Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde.

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Une description détaillée et abondamment illustrée de l’Épisode éruptif 41 du Kilauea (Hawaï) est accessible à cette adresse :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/25/episode-41-de-leruption-du-kilauea-hawai/

D’importantes retombées de cendres ont arrosées toute la zone sommitale et une partie de la Grande Île d’Hawaï :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/25/episode-41-du-kilauea-pluies-de-cendres-a-hawai-kilaueas-episode-41-ashfall-in-hawaii/

L’Épisode 42 est actuellement prévu entre le 10 et le 20 février 2026.

En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo assez extraordinaire montrant l’Épisode 41 comme si vous y étiez, depuis les prémices de l’éruption jusqu’à l’évacuation des touristes sous une pluie de lapilli :

https://www.youtube.com/watch?v=emcnvIVhWVQ

Image webcam de l’Épisode 41

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Les personnes désirant se rendre en Sicile orientale et dans les Îles Éoliennes dans les prochaines semaines risquent de se trouver confrontées à certaines difficultés. Le cyclone Harry qui a impacté l’île ces derniers jours a causé de très importants dégâts. Vous trouverez plusieurs vidéos à la fin de cette note :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/25/la-sicile-meurtrie-par-le-cyclone-harry/

Crédit photo: presse italienne

S’agissant de l’activité volcanique, les cratères sommitaux de l’Etna se contentent de dégazer. Le Stromboli montre son activité strombolienne habituelle avec entre 10 et 20 explosions par heure au niveau des zones cratèriques nord et centre-sud.

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Suite à l’arrêt de l’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) le 20 janvier 2026, l’activité sismique s’est stabilisée. Des fumerolles composées essentiellement de vapeur d’eau sont encore observées.

Dans ces conditions, le préfet de La Réunion a décidé de rouvrir l’accès à l’Enclos avec des restrictions. L’accès à la partie haute de l’Enclos n’est possible que sur les sentiers balisés. La dernière éruption a rendu impraticable le sentier Kapor qui est interdit.

Source : Préfecture de la Réunion.

La porte de l’Enclos est de nouveau ouverte (Photo: C. Grandpey)

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La croissance du dôme de lave du Jeune Sheveluch (Kamtchatka) se poursuit, accompagnée d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Des données satellitaires du 28 janvier 2026 montraient une explosion projetant des cendres jusqu’à 8 km d’altitude. Un risque d’explosion subsiste, avec panache de cendres montant jusqu’à 12 km d’altitude. L’activité actuelle est susceptible de perturber le trafic aérien. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange.

Crédit photo: KVERT

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour le Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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Dans son dernier bulletin hebdomadaire, l’IGP indique que trois éruptions modérées ont été détectées sur le Sabancaya (Pérou), avec des panaches de cendres et de gaz jusqu’à 1 800 mètres au-dessus du sommet du volcan, ainsi qu’une activité sismique liée au mouvement des fluides magmatiques et à des fracturations à l’intérieur de l’édifice. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique demeure Orange.

Crédit photo: IGP

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Dans son dernier bulletin, l’INSIVUMEH indique que l’éruption du Fuego (Guatemala) se poursuit, avec des explosions stromboliennes de faible à moyenne intensité, à un rythme de 6 à 9 événements par heure. Les panaches de cendres et de gaz s’élèvent généralement jusqu’à 4 800 m d’altitude. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités du flanc sud-ouest. Des grondements et des ondes de choc sont toujours perçus de temps en temps.

Sommets du Fuego (au premier plan) et de l’Acatenango ((Crédit photo: Conred)

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L’activité éruptive se poursuit à Home Reef (arc volcanique de Tofua / Tonga). La bouche éruptive principale mesure 100 x 130 m d’après une image satellite du 7 janvier 2026. Une image satellite du 27 janvier montre des panaches d’eau décolorée autour de l’île. Des images infrarouges prises le même jour indiquent des températures élevées au sommet et sur certaines parties des coulées de lave des flancs nord et nord-est. La bordure nord du littoral s’est étendue, indiquant que le lobe de lave nord a progressé entre le 7 et le 27 janvier. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre) et il a été conseillé aux navigateurs de rester à au moins 2 milles nautiques (3,7 km) de l’île.
Source : Services géologiques des Tonga.

