2026 : Un phénomène El Niño super puissant !

Concentrations de CO2 : 426,71 ppm (9 octobre 2026)  

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026)

Dans ma note du 10 octobre 2026, j’explique que le phénomène de réchauffement El Niño est particulièrement puissant au cours du deuxième semestre 2026 et va même s’intensifier ces prochains mois, jusqu’à atteindre son pic en décembre, avec une possibilité de persistance jusqu’au mois de février 2027, ce qui pourrait en faire l’un des épisodes les plus intenses depuis au moins 1950. Ma source est l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM).

 Un chiffre va vous montrer à quel point El Niño est puissant : 30,06 °C ! C’est la température de surface relevée le 6 octobre dans la zone pacifique équatoriale : jamais, depuis le début des relevés météo, une telle température n’avait été enregistrée dans cette région. Et cette zone – la zone 3.4 – n’est pas n’importe laquelle, il s’agit du lieu de développement du phénomène El Niño.

El Niño 2026 s’est déclenché en juin de cette année, et toutes les prévisions s’orientent vers un phénomène d’une intensité record.

Dans le détail ; pour parler d’un phénomène El Niño, il faut que la température de l’eau de l’océan Pacifique équatorial dépasse d’au moins 0,5 °C la normale. Il s’agit alors d’un El Niño faible. À partir de +0,8 °C, il s’agit d’un El Niño modéré, et lorsque cette anomalie de chaleur dans l’eau atteint ou dépasse +2 °C il s’agit alors d’un super El Niño. C’est la situation actuelle, avec une anomalie qui dépasse déjà les +2,5 °C dans la zone de référence « 3.4 ». Les dernières prévisions envisagent une anomalie comprise entre +3,5 et +5 °C, dépassant de loin le précédent record de +2,6 °C, enregistré entre novembre 2015 et janvier 2016.

El Niño est déjà en train de modifier la météo de nombreux pays. Pour certains, El Niño représente une catastrophe, principalement en raison des sécheresses et inondations qu’il provoque. Pour d’autres, c’est une aubaine pour l’agriculture. Mais au final, El Niño va poser un gros problème, pas seulement régional, mais au niveau planétaire. Son impact est d’autant plus fort qu’il survient sur une planète déjà affectée par le réchauffement climatique. Les vagues de chaleur s’intensifient, en mer comme sur terre.

Le phénomène El Niño actuel a déjà eu des conséquences spectaculaires, avec la prolifération récente et simultanée de cyclones dans le Pacifique. Plusieurs tempêtes tropicales majeures ont affecté l’archipel hawaïen Selon l’OMM, les effets les plus importants ne se feront sentir que dans plusieurs mois. Quel que soit le pays concerné, El Niño va amplifier la chaleur mondiale de 2027, avec des conséquences possibles jusqu’en 2028. À ce sujet, les climatologues expliquent que nous avançons en terre inconnue, car jamais un phénomène El Niño d’une telle intensité n’a été observé.

En particulier, jusqu’à maintenant, les conséquences des fortes chaleurs sur la santé humaine ont été sous-estimées. Les canicules ont causé plus de 25 000 décès supplémentaires en Europe cet été, et ce chiffre continue d’augmenter. Bien qu’un recours accru à la climatisation puisse réduire la mortalité future, les zones les plus touchées – l’Asie du Sud, les pays du Golfe et l’Afrique, des pays comme l’Inde, le Pakistan, le Bangladesh, le Myanmar et le Niger – abritent une forte densité de population, caractérisée par des taux de pauvreté élevés et donc un accès limité à la climatisation.

Si l’agriculture et l’économie peuvent, dans certaines régions, bénéficier des effets d’El Niño sur les conditions météorologiques, l’intensification de la chaleur à l’échelle mondiale affectera, à coup sûr, négativement l’ensemble de la planète. L’OMM ajoute que cette phase climatique exceptionnellement intense survient au pire moment, dans un contexte déjà fortement marqué par le réchauffement climatique d’origine anthropique.

Source : OMM, Yahoo News.

Réchauffement climatique : les glaciers livrent leurs secrets

Concentrations de CO2 : 425,69 ppm (9 octobre 2026)              

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026) 

Avec le réchauffement climatique, les glaciers fondent de plus en plus vite et ils révèlent parfois des trésors cachés depuis longtemps. Dans l’Himalaya, ce sont les corps d’alpinistes victimes d’avalanches ou de chutes dans des crevasses qui réapparaissent. Dans le massif du Mont Blanc, ce sont les vestiges de catastrophes aériennes qui attirent les chasseurs d’épaves sur le glacier des Bossons.

Photo : C. Grandpey

France Info a consacré un podcast à ces chercheurs un peu particuliers :

https://www.franceinfo.fr/environnement/crise-climatique/fonte-des-glaciers/c-est-la-partie-avant-du-moteur-la-hausse-des-temperatures-profite-aux-chasseurs-d-epave-sur-le-mont-blanc_8222428.html

Dans des notes écrites le 15 septembre 2018 et le 14 novembre 2020, j’ai rappelé que des avions se sont écrasés sur le massif du Mont Blanc. Régulièrement, des fragments humains et autres débris sont retrouvés dans la zone de ces accidents. Il y a quelques semaines, de passage à Chamonix, j’ai découvert qu’une hélice faisait partie des derniers objets récupérés.

Photo: C. Grandpey

En décembre 2021, un trésor de pierres précieuses découvert en 2013 sur le glacier des Bossons et provenant probablement du crash d’un avion indien, le « Kangchenjunga » en 1966, a été partagé 8 ans après avoir été retrouvé, entre son découvreur et la ville de Chamonix. Chaque lot est évalué à environ 150.000 euros.

Crédit photo: presse régionale

Pour mémoire, le Boeing 707 effectuait la liaison Bombay-New York. Il s’était écrasé sur le glacier avec 117 passagers à bord à environ 4.750 mètres d’altitude. Aucun passager n’avait survécu à l’accident. Quinze ans plus tôt, un autre avion d’Air India, le « Malabar Princess », s’était écrasé sur le même glacier le 3 novembre 1950 à 4.700 mètres d’altitude, faisant 48 morts. La rumeur avait alors couru qu’il contenait des lingots d’or, mais les recherches sont restées vaines.

La loi prévoit que, aucun héritier n’ayant été retrouvé dans un délai de deux ans, le trésor revienne pour moitié à l’alpiniste qui en a fait la découverte, et pour moitié au propriétaire du glacier des Bossons où il a été trouvé, c’est-à-dire à la commune de Chamonix. Les huit années d’attente correspondent à l’enquête internationale qui a fait suite à la découverte. Il a fallu du temps pour expertiser le trésor et pour demander des explications au niveau des personnes qui étaient dans l’avion et de leurs héritiers.

Les pierres, enfermées dans une petite boîte métallique, avaient été retrouvées à l’été 2013 par un jeune alpiniste savoyard. Il avait apporté son trésor, composé en majorité d’émeraudes et de saphirs, à la gendarmerie afin qu’il soit remis à son propriétaire.

Le glacier des Bossons charrie régulièrement des débris des catastrophes aériennes survenues au Mont-Blanc. En 1975 déjà, un guide de haute montagne y avait découvert le train d’atterrissage du « Malabar Princess. » On peut le voir aujourd’hui au Chalet des Bossons, accompagné d’une petite exposition qui explique les circonstances des accidents.

Photos: C. Grandpey

Les pierres du lot dévolu à la ville de Chamonix figureront désormais dans la collection de son nouveau musée des cristaux dont l’inauguration a eu lieu le 18 décembre 2021.

Source: France Info, Yahoo News.