Why volcanoes can kill evacuees // Pourquoi les volcans peuvent tuer les personnes évacuées

Une étude effectuée par des chercheurs du Royaume-Uni et de Trinité-et-Tobago, publiée en août 2019, a montré que beaucoup de personnes vivant à proximité de volcans actifs choisissent de rester dans les zones de danger pendant une éruption, malgré les risques que cela suppose. On estime qu’entre 15% et 85% des habitants évacués retournent dans les zones dangereuses malgré les mises en garde.
Les chercheurs ont examiné les impacts des éruptions passées sur les zones autour des volcans afin de comprendre comment il serait possible de protéger les personnes et les moyens de subsistance au moment des éruptions. Ils ont enquêté sur les circonstances des décès provoqués par toutes les éruptions volcaniques dans le monde et consulté des archives sur une période de 30 ans. L’équipe scientifique a également interviewé des personnes ayant eu à faire face à une activité volcanique prolongée en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Selon les données recueillies, environ 75% des victimes se trouvaient dans une zone où il avait été conseillé ou ordonné à la population de partir. Les résultats de l’étude ne sont pas vraiment surprenants. Lors de l’éruption du Merapi (Indonésie) en 2010, dans une note intitulée « Merapi mon amour », j’ai expliqué que la plupart des victimes étaient des personnes qui tentaient de protéger leurs biens. Les chercheurs indiquent que plus de 70% des décès sont survenus une semaine ou plus après la première séquence éruptive.
Les entretiens avec les victimes permettent de mieux comprendre les raisons pouvant inciter ces habitants à prendre des risques. La plupart des personnes qui ont décidé de retourner dans les zones d’évacuation sont conscientes du risque encouru, mais elles désirent avant tout protéger leurs animaux, leurs moyens de subsistance, leurs biens ou leurs cultures. Seules quelques-unes sont revenues par curiosité ; la plupart sont revenues parce qu’en dehors de la protection de leurs biens, elles voulaient être avec leur communauté et espéraient trouver de l’aide dans leurs maisons.
Les conditions de vie difficiles dans les centres d’hébergement sont un autre facteur qui incite les personnes à revenir chez elles, malgré le danger. Par exemple, après l’éruption de Soufriere Hills à Montserrat en 1995, les personnes évacuées ont accepté de vivre dans des abris, mais les réserves de nourriture étaient insuffisantes et elles sont parties. Deux ans plus tard, en 1997, des victimes de l’éruption sont retournées dans la zone de danger où elles ont travaillé la terre pour venir en aide à leurs familles et d’autres personnes. Dix-neuf d’entre elles ont  été tuées en juin 1997 lors d’une recrudescence d’activité dans le périmètre de sécurité.
Source: The Watchers.

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 A study by researchers from the United Kingdom and Trinidad and Tobago published in August 2019 has shown that residents who live within the vicinity of active volcanoes choose to remain in high danger zones during an eruption despite the risks. Between 15% and 85% of evacuated inhabitants go back to hazardous areas while still under warning.

The research team examined the impacts of past eruptions on areas around volcanoes in order to understand how to protect people and livelihoods in the midst of eruptions. They investigated the circumstances of human fatalities from all volcanic explosions worldwide, with available information over a 30-year period. The team also conducted interviews with victims who endured prolonged volcanic activity in Latin America and the Caribbean.

According to the data, about 75% of the casualties occurred inside a zone where people had been asked to evacuate. The results of the study do not really come as a surprise. During the 2010 eruption of Mt Merapi (Indonesia), I explained that most of the victims were those who were trying to protect their properties. The researchers indicate that more than 70% of the total fatalities happened a week or more after the first eruption.

The interviews with the victims provide a better insight into the pressures that may make these residents commit the risky actions. Most people who decided to go back to the evacuation zones know the risk but they were apparently pressured to protect animals, livelihoods, assets, or crops. Only a few came back out of curiosity, but most of them returned simply because aside from protecting properties, they wanted to be with their community and seek relief in their homes.

Another factor that contributes to people leading to the risky decision is the difficult situations in evacuation centers. For instance, after Soufriere Hills erupted on Montserrat in 1995, people tried to survive in shelters where there was a short food supply. Two years later, in 1997, the people affected returned to the evacuated zone to harvest crops for their families and others. 19 people were then killed during an upsurge in activity in the evacuation zone in June 1997.

