La Chine s’attaque aux émissions de carbone // China tackles carbon emissions

Alors que l’administration Trump fait marche arrière dans la lutte contre le changement climatique, la Chine, elle, renforce son engagement.
Le Président chinois Xi Jinping a récemment tenu sa promesse de lancer un marché national du carbone. Même s’il n’est pas aussi ambitieux que le projet d’origine, le programme chinois, qui couvrira le secteur de l’électricité dans sa première phase, a déjà dépassé le marché du carbone de l’Union Européenne. En tant que tel, la Chine envoie un signal fort aux autres pays et leur montre qu’elle respecte l’Accord de Paris.
La Chine commencera par son secteur énergétique qui représente 46% des émissions de dioxyde de carbone dans le pays. Elle a ensuite l’intention d’étendre le programme, entre autres, à la pétrochimie, à la sidérurgie et à l’aviation. Si tout va bien, les experts disent que le programme pourrait permettre à la Chine d’atteindre ses objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Le marché pourrait réduire les émissions de dioxyde de carbone de la Chine de près de 30% d’ici 2030.
Une réussite du programme pourrait assurer à la Chine le statut de leader en matière de climat, d’autant plus que les États-Unis ne joueront plus un rôle prépondérant. En effet, l’administration Trump a clairement indiqué qu’elle ne considérait plus le changement climatique comme une menace pour la sécurité nationale.
S’agissant de ce nouveau marché du carbone, les objectifs de la Chine pourraient s’avérer difficiles à atteindre. Comme le fait remarquer la revue Scientific American, aucun système d’échange de carbone dans le monde, y compris ceux de l’UE et de la Californie, n’a permis de réduire significativement les émissions de CO2.
Source: Huffington Post.

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As President Trump’s administration takes steps backward in the world’s fight against climate change, China is ramping up its commitment.

Chinese Premier Xi Jinping recently made good on his promise to launch a national carbon market. Though not as ambitious a scheme originally touted, the program, which will cover China’s power sector in its first phase, has already overtaken the European Union carbon market as the world’s largest. As such, China sends a strong political signal internationally that the country is committed to the Paris Agreement.

China will start with its power sector, which accounts for 46 percent of the nation’s carbon dioxide emissions. It intends eventually to expand the program to petrochemicals, iron and steel, and aviation, among other industries. If all goes well, experts say the program could help China hit its Paris climate agreement targets. The market could reduce China’s carbon dioxide emissions by almost 30 percent by 2030.

A successful program may secure China’s status as a climate leader, particularly as the U.S. retreats from what had been a prominent role. Indeed, Trump’s administration has made it clear that it no longer considered climate change a national security threat.

China’s goals for its new carbon market could prove challenging to achieve. As Scientific American notes, no carbon trading system in the world, including those in the EU and in California, has resulted in significant reductions in CO2 emissions.

Source: Huffington Post.

Nuage de pollution industrielle au-dessus de la Mer de Bohai et de la Mer Jaune, en provenance de la côte orientale de la Chine (Crédit photo: NASA).

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Des tweets de Donald Trump à la réalité du réchauffement climatique // From Donald Trump’s tweets to the reality of global warming

Il fallait s’y attendre : il fait un peu plus froid que d’habitude en France – en restant très loin des records – et une descente d’air polaire fait frissonner le nord des Etats-Unis et du Canada ; alors, des voix s’élèvent – celle de Donald Trump en particulier – pour dire que le réchauffement climatique a du plomb dans l’aile. C’est une musique que l’on entend chaque année et qui n’a aucun fondement. Le Président américain n’a toujours pas compris que le réchauffement climatique global ne s’analyse pas en se référant à des événements climatiques ponctuels. La météo, par l’intermédiaire des bulletins diffusés à la radio et à la télévision, rend compte du temps qu’il fait à un instant et à un endroit précis, tandis que le climat correspond aux conditions météorologiques sur une longue période et sur l’ensemble de la planète.

