Des sondes dans les eaux du Groenland et des armes nucléaires contre les ouragans // Probes in Greenland’s waters and nuclear weapons against hurricanes

Une récente mission récente de la NASA – Oceans Melting Greenland, ou OMG – comprenant trois scientifiques a survolé à basse altitude les glaciers de la côte du Groenland à bord d’un DC3 des années 1940 revu et corrigé. L’appareil a survolé l’île pendant quatre étés, en larguant des sondes afin de recueillir des données sur la contribution des océans à la fonte rapide de la glace du Groenland. L’Océan Arctique borde les trois quarts de l’île qui est recouverte de glace sur 85% de sa surface. Si cette couche de glace venait à disparaître complètement, le niveau de la mer augmenterait de sept mètres ; cela constituerait une réelle menace pour des centaines de millions de personnes dans le monde.
Les scientifiques ont largué des sondes cylindriques de 1,5 mètre qui transmettent en temps réel des données sur la température et la salinité de l’océan. Une fois que chaque sonde a touché l’eau, les données commencent à être téléchargées presque immédiatement sur les ordinateurs de bord. La mission permettra d’étudier comment les couches d’eau plus chaudes au large des côtes entrent en contact avec les glaciers et leur incidence sur la rapidité de la fonte de la glace

La mission OMG étudie les glaciers groenlandais en hiver et compare les données obtenues à celles recueillies sur l’océan en été sur une période de cinq ans. Ce faisant, les chercheurs espèrent mieux prévoir l’élévation du niveau de la mer.
L’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète et le Groenland est devenu un pôle de recherche sur le climat. La NASA a commencé à étudier le climat de la Terre de manière plus approfondie à partir des années 1970, époque où les budgets dédiés à l’exploration interplanétaire ont été considérablement réduits.
Aujourd’hui, on compte plus d’une douzaine de satellites en orbite pour la surveillance des mers, des glaces, des terres et de l’atmosphère terrestre, ainsi que des missions telles que OMG qui fourniront des données permettant de mieux prédire l’élévation du niveau de la mer dans le monde.
Source: NASA.

Pendant ce temps, le président Donald Trump – qui a toujours des idées brillantes – a suggéré d’utiliser des armes nucléaires pour empêcher les ouragans de frapper les États-Unis. Le président aurait soulevé cette idée à de nombreuses reprises depuis 2017.
Loin d’être révolutionnaire, l’idée d’utiliser des armes nucléaires contre les ouragans ne date pas d’hier. Dès la fin des années 1950, des scientifiques et des organismes gouvernementaux américains avaient suggéré de faire exploser des charges nucléaires afin de réduire l’intensité des fortes tempêtes. En 1959, un météorologue américain a expliqué que des sous-marins pourraient être utilisés pour lancer des ogives nucléaires dans l’œil d’un cyclone, l’une des nombreuses applications «pacifiques» qu’il imaginait pour l’arme nucléaire.
Heureusement, les météorologues de la NOAA sont aujourd’hui beaucoup mois enthousiastes à l’idée d’utiliser des armes nucléaires pour contrer les ouragans. Ils disent que cette approche serait loin d’être couronnée de succès et qu’elle néglige un problème grave. En effet, les retombées radioactives ainsi produites se déplaceraient assez rapidement avec les alizés et elles causeraient des problèmes environnementaux dévastateurs.
Source: Médias américains.

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 A recent NASA mission – Oceans Melting Greenland, or OMG – including three scientists flew low over the glaciers on Greenland’s coast in a modified DC 3 plane. The aircraft has flown around the island for four summers, dropping probes to collect data on how oceans contribute to the rapid melt of Greenland’s ice. The island has three quarters bordering the Arctic Ocean and is 85 percent covered in ice. If this ice sheet were to disappear completely, it would raise the ocean level by seven metres, a huge threat to hundreds of millions of people around the world.

The crew dropped 1.5-metre cylindrical probes that will transmit data about the ocean’s temperature and salinity. After each probe hit the water, data started to upload almost immediately onto the onboard computers. The mission will allow to investigate how warmer layers of water off the coast come into contact with glaciers and how this effects how quickly they melt.

OMG surveys Greenlandic glaciers in the winter, comparing it with the data they collect about the oceans in the summer over a five-year period; doing so, the researchers hope to better predict sea-level rise.

