Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le Merapi a connu une nouvelle crise éruptive le 16 août 2021 avec la plus grande coulée de lave observée depuis des mois et des coulées pyroclastiques qui ont parcouru 3,5 kilomètres sur les flancs du volcan. Les panaches de cendres se sont élevés à 600 mètres de hauteur. Les cendres ont recouvert les localités voisines, mais aucune victime n’a été signalée. Le grondement de l’éruption a été entendu à plusieurs kilomètres
Comme je l’ai écrit précédemment, le dôme de lave en dessous de la lèvre sud-ouest du Merapi et le dôme de lave dans le cratère sont actifs depuis fin juillet. Le volume du dôme sud-ouest a été estimé à 1,8 million de mètres cubes avant son effondrement partiel le 16 août au matin.
Le niveau d’alerte du Merapi est maintenu à 2 sur une échelle de 4.

Source ; CVGHM, presse indonésienne.

 

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L’éruption de Fagradalsfjall (Islande) continue avec une alternance de phases actives et de pauses parfaitement apparentes sur le tracé du tremor éruptif. Au cours de l’une des phases actives, un hornito s’est édifié sur la lèvre du cratère principal dans l’après-midi du 16 août, là même où un effondrement s’était produit quelques heures plus tôt. Après une pause, la lave a recommencé à couler le 18 août, sans se soucier du hornito précédent….

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Il y a quelques jours (voir ma note du 13 août 2021) j’indiquais qu’une éruption sous-marine s’était produite sur le Fukutoku-Oka-no-ba, un volcan sous-marin situé à 5 km au NE de l’île de Minami-Ioto.

L’Agence météorologique japonaise (JMA) nous informe aujourd’hui qu’une nouvelle île a été découverte trois jours après cette éruption. Elle mesure environ 1 km de diamètre et est en forme de C. De plus, de la pierre ponce émise par l’éruption a été observée le long de la côte et couvrait une zone de 60 km au nord-ouest de l’île.

Ce n’est pas la première fois qu’un tel événement se produit dans la région. L’émergence de nouvelles îles a été confirmée en 1904, 1914 et 1986, mais toutes ont disparu par la suite, L’avenir nous dira si la nouvelle île résistera à l’assaut des vagues.

Source : JMA via The Watchers.

 

On peut voir sur cette photo prise par les gardes-côtes japonais le 15 août 2021 l’île Iwo Jima à gauche et on discerne la nouvelle île à droite.

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L’activité du Sabancaya (Pérou) reste stable et modérée avec une trentaine d’explosions quotidiennes qui génèrent des panaches de cendre d’environ 3 km de hauteur.

Source : IGP.

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L’éruption du Chirinkotan (Îles Kouriles / Russie) se poursuit avec des explosions générant des panaches de cendres qui s’élèvent de 3 à 5 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.
Source : KVERT.

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Le dôme de lave du Great Sitkin (Aléoutiennes / Alaska) continue d’être actif, avec un diamètre actuel de 700 m. Des panaches de vapeur et de gaz sont observés périodiquement. Les températures de surface élevées et les petits séismes détectés quotidiennement vont de pair avec la croissance du dôme. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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Des panaches de cendres d’environ 2 km de hauteur provenant de Nishinoshima (Japon) ont pu être observés sur les images satellite le 14 août 2021. Cependant, aucune activité éruptive n’a été observée lors d’un survol le 15 août.
Source : JMA.

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L’éruption du cratère North Cerberus du Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit avec des explosions quotidiennes, des panaches de cendres et des émissions de SO2 identifiées sur les images satellites. Les panaches de cendres ne dépassent pas 3 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Watch (Vigilance).
Source : AVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Mt Merapi went through an eruptive crisis on August 16th, 2021 with its biggest lava flow in months, and pyroclastic flows travelling 3.5 kilometres down its slopes. Ash plumes rose 600 metres into the sky. The ash blanketed nearby towns, but no casualties were reported. The rumbling sound of the eruption could be heard several kilometres away

As I put it before, the lava dome just below Merapi’s southwest rim and the lava dome in the crater have been active since the end of July. The southwest rim dome volume was estimated at 1.8 million cubic metres before partially collapsing on August 16th in the morning.