En dépit du coup de froid passager actuel sur l’Amérique du Nord, 2017 devrait être l’année la plus chaude – ou l’une des années le plus chaudes – jamais enregistrée sur l’ensemble de la planète. C’est ce que vient de déclarer l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Pour les seuls Etats-Unis, les 11 premiers mois de l’année sont les troisièmes plus chauds jamais enregistrés.

L’augmentation des températures observée cette année s’inscrit dans une progression régulière. Si le record de 2017 se confirme, ce sera la quatrième année consécutive qu’un record est établi : 2016, 2015 et 2014. Il est intéressant de noter que les douze années les plus chaudes sur la planète ont presque toutes été enregistrées au 21ème siècle, comme le montre le graphique réalisé par la NOAA où figurent les températures moyennes.

Source: NOAA

Aussi étrange que cela puisse paraître, les vagues de froid polaire observées en ce moment sont probablement une conséquence du réchauffement climatique et des dérèglements qu’il entraîne. En Arctique, les températures ont augmenté ces dernières années deux fois plus vite qu’ailleurs (voir mes notes précédentes), ce qui a réduit les différences avec le reste du globe. Cette réduction a déréglé le jet-stream, la ceinture de vents qui marque la frontière entre l’air chaud qui remonte de l’équateur et l’air froid du pôle. Ce jet-stream est devenu moins directionnel, plus sinueux, ce qui peut entraîner des incursions d’air froid dans nos contrées. Les climatologues pensent que le jet-stream devrait se stabiliser à nouveau avec l’augmentation des températures et que ces incursions polaires pourraient ne pas durer.

Rien ne dit que cela sera suffisant pour convaincre Donald Trump de la réalité du réchauffement climatique…

Source : France Info & NOAA.

N.B.: Aujourd’hui 30 décembre 2017, le thermomètre affichait déjà 12°C ce matin à 8 heures à Limoges! Pour les prochaines heures, il est prévu une grande douceur, mais aussi de forts coups de vent, en particulier pendant la journée du 1er janvier 2018. Il y a un risque de submersion sur le littoral atlantique car les coefficients de marées seront élevés. Ces phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents sont, eux aussi, la conséquence du réchauffement climatique.

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It was to be expected: it’s a little colder than usual in France – still far from the records – and a polar cold wave is affecting the north of the United States and Canada; so, voices can be heard – Donald Trump’s in particular – to say that global warming is over. It’s a music that is heard every year and has no basis. The US President fails to understand that global warming can not be analyzed by referring to punctual climatic events. The weather bulletins, on the radio and television, reflect the weather at a specific time and place, while the global climate is consistent with the weather over a long period of time and the weather over the whole planet.

Despite the current cold snap on North America, 2017 is expected to be the hottest year – or one of the hottest years – ever recorded on the entire planet. This has just been declared by the World Meteorological Organization (WMO). For the United States alone, the first 11 months of the year are the third hottest ever recorded.
The increase in temperatures observed this year is in steady progression. If the record of 2017 is confirmed, it will be the fourth consecutive year that a record is set: 2016, 2015 and 2014. It is interesting to note that the twelve hottest years on the planet have almost all been recorded in the 21st century, as shown in the NOAA graph above showing average temperatures.

Strange as it may seem, the polar cold spells observed at the moment are probably a consequence of global warming and the disruption it causes. In the Arctic, temperatures have risen in recent years twice as fast as elsewhere (see my previous posts), which has reduced the differences with the rest of the globe. This reduction has disrupted the jet stream, the belt of winds that marks the boundary between warm air rising from the equator and the cold air of the pole. This jet stream has become less directional, more winding, which can lead to incursions of cold air in our countries. Climatologists believe that the jet stream should stabilize again with rising temperatures and that these polar incursions may not last.
Will it be enough to convince Donald Trump of the reality of global warming? Not so sure …
Source: France Info & NOAA.

N.B .: Today December 30th, 2017, the temperature was already 12°C this morning at 8 a.m. in Limoges! A very mild weather is expected for the next hours, but also strong gales, especially during the day of January 1st, 2018. There is a risk of submersion on the Atlantic coast because the tidal coefficients will be high. These increasingly frequent extreme events are also the consequence of global warming.

