son histoire, après plus d’une année de faibles précipitations. À l’aéroport international de la ville, qui reçoit habituellement une trentaine de centimètres de neige en mars, seule une mince couche a recouvert le sol pendant le mois cette année. Sur l’ensemble de l’hiver,  il est tombé environ 1,30 mètre de neige à l’aéroport, contre 2,16 mètres habituellement.

Une des conséquences les plus évidentes du manque de pluie est le risque d’incendie. Les personnes qui font brûler des détritus doivent s’assurer d’avoir un tuyau d’arrosage ou une pelle à proximité en cas de problème. Elles doivent également ne pas faire un feu de plus de 3 mètres de diamètre et veiller à ne pas faire de feu en période de vent fort.
En ce qui concerne les semaines à venir, avril est historiquement le mois le plus sec à Juneau. En avril, les précipitations sont en moyenne de 7,35 centimètres dans la capitale. Le mois a commencé par une bonne nouvelles Le distributeur d’électricité Alaska Electric Light and Power vient d’annoncer que, après des mois de déconnexion de certains de ses clients en raison du faible niveau d’eau dans les barrages, il est de nouveau possible de les reconnecter. Les niveaux d’eau sont revenus à la normale, en partie grâce à la fonte de la neige. Cependant, on ne sait pas si les niveaux d’eau resteront élevés cet été ou s’il ne s’agit que d’une hausse temporaire due à la fonte de la neige.
Source: Juneau Empire.

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As I put it before, the whole Arctic is suffering from global warming. Southeast Alaska in particular is going through a hot period. Starting March 17th, 2019, one or more locations in the region have seen record high temperatures for 16 days in a row. All told, there were 26 sites in Southeast Alaska that experienced record highs in March.

Along with the heat, many areas in Southeast are experiencing an extended drought. Juneau experienced its 19th driest March on record, following up on more than a year of low precipitation. At the Juneau International Airport which usually sees about 30 centimetres of snow in March, only a thin layer fell during the month this year. For the winter season, 130 centimetres of snow have fallen at the airport. It is almost certain that the snow season will finish well short of its usual average of 216 centimetres.

One of the most obvious consequences of lower precipitation is the higher risk of fire.  People who are going to burn their trash should make sure thry have an extinguishing method such as a garden hose or a shovel. They should also keep the fire under 3 metres in diameter and make sure not to have a fire when the wind strong.

As far as the coming weeks are concerned, April is historically Juneau’s driest month. The capital city gets an average of 7.35 centimetres of precipitation in April per year. The month began with a bit of good news. Alaska Electric Light and Power has just announced that after months of disconnecting some of its customers due to low water levels, there is enough hydropower to reconnect them. Water levels have returned to normal, in part because of melting snow. However, it is not clear whether water levels will remain high for the summer or if this is just a temporary rise due to melting snow.

Source : Juneau Empire.

Vues de Juneau et du Mendenhall Glacier à proximité de la capitale de l’Alaska (Photos: C. Grandpey)

 

