Nouvelles de l’éruption sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // News of the eruption on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

L’éruption de Fagradalsfjall continue sur la Péninsule de Reykjanes. Elle a commencé le 19 mars 2021 et ne semble pas avoir envie de s’arrêter, même si son comportement est très original et ne correspond guère à celui d’éruptions dans des contextes semblables, Piton de la Fournaise ou Kilauea, par exemple.

En ce moment, l’activité est cyclique et parfaitement transcrite par le tremor éruptif. On peut raisonnablement penser qu’il existe une chambre magmatique superficielle présentant des cycles de remplissage et de vidange assez réguliers. Elle est probablement alimentée par un réservoir profond si l’on se réfère à la haute température et à la fluidité de la lave émise par la bouche éruptive.

Sur le terrain, quand le brouillard le permet, les excellentes images des webcams montrent que le cratère est parfaitement calme et vide pendant les phases basses du tremor. Lorsque ce dernier entre en phase de croissance, le cratère commence à dégazer. Lorsque la croissance du tremor arrive à mi-chemin, la lave apparaît et bouillonne très vivement dans le cratère, avec de fréquents débordements qui vont alimenter le champ de lave. Une fois son maximum atteint, le tremor et l’activité éruptive déclinent rapidement et le cratère redevient parfaitement calme.

L’effusion de lave n’étant pas permanente, le champ de lave a davantage tendance à s’épaissir plutôt que s’agrandir, comme on peut le voir sur l’une des webcams. Sa superficie est actuellement de 4,44 km2.. Le débit effusif est estimé à 9,3 mètres cubes par seconde. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne 4200 tonnes par jour.

Personne ne sait combien de temps durera cette éruption Va-t-elle donner naissance à un volcan bouclier, comme le prévoyaient certains scientifiques islandais ? Elle a au moins le mérite de favoriser le tourisme, même si ce sont essentiellement les Islandais qui ont profité de la splendeur du spectacle en mars et avril à cause de la pandémie de COVID-19.

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Dernière minute: Le volcan n’arrête pas de nous surprendre. Dans l’après-midi du 16 août 2021, un nouveau cône a commencè à se former en bordure du cratère initial, avec de superbes débordements de lave!

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The Fagradalsfjall eruption continues on the Reykjanes Peninsula. It started on March 19th, 2021 and shows no sign of stopping, even if its behaviour is very original and hardly corresponds to that of eruptions in similar contexts, like Piton de la Fournaise or Kilauea, for example.
At this moment, the activity is cyclical and perfectly transcribed by the eruptive tremor. It is reasonable to think that there is a shallow magma chamber with fairly regular filling and emptying cycles. It is probably fed by a deep reservoir if one refers to the high temperature and the fluidity of the lava emitted by the eruptive vent.
On the field, weather permitting, the excellent images of the webcams show that the crater is perfectly calm and empty during the low phases of the tremor. When the tremor enters the growth phase, the crater begins to degas. When the growth of the tremor reaches halfway, lava appears and bubbles very strongly in the crater, with frequent overflows that feed the lava field. Once its maximum is reached, the tremor and the eruptive activity decline rapidly and the crater becomes perfectly calm again.
As the lava effusion is not permanent, the lava field tends to thicken rather than enlarge, as can be seen on one of the webcams. Its surface area is currently 4.44 km2. The effusive flow is estimated at 9.3 cubic meters per second. SO2 emissions average 4,200 tonnes per day.
No one knows how long this eruption will last. Will it build a shield volcano, as some Icelandic scientists predicted? Ione positive point is that it promotes tourism, although Icelanders essentially enjoyed the splendour of the show in March and April because of the COVID-19 pandemic.

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Last minute: A new cone has been growing since the afternoon of August 16th, 2021 on the edge of the initial crater, with nive lava overflows.