Mt Merapi’s alert level is kept at 2 on a scale of 4 levels.

Source : CVGHM, Indonesian newspapers.

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The eruption of Fagradalsfjall (Iceland) continues with an alternation of active phases and pauses that can perfectly be seen on the course of the eruptive tremor. During one of the active phases, a hornito built up on the rim of the main crater on the afternoon of August 16th, where a collapse had occurred a few hours earlier. After au apuse, lava started flowing again on August 18th, without caring for the hornito….

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A few days ago (see my post of August 13th, 2021) I indicated that a submarine eruption had occurred at Fukutoku-Oka-no-ba, a submarine volcano located 5 km NE of the island of Minami-Ioto.

The Japan Meteorological Agency (JMA) informs us today that a new island was discovered three days after this eruption. It is approximately 1 km in diameter and C-shaped. In addition, pumice emitted by the eruption was found along the coast floating across a 60-km area northwest of the island.

This not the first time such an event has been observed in the region. New islands have been confirmed in 1904, 1914, and 1986, with all having been submerged, ​

The future will tell us whether the new island will resist the assault of the waves.

Source : JMA via The Watchers.

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The activity of Sabancaya (Peru) remains stable and moderate with an average of about 20 daily explosions that generate ash plumes 3 km high.

Source : IGP.

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The eruption at Chirinkotan (Kuril Islands / Russia) continues with explosions generating ash plumes that rise 3-5 km above sea level. The Aviation Colour Code remainsat Orange.

Source : KVERT.

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The lava dome at Great Sitkin (Aleutians / Alaska)continues to be active, with a current diameter of 700 m. Steam-and-gas plumes are periodically observed. Elevated surface temperatures and small earthquakes detected daily are consistent with the growing dome. The Aviation Colour Code remains at Orange and the Volcano Alert level at Watch.

Source : AVO.

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Ash plumes from Nishinoshima (Japan) could be seen rising about 2 km on satellite images on August 14th, 2021. However, no eruptive activity could be observed during an overflight on August 15th.

Source : JMA.

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The eruption at Semisopochnoi’s North Cerberus crater (Aleutians / Alaska) continues with daily explosions, ash plumes, and occasional SO2 emissions identified in satellite images. The ash plumes rise no higher than 3 km above sea level. The Aviation Colour Code remains at Orange and the Volcano Alert level at Watch.

Source : AVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Découverte exceptionnelle à Pompéi // An exceptional discovery at Pompeii

Avec l’arrivée de financements dignes de ce nom et le renforcement de la sécurité du site, les fouilles et la préservation de Pompéi, ensevelie sous la cendre du Vésuve en l’an 79 se déroulent aujourd’hui dans de bonnes conditions. Elles ont permis de faire des découvertes très intéressantes, voire exceptionnelles.

C’est ainsi que des restes humains momifiés viennent d’être mis au jour par des archéologues de l’Université européenne de Valence.dans une sépulture située au cœur de la nécropole romaine de Porta Nocera, à l’est de Pompéi. Le crâne avait des cheveux et une oreille était encore visible. On a donc affaire à une chambre funéraire parfaitement hermétique qui a créé des conditions de conservation exceptionnelles.

Les ossements sont probablement ceux de Marcus Venerius Secundio, comme le montre une plaque commémorative sur le fronton de la tombe. Marcus Venerius Secundio était un ancien esclave qui donnait des représentations en langue hellénique. Selon le directeur du parc archéologique de Pompéi, on a ici la première preuve certaine de performances en langue hellénique à Pompéi. Le fait que des spectacles aient été organisés en grec est la confirmation d’un climat culturel diversifié dans l’antique Pompéi.