The Arctic region has warmed twice as fast as the global average, and Greenland has become a focal point for climate research  NASA started to study the earth’s climate in greater depth from the 1970s when its inter-planetary exploration budget was reduced, using its satellites to look at the earth.

Today it has more than a dozen satellites in orbit monitoring earth’s seas, ice, land and atmosphere, along with missions like OMG, which will provide data to give better predictions of sea-level rise around the globe.

Source: NASA.

Meantime, President Donald Trump – who always has brilliant ideas – suggested firing nuclear weapons into hurricanes to prevent them hitting the US. The president is said to have raised this idea on numerous occasions, dating back as far as 2017.

Far from being a revolutionary, the idea of using nuclear weapons against hurricanes has a remarkably long history. As far back at the late 1950s, scientists and government agencies in the US had floated proposals for exploding nuclear devices to break up large storms. In 1959, a US meteorologist suggested submarines could be used to launch warheads into the eye of a hurricane, one of several “peaceful” applications he imagined for nuclear weapons.

Fortunately, today’s NOAA meteorologists have less enthusiasm for nuking weather systems. They say that this approach is far from being successful and it neglects a serious problem. Indeed, the released radioactive fallout would fairly quickly move with the tradewinds and cause devastating environmental problems.

Source: US news media.

L’eau plus chaude de l’Océan Arctique accélère la fonte des glaciers groenlandais; (Photo: C. Grandpey)

Donald Trump ne connaît pas la différence entre météo et climat! // Donald Trump can’t make the difference between weather and climate !

Une fois encore, le président américain Donald Trump, a montré son incapacité à comprendre le changement climatique. Pour la énième fois, il a confondu les mots «météo» et «climat».
Amy Klobuchar, sénatrice démocrate du Michigan, a récemment annoncé qu’elle se présentait à la présidence dans un discours prononcé sous la neige à Minneapolis. Dans son discours, elle a déclaré que dès son premier jour à la présidence, elle ferait en sorte que les États-Unis rejoignent l’accord de Paris sur le climat, duquel Donald Trump a retiré les Etats Unis en 2017.
Le président actuel a rapidement réagi sur Twitter, comme d’habitude. Il a écrit: «Amy Klobuchar a annoncé qu’elle se présentait à la présidence, parlant avec fierté de la lutte contre le réchauffement climatique alors qu’elle parlait dans une véritable tempête de neige et de glace, avec une température glaciale. Elle n’a pas choisi le bon moment. À la fin de son discours, elle ressemblait à un bonhomme de neige! »
Beaucoup de gens confondent les conditions météorologiques et le changement climatique. La NASA a q’ailleurs mis en ligne une page Web dédiée à la distinction entre les deux expressions.

https://www.nasa.gov/mission_pages/noaa-n/climate/climate_weather.html

L’Administration y indique que « la différence entre la météo et le climat est une question de temps. […] La météo définit les conditions de l’atmosphère sur une courte période alors que le climat décrit le comportement de l’atmosphère sur une période relativement longue. »
M. Trump répand depuis longtemps des informations fausses sur le changement climatique, malgré l’abondances de sources disponibles sur la question. Son tweet a été diffusé juste trois semaines après un autre dans lequel il commentait des prévisions de fortes chutes de neige. Le président a également affirmé un jour que le changement climatique était un canular chinois, inventé pour nuire aux exportations américaines.
La sénatrice démocrate a réagi aux propos moqueurs de Trump sur Twitter en expliquant que la science allait dans le sens de sa politique. Elle a ajouté: “J’espère pouvoir débattre avec vous du changement climatique (et de nombreuses autres questions). Et je me demande comment vos cheveux se comporteraient dans une tempête de neige. »
Source: The Independent.

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Once again, Donald Trump, the American President, has shown his incapacity to understand climate change. Once again he confused the words “weather” and “climate”.

Amy Klobuchar, the Democratic senator from Michigan, recently announced that she was running for the presidency in a speech delivered as snow fell around her in Minneapolis. In her speech, she said that on her first day as president she would have the US rejoin the Paris climate agreement, which Mr Trump withdrew the country from in 2017.