Chaud-froid sur la planète // Cold-heat on the planet

Des conditions météorologiques extrêmes ont affecté l’ensemble de la planète au mois de janvier: au moment où le vortex polaire faisait frissonner le Midwest des Etats Unis, des conditions météorologiques extrêmes étaient également signalées dans d’autres régions du monde.
En Australie, une chaleur accablante a assommé le pays, avec des incendies de forêt catastrophiques et des records de température. L’ensemble de l’Australie a connu l’un de ses étés les plus chauds jamais enregistrés. Des dizaines de feux de forêt ont sévi en Tasmanie et il faisait si chaud que les serpents cherchaient refuge dans les toilettes publiques.
En revanche, en Alaska, il fait trop chaud pour que des courses de chiens de traîneau puissent avoir lieu. La pluie et les mauvaises conditions de piste ont conduit à l’annulation de la Willow 300 de cette année. Les températures positives ont fait fondre la neige si bien que l’eau a envahi certaines parties du parcours.
AZu cours de la semaine écoulée, les températures ont été nettement plus chaudes dans certaines parties de l’Alaska que dans les Etats-Unis contigus. À McGrath, dans le centre de l’Alaska, on a enregistré une température record de +5,5 ° C, soit une trentaine de degrés plus chaude que dans le Minnesota.
Il faut s’attendre à de tels extrêmes de plus en plus fréquents pour les années à venir. Selon les scientifiques, un monde plus chaud sera probablement un monde plus extrême. La NOAA explique que, bien que le réchauffement climatique causé par l’homme ne soit pas la cause unique des événements extrêmes, leur changement d’intensité ou de fréquence peut être influencé par le changement climatique. En juin dernier, un rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) avait averti que les inondations, les vagues de chaleur et d’autres conditions météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du monde « continueraient probablement à la suite de l’accélération du changement climatique ».
D’autres études ont établi un lien entre les conditions météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète. Ainsi, une étude réalisée en 2014 et parue dans la revue Nature indiquait que les épisodes de conditions météorologiques extrêmes étaient liés à de grandes fluctuations des régimes de vents au-dessus de la surface de la Terre, phénomène qui pourrait avoir pour cause le changement climatique. »
Source: Presse nord-américaine.

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Extreme weather has been affecting the whole planet this month: As the upper Midwest shivered with record-breaking cold temperatures because of the polar vortex, wild extremes in weather were reported in other parts of the world.

In Australia, blistering heat this month has scorched the country, causing disastrous wildfires and setting temperature records. All of Australia is in the midst of one of its hottest summers on record. Dozens of wildfires raged on Tasmania and it is so hot there that snakes are seeking refuge in people’s toilets.

Meantime in Alaska, it is too warm for sled dog races to take place. Rain and poor trail conditions have led to the cancellation of this year’s Willow 300. A stretch of above-freezing temperatures has led to open water on sections of the trail.

In fact, temperatures this week were significantly warmer in parts of Alaska than in the north-central part of the continental U.S. In McGrath, central Alaska, a record-breaking temperature of 5.5°C was reported this week, which was about 30 degrees Celsius warmer than portions of Minnesota.

Weird extremes like this may become more commonplace in the future. According to scientists, a warming world will likely be a more extreme world. NOAA explains that although human-caused global warming is not the sole cause of any single extreme event, changes in the intensity or frequency of extremes may be influenced by climate change. Last June, a report from the World Meteorological Organization (WMO) warned that the floods, heatwaves and other extreme weather conditions gripping many parts of the world « are likely to continue as a consequence of accelerating climate change. »

Other research has backed up a connection between extreme weather and global warming: A 2014 study in Nature found that bouts of extreme weather are linked to large fluctuations of wind patterns high above the Earth’s surface, which could be related to climate change. »

Source : U.S. news media .

Les caprices du vortex polaire (Source: NOAA / AFP)

L’inquiétant réchauffement des océans // Oceans are warming faster than previously thought

