Kilauea (Hawaii / Etats Unis): Ça bouge! // Significant changes!

drapeau francaisL’activité au sommet du Kilauea connaît actuellement de profonds changements et le HVO a publié un rapport spécial pour expliquer la situation.
Après avoir débordé sur le plancher du cratère de l’Halema’uma’u, la lave redescend maintenant rapidement dans le pit crater. Son niveau se trouve actuellement à une soixantaine de mètres sous le plancher (voir photo ci-dessous). La lave n’est plus visible depuis la terrasse du Jaggar Museum où le spectacle a perdu une grande partie de son intérêt. Dommage pour les retardataires!
Cette brusque baisse du niveau du lac de lave s’est accompagnée de changements dans la déformation du sommet et la sismicité. Avec la baisse du niveau du lac de lave, la tendance inflationniste observée précédemment dans la zone sommitale s’est transformée en une tendance déflationniste centrée près de l’Halema’uma’u Crater. Le 13 mai, le point central de la déformation a migré vers la partie sud de la caldeira du Kilauea et la Southwest Rift Zone (SWRZ) où une inflation rapide a été enregistrée.

Southwest-rift-zone-blog

Vue de la Southwest Rift Zone  (Photo:  C. Grandpey)

Cette évolution de la déformation s’est accompagnée d’un changement d’orientation de l’activité sismique qui est partie du sommet du Kilauea, de Upper East Rift Zone (ERZ), et de la SWRZ pour arriver dans la partie sud de la caldeira du Kilauea et la partie supérieure de la SWRZ (impacts sismiques en bleu sur la carte).

Kilauea-sismo

Source:  HVO.

Au cours de cette période d’activité élevée au sommet, il n’y a eu aucun changement significatif dans le comportement du Pu’uO’o.

Ces récents changements observés au sommet du Kilauea suggèrent que le magma a migré vers une zone peu profonde sous la partie sud de la caldeira et vers la partie supérieure de la Southwest Rift Zone (SWRZ) où je n’irais pas traîner en ce moment. De toute façon, l’accès à ce secteur est interdit depuis l’apparition du lac de lave en 2008.

Le HVO indique qu’ « il est impossible de prévoir la suite de cette activité », mais identifie trois scénarios possibles qui pourraient se dérouler dans les prochains jours ou les prochaines semaines:

1. Le magma continue à s’accumuler dans la partie sud de la caldeira sommitale du Kilauea et la partie supérieure de la SWRZ à de faibles profondeurs. L’accumulation s’arrête ensuite sans qu’une éruption se produise.

2. Le magma continue d’accumuler dans la partie sud de la caldeira à de faibles profondeurs et il se produit une intrusion rapide dans la SWRZ. Une telle intrusion pourrait rester en l’état dans la zone de rift ou provoquer une éruption dans ce secteur. L’intrusion serait annoncée par un essaim sismique peu profond, un épisode de tremor, et des changements rapides dans la déformation de la surface du sol.

3. Le magma continue de s’accumuler dans la partie sud de la caldeira, monte vers la surface, et provoque une éruption dans la partie supérieure de la SWRZ et / ou dans la caldeira. Dans ce scénario, le HVO s’attend à observer une activité sismique plus forte et / ou un épisode de tremor dans la partie sud de la caldeira, ainsi que des fractures dans le sol.

Cependant, l’évolution globale de l’activité dans la zone sommitale et dans les zones de rift du Kilauea dans les prochaines semaines ou les prochains mois est difficile à prévoir. Le système de stockage du magma à l’intérieur du Kilauea est fortement sous pression en ce moment, et la situation est susceptible d’évoluer rapidement (dans les jours, voire les heures à venir).

Ce rapport du HVO montre les limites de la prévision volcanique à l’heure actuelle. Même si le  Kilauea est équipé d’un grand nombre d’instruments de mesure, nous ne sommes pas capables de prévoir l’évolution de son activité éruptive, même à court terme.

 —————————————————-

drapeau anglaisActivity at the summit of Kilauea is currently going through changes and HVO has released a Special report to explain the situation.

After overflowing onto the crater floor of Halema’uma’u, lava is now dropping within the pit crater. Its level is about 60 metres belox the crater floor.