Source: The Watchers.

En 2010, la plupart des victimes de l’éruption du Merapi se trouvaient à l’intérieur de la zone de danger (Crédit photo: Wikipedia)

Mayon (Philippines): L’éruption de 2018 // The 2018 eruption

Le Mayon reste très actif, même si l’intensité de l’éruption semble avoir légèrement diminué. Dans ses derniers bulletins, le PHILVOCS indique que de petites fontaines de lave sporadiques sont toujours observées au sommet, ainsi que des coulées de lave sur les flancs du volcan. La cendre s’évacue en général sous forme de panaches blancs à gris clair de faible hauteur, à l’exception de certains événements qui génèrent des panaches gris foncé qui montent plus haut au-dessus du cratère. L’activité s’accompagne de forts grondements audibles dans un rayon de 10 kilomètres. On observe toujours des coulées pyroclastiques et des coulées de lave. Ces coulées descendent les ravines Miisi, Basud et Bonga. Les coulées de lave dans les ravines Miisi et Bonga-Buyuan ont avancé respectivement sur 3,2 kilomètres et 4 kilomètres depuis le sommet. Des effondrements de blocs se produisent régulièrement sur les fronts et les marges des coulées au cours de leur progression. Les émissions de SO2 atteignaient en moyenne 3 066 tonnes par jour le 1er février 2018. Les mesures GPS indiquent une inflation de l’édifice volcanique depuis les mois d’octobre et novembre 2017. Cela montre que le magma continue à exercer une pression au cours de son ascension.
Le niveau d’alerte 4 reste en vigueur sur le Mayon.
Le PHILVOCS demande constamment au public de ne pas entrer dans la zone de danger de huit kilomètres de rayon et de se méfier des coulées pyroclastiques et des lahars susceptibles d’emprunter les ravines qui entaillent les flancs du volcan. Il est conseillé aux pilotes d’éviter de voler près du sommet du Mayon car la cendre émise par de soudaines éruptions peut être dangereuse pour les avions.
Source: PHILVOCS.

Les autorités locales ont ordonné à toutes les personnes vivant en dehors de la zone de danger de huit kilomètres de quitter les hébergements provisoires afin de résoudre le problème de surpeuplement dans les centres d’évacuation. L’occupation idéale des écoles est une salle de classe pour huit à dix familles mais actuellement, le taux d’occupation est d’une salle de classe pour 20, voire 30 familles. Le PHILVOCS a indiqué aux autorités locales que les personnes qui vivent à moins de neuf où dix kilomètres du cratère sont en sécurité. En effet, en prenant en compte l’histoire éruptive du Mayon, la distance maximale atteinte par les coulées pyroclastiques est de sept kilomètres. Le kilomètre supplémentaire ajouté à la zone de danger est une simple précaution en cas de scénario catastrophe.
Suite à la décision de déloger les personnes à l’extérieur de la zone de danger de 8 km, les camions de la police, de l’armée et des unités gouvernementales vont récupérer les personnes évacuées et les conduire à leur domicile. On s’attend à ce que certains habitants ne soient pas d’accord pour partir, par crainte de ne plus bénéficier des produits de première nécessité et d’autres avantages. Cependant, les autorités ont assuré à toutes les familles qu’il y aurait une distribution continue et qu’elles pourraient également bénéficier du programme «argent contre travail».
Une fois l’opération de transfert terminée, certaines personnes hébergées dans des centres d’évacuation surpeuplés seront conduites dans les écoles et les salles de classe qui vont se trouver libérées. Toutefois, des véhicules militaires et de police restent prêts à intervenir si une évacuation rapide s’avérait nécessaire.
Source: Manila Bulletin.

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Mt Mayon is still very active, even though the intensity of the eruption seems to have slightly decreased. In its latest updates, PHILVOCS indicates that the volcano continues to exhibit sporadic and weak lava fountaining, continuous lava effusion and degassing from the summit crater. Much of the activity produces low white to light-gray plumes, with the exception of some events that produce higher gray ash plumes. The activity is accompanied by loud, booming sounds audible within 10 kilometres away. Episodes of pyroclastic and lava flows are still observed. They travel down the Miisi, Basud and Bonga gullies.The Miisi and Bonga-Buyuan lava flows have advanced to 3.2 kilometres and 4 kilometres, respectively, from the summit crater. Rockfall events are generated by the collapsing lava front and margins of the advancing lava flows. SO2 emissions reached an average of 3,066 tons per day on February 1st 2018. GPS measurements still indicate a sustained inflation of the edifice since November and October last year, which is consistent with pressurization by magma intrusion.