Selon une nouvelle étude récemment publiée dans la revue Science, la chaleur piégée par les gaz à effet de serre fait s’élever la température des océans plus rapidement que prévu. Les résultats de l’étude prouvent que les affirmations antérieures d’un ralentissement du réchauffement de la planète au cours des 15 dernières années étaient sans fondement.
La nouvelle étude repose sur le réseau Argo, une flotte de près de 4 000 robots flottants dispersés sur les océans de la planète. Ils plongent à quelques jours d’intervalle à une profondeur de 2 000 mètres et mesurent la température, le pH, la salinité, et envoient d’autres informations sur nos océans. Depuis le milieu des années 2000, le réseau Argo fournit des données cohérentes et à grande échelle sur les variations de température des océans. Avant Argo, les données dans ce domaine étaient rares et peu fiables.
Le réchauffement des océans constitue un marqueur essentiel du changement climatique car environ 93% de l’énergie solaire excédentaire piégée par les gaz à effet de serre s’accumule dans les océans. De plus, contrairement à la température de surface de la Terre, celle des océans n’est pas affectée par les variations d’une année à l’autre causées par des événements climatiques tels que El Nino ou des éruptions volcaniques.
La nouvelle analyse montre que les tendances en matière d’évolution thermique des océans correspondent à celles prédites par les principaux modèles de changement climatique et que le réchauffement mondial des océans s’accélère.
En se référant à un scénario dans lequel aucun effort n’a été fait pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, les modèles CMIP5 (Coupled Model Intercomparison Project 5) prévoient que la température de l’eau des océans jusqu’à 2 000 mètres de profondeur augmentera de 0,78°C d’ici la fin de ce siècle. La dilatation thermique provoquée par cette hausse de température ferait monter le niveau de la mer de 30 centimètres, ce qui vient s’ajouter à l’élévation déjà importante du niveau de la mer causée par la fonte des glaciers et de la banquise. Le réchauffement des océans contribue également à renforcer les tempêtes, les ouragans et les précipitations extrêmes. 2018 a été la quatrième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre; elle a été aussi l’année la plus chaude jamais enregistrée dans les océans, tout comme 2017 et 2016 auparavant.
Source: Science et UC Berkeley. .

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According to a new study recently published in the journal Science, the heat trapped by greenhouse gases is raising ocean temperatures faster than previously thought. The results provide further evidence that earlier claims of a slowdown in global warming over the past 15 years were unfounded.

The new study relies on the Argo network, a fleet of nearly 4,000 floating robots that drift throughout the world’s oceans, every few days diving to a depth of 2000 metres and measuring the ocean’s temperature, pH, salinity and other pieces information. Argo has provided consistent and widespread data on ocean heat content since the mid-2000s. Prior to Argo, ocean temperature data was sparse and not fully reliable.

Ocean heating is a critical marker of climate change because an estimated 93 percent of the excess solar energy trapped by greenhouse gases accumulates in the world’s oceans. What’s more, unlike surface temperatures, ocean temperatures are not affected by year-to-year variations caused by climate events like El Nino or volcanic eruptions.

The new analysis shows that trends in ocean heat content match those predicted by leading climate change models, and that global ocean warming is accelerating.

Taking into account a scenario in which no effort has been made to reduce greenhouse gas emissions, the Coupled Model Intercomparison Project 5 (CMIP5) models predict that the temperature of the top 2,000 metres of the world’s oceans will rise 0.78°C by the end of the century. The thermal expansion caused by this bump in temperature would raise sea levels 30 centimetres, on top of the already significant sea level rise caused by melting glaciers and ice sheets. Warmer oceans also contribute to stronger storms, hurricanes and extreme precipitation. 2018  was the fourth warmest year on record on the surface; it was also the warmest year on record in the oceans, as was 2017 and 2016 before that.

Source : Science & UC Berkeley. .

Ces courbes montrent que les océans se réchauffent plus vite en surface, entre 0 et 700 mètres de profondeur (courbe violette), qu’en profondeur, entre 700 et 2000 mètres (courbe grise). [Source : Institute of Atmospheric Physics, Beijing]