Il est maintenant nécessaire de savoir si la momification partielle du défunt est due à un traitement intentionnel ou non. On sait que certaines matières telles que l’amiante étaient utilisées pour l’embaumement. Les ossements ont été transportés au laboratoire de recherche du site de Pompéi pour des analyses et des traitements spécifiques.

Pour le moment, le site funéraire n’est pas accessible aux visiteurs mais une étude de faisabilité a été lancée pour l’inclure dans le parcours des visites.

Source : Presse internationale.

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With adequate funding and the improvement of the site’s security, the excavations and preservation of Pompeii, buried under the ash of Vesuvius in 79 A.D., are taking place today in good conditions. They made it possible to make very interesting, even exceptional discoveries.
Mummified human remains have just been unearthed by archaeologists from the European University of Valencia in a tomb located in the heart of the Roman necropolis of Porta Nocera, east of Pompeii. The skull had hair and an ear was still visible. The remains were in a perfectly hermetic burial chamber which created exceptional conservation conditions.
The bones are probably those of Marcus Venerius Secundio, as shown on a commemorative plaque on the pediment of the tomb. Marcus Venerius Secundio was a former slave who gave performances in Hellenic language. According to the director of the archaeological park of Pompeii, this is the first certain evidence of performances in the Hellenic language at Pompeii. The fact that shows were organized in Greek is confirmation of a diverse cultural climate in ancient Pompeii.
It is now necessary to know whether the partial mummification of the deceased was due to intentional treatment or not. We know that certain materials such as asbestos were used for embalming. The bones were transported to the Pompeii site research laboratory for specific analyzes and treatments.
For the moment, the funeral site is not accessible to visitors but a feasibility study has been launched to include it in the visitation route.
Source: International press.

Source: Parc archéologique de Pompéi

Kilauea (Hawaii): les empreintes de l’éruption de 1790 // The footprints of the 1790 eruption

La dernière rubrique « Volcano Watch » publiée par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii est consacrée à un événement qui s’est produit sur le Kilauea en 1790. Selon le HVO, il « a probablement tué à lui seul plus de personnes que toute autre éruption dans ce qui est maintenant les États-Unis. » Plusieurs centaines d’hommes, de femmes et d’enfants ont péri lors d’explosions au sommet du Kilauea.
La tragédie s’est apparemment produite le long d’un sentier traversant le flanc nord-ouest du Kilauea près de Namakanipaio, au moment où une déferlante de vapeur très chaude et de roches a balayé le sol à grande vitesse. Des cendres volcaniques humides sont tombées juste avant la déferlante mortelle et plusieurs centaines de personnes ont laissé des empreintes de pas dans cette cendre.

Il n’existe aucune relation contemporaine de cet événement. De brefs écrits rédigés dans les années 1820 ont été suivis en 1843 par une description beaucoup plus longue basée sur des souvenirs d’anciens collectés par des étudiants de l’école Lahainaluna. Ces récits ont, depuis cette date, été l’objet de nombreuses questions et ont été sujets à de multiples interprétations.
Une étude de terrain a été réalisée il y a plusieurs années et les résultats ont été publiés en 2015. Cette étude a identifié la plupart des dépôts laissés par l’éruption de 1790 et interprété les différents types d’explosions responsables des dépôts. Des incertitudes subsistent, mais l’étude dans son ensemble concorde assez bien avec les premiers récits et répond à certaines des questions les plus importantes.
Trois explosions ont eu lieu à quelques heures, voire quelques minutes d’intervalle, et il semble qu’elles aient été précédées de plusieurs jours d’explosions plus petites.

La première des trois explosions majeures a projeté des cendres humides qui ont été transportées vers le sud-ouest par les alizés. Ces cendres contiennent aujourd’hui les empreintes de pas, principalement de femmes et d’enfants, qui se trouvaient dans la zone au sud-ouest du sommet. Environ la moitié des empreintes de pas sont orientées vers le sommet. Les cendres étaient encore humides lorsque les deux explosions suivantes se sont produites.