Source: IMO

Capture d’écran de l’une des webcams le 14 août 2021

 

Eruptions volcaniques et réchauffement climatique // Volcanic eruptions and global warming

Il y a quelques jours, mon attention a été attirée par le titre d’un article paru sur le site du magazine GEO : «Pourquoi les fortes éruptions volcaniques sont-elles accentuées par le réchauffement climatique ?»

Même en me creusant les méninges, je n’arrivais pas à comprendre comment des éruptions pouvaient être amplifiées par la réchauffement climatique actuel.

En fait, en lisant l’article, on se rend compte que le contenu ne correspond pas au titre. On nous explique que « le réchauffement climatique va accentuer les conséquences des éruptions volcaniques de grande ampleur, amplifiant le refroidissement temporaire suivant ce type d’événements. » Il ne s’agit donc pas d’un scoop car le phénomène est étudié depuis plusieurs années.

Des chercheurs de l’université de Cambridge expliquent que « les éruptions de grande magnitude auront des effets plus importants à mesure que le climat continuera à se réchauffer. » Les panaches de cendres et de gaz émis par les éruptions volcaniques importantes s’élèveront de plus en plus haut dans l’atmosphère et ils se répandront répandront plus rapidement à la surface du globe. Cela empêchera la lumière du soleil d’atteindre la surface de la Terre, ce qui amplifiera l’effet de refroidissement temporaire survenant après une éruption, comme cela a été observé après celle du Pinatubo (Philippines) en 1991. Le panache éruptif avait alors provoqué une baisse globale de température de 0,5°C en 1992.

En revanche, selon les chercheurs anglais, pour les éruptions moins importantes qui sont les plus fréquentes,, un fort réchauffement climatique réduira de 75% les effets de refroidissement temporaire.

Selon les chercheurs, la fonte des calottes glaciaires devrait par ailleurs augmenter la fréquence et la taille des éruptions volcaniques dans des endroits comme l’Islande. Les scientifiques font référence au « rebond isostatique », mais à ce jour, aucun effet significatif n’a été observé en Islande.

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A few days ago, my attention was drawn to the title of an article that appeared on the website of the GEO magazine: « Why are strong volcanic eruptions accentuated by global warming? »  »
Even racking my brains, I couldn’t understand how eruptions could be magnified by the current global warming.
In fact, reading the article, you realize that the content does not match the title. We are told that “global warming will accentuate the consequences of large-scale volcanic eruptions, amplifying the temporary cooling following this type of event. This is not a scoop because the phenomenon has been studied for several years.
Researchers at Cambridge University explain that « large-scale eruptions will have greater effects as the climate continues to warm. » Plumes of ash and gas emitted by major volcanic eruptions will rise higher and higher in the atmosphere and will spread more rapidly over the surface of the globe. This will prevent sunlight from reaching the surface of the Earth, which will amplify the temporary cooling effect occurring after an eruption, as was observed after that of Pinatubo (Philippines) in 1991. The eruptive plume had then caused an overall temperature drop of 0.5°C in 1992.
On the other hand, according to the English researchers, for the smaller eruptions which are more frequent, a strong global warming will reduce by 75% the effects of temporary cooling.
Melting ice caps are also expected to increase the frequency and size of volcanic eruptions in places like Iceland, the researchers say. Scientists refer to “isostatic rebound”, but to date no significant effect has been observed in Iceland.

Eruption du Pinatubo en 1991 et couche d’aérosols générée par cet événement (Source: Wikipedia et NASA)

Les manchots empereurs sous la menace du réchauffement climatique // Emperor penguins at risk from climate change

Il y a quelques mois, j’indiquais que les manchots de Géorgie du Sud étaient menacés car un énorme iceberg était sur le point de s’ancrer le long de la côte de l’île et d’empêcher les oiseaux de se nourrir.

