La situation très préoccupante du transport fluvial (suite) // The highly concerning situation of inland water transport (continued)

Concentrations de CO2 : 426,74 ppm (03 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026)

J’ai attiré l’attention, il y a quelque temps, sur le niveau extrêmement bas des cours d’eau en Europe, et en France en particulier. La sécheresse qui accompagne le réchauffement climatique complique énormément le trafic sur des grands fleuves comme le Rhin et le Danube.

Le niveau historiquement bas du Rhin affecte l’industrie allemande. Les producteurs de produits chimiques, les entreprises de services publics, les sidérurgistes et les négociants agricoles signalent des difficultés de transport et une hausse des coûts. En effet, les péniches sont contraintes de transporter des cargaisons plus faibles ou de cesser toute activité sur certains tronçons du fleuve.
Cevestro, le géant de la chimie, a averti ses clients qu’il ne pouvait plus garantir certaines livraisons en raison des perturbations causées par le faible niveau d’eau. La plupart des expéditions de matières premières habituellement transportées par voie fluviale sont affectées.

Crédit photo : La BBC

La sécheresse frappe également le secteur énergétique européen. La Roumanie a été dans l’obligation de mettre à l’arrêt le dernier réacteur en service de sa centrale nucléaire de Cernavoda. En effet, le Danube avait atteint un niveau historiquement bas, insuffisant pour le refroidissement du réacteur. Les deux réacteurs de la centrale fournissent environ 20 % de l’électricité roumaine.
Comme je l’ai expliqué dans ma dernière note à ce sujet, la Hongrie est confrontée à des problèmes similaires. La production de la centrale nucléaire de Paks, également refroidie par l’eau du Danube, a fortement chuté. Afin de limiter le problème, les autorités ont annoncé avoir entamé la construction d’un seuil dans le lit du fleuve avec environ 145 000 mètres cubes de roches afin de rehausser le niveau à la prise d’eau destinée au refroidissement de la centrale.

Crédit photo : Reuters / Djordje Kojadinovik

Le Rhin est l’une des voies navigables commerciales les plus importantes d’Europe,. Les barges transportent carburants, produits chimiques, céréales et autres marchandises à travers le cœur industriel de l’Allemagne.
Les perturbations croissantes ont relancé les appels à accélérer un projet, longtemps retardé, d’approfondissement du chenal de navigation sur une partie du Rhin moyen. Ce projet, inscrit dans la loi allemande en 2016, vise à améliorer la navigation sur un tronçon du fleuve entre les villes de Mayence et de Saint-Goar. Ce tronçon comprend un goulot d’étranglement près de Kaub, où les basses eaux restreignent fréquemment le trafic de marchandises.
Les partisans de ces travaux considèrent que des chenaux plus profonds permettront de protéger le commerce et les chaînes d’approvisionnement face à la fréquence accrue des basses eaux. Mais des voies s’élèvent pour critiquer le projet qui s’attaque aux symptômes et non à la cause du problème. Selon un collectif qui s’oppose au projet, « on ne crée pas d’eau en creusant des rivières. » L’eau des rivières est directement liée à la nappe phréatique sous-jacente. Abaisser le lit d’une rivière peut donc également faire baisser le niveau de cette nappe, réduisant ainsi l’eau disponible pour les habitations, l’industrie et l’agriculture. Creuser le lit d’une rivière ou d’un fleuve ne fait que repousser le problème.

Certaines personnes – dont je fais partie – ont suggéré de développer le transport fluvial pour alléger le transport routier et réduire la pollution qui l’accompagne. En fin de compte, ce n’est peut-être pas une bonne solution…
Source : RFI.