Source: NOAA

Donald Trump retire officiellement le changement climatique de la Stratégie de Sécurité Nationale // Donald Trump officially removes climate change from the National Security Strategy

Depuis l’élection de Donald Trump à la tête des États-Unis, son Administration rejette tout ce qui se rapporte à la science. Elle vient d’interdire aux Centers for Disease Control (CDC) d’utiliser des mots et expressions tels que «vulnérable», «diversité», «transgenre», «fœtus», «fondé sur des preuves» et «scientifique». La censure intervient presque un an après l’interdiction faite à l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) de partager des informations avec le public et l’obligation de supprimer toutes les références au changement climatique sur son site internet.

Aujourd’hui, malgré les montagnes de preuves démontrant les dangers du changement climatique, l’Administration Trump retire ce dernier de la Stratégie de Sécurité Nationale des États-Unis (NSS) en affirmant que ce n’est pas une menace.

Selon un haut responsable de la Maison Blanche, «le changement climatique n’est pas identifié comme une menace à la sécurité nationale, mais le climat et l’importance de l’environnement restent des sujets de discussions». Le nouveau document donne la priorité à l’impact de la sécurité économique, ce qui représente un revirement par rapport à la NSS sous l’Administration Obama qui mettait l’accent sur la menace du changement climatique pour le pays.
La nouvelle mouture de la NSS confirme la décision de Trump de sortir les Etats-Unis de l’Accord de Paris. Il a déclaré qu’il « avait été élu pour représenter les citoyens de Pittsburgh, pas ceux de Paris », et que l’accord « pénalisait les Etats-Unis tout en donnant plus de puissance aux principaux pays pollueurs du monde. »
Source: Journaux américains.

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Since the election of Donald Trump as President of the United States, his Administration has had a sceptical view of all things which are science-based. It has just prohibited the Centers for Disease Control (CDC) from using « vulnerable, » « diversity, » « transgender, » « fetus, » « evidence-based » and « science-based. » The censorship comes almost a year after barring the Environment Protection Agency (EPA) from sharing info with the public and having it remove all references to climate change on its website.

Now, in the face of mountains of evidence to the contrary, it has taken climate change out of the US National Security Strategy (NSS) claiming it’s not a threat.

According to a senior White House official: « Climate change is not identified as a national security threat but climate and the importance of the environment are discussed. » The revised document instead focuses on the impact of economic security, a marked change from the NSS under the Obama administration, which emphasised the national threat of climate change.

The new NSS follows Trump’s decision in June to take the US out of the Paris Agreement, when he declared that he « was elected to represent the citizens of Pittsburgh, not Paris », and that the agreement « hamstrings the United States while empowering some of the world’s top polluting countries ».

Source: U.S. newspapers.

Négation du réchauffement climatique: L’Administration Trump persiste et signe! // Rejection of climate change : The Trump Administration will not budge !