The abrupt lowering of the lava lake level was accompanied by changes in summit deformation and seismicity. As the lava lake dropped, the inflationary trend previously observed in the summit area changed to a deflationary trend centered near Halema‘uma‘u Crater. On May 13th, the focus of deformation changed to the southern part of Kilauea’s summit caldera and the Southwest Rift Zone, where rapid and localized inflationary tilt was recorded.
This change in deformation was accompanied by a shift in the focus of earthquake activity from Kilauea’s summit, upper East Rift Zone (ERZ), and upper Southwest Rift Zone (SWRZ) to the southern part of Kilauea’s caldera and Upper SWRZ

During this period of elevated summit activity, there has been no obvious change in the behaviour of Pu’uO’o.

These recent changes at the summit of Kīlauea suggest that magma has moved into a shallow area beneath the southern part of the caldera and upper Southwest Rift Zone. HVO says “it is not possible to predict the exact outcome of this activity, but the Observatory identifies three possible scenarios that could play out in the coming days to weeks:

1. Magma continues to accumulate in the southern part of Kīlauea’s summit caldera and upper SWRZ at shallow depths, but then stops with no eruption.

2. Magma continues to accumulate in the southern part of the caldera at shallow depths and leads to a rapid intrusion into the Southwest Rift Zone. Such an intrusion could remain within the rift zone or erupt along the rift zone. A rift zone intrusion would be indicated by a swarm of shallow earthquakes, seismic tremor, and large, rapid changes in the deformation of the ground surface.

3. Magma continues to accumulate in the southern part of the caldera, rises toward the surface, and erupts in the upper SWRZ and/or in the caldera. With this scenario, HVO would expect to see even stronger earthquake activity and/or seismic tremor in the southern part of the caldera, as well as ground cracks.

However, the overall evolution of unrest in Kīlauea’s summit area and upper rift zones in the coming weeks to months is uncertain. The magma storage system within Kilauea is highly pressurized at this time, and future changes in the location of unrest—and the potential for eruption—could unfold quickly (in days to hours).

This report shows the limits of current volcanic prediction. Even though Kilauea volcano is equipped with a lot of instruments, we are not able to predict the evolution of its activity, even in the short term.Kilauea 15 mai

Chute du niveau de la lave dans le pit crater le 15 mai 2015  (Source:  HVO)

Etna (Sicile / Italie): C’est déjà fini? // Has eruptive activity come to an end?

drapeau francaisSi l’on en juge par l’évolution du tremor et de la sismicité au cours des dernières heures, il semble bien que l’activité éruptive au Nouveau Cratère SE touche à sa fin. Les images de la caméra thermique et celles de la webcam Radio Studio 7 montrent que la coulée est en cours de refroidissement. L’épisode éruptif n’aura pas été vraiment spectaculaire, à moins que l’Etna n’ait servi qu’un hors d’œuvre…

 ——————————————————

drapeau anglaisJudging from the tremor and seismicity during the past hours, it seems eruptive activity at the NSEC is coming to an end. The images of the thermal camera and those of the Radio Studio 7 webcam confirm that the lava flow is cooling. The eruptive episode was not really dramatic but Etna may just have served a side dish…

Etna-16-mai

Source:  INGV.

Les gaz toxiques du Mont Hood (Oregon) // Mount Hood’s toxic gases (Oregon)

drapeau francaisLa disparition des glaciers et un manteau neigeux moins épais font apparaître de nombreux problèmes sur le Mont Hood. Mais il en est un qui menace particulièrement les montagnards et les sauveteurs qui ont besoin de les atteindre en toute sécurité : l’augmentation du nombre de fumerolles visibles et accessibles. En raison des dangers associés aux fumerolles et aux gaz qui s’en échappent, les sauveteurs ont modifié leur mode d’approche et ce changement pourrait conduire à une augmentation des délais d’intervention.
Les fumerolles évacuent des gaz parfois mortels (SO2, CO2, H2S et CO) qui s’infiltrent dans le sol au cours de leur remontée depuis la chambre magmatique dans les profondeurs du Mount Hood. Tous ces gaz peuvent rendre les gens malades et certains d’entre eux peuvent être mortels. Même les gaz les moins toxiques peuvent entraîner un manque d’oxygène et entraîner une perte de connaissance, voire la mort.
Les bouches les plus actives du Mount Hood sont connues depuis longtemps. Les randonneurs savent les éviter dans les secteurs de Devil’s Kitchen et Hot Rocks.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D2iAk1j9WEM