Dans une autre note du 3 mars 2018, j’expliquais qu’en raison du réchauffement climatique et de la surpêche, les manchots royaux étaient au bord de l’extinction.
Aujourd’hui, une nouvelle étude intitulée The Call of the Emperor Penguin (L’appel du manchot empereur) insiste sur le fait que les manchots empereurs pourraient connaître le même sort. Vivant sur les côtes de l’Antarctique, ils ont un biotope extrêmement fragile : s’il y a trop de glace de mer, il leur faut parcourir une très longue distance pour apporter de la nourriture de l’océan, et leurs poussins risquent de mourir de faim. S’il y a trop peu de glace de mer, les poussins risquent de se noyer.
Le changement climatique met aujourd’hui cet équilibre fragile et toute l’espèce en péril. L’étude montre que si le réchauffement climatique continue au rythme actuel et si les politiques gouvernementales ne changent pas, la banquise de l’Antarctique diminuera à un rythme qui réduira considérablement le nombre de manchots empereurs au point que presque toutes les colonies seront en situation d’extinction d’ici 2100, avec peu de chances de se rétablir. La « Marche de l’Empereur » prendra alors fin définitivement.
C’est pourquoi aux États Unis le Fish and Wildlife Service a proposé d’inscrire le manchot empereur sur la liste des « espèces menacées » en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition. La proposition a été publiée au Federal Register le 4 août 2021.
Le réchauffement climatique est la plus grande menace à laquelle les manchots empereurs sont confrontés. Le phénomène perturbera la couverture de glace de mer dont ils dépendent à moins que les gouvernements n’adoptent des politiques qui réduisent les gaz à effet de serre.
L’Endangered Species Act a déjà été utilisé pour protéger d’autres espèces menacées par le changement climatique, notamment l’ours polaire, le phoque annelé et plusieurs espèces de coraux.
Les manchots empereurs ne vivent pas sur le territoire américain, donc certains aspects de la loi sur les espèces en voie de disparition ne s’appliquent pas directement à eux. Cependant, le fait d’être inscrit en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition peut être un moyen de réduire les dégâts causés par les flottes de pêche américaines dans la région.
Les chercheurs étudient les manchots empereurs dans le secteur de Pointe Géologie, en Terre Adélie, depuis les années 1960. Ces décennies de données permettent aujourd’hui aux scientifiques d’analyser les effets du changement climatique anthropique sur les manchots, leur habitat et leurs sources de nourriture.
Les manchots se reproduisent sur la banquise côtière, c’est-à-dire celle qui reste attachée à la terre. En revanche, ils chassent pour se nourrir sur la banquise mobile, des morceaux de banquise qui se déplacent au gré du vent ou des courants océaniques. La glace de mer joue également un rôle important pour se reposer, pendant leur mue annuelle et pour échapper aux prédateurs.
La population de manchots de Pointe Géologie a diminué de moitié à la fin des années 1970 lorsque la glace de mer a diminué. Un grand nombre d’oiseaux mâles sont morts, et la population ne s’est jamais complètement remise des nombreux échecs de reproduction, une situation de plus en plus fréquente.
Pour s’assurer que le manchot empereur pouvait prétendre à une protection en vertu de la loi sur les espèces en voie de disparition, le US Fish and Wildlife Service a demandé à une équipe internationale de scientifiques, de climatologues et d’écologistes de fournir des études et des projections sur les menaces induites par le changement climatique pour les manchots empereurs et leur survie.
Des décennies d’études menées par une équipe internationale de chercheurs ont contribué à établir la nécessité de protéger les manchots empereurs. Une étude réalisée en 2009 a averti que la colonie de Pointe Géologie serait en voie d’extinction d’ici la fin du siècle. Selon une étude publiée en 2012, toutes les colonies connues connaîtront le même sort. Les chercheurs ont déterminé que chaque colonie sera en déclin d’ici la fin du siècle si les gaz à effet de serre poursuivent leur cours actuel.
Dès à présent, des changements environnementaux majeurs, tels que la formation tardive ou la perte précoce de glace de mer sur laquelle se trouvent les colonies de manchots, augmentent le risque. Un exemple frappant est la disparition récente de la colonie de Halley Bay, la deuxième plus grande colonie de manchots empereurs en Antarctique. Plus de 10 000 poussins sont morts en 2016 lorsque la banquise s’est rompue prématurément.
Les dernières études estiment que 98% des colonies de manchots empereurs auront disparu d’ici 2100 si les émissions de gaz à effet de serre continuent au rythme actuel actuel et si la promesse de hausse de température de 1,5°C de l’Accord de Paris n’est pas tenue.
Source : The Conversation.