Les aérosols atmosphériques vus par la NASA // Atmospheric aerosols seen by NASA

Les vagues de chaleur, les ouragans et autres phénomènes météorologiques extrêmes sont la face visible du changement climatique, mais ils n’en sont pas les seuls signes. Une nouvelle image virtuelle diffusée par la NASA montre un autre problème causé indirectement par le réchauffement climatique: les particules et gouttelettes en suspension dans l’air. Sur l’image qui montre la situation le 23 août 2018, ces «aérosols» proviennent de la poussière, des cendres volcaniques et d’autres sources. Ils sont particulièrement denses cette année en raison des incendies en Californie, en Colombie-Britannique et dans le sud de l’Afrique.
La NASA indique que les aérosols présentés sur l’image ne sont « pas une représentation directe des données satellitaires ». Pour créer la carte, les scientifiques ont réuni les données du modèle GEOS FP [Goddard Earth Observing System Forward Processing] avec d’autres données et images satellitaires. Les particules de carbone noir sont indiquées en rouge, les aérosols de sel de mer soulevés par les tempêtes sont en bleu, tandis que la poussière est représentée en violet.
Les chercheurs ont également superposé les données de lumière nocturne fournies par le Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS), radiomètre à imagerie infrarouge visible installé sur le satellite Suomi NPP, ce qui permet de voir les villes et les villages. Les couleurs et les lumières se mélangent pour former une image en forme de tourbillon à la fois fascinante et inquiétante.
La NASA remarque que « certains événements qui apparaissent que l’image virtuelle posaient de sérieux problèmes au sol ». En effet, les cyclones tropicaux Soulik et Cimaron étaient sur le point de frapper la Corée du Sud et le Japon, tandis que Hawaii se préparait à affronter les pluies diluviennes et les inondations provoquées par l’ouragan Lane. La fumée provenait en grande partie de la Californie et de la Colombie-Britannique. Au plus fort des incendies en Colombie-Britannique, l’indice de la qualité de l’air à Prince George dépassait tous les niveaux et il faisait nuit noire alors que l’on était le matin.
Les scientifiques expliquent que les ouragans, les cyclones, les vagues de chaleur extrême et les incendies de forêt sont tous exacerbés par le réchauffement climatique. Jusqu’à présent en 2018, 118 records de chaleur ont été enregistrés à travers le monde. Les incendies de forêt ont dévasté l’Amérique du Nord, mais aussi la Grèce et d’autres régions. Tout cela crée un cycle permanent qui s’auto-entretient. Les températures plus élevées de l’Arctique libèrent le CO2 du pergélisol, des glaciers et des lacs, tandis que les aérosols provenant des feux de forêt renforcent l’effet de serre et font monter les températures.
Source: NASA.

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Heatwaves, hurricanes and other extreme weather are the visible face of climate change, but they are not the only signs. A grim new visualization from NASA shows another problem caused indirectly by global warming: airborne particles and droplets. These « aerosols, » shown on a single day on August 23rd, 2018, come from dust, volcanic ash and other sources. They are particularly brutal this year because of fires in California, British Columbia and the southern part of Africa.

NASA notes that the aerosols shown are « not a direct representation of satellite data. » To create the map, scientists married data from the Goddard Earth Observing System Forward Processing (GEOS FP) model with other satellite data and images. Black carbon particles are shown in red, sea spray salt aerosol lofted by storms are blue, while dust is shown in purple.

Researchers also superimposed night light data from the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on the Suomi NPP satellite showing towns and cities. The colours and lights mix to form a swirl-like image that is at once dazzling and alarming.

NASA notes that « some of the events that appear in the visualization were causing pretty serious problems on the ground. » Namely, tropical cyclones Soulik and Cimaron were about to hit South Korea and Japan, while Hawaii braced for floods and rains caused by Hurricane Lane taht eventually became a tropical storm. The smoke came largely from California and Canada’s British Columbia. At the peak of the BC fires, the air quality index in Prince George was literally off the charts, and it looked like nighttime when it was actually morning.

Scientists say that hurricanes, cyclones, extreme heat and wildfires are all exacerbated by global warming. So far this year, 118 all-time heat records have fallen across the globe, and forest fires have devastated not just North America but Greece and other regions. All of that creates a self-perpetuating cycle, as warmer Arctic temperatures release CO2 from permafrost, glaciers and lakes, while aerosols from forest fires enhance the greenhouse effect, boosting temperatures.

Source: NASA.

Source: NASA

Vous aimez la chaleur? Allez dans la Vallée de la Mort // You like the lheat? Just go to Death Valley!

