Nouvelles restrictions d’accès au Stromboli (Sicile) // New access restrictions to Stromboli (Sicily)

Au vu de l’intensification de l’éruption du Stromboli (Sicile) ces deniers jours, et afin d’assurer la sécurité des visiteurs, le maire de Lipari vient de publier une nouvelle ordonnance modifiant les conditions d’accès au volcan. Ces dernières ont été décidées en concertation avec la protection Civile et les responsables scientifiques. Elles sont mises en application dès le 13 octobre 2022.

Côté Stromboli, l’accès aux visiteurs est interdit à partir de l’altitude de 290 mètres jusqu’à la zone sommitale du volcan. Jusqu’à la cote 290, il sera possible de grimper sur le volcan uniquement avec l’accompagnement de guides de montagne et / ou volcanologiques autorisés, par le sentier « Via Salvatore Di Losa – strada vicinale Parroco – Sentiero Naturalistico – Salita al Vulcano ».

Côté Ginostra, interdiction similaire pour le sentier Punta Corvi, depuis altitude 130 m jusqu’à la zone sommitale. Jusqu’à 130 m, l’accès n’est autorisé qu’accompagné de guides autorisés.

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In view of the intensification of the eruption at Stromboli (Sicily) in recent days, and in order to ensure the safety of visitors, the mayor of Lipari has just published a new ordinance modifying the conditions of access to the volcano. These were decided in consultation with Civil Protection and scientific officials. They are implemented from October 13th, 2022.

On the Stromboli side, access to visitors is prohibited from an altitude of 290 meters up to the summit area of ​​the volcano. Up to 290 m, it will be possible to climb the volcano only with the accompaniment of authorized mountain and / or volcanological guides, using the footpath « Via Salvatore Di Losa – strada vicinale Parroco – Sentiero Naturalistico – Salita al Vulcano » .
On the Ginostra side, there is a similar prohibition for the Punta Corvi trail, from 130 m a.s.l. to the summit area. Up to 130 m, access is only permitted with authorized guides.

Des feux clignotants sur la plage de Reynisfjara (Islande) // Warning lights on Reynisfjara beach (Iceland)

Suite à plusieurs accidents mortels sur la plage de Reynisfjara (voir notes sur ce l blog), les autorités islandaises ont finalement décidé d’installer un feu rouge clignotant qui indiquera aux visiteurs les moments où les vagues sont vraiment dangereuses. Le feu sera installé au cours des trois prochaines semaines. De puissantes vagues et des lames de fond sur la plage ont été à l’origine de plusieurs accidents mortels, malgré des panneaux qui demandent aux visiteurs de ne pas s’approcher du rivage.
Le feu clignotera en Orange ou en Rouge en fonction des conditions sur la plage. Le code couleur est basé sur un système de prévision des vagues que l’Administration des routes et du littoral a commencé à développer il y a cinq ans. Le responsable de l’Administration explique qu' »avec [le système de prévision] nous pouvons prévoir avec un certain degré de certitude le comportement des vagues ». Le risque a été codé en vert, jaune et rouge en fonction du danger posé par les vagues à Reynisfjara.
Le feu sera installé près du parking et du sentier qui conduit à Reynisfjara et n’utilisera jamais la couleur verte. Il clignotera en Orange en permanence et il sera Rouge lorsque les conditions seront mauvaises. Ce feu sera la première étape du système de prévention. Les autorités vont voir comment les choses se passent et si les gens respectent le feu.
Des caméras seront également installées près de la plage pour permettre aux autorités d’observer les vagues et de tenir compte de ces observations dans les prévisions.
Source : médias d’information islandais.

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After several fatal accidents at Reynisfjara beach (see posts on this blog), Icelandic authorities have finally decided to install a flashing red light to warn visitors of dangerous waves. The light will be installed within three weeks. Powerful sneaker waves at the beach have been the cause of several fatal accidents, despite signs that warn visitors to keep their distance from the water.

The light will flash yellow or red based on the conditions at the beach. The colour code is based on a wave forecasting system that the Road and Coastal Administration began developing five years ago. The manager of the Administration explains that“with [the forecasting system] we can predict with some degree of certainty how the waves will be.” The risk has been colour-coded green, yellow, and red depending on how much danger is posed by the waves at Reynisfjara.

The light will be installed by the parking lot and walking path by Reynisfjara and will never be lit green. There will be a flashing yellow warning light and it will be red when conditions are poor. This light will be the first phase of the warning system. Authorities will see how itt goes and whether people notice it.

A camera system will also be set up by the beach to allow authorities to observe the waves visually and calibrate those observations into the forecast.

