Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaï), avec des fontaines de lave !// Latest news of Kilauea Volcano (Hawaii), with lava fountaining !

Au cours des dernières heures, l’activité éruptive au sommet du Kilauea a évolué et a tendance à devenir plus effusive. Plusieurs débordements depuis la bouche éruptive sud ont été observés durant la nuit du 15 au 16 octobre 2026. Il y a eu quinze débordements, chacun d’une durée inférieure à 5 minutes. Chaque fois, la lave a parcouru moins de 30 mètres. Puis, le 16 octobre à 5h10 (heure locale), un important débordement a recouvert, en 10 minutes, toute la zone située dans un rayon de 100 mètres autour de la bouche éruptive, avec des coulées de type « pāhoehoe ».

Ce phénomène a été suivi par d’autres débordements depuis la bouche sud. Une petite fontaine de lave en dôme a alimenté plusieurs chenaux de lave pāhoehoe qui ont recouvert les abords immédiats de l’évent et ont parcouru environ un kilomètre. Le volume de lave et la taille de la fontaine en dôme ont varié au fil du temps, mais ont continué d’alimenter des chenaux de lave actifs. Des projections de lave sont également observées au niveau des trois bouches éruptives (nord, sud et ouest), accompagnées d’une lueur constante et, parfois, de flammes.

Images webcam de l’éruption

Les inclinomètres installés au sommet enregistrent une légère tendance inflationniste,, ce qui indique que la zone sommitale est sous pression. Le magma demeure très proche de la surface au niveau du complexe de bouches éruptives.
Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) au sommet varient entre 1 000 et 5 000 tonnes par jour.
Dans la conclusion de son dernier rapport (16 octobre 2026), le HVO indique qu’« il est possible qu’un nouvel épisode de fontaines de lave se produise au niveau du complexe éruptif nord-sud ; toutefois, une activité intrusive sous la caldeira sommitale est également envisageable. Le magma pourrait aussi emprunter des réseaux de fissures préexistants dans la région sommitale pour donner naissance à une éruption passive (avec peu, voire pas d’activité sismique ou de déformation). »

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Dernière minute : C’était prévisible au vu des nombreux débordements de lave des dernières heures. L’activité effusive susmentionnée s’est intensifiée, et des fontaines de lave ont commencé à jaillir dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu le 17 octobre 2026 à 03h19 (heure locale). Selon le HVO, il s’agit du 55ème épisode de l’éruption en cours, bien qu’il survienne longtemps après la fin de l’épisode 54 (25 août 2026).
La hauteur des fontaines de lave demeure relativement modeste, entre 30 et 45 mètres ; le HVO précise qu’il est difficile de dire si cet épisode atteindra, au cours de son évolution, des hauteurs comparables à celles observées lors des épisodes précédents.

5 heures du matin (heure locale) : les fontaines de lave émises par la bouche éruptive nord prennent de la hauteur. Selon le HVO, elle atteignent 220 mètres, tandis que le panache éruptif s’élève à 7500 mètres d’altitude. C’est du grand spectacle !

En photo comme en vidéo, c’est au crépuscule ou, comme ici à l’aube, que les couleurs sont les plus belles…

L’activité éruptive vue sous un autre angle…

Images webcam de l’événement

Le HVO indique que l’Épisode 55 de l’éruption du Kilauea a pris fin le 17 octobre 2026 à 9 h 03 (heure locale). Le HVO fournira des informations sur cet événement dans les prochaines heures.

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In the past hours, there has been an evolutaion in eruptive activity which has become more effusive at the summit of Kilauea. Multiple overflows from the south vent were observed through the night between October 15 and 16, 2026. There were 15 overflows that lasted less than 5 minutes, advancing less than 30 meters from the vent. Then at 5:10 a.m. (local time) on October 16, a high-volume overflow coated the entire area within 100 meters from the vent with pahoehoe in 10 minutes. This was followed by the south vent overflows. A small dome fountain within the vent fed multiple channels of pahoehoe that covered the near vent area and extended about a kilometer from the vent. The volume of lava and the size of the dome fountain appeared to wax and wane over time, but continued to feed vigorous overflow channels. Spatter from all three vents (north, south, and west) is also observed, as well consistent glow and occasional flames.

Summit tiltmeters have shown minor changes in tilt, with an overall slight inflationary trend showing that the summit area is under pressure. Magma remains very near the surface in the vent complex.

The SO2 emission rate from the summit varies between 1,000 and 5,000 tonnes per day.

In the conclusion of its last report (16 October 2026), the HVO says that « it is possible that another fountaining episode from the north-south vent complex could occur; however, intrusive activity underneath the summit caldera is also possible, or magma could exploit existing weak crack systems in the summit region to erupt passively (with little or no seismicity or deformation). »

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Last minute : It was to be expected, given the numerous lava overflows over the last few hours. The above-mentioned effusive activity intensiied and lava fountaining in Halemaʻumaʻu began at 3:19 AM (local time) on October 17, 2026. According to the HVO, it is the 55th episode of the current eruption, although it is happening a long time after the end of Episode 54.

Fountain heights are relatively low at about 30-45 m, and the HVO says it is not clear whether this episode will evolve to the same heights as previous episodes..

The HVO indicates that Episode 55 of the Kilauea eruption ended abruptly at 9:03 a.m. (local time) on October 17, 2026. The HVO will provide information about this event in the coming hours.

Gaz carbonique et méthane : pour enfoncer le clou !

Un article publié sur le site de France Info le 13 octobre 2026 nous apprend que les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 2,8% en France en 2026, soit un recul plus marqué que celui enregistré en 2025 (-2,1%). Les émissions nationales sont estimées à 349,4 millions de tonnes équivalents CO2 en 2026.