The alert level 4 remains in effect over Mayon Volcano.

PHILVOCS reminds the public to refrain from entering the eight kilometre-radius danger zone and to be additionally vigilant against pyroclastic flows and lahars along channels draining the edifice. Pilots are advised to avoid flying close to the volcano’s summit as ash from any sudden eruption can be hazardous to aircraft.

Source: PHILVOCS.

Authorities have ordered a decamp of all persons living outside the eight-kilometre danger zone to solve the problem of heavy congestion in the evacuation centres. The ideal ratio of classroom to evacuees is one room per eight to 10 families but currently, the ratio is at one classroom per 20 and even 30 families. PHILVOCS has said to local authorities that those living within nine and 10 kilometres away from the crater are already safe. Volcanologists also explained that, based on the history of Mayon’s eruption, the farthest distance of pyroclastic flows is seven kilometres away from the crater.The additional one kilometre serves as a precaution for a worst-case scenario.

As a consequence of the decision to decamp the persons outside the 8-km danger zone, trucks from the police, military and local government units will fetch the evacuees and transport them back to their houses. Some of the residents are expected to resist the decamp for fear that they will no longer avail of the relief goods and other benefits. However, authorities assured those economically-displaced families living outside the 8-km danger zone that there will be a continuous distribution of relief goods and they can also avail of the cash-for-work program.

Once the decamp is performed, some of the evacuees in congested evacuation centres will be transferred to schools and classrooms vacated as a result of the decamp. Military and police vehicles will be placed on standby if in case there is a need for quick evacuation.

Source: Manila Bulletin.

Carte des zones menacées par les coulées pyroclastiques (Source : PHILVOCS)

Un No Man’s Land autour du Mayon (Philippines)? // A No Man’s Land around Mayon Volcano (Philippines)?

Le chef de la Protection Civile philippine a suggéré que la zone de danger permanent autour du Mayon soit transformés en «no man’s land» définitif pour éviter d’évacuer des milliers d’habitants chaque fois que le volcan entre en éruption. En outre, alors que des milliers de personnes ont été évacuées de la zone de danger, de nombreux villageois viennent en cachette vérifier que tout va bien dans leurs maisons ou leurs fermes. De plus, la police et l’armée doivent intervenir pour empêcher des touristes de s’approcher du Mayon.
Le président philippin, Rodrigo Duterte, a approuvé l’idée de créer un «no man’s land» permanent autour du Mayon. Il a toutefois fait remarquer que le gouvernement devrait probablement exproprier des propriétaires privés et qu’une telle mesure pourrait engendrer « un nouveau problème social ».
La proposition est difficile à mettre en oeuvre car des milliers de villageois aux ressources très modestes se sont installés au fil des ans à l’intérieur de la zone officielle de danger permanent de 6 kilomètres de rayon autour du volcan, où ils ont survécu pendant des générations.
Lorsque l’activité du Mayon s’est intensifiée ce mois-ci, les autorités ont agrandi la zone de danger et, de ce fait, obligé des milliers d’autres personnes à aller s’installer dans des dizaines de centres d’hébergement d’urgence où une baisse des aides commence à se faire cruellement sentir.

Il y a quinze jours, les autorités d’Albay ont décrété l’état de catastrophe naturelle pour la province qui regroupe plus de 1,3 million de personnes. Cela a permis de débloquer plus rapidement des fonds de secours.

En tout, plus de 80 000 villageois ont fui vers des écoles transformées en abris d’urgence, et où on observe un manque de toilettes et d’autres problèmes de promiscuité.
Un parc national pourrait être créé au pied du Mayon. Des arbres pourraient y être plantés. Ils joueraient le rôle de tampon pour arrêter les inondations et les lahars dévastateurs qui menacent de recouvrir des villes et des villages. Le premier travail des autorités locales sera de trouver une solution pour les personnes qui travaillent dans la terre qu’elles possèdent et qui ont un titre de propriété à leur nom.
Sources: ABC News et The Seattle Times.