Dans le sillage de la catastrophe provoquée par l’ouragan Harvey au Texas, l’Administration Trump semble confirmer les déclarations du Président pour qui le changement climatique est un canular. Il n’est donc pas surprenant que l’Environmental Protection Agency (EPA) vienne de rejeter l’affirmation des scientifiques selon laquelle les précipitations historiques sont liées au changement climatique en affirmant qu’il s’agissait d’«une tentative de politiser une tragédie en cours».
De la même façon que je l’ai fait dans ma dernière note sur ce blog, plusieurs scientifiques ont déclaré que les facteurs liés au réchauffement climatique ont contribué à l’augmentation des précipitations qui ont déclenché des inondations catastrophiques à Houston, tuant au moins 12 personnes et forçant des dizaines de milliers à quitter leurs maisons.
Un porte-parole de l’EPA a déclaré que «l’Agence se concentre sur la sécurité des personnes touchées par l’ouragan Harvey et apporte son soutien à l’intervention d’urgence ; elle ne tente pas de politiser une tragédie en cours». .
Un responsable de la Maison Blanche a déclaré de son côté: «À l’heure actuelle, la priorité absolue du gouvernement fédéral, alors que nous travaillons ensemble pour venir en aide aux les autorités étatiques et locales au Texas et en Louisiane, est de protéger la vie et la sécurité de ceux qui vivent dans des zones inondées».
Le président Trump a exprimé à plusieurs reprises des doutes sur le changement climatique et annoncé qu’il sortirait de l’Accord Climatique de Paris. Le 15 août, quelques jours avant l’ouragan au Texas, il a signé une ordonnance révoquant une décision de l’ère d’Obama qui prévoyait que des projets de construction de digues dans les plaines côtières inondables autour du Golfe du Mexique reçoivent une aide fédérale pour faire face aux impacts liés à l’élévation du niveau de la mer en relation avec le changement climatique. Les climatologues avaient averti que les zones côtières qui ont connu une forte croissance de leur population, devront faire face à des inondations plus sévères à mesure que les températures mondiales augmenteront.
La question est la suivante: Combien de catastrophes comme l’ouragan Katrina en Louisiane (29 août 2005) ou l’ouragan Harvey devront frapper les États-Unis pour que les autorités américaines se rendent compte que le changement climatique contribue largement à de tels phénomènes? Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, j’ai réalisé au cours de mes voyages à travers les États-Unis que la population a été conditionnée par le gouvernement à l’idée que le réchauffement climatique que nous connaissons fait partie d’un cycle naturel et que les activités humaines – y compris, bien sûr, les industries américaines – ne sont en aucun cas responsables.
Source: Médias américains.

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In the wake of Hurricane Harvey’s disaster in Texas, the Trump administration seems to agree with the president’s word that climate change is a hoax. Not surprisingly, the Environmental Protection Agency (EPA) has just rejected a contention by scientists that the historic rainfall was linked to climate change, calling it “an attempt to politicize an ongoing tragedy.”

Like I did in my previous post, several scientists have said that factors related to global warming have contributed to increased rainfall which has triggered catastrophic flooding in Houston, killing at least 12 people and forcing tens of thousands from their homes.

An EPA spokesman declared that « EPA is focused on the safety of those affected by Hurricane Harvey and providing emergency response support – not engaging in attempts to politicize an ongoing tragedy. »  .

A White House official said: « Right now, the top priority of the federal government as we work together to support state and local authorities in Texas and Louisiana is protecting the life and safety of those in impacted areas. »

President Donald Trump has repeatedly expressed doubts about climate change and has announced he would pull out of the Paris climate agreement. On August 15th, days before the Texas storm, he signed an executive order revoking an Obama-era rule requiring projects built in coastal floodplains around the Gulf of Mexico receive federal aid to account for the impacts of sea-level rise related to climate change.

Climate scientists have said that coastal areas, which have seen a surge in population growth, can expect to grapple with more severe flooding as global temperatures rise.

The question is : How many disasters like Hurricane Katrina in Louisiana (August 29th, 2005) or Hurricane Harvey, will have to strike the U.S. to make American authorities realise that climate change largely contributes to such events? As I put it several times before, I have realised during my trips across the U.S. that the population has been conditioned by the government to the idea that the current global warming is part of a natural cycle and that human activities – which include American industries – are by no means responsible for it.

Source: American news media.

Changement climatique: Al Gore et les scientifiques contre Donald Trump / / Climate change: Al Gore and the scientists vs. Donald Trump

La suite du film d’Al Gore « Une Vérité qui dérange » – An Inconvenient Sequel – a reçu un accueil mitigé et a terminé 15ème au box-office le week-end dernier, malgré une forte promotion à l’échelle nationale par l’ancien vice-président des Etats Unis. Lorsque la première partie est sortie en 2006, elle avait généré près de 50 millions de dollars. La suite n’en a généré que 900 000. Le documentaire est maintenant dans sa deuxième semaine dans les salles de New York et de Los Angeles, après sa sortie pendant le week-end du 28 juillet.
Le film a généralement reçu un bon accueil de la part de la critique. Il a obtenu un pourcentage de satisfaction de 77% sur un site web d’évaluation des films et des émissions de télévision. En revanche, le public ne lui a accordé qu’un pourcentage de satisfaction de 48% sur le même site.