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Some time ago, I drew attention to the extremely low water levels in Europe’s rivers, particularly in France. The drought accompanying global warming is severely complicating shipping on major rivers such as the Rhine and the Danube.
The Rhine’s historically low water level is impacting German industry. Chemical manufacturers, utility companies, steelmakers, and agricultural traders are reporting transport difficulties and rising costs. Barges are being forced to carry lighter loads or halt operations entirely on certain stretches of the river.
Chemical giant Covestro has warned customers that it can no longer guarantee certain deliveries due to disruptions caused by low water levels. Most shipments of raw materials typically transported by river are affected.
The drought is also hitting the European energy sector. Romania was forced to shut down the last operational reactor at its Cernavoda nuclear power plant. The level of the Danube had dropped to a historic low, making it insufficient to cool the reactor. The plant’s two reactors supply approximately 20% of Romania’s electricity.
As I explained in my previous post on this topic, Hungary is facing similar issues. Output at the Paks nuclear power plant, which is also cooled by Danube water, has fallen sharply. To mitigate the problem, authorities announced the construction of a weir in the riverbed using around 145,000 cubic meters of rock, aiming to raise the water level at the plant’s cooling water intake.
The Rhine is one of Europe’s most important commercial waterways. Barges transport fuel, chemicals, grain, and other goods through Germany’s industrial heartland.
Increasing disruptions have renewed calls to fast-track a long-delayed project to deepen the navigation channel along a section of the Middle Rhine. Enshrined in German law in 2016, the project aims to improve navigation on the stretch of the river between the cities of Mainz and St. Goar. This section includes a bottleneck near Kaub, where low water levels frequently restrict freight traffic.
Proponents of the work argue that deeper channels will help safeguard trade and supply chains against increasingly frequent low-water events. However, critics argue that the project addresses the symptoms rather than the root cause of the problem. According to a group opposing the project, « you don’t create water by dredging rivers. » River water is directly linked to the underlying groundwater; lowering the riverbed can therefore lower the groundwater level as well, reducing the water available for households, industry, and agriculture. Dredging a riverbed merely postpones the problem.

Some people – I’m one of them – suggested developing water transport to alleviate road transport and the accompanying pollution. After all, this might not be a good solution…
Source: RFI.
https://www.rfi.fr/en/

Réchauffement climatique et trafic fluvial en Europe // Global warming and river transport in Europe

Concentrations de CO2 : 428,26 ppm (06 août 2026) Hausse de 3 ppm sur un an.             

Concentrations de CH4 : 1937,59 ppb (avril 2026) Hausse de 3 ppb sur un an.

On entend souvent dire que pour réduire les émissions de gaz à effet des serre générés par le transport routier, il faudrait développer le transport fluvial, en utilisant davantage des grands fleuves européens comme le Rhin ou le Danube. Aujourd’hui, avec les vagues de chaleur à répétition et leur effet sur le niveau des cours d’eau, on se rend compte que cette alternative a ses limites.

Avec le réchauffement climatique, le manque de précipitations et une sécheresse à grande échelle, les fleuves européens comme le Danube et le Rhin coulent au ralenti avec, comme conséquence immédiate, la perturbation du transport fluvial.

Certains tronçons du Danube et du Rhin deviennent difficiles ou impossibles à emprunter. Dans ce cas, une partie du fret doit être reportée vers le rail ou la route, qui sont souvent déjà saturés et qui coûtent plus cher.

Vue du Danube à Apatin en Serbie le 26 juillet 2026 ( Crédit photo : Reuters / Djordje Kojadinovik).

À noter que la baisse du niveau des eaux du Danube en de nombreux endroits a mis au jour des vestiges du passé. Près de Prahovo, en Serbie, de nombreuses épaves de navires de guerre allemands deviennent visibles chaque année ; certaines doivent être renflouées dans les années à venir, tandis que d’autres ont déjà été sorties de l’eau. L’histoire de ces épaves remonte aux dernières années de la Seconde Guerre mondiale. À l’automne 1944, la Wehrmacht battait en retraite face à l’avancée de l’Armée rouge, tant par voie terrestre que fluviale. Les soldats d’Hitler avaient pour ordre de ne laisser aucun matériel militaire utilisable tomber aux mains de l’ennemi. Cette consigne s’appliquait également aux flottilles de la Kriegsmarine présentes sur le deuxième plus long fleuve d’Europe. En conséquence, les équipages ont sabordé leurs navires dans le Danube. L’objectif était d’utiliser les épaves pour bloquer la voie navigable et empêcher ainsi l’Armée rouge de remonter le cours du Danube. Ce blocage a encore des répercussions aujourd’hui sur le trafic fluvial. .

Les secteurs les plus touchés par cette désorganisation du transport fluvial suite à la baisse des eaux des fleuves européens sont la construction, le raffinage, la chimie et la sidérurgie. C’est très visible en Allemagne, où ces deux secteurs clés dépendent fortement du Rhin pour faire venir de grandes quantités de matières premières mais aussi pour sortir les produits finis des usines.