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A few months ago, I explained that the penguins of South Georgia were under threat beacuse a mega iceberg might anchor along the coast of the island and prevent the birds from feeding.

In another post (March 3rd, 2018), I explained that because of global warming and overfishing, king penguins were on the brink of extinction.

Today, a new study entitled The call of the emperor penguin insists that emperor penguins might meet the same fate. Living on Antarctica’s coastlines, they have a narrow comfort zone: If there is too much sea ice, trips to bring food from the ocean become long and arduous, and their chicks may starve. With too little sea ice, the chicks are at risk of drowning.

Climate change is now putting that delicate balance and potentially the entire species at risk. The study shows that if current global warming trends and government policies continue, Antarctica’s sea ice will decline at a rate that would dramatically reduce emperor penguin numbers to the point that almost all colonies would become quasi-extinct by 2100, with little chance of recovering. The « March of the Penguins » would come to a definite ending.

That’s why the U.S. Fish and Wildlife Serviceis proposing to list the emperor penguin as “threatened” under the Endangered Species Act. The proposal was published in the Federal Register on August 4th, 2021.

The greatest threat emperor penguins face is climate change. It will disrupt the sea ice cover they rely on unless governments adopt policies that reduce the greenhouse gases.

The U.S. Endangered Species Act has been used before to protect other species that are primarily at risk from climate change, including the polar bear, the ringed seal and several species of coral.

Emperor penguins don’t live on U.S. territory, so some of the Endangered Species Act’s measures do not directly apply. Howec=ver, being listed under the Endangered Species Act could provide a way to reduce harm from U.S. fishing fleets that might operate in the region.

Researchers have studied the emperor penguins around Pointe Géologie, in Terre Adélie, since the 1960s. Those decades of data are now helping scientists analyse the effects of anthropogenic climate change on the penguins, their sea ice habitat and their food sources.

The penguins breed on fast ice, which is sea ice attached to land. But they hunt for food within the pack ice – sea ice floes that move with the wind or ocean currents and may merge. Sea ice is also important for resting, during their annual moult and to escape from predators.

The penguin population at Pointe Géologie declined by half in the late 1970s when sea ice declined and more male emperor penguins died, and the population never fully recovered from massive breeding failures, something that has been occurring more frequently.

To assess whether the emperor penguin could qualify for protection under the Endangered Species Act, the U.S. Fish and Wildlife Service encouraged an international team of scientists, climate scientists and ecologists to provide research and projections of the threats posed by climate change to emperor penguins and their future survival.

Decades of studies by an international team of researchers have been instrumental in establishing the need for protection. One research in 2009 warned that the colony of Pointe Géologie will be marching toward extinction by the end of the century. And all known colonies will meet the same fate, according to a study published in 2012. The researchers determined that every colony would be declining by the end of the century if greenhouse gases continue their current course.

Major environmental shifts, such as the late formation and early loss of the sea ice on which colonies are located, are already raising the risk. A dramatic example is the recent collapse of Halley Bay, the second-largest emperor penguin colony in Antarctica. More than 10,000 chicks died in 2016 when sea ice broke up early.

The latest studies estimate that 98% of colonies will be extinct by 2100 if greenhouse gas emissions continue their present course and if the 1.5°C pledge of the Pariseement is not reached.

Source : The Conversation.

La « Marche de l’Empereur », une belle histoire qui pourrait mal finir…

Juillet 2021 a été très chaud ! July 2021 was very hot !

