Nouvelles découvertes à Pompéi (Italie) // New discoveries at Pompeii (Italy)

Les archéologues qui travaillent actuellement sur le site de Pompéi ont fait une découverte importante qui témoigne de l’horreur de la nuit du 24 au 25 août 79 dans l’ancienne ville romaine quand le Vésuve a envoyé des coulées pyroclastiques sur ses flancs. Les chercheurs ont dévoilé des photos montrant le squelette d’un homme dont le crâne a été écrasé par un bloc de pierre. On pense qu’il a reçu de plein fouet ce bloc d’environ 300 kilos alors qu’il tentait d’échapper à la destruction de Pompéi. Selon les chercheurs, les premières observations semblent indiquer que l’individu a survécu à la première phase éruptive du volcan et qu’il a ensuite cherché refuge le long d’une allée aujourd’hui couverte d’une épaisse couche de lapilli. L’homme, âgé de 35 ans et mesurant 1m60 d’après les premières estimations, aurait été rattrapé par les nuages de gaz et de cendre en raison d’un problème au tibia, avant de recevoir un morceau de mur sur la tête. Au moment des fouilles, le corps a été retrouvé couché sur le dos avec le bloc reposant sur la partie supérieure..

Quelques semaines plus tôt, les archéologues avaient mis au jour la dépouille complète d’un cheval dans une villa ensevelie par l’éruption du Vésuve. La découverte a eu lieu à Civita Giuliana, au nord de Pompéi. Les chercheurs ont suivi des tunnels creusés illégalement, destinés à des pillages. En versant du plâtre liquide dans la cavité dans laquelle se trouvait le corps en décomposition, ils ont pu obtenir la reconstitution quasi parfaite de l’animal quand la mort l’a saisi en l’an 79.

D’après les archéologues, le cheval devait mesurer environ 1,50 mètre de hauteur au garrot, ce qui est relativement important pour un équidé de l’époque. Grâce aux morceaux de harnais en fer et en bronze qui étaient apposés sur sa tête, ils ont pu déclarer que le cheval appartenait probablement à un riche propriétaire.

Outre l’animal, les scientifiques ont trouvé des restes de cruches, des outils et des ustensiles de cuisine, ainsi que la tombe d’un homme, enterré après l’éruption. Cela prouve que la vie a continué tout près de Pompéi juste après l’éruption.

Source : Presse italienne.

—————————————–

The archaeologists currently working on the site of Pompeii have made an important discovery that testifies to the horror of the night of 24 to 25 August 79 in the ancient Roman city when Vesuvius sent pyroclastic flows down its flanks. The researchers unveiled photos showing the skeleton of a man whose skull was crushed by a block of granite. It is thought that he received full force this block of about 300 chilograms while trying to escape the destruction of Pompeii. According to the researchers, the first observations suggest that the individual survived the first eruptive phase of the volcano and then sought refuge along an alley now covered with a thick layer of lapilli. The 35-year-old man, 1.60 metres tall based on early estimates, was reportedly overtaken by gas and ash clouds due to a tibia problem, before receiving a piece of wall over his head. At the time of the excavations, the body was found lying on its back with the block resting on the upper part.

A few weeks earlier, archaeologists had uncovered the remains of a horse in a villa buried by the eruption of Vesuvius. The discovery took place in Civita Giuliana, north of Pompeii. The researchers were studying tunnels dug illegally and intended for looting. By pouring liquid plaster into the cavity in which the decomposing body was located, they were able to obtain the almost perfect reconstitution of the animal when death seized it in the year 79.
According to archaeologists, the horse was about 1.50 meters high at the withers, which is relatively ihigh for an equine of the time. Thanks to the pieces of harnesses of iron and bronze which were affixed on his head, they could declare that the horse belonged probably to a rich owner.
In addition to the animal, scientists found remains of jugs, tools and cooking utensils, as well as a man’s grave, buried after the eruption. This proves that life continued close to Pompeii just after the eruption.
Source: Italian news media.