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The head of the Philippine Civil Defense has recommended that villages in the danger zone around erupting Mount Mayon be turned into a permanent « no man’s land » to avoid evacuating thousands of residents each time the volcano explodes. Besides, while thousands have evacuated areas around the volcano, many villagers have sneaked back in to check on their homes, farms and animals, and police and army troops have struggled to turn back tourists who want a closer view of Mayon.

Philippine President Rodrigo Duterte expressed support for the recommendation to create a permanent « no man’s land ». But he said the government may have to expropriate land from private owners and added that such a move could spark « a social problem again. »

The proposal is complicated given that thousands of impoverished villagers have settled through the years in a government-declared 6-kilometre permanent danger zone around Mayon, where they have survived on farming for generations.

As Mayon grew more restive this month, authorities expanded the danger zone to cover more communities and forced thousands more to swarm into dozens of emergency school shelters where provincial disaster funds were running low.

Albay officials declared the entire province of more than 1.3 million people under a state of calamity two weeks ago to allow faster releases of disaster funds. In all, more than 80,000 villagers have fled to dozens of schools turned into emergency shelters, where a lack of toilets and other problems with congestion have emerged.

A national park in Mayon’s shadow could be expanded around the base of the volcano where trees could grow partly as a buffer to stop volcanic floodwater and mudflows from devastating nearby towns and cities. The first thing that local authorities have to find out is what would be the solution for people who are there tilling the land which they own and is titled in their name.

Sources: ABC News & The Seattle Times.

Source: Wikipedia

Eruption du Mt Agung (suite) // Mt Agung’s eruption (continued)

Comme je l’ai écrit précédemment, le Mont Agung reste très actif, même s’il ne perturbe plus la vie sur l’île de Bali. Un nouvel épisode éruptif a eu lieu le 19 janvier 2018, avec une colonne de cendre s’élevant jusqu’à 2 500 mètres au-dessus du cratère. La sismicité a augmenté pendant environ 2 minutes au cours de l’événement. Une incandescence est souvent observée lors des éruptions au niveau du cratère.
Les villageois, ainsi que les touristes et les randonneurs, sont priés de ne pas pénétrer dans la zone de sécurité de six kilomètres de rayon autour du Mont Agung. Cette zone peut être étendue ou modifiée à tout moment, en fonction des évaluations de la situation effectuées régulièrement par les autorités. Les habitants de 12 villages ont été évacués vers des hébergements provisoires dans les districts voisins. Malgré le danger potentiel, les personnes vivant en dehors des villages sous la menace du volcan peuvent continuer leurs activités quotidiennes, mais elles doivent rester vigilantes et suivre les instructions données par les autorités.
La situation actuelle sur le Mont Agung va probablement durer assez longtemps, pendant des semaines, voire des mois. Les dernières photos du cratère (elles sont malheureusement très rares) montraient un système ouvert permettant l’évacuation de la pression des gaz à l’intérieur de l’édifice, comme cela s’est passé le 19 janvier. Tant qu’aucun dôme ne se formera dans le cratère, le risque de coulées pyroclastiques sera très faible. Cependant, les gens doivent rester vigilants car les fortes pluies peuvent déclencher des lahar sur les pentes du Mont Agung.
Sources: VSI et journaux indonésiens.

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As I put it before, Mt Agung is still quite active, although it is no longer disturbing life on the island of Bali. An eruptive episode occurred on January 19th 2018, with an ash column that rose up to 2,500 metres above the crater. Seismicity increased some 120 seconds during the event. A bright glow from the crater is often spotted during eruptions.
Villagers, as well as tourists and hikers, are asked to avoid any areas within the six-kilometre radius safety zone around Mt Agung. This area may be expanded or changed at any time, depending on the evaluations conducted regularly by the authorities. People from the 12 disaster-prone villages have been evacuated to emergency camps in nearby districts. Despite the potential danger, people living outside the disaster-prone villages may go about their business as usual, but they need to stay vigilant and follow the instructions issued by the authorities.