L’explosion suivante fut la plus importante. Elle a émis une colonne de cendres qui s’est élevée à 12 – 15 km au-dessus du volcan. Les cendres ont atteint le jet-stream qui les a entraînées vers le sud-est au moins jusqu’à Kaimu, à plus de 30 km de distance. Autour du sommet, les matériaux émis par l’éruption se présentent sous forme de sable et de gravier et sont beaucoup plus grossiers que les cendres.

La troisième explosion a déclenché la déferlante mortelle qui a balayé le flanc ouest de la zone sommitale. Cette explosion était peut-être une phase tardive de l’explosion précédente car la colonne éruptive très dense s’est effondrée sous son propre poids. Tout de suite après avoir touché le sol, les débris à haute température ont dévalé la pente et piégé les gens sur le sentier. La mort a probablement été rapide, mais certaines victimes ont eu le temps de s’accrocher les unes aux autres pour éviter d’être emportées par la déferlante.

Pendant des années, les géologues ont supposé que la vaporisation des eaux souterraines avait déclenché les explosions, mais cette interprétation manque de preuves irréfutables. La nature humide de la cendre émise par la première explosion confirme cette idée. Une autre possibilité est que les gaz issus du magma aient été brièvement piégés sous terre, mis sous pression avant d’exploser. Un tel processus a provoqué une explosion mineure dans l’Halema’uma’u en 2008. Là encore, les preuves manquent pour confirmer cette hypothèse.

Les dépôts laissés par les explosions se composent principalement de roches solides arrachées à la paroi du conduit éruptif. Aucune pierre ponce ou cendre vitreuse bien vacuolée n’a été trouvée. Le verre relativement dense forme quelques petits morceaux et adhère à certains gros blocs. Un verre aussi dense indique la présence de magma, mais ce dernier avait probablement déjà perdu une partie de son gaz avant l’éruption.
De nombreux géologues pensent qu’une partie de la caldeira s’est effondrée en 1790, mais les travaux sur le terrain n’ont révélé aucune véritable preuve de l’effondrement. C’est une interprétation plausible, mais qui demande à être démontrée.

Certains géologues pensent qu’une coulée de lave dans la partie basse du district de Puna a été émise en 1790, mais c’est une interprétation, pas une observation. Si la coulée a bien été émise en 1790, alors, par analogie avec l’éruption de 2018, on pourrait émettre l’hypothèse qu’elle provient de la vidange du réservoir magmatique sommital, ce qui aurait provoqué l’effondrement du sommet et déclenché des éruptions explosives.
Les hypothèses mentionnées ci-dessus montrent qu’il reste beaucoup à faire pour comprendre l’éruption la plus meurtrière du Kilauea. La principale leçon de l’événement de 1790 est que de puissantes explosions peuvent se produire à nouveau sur le volcan.
Source : USGS/HVO. .

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The latest « Volcano Watch » released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) is dedicated to an event that occured on Kilauea in 1790. It « probably killed more people than any other eruption in what is now the United States. »Several hundred men, women, and children perished during explosions at the summit of the volcano.

The deaths apparently occurred along a trail crossing the northwest flank of Kilauea near Namakanipaio, when a surge of hot steam and rocks swept across the ground at high speed. Wet volcanic ash fell just before the lethal surge, and several hundred people left footprints in the ash.

No contemporary accounts exist. Brief summaries written in the 1820s were supplanted in 1843 by a much longer description based on memories of old-timers that were assembled by students at Lahainaluna School. These accounts have posed many volcanic questions subject to multiple interpretations ever since.

A field study to understand better the tragic events was made several years ago, and the results were published in 2015. This study identified most of the deposits left by the 1790 eruption and interpreted the kinds of explosions responsible for the deposits. Uncertainties remain, but the general picture mostly agrees with the sketchy early accounts and answers some of the important questions.