The current president soon reacted on Twitter, as usual. He wrote: “Amy Klobuchar announced that she is running for President, talking proudly of fighting global warming while standing in a virtual blizzard of snow, ice and freezing temperatures. Bad timing. By the end of her speech she looked like a Snowman(woman)!”

Confusing weather and climate change is a common error made by many people and NASA has a webpage dedicated to distinguishing the two.

https://www.nasa.gov/mission_pages/noaa-n/climate/climate_weather.html

The Administration indicates that “the difference between weather and climate is a measure of time. […] Weather is what conditions of the atmosphere are over a short period of time, and climate is how the atmosphere behaves over relatively long periods of time.”

Mr Trump has a long history of spreading incorrect information about climate change, despite the wealth of information available. His tweet came just three weeks after another one in which he discussed forecasts of heavy snow. The president also once claimed that climate change was a Chinese hoax, invented to hurt US exports.

The Democratic Senator responded to his mockery on Twitter by saying that science supported her policies. She added: “Looking forward to debating you about climate change (and many other issues). And I wonder how your hair would fare in a blizzard.”

Source : The Independent.

Source: global-climat

Un rapport américain contredit l’opinion de Donald Trump sur le changement climatique // U.S. report conflicts with Donald Trump’s opinion on climate change

Selon un rapport gouvernemental publié le 23 décembre 2018, quelques jours avant la COP 24, le changement climatique coûtera des centaines de milliards de dollars à l’économie américaine d’ici la fin du siècle, avec de sérieuses conséquences, en particulier pour la santé humaine et les infrastructures, sans parler de la production agricole. Treize ministères et organismes gouvernementaux, du Département de l’Agriculture à la NASA, faisaient partie du comité qui a rédigé le nouveau rapport.
La Maison Blanche a rejeté le rapport comme étant inexact. Selon sa porte-parole, il est « largement fondé sur le scénario le plus extrême, qui contredit les tendances établies de longue date en supposant que la technologie et l’innovation seront limitées et que la population augmentera rapidement. La prochaine mise à jour de l’évaluation nationale du climat nous offrira la possibilité de mettre en place un processus plus transparent et fondé sur des données comprenant des informations plus complètes en ce qui concerne les scénarios et les conséquences potentielles ».

Le rapport décrit l’impact du réchauffement de la planète sur toutes les couches de la société américaine et lance une mise en garde sévère qui va à l’encontre du programme en faveur des combustibles fossiles décidé par le gouvernement Trump. On peut lire que « le réchauffement climatique affecterait les pauvres de manière disproportionnée, porterait gravement atteinte à la santé humaine, endommagerait les infrastructures, limiterait la disponibilité de l’eau, modifierait les côtes et augmenterait les coûts dans les secteurs de l’agriculture, de la pêche et de la production d’énergie. »
A côté de cela, le rapport indique que si les émissions de gaz à effet de serre sont fortement réduites, les impacts du changement climatique pourraient être modifiés, même si certains effets comme les tempêtes, les sécheresses et des inondations plus fréquentes, sont déjà observés aujourd’hui.
Le rapport confirme une étude publiée l’année dernière qui concluait que les activités humaines étaient la principale cause du réchauffement planétaire et mettait en garde contre les effets potentiellement catastrophiques du changement climatique. Ces études se heurtent à la politique menée par le président Donald Trump qui a mis à mal les protections environnementales et climatiques de l’ère Obama et a favorisé la production de combustibles fossiles d’origine nationale, y compris le pétrole brut, dont la production est supérieure à celle de l’Arabie saoudite et de la Russie.
De plus, il ne faudrait pas oublier que Trump, l’année dernière, a annoncé son intention de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris de 2015, conclu entre quelque 200 pays pour lutter contre le changement climatique. Le Président a estimé que cet accord nuirait à l’économie américaine et apporterait peu d’avantages environnementaux tangibles. Trump et plusieurs membres de son cabinet ont également à plusieurs reprises mis en doute l’existence du changement climatique, affirmant que les causes et les impacts ne sont pas encore établis.
Source: Médias américains et canadiens.

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According to a government report issued on November 23rd, 2018, a few days before COP 24, climate change will cost the U.S. economy hundreds of billions of dollars by the end of the century, damaging everything from human health to infrastructure and agricultural production. Thirteen government departments and agencies, from the Agriculture Department to NASA, were part of the committee that compiled the new report.