Crédit photo : Parco Archelogico di Pompeii

Deux nouveaux volcans découverts en Antarctique // Two new volcanoes discovered in Antarctica

D’après le Prague Daily Monitor,  un journal local, une équipe de chercheurs tchèques a détecté deux volcans sous la banquise antarctique. Cependant, aucun détail n’est donné sur l’emplacement exact de ces volcans sur le continent. L’équipe scientifique, de l’Institut Astronomique Tchèque, les a localisés au moyen d’une analyse gravimétrique qui montre le champ gravitationnel de la Terre et ses anomalies locales. Les scientifiques ont nommé les volcans Dana et Zuzana, prénoms féminins répandus en République tchèque.
Les deux chercheurs ont découvert les volcans en utilisant les données gravimétriques fournies par un satellite en orbite à basse altitude autour de la Terre depuis 2009. Les données permettent de détecter différentes structures sur et sous la surface du sol. Les analyses ont révélé des phénomènes tels que des dépôts de sel ou de fer, des vallées et un ancien lit de rivière.
Les scientifiques ont complété les données gravimétriques par des informations topographiques fournies par des mesures radar qui permettent de déterminer l’altitude de la surface de la banquise et du substrat qui se trouve en dessous. Dans le cas des deux volcans, les mesures ont confirmé leur forme typique.
L’équipe scientifique a également découvert cinq lacs sous la glace antarctique. Les chercheurs les ont baptisés du nom de leurs épouses ou de leurs filles. Ce n’est pas la première fois que des noms de femmes sont à l’honneur en Antarctique. Une partie du continent porte le nom de Marie Byrd, l’épouse de l’explorateur polaire Richard Evelyn Byrd.
En plus des volcans, la méthode utilisée par l’équipe tchèque est capable de mettre en évidence des gisements de pétrole, [NDLR : …ce qui n’est pas le plus souhaitable pour l’environnement !]
Source: The Prague Daily Monitor.

——————————————-

According to the Prague Daily Monitor, a local newspaper, Czech researchers have detected two volcanoes under Antarctic ice layer. However, no details are given about the exact location of the volcanoes on the continent. The team, from the Czech Astronomical Institute (ASU), has detected them by means of a gravimetric analysis that shows the Earth’s gravitational field and its local anomalies. The scientists named the volcanoes Dana and Zuzana, which are female first names widespread in the Czech Republic.

The two researchers discovered the volcanoes by using the gravimetric data supplied by a special satellite that has been orbiting the Earth at a low altitude since 2009. The data enable to detect various structures on and below the ground surface. The analyses helped detect phenomena such as salt or iron deposits, valleys and a long defunct former river bed.

The scientists complemented the gravimetric data by topographic information provided by radar measurements, which ascertain the altitude of both the surface and the ground surface below the ice layer. In the case of the two volcanoes, the measurements confirmed their shape typical of volcanoes.

Members of the scientific team have also uncovered five lakes under the Antarctic ice, naming them all after their wives or daughters. It is not by chance that female names have a tradition in Antarctica. A part of the continent bears the name of Marie Byrd, the wife of polar explorer Richard Evelyn Byrd.

Apart from volcanoes, the method developed by the team can also be used to detect oil deposits.

Source: The Prague Daily Monitor.

Source: Wikipedia

Découverte d’une nouvelle microplaque au large de l’Equateur // Discovery of a new microplate off Ecuador

Des scientifiques de l’Université Rice (Texas) viennent de découvrir une nouvelle microplaque tectonique au large des côtes de l’Equateur. Elle vient s’ajouter à ses compagnes qui forment un puzzle à la surface de la Terre.