Comme la montagne reçoit moins de neige à cause du réchauffement climatique, de nombreuses autres bouches se découvrent plus tôt dans la saison et à des endroits nouveaux.
Après deux sauvetages l’année dernière, les secouristes en montagne essayent d’élaborer des protocoles permettant d’aider les personnes en difficulté dans les zones fumerolliennes, tout en restant eux-mêmes en sécurité. À cette fin, ils ont examiné l’histoire passée du volcan. Ainsi, en 1934, un étudiant de l’Université de Washington a atteint le sommet du Mont Hood et a décidé d’atteindre une fumerolle. Il s’est retrouvé au milieu des gaz toxiques, il est tombé au sol et il est mort. Les sauveteurs n’ont pas pu l’atteindre en raison de la toxicité des gaz, même en utilisant des masques à oxygène.
Suite à une autre opération de secours en janvier dernier, les membres du comité de sécurité du Portland Mountain Rescue (PMR) ont réalisé qu’il s’agissait d’un risque pour lequel ils n’étaient pas préparés. Ils ont consulté des géologues, des médecins, des spécialistes en sécurité et ont examiné de nouveau l’histoire du volcan. Ils ont réalisé qu’ils n’étaient probablement pas en sécurité quand ils pénétraient dans une fumerolle même lorsque la victime d’un accident était consciente et appelait à l’aide.
Au cours des dernières semaines, les membres du PMR ont utilisé de petits détecteurs de gaz portables (comme ceux utilisés par les pompiers) pour tester les niveaux de gaz des fumerolles du Mount Hood. Ils ont constaté que les niveaux de H2S varient et que certaines concentrations sont trop élevées pour permettre aux sauveteurs d’intervenir. Après cette expérience, les responsables du PMR ont indiqué aux autorités qu’à l’avenir les sauveteurs ne seraient pas toujours en mesure de pénétrer dans les zones fumerolliennes comme ils l’ont fait au cours des deux derniers sauvetages. Cela signifie que seules des équipes spécialement formées et équipées devront intervenir auprès des personnes en difficulté dans ces secteurs. Cela signifie aussi que si les sauveteurs ne sont pas sur la montagne quand un accident est signalé, il faudra probablement trois ou quatre heures supplémentaires pour effectuer une intervention.
L’intérêt principal du PMR est d’informer ceux qui fréquentent le sommet du Mont Hood afin qu’ils soient sensibilisés à un risque dont ils ne sont pas toujours conscients. Les secouristes veulent éviter d’être considérés comme des héros qui prennent des risques. Ils se considèrent uniquement comme des spécialistes capables de réduire les risques à des niveaux gérables dans des environnements dangereux.
Source: The Oregonian.

 ———————————————

drapeau anglaisDisappearing glaciers and a lighter snowpack create many problems on Mount Hood. But a new one – an increase in visible and accessible fumaroles – is creating a dangerous new challenge for climbers and the rescuers who need to reach them safely.

Because of the dangers associated with fumaroles and their escaping gases, rescuers have changed how they will approach them. And that change could lead to increased response times.

Fumaroles vent sometimes deadly gases that percolate up from deep inside Mount Hood’s magma chamber. They can spew SO2, CO2, H2S and CO. All of these gases can make people sick and some of them can be deadly. Even less toxic gases can displace oxygen and lead to loss of consciousness or death.

Some of the hotter, gassier vents on Mount Hood are long-recognized. Climbers know to avoid them near the Devil’s Kitchen and Hot Rocks areas. As the mountain has lost snow due to warmer conditions and less snowfall, many other vents have become visible earlier in the climbing season at previously unseen locations.

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=D2iAk1j9WEM

After two fumarole rescues in the past year, mountain rescuers are working to develop protocols to deal with bringing those climbers to safety. And to keep themselves safe. For this purpose, they examine the past history of the volcano. In 1934 a University of Washington student, reached the summit and decided to climb a fumarole. He was overcome by the toxic gases, fell in and died. Other rescuers were unable to reach him because of the toxicity of the gas, even using oxygen masks.