The White House dismissed the report as inaccurate. The White House spokeswoman said the new report was « largely based on the most extreme scenario, which contradicts long-established trends by assuming that…there would be limited technology and innovation, and a rapidly expanding population. The government’s next update of the National Climate Assessment gives us the opportunity to provide for a more transparent and data-driven process that includes fuller information on the range of potential scenarios and outcomes. »

The report outlined the projected impact of global warming in every corner of American society, in a dire warning that is at odds with the Trump administration’s pro-fossil-fuels agenda. Global warming would disproportionately hurt the poor, broadly undermine human health, damage infrastructure, limit the availability of water, alter coastlines, and boost costs in industries from farming, to fisheries and energy production.

The report also said that if greenhouse gas emissions are sharply curbed, projections of further damage could change, even though many of the impacts of climate change – including more frequent and more powerful storms, droughts and flooding – are already under way.

The report supplements a study issued last year that concluded humans are the main driver of global warming and warned of potentially catastrophic effects to the planet. The studies clash with policy under President Donald Trump who has been rolling back Obama-era environmental and climate protections to maximize production of domestic fossil fuels, including crude oil, already the highest in the world, above Saudi Arabia and Russia.

Beside this, one should bear in mind that Trump last year announced his intention to withdraw the United States from the 2015 Paris Deal agreed by nearly 200 nations to combat climate change, arguing the accord would hurt the U.S. economy and provide little tangible environmental benefit. Trump and several members of his cabinet have also repeatedly cast doubt on the science of climate change, arguing that the causes and impacts are not yet settled.

Source: U.S. and Canadian news media.

Courbes montrant les émissions globales de carbone fossile par type de combustible entre 1800 et 2013.  Le carbone représente 27 % de la masse du CO2, l’oxygène constitue l’essentiel du reste. (Source: Wikipedia)

Donald Trump: Une prise de conscience du changement climatique ? Pas si sûr ! // An awareness of climate change? Not so sure !

Le Président Donald Trump serait-il en train de revenir sur son affirmation selon laquelle le changement climatique est un canular? Dans une récente interview accordée à l’émission « 60 minutes » de la chaîne de télévision CBS, il a déclaré qu’il ne savait pas si l’Homme était responsable du changement climatique et que, selon lui, il y aurait « un retour à la normale. » Il a ajouté qu’il ne souhaitait pas mettre les Etats-Unis en difficulté face au changement climatique: « Je pense que quelque chose est en train de se passer. Quelque chose est en train de changer et cela va changer à nouveau. Je ne pense pas que ce soit un canular. Je pense qu’il y a probablement une différence, mais je ne sais pas si l’Homme est responsable. Je ne veux pas donner des milliards et des milliards de dollars. Je ne veux pas perdre des millions et des millions d’emplois. »
Trump avait qualifié le changement climatique de canular en novembre 2012 avec ce message sur Twitter: « Le concept de réchauffement de la planète a été créé par et pour les Chinois afin de rendre non compétitive l’industrie américaine. » Il a dit plus tard qu’il plaisantait en parlant des Chinois, mais il a continué de qualifier de canular le réchauffement climatique pendant les années qui ont suivi.
Dans la dernière interview avec CBS, il a déclaré: « Je ne nie pas le changement climatique, mais on pourrait très bien avoir un retour en arrière. Vous savez, nous parlons de … millions d’années. »
S’agissant d’un « retour en arrière » climatique, les archives de températures tenues par la NASA et la NOAA montrent que le monde n’a pas connu d’années plus froide que la moyenne depuis 1976, ni de mois plus froid que la normale depuis la fin de 1985.
Trump, qui a récemment visité des régions de Géorgie et de Floride dévastées par l’ouragan Michael, a également exprimé des doutes sur les conclusions des scientifiques qui font un lien entre le changement climatique et des ouragans plus puissants.
Les dernières déclarations de Donald Trump interviennent quelques jours après la publication du rapport du GIEC qui indique que le réchauffement de la planète augmenterait les risques pour la santé, les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire, l’approvisionnement en eau, la sécurité humaine et la croissance économique. Le rapport explique comment notre climat, notre santé et nos écosystèmes seraient en meilleur état si les leaders politiques pouvaient limiter d’une manière ou d’une autre dans les années à venir le réchauffement climatique causé par l’Homme.
Source: Presse américaine.