Selon le Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), organisme chargé d’établir le bilan officiel des émissions françaises, le secteur des transports, qui représente environ un tiers des émissions françaises, contribue fortement à cette baisse. « Sur l’ensemble de l’année 2026, les émissions du secteur devraient diminuer de 4,8%. » L’organisme explique cette diminution par la forte baisse des ventes de gazole (-7,3%) observée au premier semestre 2026, en lien avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix à la pompe. Ce carburant est utilisé par plus des deux tiers des véhicules routiers. À noter le silence radio à propos des véhicules électriques dans le domaine du transport routier !

Le secteur du bâtiment contribue lui aussi à cette baisse, avec un recul de 5,9% des émissions prévu en 2026. Cette baisse s’explique principalement par le recul des émissions liées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et à la cuisson dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, notamment en lien avec la baisse de la consommation de gaz naturel.

Selon le CITEPA, malgré cette baisse de 2,8% prévue en 2026, le rythme de réduction des émissions reste « toutefois nettement inférieur à la réduction annuelle moyenne nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques à l’horizon 2030 »..

Je suis désolé d’insister, mais à l’échelle planétaire, ce ne sont pas les émissions de CO2 ou de méthane qu’il faut prendre en compte, mais leurs CONCENTRATIONS dans l’atmosphère, même si les unes conditionnent forcément les autres. Les chiffres ne sont pas bons.

Je communique les relevés des concentrations de CO2 et de CH4 quasiment quotidiennement sur mon blog. Le 13octobre, les concentrations de CO2 étaient supérieures à 426 ppm.

Sur une année, les concentrations de CO2 sont passées de 423,90 ppm en octobre 2025 à 426,71 ppm en octobre 2026). 

 

Les concentrations de CH4 atteignaient 1934,57 ppb en juin 2026), contre 1929,17 en juin 2025.

 

Il n’est guère surprenant de voir les concentrations de gaz polluants augmenter quand on voit ce qui se passe en Indonésie en ce moment. Amplifiés par le phénomène El Niño, les incendies ont ravagé de vastes étendues de forêts et de tourbières, principalement à Bornéo, mais aussi à Sumatra et en Papouasie. Dans ces régions, la population suffoque sous une fumée toxique qui s’est propagée en Malaisie voisine, ainsi qu’à Singapour et jusqu’aux Philippines. En conséquence, des vols sont annulés entre Kuala Lumpur et Singapour. La Malaisie a également fermé des écoles dans certaines zones du pays, notamment la capitale Kuala Lumpur, et Singapour a réduit le coût des frais médicaux pour les maladies respiratoires liées à ces fumées.

Dans de telles conditions, les émissions de gaz à effet de serre par le transport routier français ne pèsent pas lourd dans la balance. Mais, bien sûr, nos dirigeants se désintéressent totalement du réchauffement climatique et la COP31 qui va avoir lieu en Turquie au mois de novembre sera comme les précédentes : elle de débouchera sur aucune mesure contraignante pour essayer de réduire le problème.

S’adapter au réchauffement climatique, c’est bien, mais prendre des mesures d’anticipation pour éviter que la situation dégénère, ce serait encore mieux !

Source : France Info.

Concentrations de gaz carbonique et de méthane

Concentrations de CO2 : 426,51 ppm (16 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Le 9 octobre 2026, j’ai indiqué quelles étaient les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) à cette date et j’ai montré l’évolution de ces concentrations sur un an. En octobre, les concentrations de CO2 atteignent 426,71 ppm au sommet du Mauna Loa (Hawaï), contre 423,90 ppm en octobre 2025.  En juin 2026 (dernier relevé), les concentrations de CH4 atteignaient 1934,57 ppb contre 1929,17 en juin 2025. La hausse est donc constante pour ces deux gaz qui contribuent pour beaucoup au réchauffement climatique actuel.

La NOAA nous apprend qu’en 2026, la concentration atmosphérique moyenne de CO2 a atteint un pic mensuel record compris entre 432,3 et 432 parties par million (ppm) en mai à l’observatoire de Mauna Loa. On a enregistré l’habituelle baisse saisonnière au mois de juillet due à la croissance de la végétation dans l’hémisphère nord. Les concentrations de CO2 ont alors atteint 429,1 ppm
La comparaison avec le niveau préindustriel – 280 ppm – ne laisse guère de doute sur la responsabilité des activités humaines.

Source : NOAA

Selon le Statista Research Department, la concentration atmosphérique moyenne de CH4 a atteint environ 1 939,44 parties par milliard (ppb) en mai 2026, Elle était d’environ 1 945,85 ppb fin 2025/début 2026, ce qui représente plus du double des niveaux pré-industriels, au milieu du 18ème siècle.

Le méthane est le deuxième gaz à effet de serre d’origine humaine le plus important après le dioxyde de carbone. Il reste moins longtemps dans l’atmosphère mais est beaucoup plus agressif. On estime qu’environ 60 % des émissions de CH4 proviennent d’activités humaines (agriculture, élevage, combustibles fossiles, déchets), tandis que 40 % sont d’origine naturelle (zones humides, avec le dégel du pergélisol de la toundra principalement).

Source : NOAA

Dans les bulletins d’information, les journalistes font référence aux émissions de ces gaz plus qu’à leur concentration dans l’atmosphère. Cette présentation donne une idée trompeuse de la réalité. Ainsi, pendant l’épidémie de COVID en 2020, au moment où l’activité économique tournait au ralenti, les émissions de CO2 ont considérablement diminué ; l’air s’était purifié. En Inde, on voyait la chaîne himalayenne avec beaucoup plus de netteté. Dans le même temps, je consultais la Courbe de Keeling qui rend compte des concentrations de CO2 et je me rendais compte qu’elles continuaient d’augmenter !