Source: Icelandic news media.

 

Photos: C. Grandpey

 

 

Quelles mesures pour empêcher que Reynisfjara tue à nouveau? // What measures to prevent Reynisfjara from killing again?

Suite au décès survenu sur la plage de Reynisfjara (Islande) le 10 juin 2022 (voir mon article du 13 juin), le cinquième de ce type au cours des sept dernières années, une réunion a été organisée pour discuter de l’opportunité de fermer Reynisfjara complètement, partiellement ou de mettre en place une autre mesure.
La ministre du Tourisme a déclaré que cette situation ne pouvait plus durer, et cette remarque ne s’applique pas seulement à Reynisfjara, mais aussi à d’autres endroits en Islande qui, bien qu’ils soient d’une grande beauté, peuvent s’avérer dangereux pour les non-initiés.
La ministre a suggéré de fermer temporairement Reynisfjara. Elle a ajouté : « Personne ne parle de fermer complètement Reynisfjara. Juste pendant les périodes où les marées peuvent s’avérer mortelles. Nous agirons bien sûr en coopération avec les propriétaires fonciers et l’industrie du tourisme.
Bien que la plupart des guides disent aux touristes d’éviter de s’approcher des vagues, tout le monde n’écoute pas et rappeler aux gens que cette zone est dangereuse n’est pas toujours chose aisée. L’un des guides a déclaré: « Après le dernier gros incident, nous avons crié aux gens de s’éloigner de l’océan. Certaines personnes nous ont écouté, mais il y en a d’autres qui sont venues vers nous et ont dit : « Qui êtes-vous, la police ? » Ils nous ont insultés et nous ont dit d’aller nous faire foutre.
Ce guide touristique n’est pas en faveur de la fermeture complète de Reynisfjara. Il pense que la surveillance devrait être assurée par « des spécialistes formés à la gestion de grands groupes de personnes se trouvant dans une situation potentiellement dangereuse. Des personnes ayant le pouvoir d’agir ». Il pense qu’il pourrait y avoir deux personnes à tout moment de la journée, en particulier quand il ne fait pas nuit.
Pour le moment, les autorités islandaises n’ont pas envisagé officiellement la mise en place de services de sécurité à Reynisfjara, mais les pourparlers entre l’État, les propriétaires terriens et l’industrie du tourisme sont toujours en cours.
Source : Reykjavik Grapevine.

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Following the death at Reynisfjara beach (Iceland) on June 10th, 2022 (see my post of June 13th), the fifth such death in the past seven years, discussion has renewed over whether to close Reynisfjara completely, partially, or try another strategy.

The Minister of Tourism said this situation could not be accepted for much longer, and this does not only apply to Reynisfjara but to other locations in Iceland that, while certainly beautiful, can prove dangerous for the uninitiated.

The Minister suggested to close Reynisfjara temporarily. She added : “No one is talking about closing Reynisfjara completely. Just when the tides are at such a point that they can prove deadly. But we will of course do this in cooperation with the landowners and the tourism industry.”

A tour guide said that while he and most other tour guides tell tourists to avoid the waterline, not everyone listens, and trying to call people back from the waterline is not always effective. He said: “After the last big incident, we’d be down there, screaming at people to get away from the ocean. Some people listen to us, but then there’s some people who will confront us and say ‘What are you, police?’ They’ll be swearing at us, telling us to f*ck off and all this.”

This tour guide does not believe Reynisfjara should be closed altogether. He thinks there should be « specialists trained in how to manage large groups of people coming into a potentially dangerous situation. People with the authority to act. » He thinks there might be two people at any one time throughout the day, particularly through the hours of daylight.

For the time being, increasing the human security presence at Reynisfjara has not entered the discussion on any official level, but talks between the state, the landowners and the tourism industry are still ongoing.

Source: Reykjavik Grapevine.

Photos: C. Grandpey

Sécurité en montagne // Safety on mountains

Certains vont dire que j’insiste trop sur la sécurité en montagne – qui plus est sur les volcans – mais les derniers accidents observés sur le Mont Hood dans la Chaîne des Cascades aux Etats Unis, montrent que les conseils ne sont pas superflus.

Le 23 mars 2017, j’ai diffusé une note intitulée « Les pièges de l’Etna » qui invitait à la prudence sur le volcan sicilien.