La nouvelle n’est pas vraiment une surprise : pour la NOAA, juillet 2021 a été le mois de juillet le plus chaud depuis le début des relevés en 1880 ; il se situe 0,93 °C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle. Juillet 2021 a été à peine 0,01°C plus chaud que juillet 2016, 2019 et 2020.
La chaleur record de juillet est d’autant plus remarquable que la planète se trouve dans un cycle La Niña modéré. La Niña provoque généralement un refroidissement global d’environ 0,1°C.
La NASA, quant à elle, a classé juillet 2021 au deuxième rang des mois de juillet les plus chauds, avec 1,16 °C au-dessus de la période 1880-1920. Le mois de juillet le plus chaud dans la base de données de la NASA est juillet 2019, qui avait 0,02 °C de plus que juillet 2021. Des différences mineures se produisent entre les chiffres de la NOAA et de la NASA en raison de la façon dont les agences traitent les régions où les données sont rares, comme l’Arctique.
La chaleur exceptionnelle du mois de juillet 2021 s’est concentrée davantage sur les zones terrestres que sur les zones océaniques, ce qui confirme l’impact humain : selon la NOAA, la température des océans en juillet 2021 a été la sixième plus chaude jamais enregistrée, tandis que les zones terrestres ont connu leur mois de juillet le plus chaud de tous les temps.
Janvier-juillet 2021est la sixième période la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. L’année 2021 est pratiquement certaine de se classer parmi les 10 années les plus chaudes de tous les temps.
Une chaleur extrême a affecté l’ouest des États-Unis en juillet. Quatre États – la Californie, l’Oregon, Washington et le Nevada – ont connu leur mois de juillet le plus chaud jamais enregistré.
L’étendue de la banquise arctique en juillet 2021 a été la quatrième la plus faible des 43 années de données satellitaires. L’étendue de la banquise antarctique en juillet s’est classée au huitième rang.
Comme je l’ai écrit précédemment, les températures exceptionnellement chaudes au Groenland ont entraîné deux grandes fontes de la calotte glaciaire au cours de la seconde moitié de juillet. Cependant, la couverture neigeuse apportée par des chutes de neige au début de l’été a atténué l’impact potentiel de la fonte en limitant l’exposition de la glace et en réduisant le ruissellement. Cependant, une nouvelle fonte est prévue jusqu’en septembre.
Source : NOAA, NASA.

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The piece of news comes as no surprise : according to NOAA, July 2021 was Earth’s hottest July since global record-keeping began in 1880, 0.93°C above the 20th-century average. July 2021 was just 0.01°C hotter than July of 2016, 2019, and 2020.

The record July warmth is all the more remarkable as the planet is in a moderate La Niña event. La Niña events typically cause global cooling of about 0.1°C.

NASA rated July 2021 the second warmest July on record, 1.16°C above the 1880-1920 period. The record warmest July in the NASA database is July 2019, which was 0.02°C warmer than July 2021. Minor differences occur between the NOAA and NASA numbers because of how they handle data-sparse regions such as the Arctic.

The month’s exceptional heat was focused more on land areas than ocean areas, heightening its human impact: July 2021 global ocean temperatures were the sixth warmest on record, according to NOAA, while global land areas experienced their warmest July on record.

January-July ranked as Earth’s sixth warmest such period on record. The year 2021 is virtually certain to rank among the 10 warmest years on record.

Extreme heat engulfed the western U.S. in July, bringing four western states – California, Oregon, Washington, and Nevada – their hottest July on record.

Arctic sea ice extent during July 2021 was the fourth-lowest in the 43-year satellite record.

Antarctic sea-ice extent during July ranked as the eighth-highest on record.

As I put it before,exceptionally warm temperatures in Greenland caused the Greenland Ice Sheet to suffer two extensive melt events in the second half of July. However, snow cover from earlier snowfall in early summer blunted the potential impact of the melting by limiting the exposure of bare ice and reducing runoff. However, more melting is forecast through September.

Source : NOAA, NASA.

Source: NOAA