Following another fumarole rescue last January, members of Portland Mountain Rescue (PMR)’s safety committee realized it was a risk they to which they were not accustomed. So they consulted expert geologists, doctors, safety experts and looked back at the historical record. They realised that it may not be safe to enter a fumarole even when the patient is conscious and calling out.

During the past several weeks PMR members used small portable gas monitors like those used by firefighters to test gas levels in Mount Hood fumaroles. They found that the levels of hydrogen sulphide varied, with some being too high for rescuers to enter.

PMR notified officials that PMR rescuers may not always be able to enter fumaroles as they did during the past two rescues. That may mean that only specially trained and equipped teams will be able to bring fallen climbers to safety. And if those rescuers aren’t on the mountain when an accident is reported, it may take them three to four additional hours to respond.

PMR’s primary interest is to get the word out so that climbers are educated about a risk they may not be conscious of. The rescuers want to avoid being characterized as risk-taking heroes. They think of themselves as experts in reducing risks to manageable levels in otherwise dangerous environments.

Source : The Oregonian.

Mount-Hood-2

Photo:  C.  Grandpey

L’Ile de la Déception (Iles Shetland du Sud) : Baleines, manchots, science…et pétrole // Deception Island (South Shetlands): Whales, penguins, science…and oil

drapeau francaisL’île de la Déception appartient à l’archipel des Shetland du Sud dans l’Océan austral. Elle est située à environ 120 km au nord de la Péninsule Antarctique. Les seuls lieux habités sont des bases de recherche scientifique dépendantes des forces armées argentines et espagnoles.

L’île est connue pour sa baie, Port Foster, l’une des mieux protégées des vents et de la houle, et pour son volcan dont les dernières éruptions, en 1967 et 1969, infligèrent de gros dégâts aux bases scientifiques. L’île de la Déception abrite plusieurs importantes colonies de manchots à jugulaire. Elle est une destination prisée des croisières en Antarctique.

La Déception présente une caldeira en forme de fer à cheval qui s’est formée il y a plus de 10 000 ans pendant une éruption explosive qui a émis plus de 30 km³ de matériaux. Elle a été découverte par le Capitaine britannique William Smith en 1820 et a ensuite été utilisée dans le cadre de la chasse au phoque et à la baleine avant de trouver sa vocation moderne comme site scientifique et touristique.
Convoitée autrefois par le Royaume-Uni, le Chili et l’Argentine, la Déception offre un environnement clos exceptionnel pour étudier et surveiller un « volcan sous la glace ». Cependant, deux éruptions successives en 1967 et 1969 ont surpris tout le monde et causé de sérieux dégâts aux infrastructures scientifiques existantes. Les observatoires argentin et espagnol sont les seuls à exister encore de nos jours.
Les éruptions qui ont secoué l’Ile de la Déception sont de type sous-glaciaire. L’île possède un glacier d’une centaine de mètres d’épaisseur qui repose sur le plancher océanique. Normalement, on pourrait s’attendre à ce que le contact de la lave avec la glace entraîne une vaporisation de cette dernière et génère de simples panaches de vapeur. Mais il en va autrement sur l’Ile de la Déception. Au cours de son ascension, la lave se déplace lentement et elle a une forte teneur en eau. En conséquence, elle provoque la fonte du glacier qui, en plus de la vapeur, déverse des flots de boue qui ont causé la destruction des stations scientifiques britannique et chilienne.