Connue pour être l’un des endroits les plus chauds de la planète, la Vallée de la Mort vient d’enregistrer le mois de juillet le plus chaud de son histoire avec une température moyenne de 42,2 ° C ; jours et nuits confondus.

La chaleur a été terrible en juillet. Les maximums diurnes ont atteint 48°C pendant les 18 derniers jours du mois sauf un, car il y a eu une brève accalmie avec un maximum de 46°C le 21 juillet. Les températures ont atteint 52°C pendant quatre jours de suite.
Les rangers ont dû intervenir lors de nombreux accidents liés à la chaleur. Cette dernière a contribué à la mort d’un Californien de 57 ans qui a fait une chute à la mi-juillet alors qu’il se rendait à Panamint Butte. Deux touristes français ont tenté de relier directement Dantes View et Badwater. Ils ont été secourus par un hélicoptère de la Marine après avoir rencontré des falaises infranchissables. Ils souffraient de coups de chaleur et de déshydratation.

Il n’y a pas d’amélioration en vue dans l’immédiat. Les températures diurnes maximales devraient atteindre au moins 48°C jusqu’au samedi 4 août.
Alors que les températures diurnes sont très élevées, leurs homologues nocturnes atteignent elles aussi des sommets. Elles n’ont pas chuté en dessous de 37° C en juillet. Ces températures « basses » sont généralement relevées vers 5 heures du matin et le mercure monte dès que le soleil se lève.
Les autorités du parc conseillent aux touristes de rester dans les zones les plus fréquentées afin que d’autres personnes puissent apporter leur aide en cas de panne d’un véhicule. Les téléphones cellulaires ne fonctionnent pas la plupart du temps. Autres conseils pour une visite en toute sécurité: boire beaucoup d’eau, manger des collations, éviter de quitter les zones climatisées (voitures, restaurants)  et visiter de préférence les sites élevés, donc un peu moins chauds, comme Dantes View. Attention ! Si vous visitez les zones de dunes, ne vous y aventurez pas pieds nus, sinon brûlures à plusieurs degrés assurées !!
La Vallée de la Mort comprend une zone volcanique avec Ubehebe Crater dans la partie nord du parc La première fois que j’ai visité le parc il y a une quinzaine d’années, la température diurne atteignait 48°C. Il fallait que je place mon appareil photo dans l’ombre de mon corps, de peur que la chaleur n’affecte les circuits électroniques. Je suis retourné dans la Vallée il y a deux ans en mai et la température était très agréable, avec 22°C à Badwater, le point le plus bas du parc.
Source: Service des parcs nationaux.

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Known as one of the hottest places on Earth, Death Valley has just experienced its hottest month of July on record: 42.2°C. This is the average temperature for the month of July, including overnight lows.
The heat was unrelenting in July. Daytime highs reached 48°C or higher all but one of the last 18 days of July, with a brief dip to a high of 46°C on July 21st. Temperatures reached 52°C four days in a row.
Rangers had to respond to multiple heat-related incidents. Heat contributed to the death of a 57-year-old man from California who fell while hiking to Panamint Butte in mid-July. Two French tourists attempted to scramble directly from Dantes View to Badwater. They were rescued by a Navy helicopter after encountering unclimbable cliffs, and suffering from overheating and dehydration.  .
There’s no immediate relief in sight. Daytime highs are predicted to reach at least 48°C until Saturday, August 4th.
While daytime high temperatures are very hot, the overnight lows are significant too. Temperatures didn’t drop below 37°C ten nights in July. Those “low” temperatures are usually around 5:00am, and temperatures soar again as the sun rises.
Park rangers urge summer visitors to stay in well-travelled areas of the Park, so that other people might provide help in case of a vehicle break-down. Cell phones do not work in most of the park. Other tips for a safe visit include drinking plenty of water, eating snacks, limiting activities outside of air-conditioning, and visiting viewpoints at higher elevations, like Dantes View.
Death Valley includes a volcanic area with Ubehebe Crater in the northern part of the park The first time I visited the Park about 15 years ago, daytime temperatures reached 48°C . I had to keep my camera in the shade of my body for fear the heat might affect the electronic circuits. I travelled back to the Valley two years ago in May and the temperature was a nice 22°C at Badwater, the lowest place in the Park.
Source: National Park Service.