Three main explosions took place within hours, perhaps minutes, of each other, though they were apparently preceded by several days of smaller explosions. The first main explosion ejected wet ash that was transported southwestward by the trade wind. This ash deposit now contains the footprints of mainly women and children who were mostly in the area southwest of the summit. About half of the footprints point back toward the summit. The ash remained wet when the following two explosions occurred.

The next explosion was the largest. Its column of ash rose 12–15 km above the volcano. The ash rose high into the jet stream and spread southeastward at least to Kaimu, more than 30 km away. Around the summit, the erupted material is of sand and gravel size, much coarser than the ash.

The third explosion produced the lethal surge that sped across the summit’s western flank. This explosion may actually be a late stage of the preceding explosion, as the towering eruption column collapsed under its own weight. The falling hot debris hit the ground and surged downslope, trapping people on the trail. Death was probably quick, but not before some victims grabbed onto one another to keep from being blown away by the hurricane-force surge.

For years geologists assumed that groundwater heated to steam triggered the explosions, but this interpretation lacks definitive evidence. The wet nature of the first explosive ash supports this idea. Another possibility is that gas leaving magma was trapped underground briefly, pressurizing and finally bursting out. Such a process drove a small explosion in Halemaʻumaʻu in 2008. But again, definitive evidence is missing.

The explosive deposits consist mostly of solid rocks broken from the wall of the eruptive conduit. No pumice or bubble-rich glassy ash has been found. Relatively dense glass forms a few small chunks and sticks to the sides of some large blocks. Such dense glass indicates the presence of magma, but it was not bubbling and so may have already lost some of its gas before eruption.

Many geologists assume that part of the caldera collapsed in 1790, but field work has found no clear evidence for collapse. It is a reasonable interpretation, but it cannot be demonstrated yet.

Some geologists assign an age of 1790 to a lava flow in lower Puna, but that is an interpretation, not an observation. If the flow were indeed erupted in 1790, then, by analogy with the 2018 eruption, one could hypothesize that its eruption drained the summit magma reservoir, causing the summit to collapse and triggering explosive eruptions.

The above mentioned hypotheses show that there is a long way to go to understand completely Kilauea’s most lethal eruption. The main lesson is that large explosions can happen again on the volcano.

Source : USGS / HVO.

Empreintes laissées dans la cendre lors de l’éruption de 1790 (Crédit photo : D. Swanson / USGS)

Migrations climatiques : le feu chasse les Californiens // Climate migrations: wildfires scare away Californians