The situation on Mt Agung is likely to last quite a long time, for weeks or even months. The last photos of the crater (they are unfortunately very rare) showed an open system allowing the periodical release of the pressure within the edifice, as this happened on January 19th. As long as no dome is building up within the crater, the risk of deadly pyroclastic flows will be very low. However, people should remain alert about the volcanic mud that flows from the rivers on Mount Agung.

Sources: VSI and Indonesian newspapers.

Capture d’image de la webcam

Extension de la zone de danger du Vésuve (Italie) // Extension of Mt Vesuvius danger zone

drapeau-francaisOn sait depuis longtemps que, si le Vésuve entre en éruption, la moitié de la population de Naples sera en danger. C’est la raison pour laquelle 63 bourgades et villages, situés dans les provinces de Naples et de Salerne, viennent d’être ajoutés à la liste des localités qui se trouvent dans la zone de danger. La nouvelle « zone jaune » rassemble un million de personnes susceptibles d’être exposées à des retombées de cendre et de roches dans l’éventualité d’une forte éruption du volcan.
600 000 habitants se trouvent déjà dans une « zone rouge » proche du Vésuve. Cette zone serait sous la menace de coulées pyroclastiques qui dévaleraient les flancs du volcan en brûlant tout sur leur passage.
Un document de la Protection Civile publié cette semaine indique que même une éruption relativement modeste, nettement moins dévastatrice que celle qui a détruit Pompéi en 79 après JC, affecterait sérieusement une vaste zone autour de Naples. Une coulée pyroclastique pourrait déverser assez de cendre dans la zone rouge pour détruire des biens. On estime qu’un bâtiment sur 20 pourrait s’effondrer sous le poids des matériaux vomis par le Vésuve.
La dernière éruption dévastatrice a eu lieu en 1631et a tué 6000 personnes. Une éruption mineure a émis quelques nuages de cendre et des coulées de lave en 1944.
Le plan d’urgence pour la région de Naples suppose l’évacuation des 600 000 habitants de la zone rouge dans les 72 heures, quand seront détectés les signes avant-coureurs d’une éruption majeure.
NDLR : Naples se situe dans le sud de l’Italie, pas au Japon. L’évacuation d’un si grand nombre de personnes – souvent indisciplinées – ne sera pas tâche facile!
Source: The Independent.

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drapeau anglaisIt has been known for a long time that if Mt Vesuvius happened to erupt, half the population of Naples would be at risk. This is the reason why a new assessment has added 63 towns and villages to the list of municipalities that lie in the danger zone. 63 municipalities, in the provinces of Naples and Salerno, have been placed in a new “yellow zone” containing a million people because they would experience falling ash and rocks in the event of a significant eruption.
That is in addition to the 600,000 residents in a “red zone” closest to Vesuvius, who have already been warned they are most at risk. People living this near face pyroclastic flows that would rip down the sides of the volcano and burn and blast everything in their path.
A civil protection agency document published this week warned that even a relatively modest eruption, significantly smaller that the explosion that devastated nearby Pompeii in 79AD, would affect a vast area surrounding Naples. A pyroclastic surge might throw enough ash into the area around the red zone to destroy property, with one building in 20 having material dumped on it able to cause its collapse.
The last devastating eruption occurred in 1631, killing 6,000 people. There was a smaller explosion with some ash clouds and lava flows in 1944.
An emergency plan for the region calls for the evacuation of all 600,000 residents in the red zone within 72 hours if warning signs of a major eruption are detected.

NB: Naples lies in southern Italy, not in Japan. Evacuating so many – often undisciplined – people would be a very hard task!
Source : The Independent.

Naples_modifié-1

Photo: C. Grandpey

Sinabung (Sumatra / Indonésie): Extension de la zone de danger // The danger zone has been extended

drapeau francaisLa zone de danger autour du Sinabung a été élargie hier dimanche après une nouvelle explosion et l’apparition d’avalanches incandescentes qui sont allées plus loin que prévu. L’événement a déclenché un vent de panique parmi les habitants sur les flancs de la montagne.
L’explosion s’est produite juste après minuit et a provoqué une évacuation mouvementée. Selon le Jakarta Post,  » les hommes avec les visages couverts de cendre dévalaient les pentes du volcan sur des motos, suivis par camions avec des femmes et des enfants dont beaucoup pleuraient. Les autorités locales aboyaient des ordres à l’aide de porte-voix tandis que s’abattait une pluie de roches et de débris ».
Plus de 50 éruptions avaient déjà été enregistrées samedi (voir ma note précédente) avec des nuées ardentes qui atteignaient 5 km de longueur sur le versant SE du volcan. La zone de danger au SE du volcan a été étendue de cinq à sept kilomètres du cratère.
Les soldats ont participé à l’opération de sauvetage dans deux villages (Jewara et Pintu Besi), à environ sept kilomètres du cratère, où les maisons et les fermes ont été recouvertes de cendre grise.