Source: NASA

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about volcanic activity around the world.

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A detailed and richly illustrated description of Kilauea‘s eruptive Episode 41 (Hawaii) is available at this address:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/25/episode-41-de-leruption-du-kilauea-hawai/

Significant ashfall blanketed the entire summit area and part of Hawaii Big Island:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/25/episode-41-du-kilauea-pluies-de-cendres-a-hawai-kilaueas-episode-41-ashfall-in-hawaii/

The current forecast for Episode 42 in between February 10 and 20 2026.

By clicking on this link, you will see a rather extraordinary video showing Episode 41 as if you were there, from the beginning of the eruption to the evacuation of tourists under a rain of lapilli:

https://www.youtube.com/watch?v=emcnvIVhWVQ

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Those wishing to travel to eastern Sicily and the Aeolian Islands in the coming weeks may encounter some difficulties. Cyclone Harry, which impacted the island in recent days, caused significant damage. You will find several videos at the end of this post:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/01/25/la-sicile-meurtrie-par-le-cyclone-harry/

Regarding volcanic activity, the summit craters of Mt Etna are merely releasing gas. Stromboli is exhibiting its usual Strombolian activity with 10 – 20 explosions per hour in the North and Central-south crater areas.

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Following the end of the eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island) on January 20, 2026, seismic activity has stabilized. Fumaroles composed primarily of water vapor are still observed.
Under these conditions, the Prédet of Réunion has decided to reopen access to the Enclos with restrictions. Access to the upper part of the Enclos is only possible via marked trails. The recent eruption has rendered the Kapor trail impassable and it is now closed.
Source: Prefecture of Réunion.

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The growth of the lava dome of the Young Sheveluch (Kamchatka) continues, with powerful gas-steam emissions. Satellite data on 28 January 2026 showed an explosion that sent ash up to 8 km a.s.l.. A danger of ash explosions up to 12 km a.s.l. remains. The current activity is likely to affect air traffic. The aviation color code is kept at Orange.

It is also Orange for Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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In its latest weekly bulletin, the IGP reports that three moderate eruptions have been detected at Sabancaya (Peru), with gas and ash plumes reaching up to 1,800 meters above the volcano’s summit, as well as seismic activity linked to the movement of magmatic fluids and fracturing within the volcano. Consequently, the volcanic alert level remains Orange.

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In its latest update, INSIVUMEH indicates that INSIVUMEH) reported that the eruption continues at Fuego (Guatemala) with weak to-moderate Strombolian explosions at a rate of 6 – 9 events per hour. The ash and gas plumes usually rise as high as 4,800 m above sea level. Ashfall has been reported in several communities on the SW flank. Rumbling sounds and occasional shockwaves are still observed.

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Eruptive activity continues at Home Reef (Tofua volcanic arc / Tonga). The main vent is 100 x 130 m in size based on a 7 January 2026 satellite image. A 27 January satellite image showed plumes of discolored water surrounding the island. Infrared images from that same day indicated hot temperatures at the summit and over parts of lava flows on the N and NE flanks. The N margin of the coastline had expanded, indicating that the N lava lobe had advanced between 7 and 27 January. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 2 on a four-level scale), and mariners were advised to stay at least 2 nautical miles (3.7 km) from the island.

Source : Tonga Geological Services.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Épisode éruptif n°41 du Kilauea (Hawaï) : Une vidéo à voir absolument !

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous accéderez à une vidéo comme je les aime et que j’ai découverte en allant fureter sur YouTube. Bien filmée par Gerald Green, elle nous fait revivre en 17 minutes et 26 secondes le 41ème épisode éruptif du Kilauea.

https://www.youtube.com/watch?v=emcnvIVhWVQ

Nous suivons tout d’abord les touristes chanceux qui se rendent vers les plates-formes d’observation judicieusement aménagées par les autorités hawaïennes. Celle que l’on voit dans le document est le Keanakāko’i Crater Lookout.

Puis, avec l’heure affichée dans le coin inférieur de l’image, nous assistons à l’évolution de l’activité au niveau des deux bouches éruptives dans le Cratère de l’Halema’uma’u. Les fontaines de lave, en dôme au début, montrent ensuite toute leur puissance pour atteindre 480 mètres de hauteur, du jamais vu depuis le début des épisodes en décembre 2024.