La presse allemande s’inquiète d’un arrêt de la navigation sur le Rhin qui exigerait, selon les experts, environ 3000 camions citernes supplémentaires par jour. Or ces capacités ne sont pas disponibles. Le risque d’une grave perturbation des chaînes d’approvisionnement est par conséquent réel.

Le Rhin est le deuxième plus long fleuve d’Europe. Mais ces derniers jours, c’est l’assèchement du Danube, le plus grand cours d’eau du Vieux continent qui fait les gros titres.

En effet, le débit du Danube est trois fois inférieur aux normales de saison. Cela a obligé la Hongrie d’annoncer le 2 août 2026 l’arrêt de son unique centrale nucléaire qui produit 40% de l’électricité annuelle du pays. L’eau pompée dans le Danube ne suffit plus pour refroidir les quatre réacteurs. Pour les mêmes raisons, la Bulgarie et la Roumanie ont été également contraintes de mettre à l’arrêt des réacteurs de certaines centrales nucléaires. Personne n’en parle, mais la France pourrait être contrainte de prendre des mesures identiques <si le niveau de certaines rivières – la Vienne par exemple – continue de baisser.

En Serbie, ce sont les centrales hydroélectriques le long du Danube qui ne tournent plus qu’à 20% de leur capacité. Comme le pays dépend de ces centrales hydroélectriques pour un tiers de sa production d’électricité, le gouvernement serbe a appelé la population à la sobriété. Dans les faits, c’est le contraire qui se passe. Avec les canicules à répétition, la consommation d’électricité est à la hausse car les climatiseurs tournent à plein régime, avec pour conséquence une augmentation généralisée des prix de l’énergie.

L’agriculture est également directement affectée par l’assèchement des grands fleuves européens et : par la désorganisation du transport fluvial qui s’ensuit.

Le simple manque d’eau pèse lourdement sur la production agricole. En Serbie, le niveau du Danube est si bas que les autorités ont été contraintes à mettre à l’arrêt une pompe qui dévie l’eau du fleuve vers un système de canaux qui permet l’irrigation de plus d’un million d’hectares de terres arables dans le nord du pays.

Au final, l’assèchement des fleuves européens va peser sur l’économie du Vieux Continent, en particulier sur l’emploi, les PIB et l’inflation. Une amélioration des conditions fluviales n’est pas en vue. Selon les prévisions, il n’y aura pas de précipitations importantes sur les cours du Danube et du Rhin pour encore cinq ou six semaines.

Source : RFI.

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It is often said that to reduce greenhouse gas emissions from road transport, we should expand inland waterway transport by making greater use of major European rivers like the Rhine or the Danube. However, given the recurring heatwaves and their impact on water levels, it is becoming clear that this alternative has its limits.