On nous a prévenus à maintes reprises que le réchauffement climatique aurait des conséquences humaines désastreuses. Avec l’élévation du niveau de la mer, les populations vivant sur les îles et au bord de la mer devraient déménager et aller vivre ailleurs. Les récentes vagues de chaleur dans l’ouest des États-Unis, accompagnées de sécheresse et d’incendies de forêt, poussent de nombreuses personnes à partir et à trouver des endroits plus frais et moins dangereux. Selon une étude récente publiée dans la revue Climatic Change, au moins 57% des Américains pensent que les événements météorologiques ou climatiques influenceront leurs futures décisions de déménagement.
La situation ne concerne pas seulement l’ouest des États-Unis et en particulier la Californie. Tout le sud-ouest du pays est confronté à la chaleur et à la sécheresse. Le Nord-Ouest connaît des hivers plus humides, mais des étés plus secs et plus sujets aux incendies. L’élévation du niveau de la mer provoque de plus en plus d’inondations le long de la côte est. Le Midwest doit faire face à des vagues de chaleur plus intenses, à des pluies torrentielles et à des invasions d’insectes vecteurs de maladies, comme les moustiques et les tiques.
L’étude mentionnée ci-dessus s’appuie sur des données datant de 2016. Depuis cette époque, des niveaux historiques d’inondations ont affecté le Midwest. Le Texas a été frappé par les inondations causées par l’ouragan Harvey et par une vague de froid qui a provoqué de gros dégâts. Sans oublier la Californie qui a subi cinq des plus grands incendies de son histoire, comme le Dixie Fire au cours de l’été 2021.
Selon une étude effectuée début 2021, environ la moitié des personnes qui envisagent de déménager l’année prochaine ont déclaré que la fréquence et l’intensité croissantes des catastrophes naturelles avaient joué un rôle dans leur décision.
De nombreux Californiens ont déjà commencé à migrer. En 2020, pour la deuxième année consécutive dans le Golden State, le nombre de personnes partantes était plus important que le nombre de personnes entrantes. La population californienne a continué de croître grâce aux nouvelles naissances, mais elle a augmenté plus lentement qu’à n’importe quel moment depuis 1900. Même si une analyse du California Policy Lab n’a trouvé « aucune preuve d’un exode prononcé de l’État », les rapports sont là pour confirmer que les Californiens migrent vers l’Idaho, le Texas, l’Oregon et l’Etat de Washington.
En Californie, de nombreux habitants s’éloignent des zones d’incendie à haut risque. La plupart des 86 personnes décédées dans le Camp Fire en novembre 2018, le plus meurtrier de l’histoire de l’État, étaient des personnes âgées ou handicapées. Peu de survivants ont choisi de rester. La population de Paradise est passée d’environ 27 000 personnes en 2010 à un peu plus de 2 000 par an après l’incendie.
Les études montrent que la saison des incendies en Californie s’est allongée et qu’après un autre hiver sec, l’État fait face en 2021 à un été dévastateur. Et il n’y a pas que la Californie. Dans tout le pays, les incendies de forêt prennent de l’ampleur et se déclenchent dans des zones qui n’avaient pas encore été affectées par les flammes.
Source : The Nation.

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We have been warned many times that global warming would have disastrous human consequences. With rising sea levels, populations living on islands and on the seashores would have to move and live somewhere else.The recent heatwaves in the U.S. West, with the accompanying drought and wildfires are pushing many people to leave and find cooler places. According to a recent study published in Climatic Change, at least 57 percent of Americans believe that weather- or climate-related events will influence their future moving decisions.

The situation is not only about the U.S. Westand especially Califorlia.. The entire Southwest is getting hotter and more arid. The Northwest is seeing wetter winters, but drier, more fire-prone summers. Sea level rise is leading to more flooding along the East Coast. And the Midwest is facing more intense heat waves, heavy rainstorms, and the spread of disease-carrying insects like mosquitoes and ticks.

The above-mentioned study is based on survey data from 2016. Since then, historic levels of flooding have inundated the Midwest. Texas has been battered by floods from Hurricane Harvey and deadly freezing from an epic winter storm. And California has endured five of the biggest fires in its recorded history, like the Dixie Fire in the summer 2021.

In a more recent survey, conducted in early 2021, around half of people who plan to move in the next year said that the increasing frequency and intensity of natural disasters was a factor in their decision.

Many Californians are already migrating elsewhere. In 2020, for the second straight year, more people left the Golden State than moved to it. California’s population continued to grow because of new births, but it grew more slowly than at any point since 1900. And while an analysis from the California Policy Lab found “no evidence of a pronounced exodus from the state,” reports abound of Californians relocating to Idaho, Texas,Oregon and Washington.

Even within California, many residents are moving away from high-risk fire zones. Most of the 86 people who died in the Camp Fire in November 2018, the deadliest in state history, were elderly or disabled. Few of the survivors opted to stay. The population of Paradise dropped from about 27,000 people in 2010 to a little more than 2,000 a year after the fire.

Research shows that California’s fire season has been growing longer, and after another dry winter, the state is facing a devastating summer in 2021. And it is not just California. Across the country, wildfires are growing larger and erupting in areas that were unaffected by the flames.

Source : The Nation.

49% des Américains qui ont l’intention de déménager dans les prochaines années disent que les catastrophes naturelles ont joué un rôle dans leur décision de partir?