Voici quelques images de ce lieu hors du commun:

Photos: C. Grandpey

Records de chaleur en Nouvelle Zélande // Hottest summer on record in New Zealand

L’été touche à sa fin dans l’hémisphère sud et l’Agence Météorologique Nationale vient d’indiquer que la Nouvelle-Zélande a connu son été le plus chaud depuis le début des relevés. L’Agence met en garde contre une hausse durable du mercure faute d’une mobilisation contre le réchauffement climatique.

La température entre décembre et février a en moyenne été de 18,8°C en Nouvelle-Zélande, soit 2,1°C au-dessus de la moyenne enregistrée entre 1981 et 2010. Il s’agit de la valeur moyenne la plus élevée depuis le début des relevés en 1909 ; elle dépasse le précédent record (18,5°C) qui datait de 1934-35. Le mercure a notamment atteint les 38,7°C, un record, le 30 janvier à Alexandra, sur l’Île du Sud.

Selon les météorologues néo-zélandais, ces températures exceptionnelles ont été provoquées par divers facteurs, et notamment une hausse de la température de l’eau et l’arrivée de masse d’air chaud du Nord provoquée par le phénomène climatique La Niña. Le réchauffement climatique global est également en jeu et il faudra s’attendre à davantage de records de température si rien n’était fait pour enrayer ces dérèglements.

La vague de chaleur de ce dernier été a poussé le gouvernement a décréter l’état de sécheresse dans certaines zones du pays et à prendre des mesures pour venir en aide aux agriculteurs.

Source : Presse néo-zélandaise.

La chaleur fait fondre les glaciers. Il est utile de rappeler que les agences de tourisme locales n’organisent plus de randonnées sur les glaciers Frans-Josef et Fox. En effet, avec la fonte de la glace, les parois latérales de ces vallées glaciaires ont tendance à s’effondrer, avec des chutes de pierre qui mettraient en danger les randonneurs.

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Summer is coming to an end in the southern hemisphere and the National Meteorological Agency has just indicated that New Zealand has had its warmest summer since the surveys began. The Agency warns against a sustained rise in mercury if nothing is done against global warming.
December to February averaged 18.8°C in New Zealand, 2.1°C above the 1981 to 2010 average. This is the highest average value since the beginning of the surveys in 1909; it exceeds the previous record (18.5°C) dating back to 1934-35. Mercury reached a record 38.7°C on January 30th in Alexandra, South Island.
According to the New Zealand meteorologists, these exceptional temperatures were caused by various factors, including an increase in water temperature and the arrival of masses of hot air from the north caused by the La Niña weather phenomenon. Global warming is also held responsible and more temperature records are to be expected if nothing is done to stop these disturbances.
The summer heat wave prompted the government to declare drought in some areas of the country and take measures to help farmers.
Source: New Zealand Press.
The heat in New Zealand melts the glaciers. It is worth remembering that local tourist agencies no longer organize hikes on the Frans-Josef and Fox glaciers. Indeed, with the melting ice, the side walls of these glacial valleys tend to collapse, with rock falls that would put hikers at risk.

Photos: C. Grandpey

La chaleur interne de la Terre accélère le glissement de la calotte glaciaire du Groenland // Heat from Earth’s interior accelerates the sliding of ice sheets in Greenland