Global warming, a lack of rainfall, and widespread drought have caused European rivers like the Danube and the Rhine to flow sluggishly, resulting in immediate disruptions to river transport.
Certain stretches of the Danube and the Rhine are becoming difficult or impossible to navigate. Consequently, some freight must be diverted to rail or road transport, modes that are often already congested and more expensive.
It is worth noting that falling water levels in the Danube have exposed relics of the past in many locations. Near Prahovo, Serbia, numerous German warship wrecks become visible each year; some are slated for salvage in the coming years, while others have already been raised. These wrecks date back to the final years of World War II. In the autumn of 1944, the Wehrmacht was retreating—both by land and by river—in the face of the advancing Red Army. Hitler’s soldiers had orders not to let any usable military equipment fall into enemy hands. This directive applied to the Kriegsmarine flotillas stationed on Europe’s second-longest river as well. As a result, crews scuttled their ships in the Danube. The aim was to use the wrecks to block the waterway and thereby prevent the Red Army from moving upriver. This obstruction continues to impact river traffic to this day.
The sectors most affected by these river transport disruptions—caused by falling water levels in European rivers—include construction, oil refining, chemicals, and steel production. This is particularly evident in Germany, where these key industries rely heavily on the Rhine to bring in large quantities of raw materials and to transport finished products out of their factories. The German press is concerned about a potential halt to Rhine shipping, which experts say would require around 3,000 additional tanker trucks daily, acapacity that simply does not exist. Consequently, there is a real risk of serious supply chain disruption.
The Rhine is Europe’s second-longest river. However, in recent days, headlines have been dominated by the drying up of the Danube, the continent’s largest waterway.
Indeed, the Danube’s flow rate is currently one-third of the seasonal norm. This forced Hungary to announce, on August 2, 2026, the shutdown of its only nuclear power plant, which generates 40% of the country’s annual electricity. Water pumped from the Danube is no longer sufficient to cool the four reactors. For the same reasons, Bulgaria and Romania have also been forced to shut down reactors at certain nuclear power plants. It is rarely discussed, but France could be compelled to take similar measures if water levels in certain rivers—such as the Vienne—continue to drop.
In Serbia, hydroelectric plants along the Danube are operating at only 20% capacity. Since the country relies on these plants for a third of its electricity production, the Serbian government has called on the public to conserve energy. In reality, however, the opposite is happening: repeated heatwaves are driving up electricity consumption as air conditioners run at full blast, resulting in a widespread rise in energy prices.
Agriculture is also directly affected by the drying up of major European rivers and the resulting disruption to inland waterway transport.
The sheer lack of water is placing a heavy burden on agricultural production. In Serbia, water levels in the Danube have dropped so low that authorities have been forced to shut down a pump that diverts river water into a canal system used to irrigate over a million hectares of arable land in the country’s north.
Ultimately, the drying up of Europe’s rivers will weigh on the continent’s economy, particularly regarding employment, GDP, and inflation. No improvement in river conditions is in sight; forecasts indicate there will be no significant rainfall along the Danube and Rhine for another five or six weeks.
Source: RFI.

Vers un renforcement d’El Niño // El Niño is about to strengthen

Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) sous l’égide des Nations unies vient de déclarer qu’El Niño devrait s’intensifier dans les semaines à venir et générer des chaleurs extrêmes à travers le monde. Ces prévisions interviennent alors qu’une chaleur accablante fait voler en éclats les records de température, de l’Europe à l’Asie.
Lors d’un épisode El Niño, des eaux chaudes s’accumulent dans l’est du Pacifique, ce qui provoque une hausse des températures à l’échelle de la planète et amplifie les effets du réchauffement climatique. El Niño a contribué aux chaleurs record de 2023 et 2024, les années les plus chaudes jamais enregistrées. Les prévisionnistes annoncent qu’un épisode El Niño intense devrait se mettre en place entre août et octobre 2026.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « La situation actuelle n’est qu’un avant-goût. El Niño se renforce et attise une planète déjà en proie aux flammes, marquée par des dômes de chaleur torrides, des incendies apocalyptiques et des températures océaniques record. »
Le 2 août 2026, la Corée du Sud a vu le mercure atteindre 42,5 °C, un record absolu pour le pays. L’agence météorologique sud-coréenne a exhorté la population à « cesser immédiatement toute activité en extérieur », et a ajouté que « les espaces intérieurs dépourvus de climatisation présentent un danger ».
Cette chaleur sans précédent a succédé à une vague de chaleur record en Europe occidentale, qui a connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré. La France a vécu sa journée la plus chaude de l’histoire, tandis que des stations météorologiques au Danemark, en Allemagne et en Pologne enregistraient de nouveaux records absolus. La chaleur a persisté en juillet, Ainsi,Barcelone a connu une température de 40,7 °C, un record pour la ville.
Ces vagues de chaleur, conjuguées à la sécheresse, ont alimenté d’immenses incendies en France, en Espagne et maintenant en Grèce. En France, plus de 200 000 personnes ont dû fuir leur domicile lors de ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de pire crise liée aux incendies depuis la Seconde Guerre mondiale.
Aux États-Unis, en juillet 2026, une chaleur torride a enveloppé une grande partie du pays ; Salt Lake City a enregistré une température de 42,8 °C, un record historique pour la ville. Juillet 2026 sera probablement le mois le plus chaud jamais enregistré dans la partie continentale des États-Unis.
Source : OMM.

 

Températures en Europe eu cours de la deuxième moitié du mois de juin 2026 (Source: Copernicus)

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The U.N. World Meteorological Organization has just warned that El Niño is expected to intensify in the weeks ahead, fueling more severe heat across the globe. The forecast comes as blistering heat shatters temperature records from Europe to Asia.