Ne soyons pas naïfs ! Les derniers propos de Donald Trump ne signifient pas qu’il a pris conscience du changement climatique. Ils font partie d’une stratégie politique à quelques semaines des élections de mi mandat qui sont loin d’être gagnées par les Républicains. En adoptant une position intermédiaire moins catégorique, le président américain est certain de se mettre à dos ni les partisans ni les adversaires du changement climatique. Une fois l’échéance électorale passée, tout redeviendra comme avant. On peut se demander combien de désastres environnementaux devront frapper les Etats-Unis avant que Trump réalise que le changement climatique n’est pas un canular !

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Is President Donald Trump backing off his claim that climate change is a hoax? In a recent interview with CBS’ “60 minutes”, he said he did not know if it was manmade and suggested that the climate would « change back again. » He added that le did not want to put the U.S. at a disadvantage in responding to climate change: « I think something’s happening. Something’s changing and it’ll change back again. I don’t think it’s a hoax. I think there’s probably a difference. But I don’t know that it’s manmade. I will say this: I don’t want to give trillions and trillions of dollars. I don’t want to lose millions and millions of jobs. »

Trump had called climate change a hoax in November 2012 when he sent a tweet stating, « The concept of global warming was created by and for the Chinese in order to make U.S. manufacturing non-competitive. » He later said he was joking about the Chinese connection, but in years since has continued to call global warming a hoax.

In the latest CBS interview, he said: « I’m not denying climate change, but it could very well go back. You know, we’re talking about over a … millions of years. »

As far as the climate « changing back, » temperature records kept by NASA and NOAA show that the world hasn’t had a cooler-than-average year since 1976 or a cooler-than-normal month since the end of 1985.

Trump, who recently visited areas of Georgia and Florida damaged by Hurricane Michael, also expressed doubt over scientists’ findings linking the changing climate to more powerful hurricanes.

Trump’s comments came just days after IPCC issued a warning that global warming would increase climate-related risks to health, livelihoods, food security, water supply, human security and economic growth. The report detailed how Earth’s weather, health and ecosystems would be in better shape if the world’s leaders could somehow limit future human-caused warming.

Source : Presse américaine.

Don’t be naive! Donald Trump’s latest statement does not mean he has become aware of climate change. It is part of a political strategy just weeks before mid-term elections that are far from being won by the Republicans. By adopting a less categorical middle ground, the US president is sure to stand up to neither proponents nor opponents of climate change. Once the election date has passed, everything will become as before. One can wonder how many environmental disasters the United States will have to face before Trump realizes that climate change is not a hoax!

La théorie de Donald Trump sur les incendies en Californie // Donald Trump’s theory about wildfires in California

A cause du vent violent et de la chaleur excessive, l’incendie de Mendocino est devenu le plus important de l’histoire de la Californie. Il a détruit quelque 75 structures et contraint des milliers de personnes à quitter leurs maisons. Sept autres incendies majeurs sont en train de se développer simultanément dans l’État, depuis le comté de Shasta jusqu’à celui de San Bernardino.
Alors que tout le monde est d’accord pour dire que la canicule provoquée par le changement climatique est la cause de la catastrophe, le président Trump a une autre idée des choses. Dans l’un de ses tweets désormais célèbres, il a affirmé que les politiques environnementales de la Californie empêchent les pompiers d’accéder à suffisamment de points d’eau pour arrêter les incendies. Il a ajouté que « l’eau immédiatement disponible » est détournée vers l’Océan Pacifique pour des raisons environnementales et il a adressé des reproches au gouverneur de Californie dans une série de tweets.
Voici le contenu de l’un des tweets de Trump: «Les mauvaises lois sur l’environnement amplifient les incendies de forêt en Californie et ne permettent pas d’utiliser en quantité suffisante l’eau immédiatement disponible. Elle est envoyée dans l’Océan Pacifique. Il faudrait aussi supprimer les arbres pour empêcher le feu de se propager!  »
Le California Department of Forestry and Fire Protection (Cal Fire), service des eaux et forêts californien, rejette catégoriquement l’affirmation selon laquelle les pompiers n’ont pas assez d’eau pour faire face aux incendies. En effet, il y a des lacs près du Carr Fire, comme le lac Shasta, le lac Whiskeytown et d’autres, de sorte qu’il n’y a absolument aucun problème d’eau.
Selon Cal Fire, les incendies de forêt dans l’Ouest sont causés par des températures trop élevées, moins de neige et des sécheresses plus fréquentes et intenses, phénomènes provoqués par le changement climatique. Trump, en affirmant que l’eau est « détournée » vers le Pacifique, ne semble pas comprendre que les rivières descendent d’elles mêmes vers l’océan ! La triste réalité, c’est que la Californie détourne tellement d’eau de son cours naturel pour l’envoyer dans des chenaux artificiels destinés à l’irrigation des cultures que des kilomètres de rivières se sont complètement asséchés. Cela a provoqué une catastrophe écologique dans le San Francisco Bay-Delta Estuary, le plus grand estuaire de la côte ouest de l’Amérique. Selon un responsable de Cal Fire, « le Président semble vouloir aggraver ces problèmes en détournant encore plus d’eau du système naturel au profit de l’agriculture au détriment du reste de la population ».
Le nord de la Californie a dû faire face à des températures de 38°C pendant plus d’un mois. Avant même cette canicule, la végétation était déjà extrêmement sèche et extrêmement vulnérable au feu. Il y a eu des périodes de vent et l’humidité ne réapparaît pas pendant la nuit comme c’était le cas il y a des années, de sorte que le feu peut brûler aussi intensément la nuit que pendant la journée.
L’armée américaine se prépare à envoyer cette semaine 200 soldats pour aider les pompiers à combattre les incendies dans l’Ouest des Etats Unis.
Source: Médias d’information américains