D’un point de vue volcanique, l’Ile de la Déception est un mystère. De nombreux volcans comme ceux de la Chaîne des Cascades aux Etats-Unis naissent  par phénomène de subduction et les éruptions se produisent en général sur terre. La plupart des volcans en mer, comme Hawaï et les Açores, sont généralement décrits comme des points chauds. .
Pendant un temps, les scientifiques ont pensé que la Déception pourrait être un exemple exceptionnel de subduction océanique. Toutefois, une étude récente a révélé que les Shetland du Sud sont probablement une zone de rift. Au lieu d’entrer en collision, les plaques s’éloigneraient l’une de l’autre, entraînant la création d’une nouvelle croûte océanique.
Des relevés géophysiques détaillés sont effectués dans la zone de l’Ile de la Déception depuis 2000 ; ils sont principalement financés par les Espagnols. Les recherches géologiques entreprises par le Royaume Uni ont, elles aussi, pris de l’ampleur. On peut se demander pourquoi les gouvernements investissent autant d’argent dans la recherche autour de l’île de la Déception. Ce n’est malheureusement pas dans un but purement scientifique. On sait que les zones de rift se remplissent de matériaux laissés par les éruptions volcaniques et d’autres sédiments provenant de l’érosion des bordures du rift. Ce processus est essentiel dans l’apparition du pétrole. Par sa situation, la Déception est l’endroit idéal pour observer les processus de rift car Port Foster, le port naturel, met les scientifiques à l’abri des fureurs du climat antarctique.
Ce processus de rift est la raison pour laquelle on trouve du pétrole en Mer du Nord. Le pétrole ne se trouve pas exactement sur le rift, mais à une certaine distance de celui-ci. De la même manière, on ne découvrira probablement pas de pétrole sur l’Ile de la Déception, mais la compréhension du processus de rift donnera une forte indication de la présence ou non du pétrole au nord des îles Shetland du Sud. La Déception sans pétrole est donc aussi précieuse que la Déception avec pétrole !
Source: Université d’Aberdeen (Royaume-Uni).

 ———————————————

drapeau anglaisDeception Island belongs to the South Shetland Archipelago, about 120 km north of the Antarctic Peninsula.  It is a scientific outpost, with Argentine and Spanish research bases. It is known for its bay, Port Foster, one of the best shelters against the winds and the swell, and for its volcano whose last eruptions in 1967 and 1969 caused severe damage to the scientific bases. Deception has become a popular tourist stop in Antarctica because of its several colonies of chinstrap penguins.

Deception Island evinces a horseshoe-shaped caldeira that was produced more than 10,000 years ago by an explosive eruption that scattered more than 30km³ of material. It was discovered by the British Captain William Smith in 1820 and was subsequently used for purposes such as seal hunting and whaling before finding its modern calling as a site for science and tourism.

Claimed in the past by the UK, Chile and Argentina, it provides a unique enclosed environment in which to monitor a “volcano under the ice”.  However, the two consecutive eruptions of 1967 and 1969 went unpredicted and caused heavy damage. Only the Argentinian and the Spanish observatories still exist.

The volcanic events at Deception were subglacial eruptions. The island is situated in a place where there is a glacier on the ocean floor about 100 metres thick. Scientists would normally expect that if this were hit by lava from below, it would evaporate benignly into steam.

But the lava moving upwards at Deception has several qualities that made things happen differently: it moves slowly and it has high water content. This meant that it turned the glacier into meltwater as well as steam, creating a large overflow of mud to the surface. This was the main cause of the destruction of the UK and Chilean scientific stations.

From a volcanic point of view, Deception is a great puzzle. Many volcanoes are caused by subduction, like the Cascade Range in the U.S. The eruptions that scientists have observed happened on land. Most volcanoes at sea are like Hawaii and the Azores, and usually described as hot spots.  .

For a time, scientists thought that Deception might be an unusual example of subduction happening in the ocean. But a more recent hypothesis is that the South Shetlands may be a rift zone. Instead of colliding, the plates might be moving away from each other, creating new oceanic crust in the process.

Detailed geophysical surveys have been carried out across Deception since 2000, mainly financed by Spanish projects. UK geological research on the island has also been extensive. One may be wondering why governments have spent so much money on research in the Deception Island area. Unfortunately, it was not only with a purely scientific purpose. Rifts fill up with the remains of volcanic explosions and other sediment eroded from the margins of the valley. This process is critical for the production of oil. Located at the western edge of the arc, Deception is the ideal place to observe rift processes because Port Foster, the natural harbour, shelters scientists from the harsh Antarctic weather.

Rifting is the reason for all the oil in the North Sea. The oil is not deposited where the rift is located, but some distance away. In the same way, there is almost no likelihood of an oil discovery on Deception Island. But understanding the process of rifting there will be a strong indication that there is oil to the north of the South Shetland Islands. So Deception without oil is as valuable as Deception with oil.

Source : University of Aberdeen (UK).

Deception-blog

Source:  Wikipedia