Dans le même temps, l’administration Trump essaie de dissimuler autant qu’elle le peut la vérité sur le changement climatique, tandis que les scientifiques montent au créneau et crient haut et fort qu’ils ne seront pas réduits au silence par les négationnistes climatiques à la Maison-Blanche.
Alors que l’administration Trump essaie de supprimer les agences qui parlent du changement climatique, un rapport censé ne pas être divulgué – mais qui vient d’être diffusé par des scientifiques – conclut que des millions d’Américains subissent actuellement les effets du changement climatique. Le rapport confirme que les dernières années ont connu des épisodes climatiques extrêmes liés au changement climatique, ainsi que les années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.
Le rapport est un camouflet majeur pour le Président qui refuse de reconnaître le changement climatique. On peut lire dans le rapport : « Les preuves du changement climatique abondent, depuis les hauteurs de l’atmosphère jusqu’aux profondeurs des océans. » […] « Des milliers d’études menées par des dizaines de milliers de scientifiques à travers le monde ont démontré les changements intervenus à la surface de la Terre, que ce soient les températures atmosphériques ou océaniques, la fonte des glaciers, la disparition de la couverture neigeuse, la diminution de la glace de mer, l’élévation du niveau des océans et l’augmentation de la vapeur d’eau atmosphérique « . Le rapport décrit comment la température moyenne aux États-Unis a augmenté rapidement depuis 1980 et confirme que les dernières décennies ont été les plus chaudes des 1500 dernières années.
Selon le rapport, il ne fait aucun doute que les humains sont responsables: «De nombreux exemples démontrent que les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre, sont responsables des récents changements climatiques.» […] «Les activités humaines sont maintenant la cause principale des changements observés dans le climat. »
Reste à savoir si l’administration de Trump publiera officiellement le rapport. L’Agence de Protection de l’Environnement aux États-Unis (EPA), actuellement dirigée par Scott Pruit, doit l’approuver d’ici la mi-août. Il est peu probable qu’il soit publié en l’état. Selon le Times, « les scientifiques craignaient que l’administration Trump modifie ou supprime carrément le rapport ». C’est pour cela qu’il l’ont fait fuiter!
Il existe d’autres preuves que l’administration Trump essaie de supprimer et de détourner la terminologie du changement climatique. Ainsi,  le Ministre de l’Agriculture des États-Unis a demandé à son personnel d’éviter d’utiliser l’expression «changement climatique» et de la remplacer par «conditions météorologiques extrêmes»… No comment !
Source: Presse américaine.

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Al Gore’s climate change sequel to « An Inconvenient Truth » finished 15th at the box office this weekend despite heavy national promotion from the former vice president. When it was released, « An Inconvenient Truth » generated nearly $50 million at the box office in 2006.

« An Inconvenient Sequel » has earned only about $900,000.
The documentary is now in its second week in cinemas after opening in New York and Los Angeles on the weekend of July 28th.

The film has received generally positively among critics, earning a 77% favorable rating on a review website for movies and television. Audiences only gave it a 48% favorable rating on the same site.

In the meantime, the Trump administration is trying as fast as it can to bury the truth about climate change while scientists are fighting back and showing that they will not be silenced by the climate deniers in the White House.

So while the administration tries to suppress its agencies talking about climate change, a leaked report has concluded that millions of Americans are feeling the effects of climate change right now. The report confirms that the last few years have seen record-breaking, climate-related, weather extremes, as well as the warmest years on record for the globe

The report is a major rebuttal and rebuke to the climate-denying president. « Evidence for a changing climate abounds, from the top of the atmosphere to the depths of the oceans, » the report outlined: « Thousands of studies conducted by tens of thousands of scientists around the world have documented changes in surface, atmospheric, and oceanic temperatures; melting glaciers; disappearing snow cover; shrinking sea ice; rising sea level; and an increase in atmospheric water vapour. » The report outlines how the average temperature in the U.S. has risen rapidly since 1980, and recent decades have been the warmest of the past 1,500 years.