Les évacués se lamentent. L’un d’eux a déclaré : « Nous en avons assez d’être ici … Nous avons tout perdu Nous nous interrogeons sur nos vies après cette catastrophe.» Il n’est pourtant pas question pour ces personnes de rentrer chez elles avant le 18 janvier au mieux.
Quand on regarde la politique de sécurité mise en place par les Indonésiens, on se dit c’est un miracle qu’il n’y ait pas de victimes directes de l’éruption. Heureusement, le Sinabung est un peu moins élevé et les pentes sont moins raides que celles du Merapi, par exemple.

Je n’arrive pas à comprendre la politique ‘pas à pas’ conduite par les Indonésiens pour étendre la zone de danger. Cette même politique a été adoptée sur le Merapi en 2010 et elle a eu pour résultat plus de 300 morts ! Même chose sur Kelut en 1966 ! Puisqu’au final il faudra étendre cette zone à la distance maximale de sécurité, pourquoi ne pas le faire dès le début de l’éruption? Je sais qu’il est très difficile d’évacuer des milliers de personnes qui sont fortement attachés à leurs fermes sur les pentes d’un volcan, et qu’il faut prévoir des infrastructures pour les héberger. Cela fait partie de ce qu’on appelle les plans de prévention.  Le problème est de savoir si on veut sauver des vies ou pas. Il est également vrai que la notion de mort en Indonésie est très différente de la nôtre dans les pays occidentaux.

Voici une nouvelle galerie d’images de l’éruption et ses conséquences pour la population:

http://www.theguardian.com/world/gallery/2014/jan/05/indonesia-mount-sinabung-volcano-erupts-again-in-pictures#/?picture=426305076&index=10

 

 

drapeau anglaisThe danger zone around Mount Sinabung was extended on Sunday after it exploded again and spewed hot gas avalanches farther than expected, sending panicked residents streaming down the sides of the mountain.

The explosion occurred just after midnight and triggered a panicked evacuation. According to the Jakarta Post, “men with ash-covered faces streamed down the slopes of the volcano on motorcycles, followed by truckloads of women and children, many crying. Officials barked out orders on bullhorns as rocks and debris rained from the sky”.

More than 50 eruptions had already been recorded on Saturday (see my previous note) with pyroclastic flows down the southeastern slopes up to five kilometres away. The danger zone southeast of the volcano was extended from five to seven kilometres from the crater.

Soldiers joined the rescue operation in two villages of Jewara and Pintu Besi, about seven kilometres from the crater, where homes and farms were caked in grey ash.

The evacuees are lamenting. Said one of them: « We were tired here … We’ve lost everything. We wonder about our lives after this disaster. » They won’t be allowed to return to their homes before January 18th at best.

Judging from the security policy set up by the Indonesians, it’s a miracle to see that there are no direct casualties of the eruption. Fortunately, Mount Sinabung is less high and the slopes are less steep than those of Mount Merapi, for instance.

I fail to understand the Indonesian step by step measures to extend the danger zone. They were adopted on Mount Merapi in 2010 and led to more than 300 deaths! Same on Kelut in 1966! In the end, the danger zone will have to be extended to the maximum distance, so why not do it from the beginning of the eruption? I know it is very difficult to evacuate thousands of people who are strongly attached to their farms on the slopes of the volcano, and to set up infrastructures to accomodate them.  The problem is to know whether you want to save lives or not. It is also true that the notion of death in Indonesia is very different from ours in western countries.

Here is another gallery of photos of the eruption and its consequences for the population:

http://www.theguardian.com/world/gallery/2014/jan/05/indonesia-mount-sinabung-volcano-erupts-again-in-pictures#/?picture=426305076&index=10

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On voit très bien sur cette capture d’image de la webcam la trajectoire empruntée par les coulées pyroclastiques.