Jusqu’à présent, l’amincissement de la calotte glaciaire du Groenland était attribué à la seule hausse des températures qui accompagne le réchauffement climatique actuel sur notre planète. De nouvelles recherches laissent supposer que la dissipation de la chaleur interne de la Terre est également responsable de l’accélération du glissement de la calotte glaciaire du Groenland vers la mer. La dernière étude, publiée dans la revue Scientific Reports, est la première à établir un lien entre cette perte de glace et la chaleur en provenance de l’intérieur de la Terre.
La recherche est le fruit d’un travail de dix ans sur le fjord Young Sund au Groenland. Pendant ces dix années, des scientifiques du Centre de Recherche Arctique, de l’Université d’Aarhus et de l’Institut des Ressources Naturelles du Groenland ont mesuré les températures et les niveaux de salinité dans le fjord. Leur étude a montré que l’eau du fjord, entre 200 et 330 mètres de profondeur, s’est graduellement réchauffée au cours de la dernière décennie.
Une analyse plus poussée a montré qu’une quantité importante de chaleur émanait de l’intérieur de la Terre et réchauffait lentement l’eau du fjord. Les scientifiques estiment à environ 100 milliwatts (mW) par mètre carré l’énergie transférée de l’intérieur de la Terre vers le fjord.
Les résultats montrent que des quantités similaires de chaleur ont atteint la base des glaciers de la région. Ce nouveau mécanisme de réchauffement crée une lubrification qui accélère la progression des glaciers vers la mer.
Selon les chercheurs, c’est l’action combinée de la température plus élevée de l’air et de la mer, les précipitations venues du ciel, la dynamique locale de la calotte glaciaire et la perte de chaleur de l’intérieur de la Terre qui entraîne la perte de masse de la calotte glaciaire du Groenland. Ils sont persuadés que la chaleur de l’intérieur de la Terre affecte le mouvement de la glace, et ils pensent qu’une infiltration de chaleur identique se produit en dessous d’une grande partie de la calotte glaciaire dans la partie nord-est du Groenland.
Il est difficile de mesurer le flux de chaleur sous les glaciers, mais les scientifiques espèrent que leurs dernières découvertes permettront une modélisation plus précise du mécanisme de réchauffement. Avec des mesures plus précises du flux de chaleur, les scientifiques pourront prédire avec plus de précision le devenir des calottes glaciaires du Groenland.
Vous trouverez plus de détails sur l’étude en cliquant sur ce lien:

https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x

Source: Nature.com.

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Up to now, the thinning of Greenland’s icecap was attributed to rising temperatures that accompany the current global warming n Earth. New research suggests the dissipation of heat from Earth’s interior is also responsible for the acceleration of the seaward slide of Greenland’s ice sheets. The latest research, published in the journal Scientific Reports, is the first to link the ice loss with escaped heat from Earth’s interior.

The research was made possible by a decade-long survey of Greenland’s Young Sund fjord. For ten years, scientists with the Arctic Research Centre, Aarhus University and the Greenland Institute of Natural Resources measured temperatures and salinity levels in the fjord. Their survey showed deep-lying water in the fjord, between 200 and 330 metres deep, has gradually warmed over the last decade.

Further analysis showed a significant amount of heat is emanating from Earth’s interior, slowly warming the fjord’s water. Scientists estimated 100 milliwatts (mW) per square metre of energy was transferred from the Earth’s interior to the fjord.

The findings suggest similar amounts of heat were transferred to the bottoms of surrounding glaciers. This newly detailed warming mechanism creates lubrication, accelerating glacial descent.

According to the researchers, it is the combination of higher temperatures in the air and the sea, precipitation from above, local dynamics of the ice sheet and heat loss from the Earth’s interior that determines the mass loss from the Greenland ice sheet. They are persuaded that the heat from the Earth’s interior affects the movement of the ice, and they expect that a similar heat seepage takes place below a major part of the ice cap in the north-eastern corner of Greenland.

Measuring heat flux beneath glaciers is difficult, but scientists hope their latest findings will lead to more accurate modeling of the warming mechanism. With more accurate measurements of heat flux, scientists can more accurately predict the fate of Greenland’s ice sheets.

More details about the study can be found at this address: https://www.nature.com/articles/s41598-018-19244-x

Source : Nature.com.

Young Sund Fjord (Source : Arctic Science Partnership)