It is explicit that humans are to blame: « Many lines of evidence demonstrate that human activities, especially emissions of greenhouse gases, are primarily responsible for recent observed climate changes, » and « Human activities are now the dominant cause of the observed changes in climate. »

Whether the Trump administration will ever officially publish the report remains to be seen. The U.S. Environmental Protection Agency (EPA), currently led by Scott Pruit, is one of the agencies that has to approve it by mid-August. It is unlikely to be published unscathed. According to the Times, « Scientists say they fear that the Trump administration could change or suppress the report. »

There is new evidence that the Trump administration is trying to suppress and distort the language around climate change, with the U.S. Department of Agriculture telling staff to avoid using the term « climate change » and instead use the term « weather extremes. » No comment!

Source : American newspapers.

Source: NOAA

De toute évidence, l’administration Trump n’a jamais entendu parler de la Courbe de Keeling qui décrit les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère au niveau du Mauna Loa à Hawaii. Le niveau actuel reste très élevé, avec plus de 400 ppm. A noter que la courbe montre un point bas chaque année vers la fin du mois de septembre, au moment de la transition entre l’été et l’automne. L’absorption du CO2 par la végétation décline et est dépassée par les émissions de CO2 au niveau des sols. On remarquera que la concentration en CO2 de ce point bas augmente d’une année sur l’autre.

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Obviously, the Trump administration has never heard of the Keeling Curve describing atmospheric concentrations of carbon dioxide on Mauna Loa in Hawaii. The current level remains very high, with more than 400 ppm. It should be noted that the curve shows a low point each year towards the end of September, when the transition between summer and autumn begins. CO2 absorption by the vegetation is declining and is exceeded by CO2 emissions by the soils. The CO2 concentration of this low point increases from one year to the next.

 

« Une Vérité qui Dérange (suite) » // « An Inconvenient Sequel »

Dix ans après, «Une Vérité qui Dérange » – An Inconvenient Truth – qui a propulsé le changement climatique au cœur de la culture populaire, An Inconvenient Sequel montre que nous sommes sur le point d’entrer dans une véritable révolution énergétique. Le vice-président Al Gore y poursuit sa lutte infatigable. C’est un voyage autour du monde au cours duquel il forme une armée de défenseurs du climat et influence la politique climatique internationale. Les caméras le suivent dans les coulisses – dans des moments à la fois privés et publics, drôles et poignants – pendant lesquels il poursuit l’idée que, bien que les enjeux n’aient jamais été aussi importants, les dangers du changement climatique peuvent être surmontés grâce à l’ingéniosité humaine et la passion.

Voici la bande annonce du film sorti le 28 juillet 2017 dans un nombre limité de cinémas américains

https://www.youtube.com/watch?v=huX1bmfdkyA&feature=youtu.be

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Ten years after An Inconvenient Truth brought climate change into the heart of popular culture, An Inconvenient Sequel shows just how close we are to a real energy revolution. Vice President Al Gore continues his tireless fight, travelling around the world, training an army of climate champions and influencing international climate policy. Cameras follow him behind the scenes – in moments both private and public, funny and poignant – as he pursues the inspirational idea that while the stakes have never been higher, the perils of climate change can be overcome with human ingenuity and passion.

Here is the trailer of the film that was released on July 28th 2017 in a limited number of U.S. cinemas

https://www.youtube.com/watch?v=huX1bmfdkyA&feature=youtu.be

Sawyer Glacier (Alaska)  [Photo: C. Grandpey]

Elévation du niveau de la mer ? Vous voulez rire ! // Sea level rise ? You must be joking !