Les chercheurs ont découvert la microplaque, qu’ils ont baptisée «Malpelo», en analysant le point de convergence de trois autres plaques dans l’Océan Pacifique oriental. La plaque de Malpelo est la 57ème plaque découverte et la première depuis près d’une décennie. Les chercheurs sont certains qu’il en existe d’autres.
L’étude, publiée dans la revue Geophysical Research Letters, explique comment les géologues ont découvert cette nouvelle plaque. Ils ont observé attentivement les mouvements d’autres plaques et leur évolution les unes par rapport aux autres, en sachant que les plaques se déplacent à une vitesse de quelques millimètres ou quelques centimètres par an.
La plaque lithosphérique du Pacifique – qui définit grosso modo la Ceinture de Feu du Pacifique – est l’une des 10 plaques tectoniques majeures qui se déplacent au-dessus du manteau terrestre. Il y a beaucoup de petites plaques qui viennent combler les vides entre les plus grandes, et la plaque Pacifique entre en contact avec deux de ces plus petites plaques, celle des Cocos et celle de Nazca, à l’ouest des îles Galapagos.
Pour comprendre le mode de déplacement des plaques, on étudie leurs circuits de mouvements, ce qui permet de quantifier comment la vitesse de rotation de chaque objet dans un groupe (sa vitesse angulaire) affecte tous les autres. La vitesse d’expansion des fonds océaniques, déterminée à partir des anomalies magnétiques marines, combinée avec les angles auxquels les plaques glissent les unes contre les autres au fil du temps, indique aux scientifiques la vitesse de rotation des plaques. Lorsque l’on additionne les vitesses angulaires de ces trois plaques, elles doivent être égales à zéro. Dans le cas présent, la vitesse n’est pas égale à zéro. Elle équivaut à 15 millimètres par an, ce qui est énorme.
Cela signifie que le circuit tectonique Pacific-Cocos-Nazca présente une anomalie et qu’au moins une autre plaque à proximité doit compenser la différence. Les chercheurs se sont appuyés sur une base de données de la Columbia University, réalisée précédemment avec des sonars à faisceaux multiples à l’ouest de l’Équateur et de la Colombie, pour identifier une limite de plaque alors inconnue entre les îles Galapagos et la côte. Les chercheurs qui avaient effectué cette étude avaient supposé que la majeure partie de la région située à l’est de la faille transformante de Panama faisait partie de la plaque de Nazca, mais leurs homologues de la Rice University ont conclu qu’elle se déplace de manière indépendante.
Les preuves de la présence de la plaque de Malpelo ont été confirmées par l’identification par les chercheurs d’une limite de plaque diffuse entre la faille transformante de Panama et l’endroit où la limite de la plaque diffuse coupe une profonde fosse océanique au large de l’Équateur et de la Colombie. (Une limite diffuse consiste en une série de nombreuses petites failles au lieu d’une dorsale ou d’une faille transformante qui définit nettement la limite entre deux plaques.)
Malgré tout, même en prenant en compte la microplaque de Malpelo, le nouveau circuit ne se referme toujours pas à zéro mais seulement à 10 ou 11 millimètres par an, et le rétrécissement de la plaque Pacifique ne suffit pas à expliquer la différence. Les chercheurs pensent qu’il y a une autre plaque – la Plaque 58 – qui manque à l’appel. Affaire à suivre.
Source: Rice University (Texas).

————————————

A microplate discovered off the west coast of Ecuador by Rice University scientists adds another piece to Earth’s tectonic puzzle. The researchers discovered the microplate, which they have named “Malpelo,” while analyzing the junction of three other plates in the eastern Pacific Ocean. The Malpelo Plate is the 57th plate to be discovered and the first in nearly a decade. The researchers are sure there are more to be found.

The research, published in Geophysical Research Letters, explains how the geologist discovered the new plate. They carefully studied the movements of other plates and their evolving relationships to one another as the plates move at a rate of millimetres to centimetres per year.

The Pacific lithospheric plate that roughly defines the volcanic Ring of Fire is one of about 10 major rigid tectonic plates that move atop Earth’s mantle. There are many small plates that fill the gaps between the big ones, and the Pacific Plate meets two of those smaller plates, the Cocos and Nazca, west of the Galapagos Islands.

One way to judge how plates move is to study plate-motion circuits, which quantify how the rotation speed of each object in a group (its angular velocity) affects all the others. Rates of seafloor spreading determined from marine magnetic anomalies combined with the angles at which the plates slide by each other over time tells scientists how fast the plates are turning. When you add up the angular velocities of these three plates, they ought to sum to zero. In this case, the velocity doesn’t sum to zero at all. It sums to 15 millimetres a year, which is huge.

That made the Pacific-Cocos-Nazca circuit a misfit, which meant at least one other plate in the vicinity had to make up the difference.  Knowing the numbers were amiss, the researchers drew upon a Columbia University database of extensive multibeam sonar soundings west of Ecuador and Colombia to identify a previously unknown plate boundary between the Galapagos Islands and the coast. Previous researchers had assumed most of the region east of the known Panama transform fault was part of the Nazca plate, but the Rice researchers determined it moves independently.

Evidence for the Malpelo plate came with the researchers’ identification of a diffuse plate boundary that runs from the Panama Transform Fault eastward to where the diffuse plate boundary intersects a deep oceanic trench just offshore of Ecuador and Colombia. A diffuse boundary is best described as a series of many small, hard-to-spot faults rather than a ridge or transform fault that sharply defines the boundary of two plates.

With the Malpelo accounted for, the new circuit still doesn’t close to zero and the shrinking Pacific Plate is not enough to account for the difference. The nonclosure around this triple junction does not go down to zero, but only to 10 or 11 millimetres a year. The researchers need to understand where the rest of that velocity is going. They think there is another plate – Plate 58 – they are missing.

Source : Rice University (Texas).

Source: Rice University