On envie les touristes qui ont le privilège d’assister au spectacle. Mais la situation ne tarde pas à se corser. Les alizés sont en panne en ce 24 janvier 2026 et le vent n’emporte pas le panache de cendres vers l’ouest ou le sud-ouest comme il le fait habituellement. C’est alors une pluie de lapilli et de morceaux de lave – « juste cuite » dit une personne – qui s’abat sur toute la zone sommitale, obligeant les rangers à déclencher son évacuation. On assiste alors à l’exode vers les parkings où les capots des voitures portent les traces de cet événement…

À regarder en plein écran et avec le son !

https://www.youtube.com/watch?v=emcnvIVhWVQ

Image webcam de l’éruption

Exploiter le Groenland ? Pas si facile que ça ! // Exploiting Greenland? Not so easy!

Donald Trump a toujours évoqué la possibilité d’une annexion du Groenland. Il a insisté sur le fait que les États-Unis contrôleraient l’île, actuellement territoire autonome du Danemark, et que si ses propositions étaient rejetées, il pourrait s’emparer du Groenland par la force, ou, comme l’a suggéré le secrétaire d’État Marco Rubio aux membres du Congrès le 6 janvier 2026, il pourrait carrément l’acheter.
Lors d’une audition au Congrès en 2025, l’importance du Groenland pour les États-Unis a été largement débattue. Les sénateurs et les experts ont beaucoup parlé de la position stratégique de l’île et de l’importance de ses ressources naturelles : minéraux critiques, combustibles fossiles et énergie hydroélectrique. Toutefois, personne n’a mentionné les dangers, dont beaucoup sont exacerbés par le réchauffement climatique, auxquels ceux qui convoitent l’île seront inévitablement confrontés. Ils devraient se souvenir que le climat arctique évolue au Groenland plus rapidement que partout ailleurs sur Terre. Pendant la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de pilotes militaires américains, désorientés par un épais brouillard et à court de carburant, se sont écrasés sur la calotte glaciaire. Aujourd’hui amplifiés par le réchauffement climatique, les risques naturels rendent l’extraction des ressources et les activités militaires au Groenland incertaines, coûteuses et potentiellement mortelles.
Le littoral groenlandais est sujet aux éboulements. Ce danger provient du fait que la côte est une zone habitée où la roche n’est pas recouverte par la calotte glaciaire. Par endroits, cette roche renferme des minéraux essentiels, comme l’or, ainsi que d’autres métaux rares utilisés dans la technologie, notamment pour les circuits imprimés et les batteries de véhicules électriques. Aujourd’hui, la glace ayant fondu, les parois quasi verticales des vallées ne sont plus soutenues et s’effondrent. En 2017, un pan de montagne du nord-ouest du Groenland s’est effondré de 900 mètres dans les eaux profondes du fjord en contrebas. Quelques instants plus tard, la vague provoquée par cet éboulement a engendré un tsunami qui a submergé les villages de Nuugaatsiaq et d’Illorsuit. L’eau, chargée de blocs de glace, a arraché des maisons de leurs fondations tandis que les habitants et leurs chiens de traîneau fuyaient pour sauver leur vie. À la fin de la catastrophe, on a dénombré quatre morts et les deux villages étaient détruits.

En 2023, un autre glissement de terrain a déclenché un tsunami qui a déferlé pendant neuf jours dans un fjord du Groenland.
Il n’existe aucun réseau routier digne de ce nom au Groenland. Le seul moyen envisageable de transporter du matériel lourd, des minéraux et des combustibles fossiles sera la voie maritime. Les quais, les mines et les bâtiments situés à quelques dizaines de mètres au-dessus du niveau de la mer seront vulnérables aux tsunamis provoqués par les glissements de terrain.
Le réchauffement climatique accélère la fonte des glaces du Groenland. Cette fonte menace les infrastructures de l’île et le mode de vie des populations autochtones, qui, au fil des millénaires, ont adapté leurs systèmes de transport et d’alimentation à la présence de neige et de glace. Des inondations record, alimentées par la fonte de la calotte glaciaire, ont récemment emporté des ponts qui existaient depuis un demi-siècle. Les icebergs du Groenland menacent les plateformes pétrolières. Le réchauffement climatique accélère la marche en avant des glaciers groenlandais, provoquant le vêlage d’un nombre croissant d’icebergs dans l’océan. Certains dérivent vers le Canada, mettant en danger les plateformes pétrolières canadiennes. Des navires sont en faction, prêts à remorquer les icebergs menaçants.
La fonte des glaces du Groenland et l’écoulement de l’eau dans l’océan entraînent une modification du niveau de la mer, parfois contre-intuitif. Au large de l’île, le niveau de la mer s’élève d’environ 2,5 centimètres tous les six ans. Mais près de la calotte glaciaire, c’est la terre ferme qui s’élève. Libérée du poids de la glace, le substrat rocheux sous le Groenland subit un rebond isostatique, un phénomène déjà observé en Islande. Cette élévation du sol est rapide, près de 2 mètres par siècle. Bientôt, de nombreux ports du Groenland pourraient devenir trop peu profonds pour accueillir des navires.