Voici une histoire qui confirme l’attitude de Donald Trump sur le changement climatique et la montée des mers, mais aussi l’attitude de la plupart des Américains à propos de la catastrophe climatique qui menace notre planète.
L’histoire se passe sur une petite île – Tangier Island (Virginie), dans la baie de Chesapeake – qui a voté majoritairement pour le président, et son maire est un ardent supporter de Trump. Il y a trois points à retenir dans cette histoire: d’abord, l’île est en train de disparaître si rapidement que le groupement des ingénieurs de l’armée américaine a déclaré que « l’érosion et l’élévation du niveau de la mer rendront inhabitable dans 20 ans cette île où l’on pratique depuis toujours la pêche au crabe. ». Ensuite, les habitants attendent désespérément l’aide du gouvernement qui permettrait de construire une digue coûteuse qui, selon eux, pourrait empêcher leur île de disparaître. Enfin, l’île a voté à 87 pour cent pour Trump, et le maire a déclaré qu’il «aimait Trump autant que n’importe quel membre de sa famille».
Trump a pris connaissance de l’histoire de Tangier par ses conseillers et il a décidé de téléphoner au maire. Le sujet de la conversation a rapidement tourné autour de l’avenir de l’île. Trump a dit de ne pas s’inquiéter de l’élévation du niveau de la mer. « Votre île est là depuis des centaines d’années, et je crois que votre île sera là dans des centaines d’autres ».
Cependant, les ingénieurs de l’armée américaine affirment que l’île sera inhabitable dans 20 ans ou beaucoup plus tôt si elle est frappée directement par une tempête majeure, mais le président a rejeté la cause principale : la montée des mers.
Après l’appel téléphonique de Trump, le maire a déclaré: « Comme le président, je ne suis pas préoccupé par l’élévation du niveau de la mer. Je suis tous les jours sur l’eau, et je ne m’en rends pas compte. C’est juste l’érosion qui détruit Tangier. » La chaîne CNN a expliqué que cela ne dérange pas les habitants de Tangier que Trump se soit retiré de l’accord climatique de Paris. Ils pensent que la décision leur permettra d’avoir plus d’argent pour la construction de l’infrastructure dont ils ont besoin pour sauver leur île. En réalité, ils se trompent lourdement ! Le budget environnemental proposé par Trump mettra fin au programme d’aide à la Baie de Chesapeake et réduira le grand programme de protection des côtes géré par la NOAA!
Source: Médias américains.

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Here is a story that confirms both Donald Trump’s views about climate change and rising seas and the attitude of most Americans about the catastrophe that threatens our planet.

The story involves a tiny island – Tangier (Virginia), in the Chesapeake Bay – that voted overwhelmingly for the president and its mayor is a Trump supporter. It has three key points: First, the island is vanishing so rapidly that “the Army Corps of Engineers told erosion and sea level rise alone will make this historic crabbing community uninhabitable in as little as 20 years. Second, the residents are desperate for government help, like an expensive seawall, which they believe could save their vanishing island if it came quickly enough. Third, the island voted 87 percent for Trump, and the mayor said he “loved Trump as much as any family member he got.”

Trump viewed the story after staffers brought it to his attention and he decided to call the mayor. The subject of the call rapidly turned to the island’s fate. Trump “said not to worry about sea-level rise. Your island has been there for hundreds of years, and I believe your island will be there for hundreds more.’”

However, the Army Corps says the island will be uninhabitable in perhaps 20 years or much sooner if it gets struck directly by a major storm, but the president dismissed the primary cause, rising seas.

After Trump’s phone call, the mayor said: “Like the president, I’m not concerned about sea level rise. I’m on the water daily, and I just don’t see it. It’s just erosion that is destroying Tangier.” CNN explained that it doesn’t bother residents that Trump pulled out of the Paris climate deal. The residents on Tangier look at the decision as more money it will free up to help them build the infrastructure they need to save their island. In reality, Trump’s proposed budget would end federal support of the Chesapeake Bay Program and zero out NOAA’s major coastal protection and adaptation program!

Source: American news media.

Perdue dans la Baie de la Chesapeake, Tangier Island est fortement menacée par la montée du niveau de l’océan. (Source : Google Maps)