During El Niño, warm waters pool in the eastern Pacific, driving hotter weather around the world, amplifying the impact of warming. El Niño drove record heat in 2023 and 2024, the hottest years ever recorded. Forecasters say a strong El Niño will take shape between August and October 2026. 

U.N. Secretary-General António Guterreshas just declared : « The current situation is only a warm-up act. El Niño is strengthening, adding fuel to a planet already on fire with scorching heat domes, apocalyptic wildfires, and record hot seas. »

On August 2, 2026, South Korea saw the mercury reach 42.5° C, its highest temperature on record. The South Korean weather agency urged people to « immediately stop all outdoor activities, » warning that even « indoor spaces without air conditioning are dangerous. »

The unprecedented heat came on the heels of a record hot spell in Western Europe, which endured its hottest June on record. France experienced its hottest day ever, while weather stations in Denmark, Germany, and Poland recorded new all-time highs. The heat persisted in July, with Barcelona seeing heat of 40.7°C, the hottest on record.

Hot spells combined with dry conditions to fuel massive wildfires across France, Spain, and now Greece. More than 200,000 people in France were forced to flee their homes in what French President Emmanuel Macron called the worst fire-related crisis since World War II.

In the U.S. In July 2026, scorching heat blanketed much of the country, and Salt Lake City recorded a temperature of 42.8°C, its highest on record. July 2026 will probably be the warmest month on record in the Contiguous U.S.

Source : WMO.

La Terre reste beaucoup trop chaude // Earth remains far too hot

Concentrations de CO2 : 429,80 ppm (09 juillet 2026) – 428 ppm en juillet 2025            

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Selon le programme Copernicus, le mois de juin 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en Europe occidentale et le deuxième plus chaud à l’échelle mondiale. Ces températures très élevées ont été favorisées par des températures de surface de la mer (TSM) atteignant des niveaux records pour ce mois.

L’Europe a connu une chaleur extrême, tant sur terre qu’en mer ; une grande partie de l’Europe occidentale a subi une vague de chaleur record, tandis que des vagues de chaleur marines ont touché l’ouest de la Méditerranée et les côtes atlantiques. À l’échelle mondiale, la moyenne mensuelle des TSM pour les océans hors zones polaires (entre 60°S et 60°N) a atteint un niveau record pour un mois de juin, dépassant de 0,01 °C le précédent record établi en juin 2024, en partie sous l’effet de conditions El Niño marquées dans le Pacifique équatorial.

La vague de chaleur qui a frappé une grande partie de l’Europe durant la seconde moitié du mois de juin est survenue quelques semaines seulement après un épisode de chaleur particulièrement intense en mai, alors qu’une nouvelle vague de chaleur s’amorçait début juillet.

Cet épisode de juin a battu des records de température, tant mensuels qu’absolus, dans plusieurs pays européens et a eu de graves conséquences sanitaires, notamment des décès liés à la chaleur.

L’Europe a également connu une sécheresse généralisée qui, conjuguée à la chaleur extrême, a favorisé les feux de forêt, en particulier dans la péninsule Ibérique et dans le sud de la France.

 Anomalie thermique pour l’Europe en juin 2026

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According to the Copernicus programme,June 2026 was the hottest June recorded for western Europe and the second warmest globally. The very high temperatures were driven by the highest sea surface temperatures (SSTs) on record for the month.

The month saw Europe hit by extreme heat over land and sea, with much of western Europe experiencing a record-breaking heatwave and marine heatwaves across the western Mediterranean and along the Atlantic coasts. Globally, the monthly average SST for the extra-polar ocean (60°S–60°N) was the highest for June, exceeding the previous record set in June 2024 by 0.01ºC, partly reflecting the development of strong El Niño conditions in the equatorial Pacific.

The heatwave that hit much of Europe during the second half of June came only a few weeks after a particularly intense heatwave in May, with another heatwave emerging in early July.

The June heatwave broke monthly and all-time temperature records across several European countries and contributed to severe health impacts, including heat-related deaths.

Europe also saw widespread dryness that, together with extreme heat, contributed to wildfire activity, particularly in the Iberian Peninsula and southern France.