L’histoire montre que par le passé de nombreuses entreprises militaires au Groenland ont échoué faute d’avoir tenu compte du climat rigoureux et de la dynamique de la calotte glaciaire. Les bases américaines construites à l’intérieur de la calotte glaciaire, comme Camp Century, ont rapidement été détruites par la déformation de la neige qui les enveloppait. Les exigences actuelles de Trump, qui souhaite que les États-Unis prennent le contrôle du Groenland pour exploiter ses ressources, pourraient, elles aussi, s’avérer une vision à court terme.
Source : The Conversation.

Entrée de Camp Century (Crédit photo: Wikipedia)

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Donald Trump has always talked about taking over Greenland. He has insisted that the U.S. will control the island, currently an autonomous territory of Denmark, and that if his overtures are rejected he will perhaps seize Greenland by force, or, as Secretary of State Marco Rubio reportedly suggested to members of Congress on January 6, 2026, buy the island.

During a Congress hearing in 2025, there was a lot of talk about Greenland’s importance to the U.S. Senators and experts focused on the island’s strategic value and its natural resources: critical minerals, fossil fuels and hydropower. No one mentioned the hazards, many of them exacerbated by global warming, that those longing to exploit the island will inevitably encounter. They should remember that the Arctic’s climate is changing more rapidly than anywhere on Earth. During World War II, dozens of U.S. military pilots, disoriented by thick fog and running out of fuel, crashed onto the ice sheet. Now amplified by climate change, natural hazards make resource extraction and military endeavors in Greenland uncertain, expensive and potentially deadly.

Greenland’s coastal landscape is prone to rockslides. The hazard arises because the coast is where people live and where rock isn’t hidden under the ice sheet. In some places, that rock contains critical minerals, such as gold, as well as other rare metals used for technology, including for circuit boards and electrical vehicle batteries. The unstable slopes reflect how the ice sheet eroded the deep fjords when it was larger. Now that the ice has melted, nothing buttresses the near-vertical valley walls, and so, they collapse. In 2017, a northwestern Greenland mountainside fell 900 meters into the deep waters of the fjord below. Moments later, the wave that rockfall generated a tsunami that washed over the nearby villages of Nuugaatsiaq and Illorsuit. The water, laden with icebergs and sea ice, ripped homes from their foundations as people and sled dogs ran for their lives. By the time it was over, four people were dead and both villages lay in ruin. In 2023, another rockslide triggered a tsunami that sloshed back and forth for nine days in a Greenland fjord.

There’s no network of paved roads across Greenland. The only feasible way to move heavy equipment, minerals and fossil fuels would be by sea. Docks, mines and buildings within tens of meters of sea level would be vulnerable to rockslide-induced tsunamis.

Global warming is speeding the melting of Greenland’s ice. That melting is threatening the island’s infrastructure and the lifestyles of native people, who over millennia have adapted their transportation and food systems to the presence of snow and ice. Record floods, fed by the melting of the ice sheet, have recently swept away bridges that stood for half a century.

Greenland’s icebergs can threaten oil rigs. As the warming climate speeds the flow of Greenland’s glaciers, they calve more icebergs in the ocean. The problem is worse close to Greenland, but some icebergs drift toward Canada, endangering oil rigs there. Ships stand guard, ready to tow threatening icebergs away.