Les pièges de l’Etna (Sicile / Italie) // The traps of Mount Etna (Sicily / Italy)

Le 26 janvier 2022 dans la soirée, le shérif du comté de Hood River (Oregon) a reçu un message indiquant qu’un randonneur de 28 ans avait chuté de la corniche de neige de Hogsback dans le cratère du Mont Hood; il avait fini sa course dans la fumerolle de Devils Kitchen. Son corps gisait sur des rochers au fond de la cavité de la fumerolle et il était grièvement blessé.
Le randonneur et ses deux amis s’étaient dirigés vers le sommet du Mt Hood en fin de journée le 26 janvier. Lorsqu’ils ont atteint la corniche de neige au cours de leur descente, la pente était verglacée. Le randonneur a tout de même voulu descendre en snowboard, mais il a perdu l’équilibre et le contrôle de sa planche et s’est retrouvé au fond de la fumerolle, plusieurs dizaines de mètres plus bas.
Grièvement blessé, il était incapable de s’extraire de cette fâcheuse posture. Ses amis ont appelé les secours. Deux équipes de sauveteurs ont été envoyées sur la montagne pour extraire le randonneur blessé et le mettre en lieu sûr. Un secouriste muni d’un respirateur a réussi à atteindre la victime vers minuit. L’homme a été sécurisé et hissé à la surface où il a été placé sur une coque. À l’aide de cordes pour gérer la descente le long du flanc abrupt du volcan, les sauveteurs ont atteint la remontée mécanique de Palmer, et la victime a pu ensuite être acheminée au parking de Timberline Lodge où une ambulance attendait.

Les autorités expliquent qu’il s’agissait de la troisième opération de sauvetage sur le Mont Hood en seulement cinq jours. Le beau temps de la semaine dernière a incité de nombreuses personnes à se rendre sur le volcan. Toutefois, même par temps clair, le Mont Hood en hiver reste un environnement dangereux. Escalader la montagne dans les conditions hivernales nécessite un équipement technique et de bonnes compétences en alpinisme. Les journées restent courtes en janvier, la température est extrêmement basse et il y a du vent. La montagne est souvent verglacée et la marge d’erreur est très faible.

Au cours de la semaine dernière, les sauveteurs ont observé des randonneurs sur le Mont Hood sans équipement adéquat, sans compétences en navigation et en alpinisme, et généralement mal préparés pour affronter de telles conditions. Il est donc conseillé aux randonneurs de solliciter l’aide d’un guide ou de suivre une formation auprès d’un club d’escalade.
Source : The Oregonian.

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Some will say that I insist too much on safety in the mountains – what’s more on volcanoes – but the latest accidents observed on Mount Hood in the Cascade Range (United States) show that some pieces of advice are not superfluous.
On March 23rd, 2017, I released a post entitled « The traps of Mt Etna » which urged visitors to be cautious on the Sicilian volcano.
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/03/23/les-pieges-de-letna-sicily-italy-the-traps-of-mount-etna-sicily-italy/

On January 26th, 2022 in the evening, the Hood River County Sheriff received a report that a 28-year-old climber fell from a snow ridge in the Mt. Hood crater and slid into the Devils Kitchen fumarole. He landed on rocks deep in the fumarole cavity and sustained serious injuries.

The man and his two friends started for the summit late in the day on January 26th. When they reached the steep Hogsback snow ridge on their descent, the surface was slick with frozen ice. The climber attempted to snowboard down from this ridge, but lost his edge and slid out of control into the open fumarole several tens of meters below.

The climber fell to the rocky, exposed bottom of the fumarole cavity where he was seriously injured and unable to extract himself. His friends called 911 for a rescue. Two teams of rescuers were sent high on the mountain to extract and lower the injured climber to safety. A rescuer wearing a respirator and using gas monitors managed to reach the victim around midnight. The team stabilized the man and hoisted him to the surface where he was loaded in a litter.

Using ropes, the rescuers then lowered him down steep ice slopes to the top of the Palmer ski lift, where he was transferred to a snow cat that transported him to Timberline Lodge parking lot and a waiting ambulance.

Authorities explain that it was the third rescue on Mt. Hood in only five days. Clear skies during the past week encouraged many people to explore winter conditions high on the mountain. Even on a clear day, however, Mt. Hood’s winter is a dangerous environment. Climbing in these conditions requires technical equipment and advanced mountaineering skills. With short daylight, extreme low temperatures and wind, the mountain remains icy and slick, and gives no margin for error. Over the past week, rescuers observed climbers on Mt. Hood without appropriate equipment, lacking navigation and mountaineering skills, and generally unprepared for these conditions. Interested climbers are encouraged to hire a guide or seek training from an established climbing club.

Source: The Oregonian.

Vues du Mont Hood (Photos: C. Grandpey)