As Greenland’s ice melts and water flows into the ocean, sea level changes, but in ways that might not be intuitive. Away from the island, sea level is rising about 2.5 centimeters each six years. But close to the ice sheet, it’s the land that’s rising. Gradually freed of the weight of its ice, the rock beneath Greenland , rebounds in a phenomenon called isostatic rebound, already observed in Iceland. That rise is rapid – nearly 2 meters per century. Soon, many harbors in Greenland may become too shallow for ship traffic.

History clearly shows that many past military and colonial endeavors failed in Greenland because they showed little consideration of the island’s harsh climate and dynamic ice sheet. American bases built inside the ice sheet, such as Camp Century, were quickly crushed as the encasing snow deformed. Trump’s demands today for American control of the island to exploit its resources might similarly be shortsighted.

Source : The Conversation.

https://theconversation.com

La Sicile meurtrie par le cyclone Harry (suite)

Obnubilés par le forum de Davos et les déclarations de Donald Trump, les médias français n’ont vraiment pas compris la gravité de la situation en Calabre, Sardaigne et surtout Sicile où le cyclone Harry a causé d’énormes dégâts. On s’en apercevra sûrement au moment de la saison touristique car tout ne pourra pas être remis en état d’ici là. Comme je l’ai expliqué précédemment, des routes littorales ont disparu dans la mer et des structures balnéaires ont été carrément anéanties.

À côté des dégâts très importants sur le littoral, les pluies torrentielles qui ont accompagné et suivi le cyclone Harry ont causé un impressionnant glissement de terrain à Niscemi, petite ville de 25 000 habitants dans le district de Caltanissetta. Par mesure de précaution, 1 500 habitants ont été évacués le 25 janvier 2026 car le glissement de terrain a emporté une partie d’une falaise. Par mesure de précaution, la zone tampon a été étendue de 100 à 150 mètres, tandis que la ligne de glissement de terrain atteint maintenant quatre kilomètres, isolant des quartiers entiers et menaçant des infrastructures vitales telles que les routes départementales et le réseau d’eau potable.

Crédit photo : CNR

La Protection civile explique que le glissement de terrain s’est produit tard dans la soirée du 25 janvier, lorsqu’une pluie torrentielle a déversé plus de 200 millimètres de précipitations en quelques heures seulement sur les collines de Niscemi. Le mouvement de terrain, qui a débuté sur un versant instable, s’est poursuivi et a englouti des terres agricoles, des habitations éparses et des portions de la route nationale SS 192.

Les techniciens du génie civil surveillent les mouvements de terrain à l’aide de drones et de capteurs géologiques, et confirment que toute la zone présente une grande instabilité. Les autorités ont immédiatement relevé le niveau d’alerte à son maximum.

Des familles entières, notamment les personnes âgées et les enfants, ont été relogées dans des hôtels et des gymnases municipaux à Niscemi et Gela, avec le soutien de la Croix-Rouge italienne et d’associations de bénévoles locales. Aucun décès n’a été signalé, mais le bilan provisoire fait état de 20 maisons endommagées, 15 véhicules emportés par la boue et des dégâts agricoles se chiffrant en millions d’euros, avec des vignes et des oliveraies ensevelies sous plusieurs mètres de débris.

Niscemi est régulièrement touchée par les glissements de terrain et la zone où la ville a été construite souffre d’une instabilité géologique chronique, aggravée par des constructions illégales dans les années 1970 et 1980 et par le réchauffement climatique. Selon l’Osservatorio per la Difesa del Suolo della Regione Sicilia (Observatoire régional de la protection des sols en Sicile), plus de 40 % de la zone présente un risque moyen à élevé de glissements de terrain. Des événements similaires ont été enregistrés en 2018 et 2021.

Parallèlement, la Protection civile surveille d’autres zones à haut risque en Sicile, d’Agrigente à Messine, où les prévisions météorologiques annoncent de nouvelles pluies.

Là encore, la Première ministre Giorgia Meloni a réaffirmé l’engagement du gouvernement. Le Conseil des ministres de lundi a annoncé un financement du Fonds européen de solidarité et des dérogations aux contraintes budgétaires pour la reconstruction.
Source : presse italienne.

Voici une vidéo qui montre la situation a Niscemi. La résolution des images n’est pas très bonne, mais elle permet de se rendre compte de la situation très précaire de certaines habitations.

https://twitter.com/i/status/2015733813272305940