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Windy conditions and high heat have made the Mendocino Complex Fire the largest wildfire in California’s history, destroying some 75 homes and forcing thousands to evacuate. Seven other major wildfires are burning in the State, from Shasta County to San Bernardino County, at the same time.

While everybody agrees to say that the heat triggered by climate change is the cause of the disaster, President Trump has another opinion. In one of his now famous tweets, he claimed that California’s environmental policies are preventing firefighters from accessing enough water to stop the state’s wildfires. He added that “readily available water” is being diverted into the Pacific Ocean for environmental reasons and blamed the California Governor in a series of tweets.

Here is one of Trumps’s tweets : “California wildfires are being magnified & made so much worse by the bad environmental laws which aren’t allowing massive amounts of readily available water to be properly utilized. It is being diverted into the Pacific Ocean. Must also tree clear to stop fire from spreading!”

The California Department of Forestry and Fire Protection (Cal Fire) outright rejects the assertion that firefighters do not have enough water to handle the current wildfires. There are lakes near the Carr Fire: the Shasta Lake, the Whiskeytown Lake and so on, so that there are absolutely no water issues.

According to Cal Fire, rhe wildfires in the West are caused by higher temperatures, less snowpack and more frequent and intense droughts. All of those problems are a result of climate change. Trump, in complaining about water “diverted” to the Pacific, seems to not understand that rivers flow downhill toward the ocean. On the contrary, California diverts so much water from its natural path and into artificial canals that many kilometres of rivers have dried up completely. This caused ecological collapse in the San Francisco Bay-Delta Estuary, the largest estuary on the west coast of the Americas. According to a Cal Fire official, “the president seems to want to worsen these problems by diverting even more water away from the natural system to benefit corporate agriculture at the expense of everyone else.”

Northern California has been dealing with 38°C weather for more than a month. Even before the heat wave, the vegetation was already extremely dry and highly vulnerable to fire. There have been erratic winds, and the humidity doesn’t rebound at night as it did years ago, so it can burn just as intensely at night as it does during the day.

The U.S. Army is preparing to send 200 soldiers to help fight fires in the West this week.

Source: U.S. news media.

Vue de la zone gigantesque affectée par le Carr Fire à la fin du mois de juillet 2018 (Source : Cal Fire)

La Chine s’attaque aux émissions de carbone // China tackles carbon emissions

Alors que l’administration Trump fait marche arrière dans la lutte contre le changement climatique, la Chine, elle, renforce son engagement.
Le Président chinois Xi Jinping a récemment tenu sa promesse de lancer un marché national du carbone. Même s’il n’est pas aussi ambitieux que le projet d’origine, le programme chinois, qui couvrira le secteur de l’électricité dans sa première phase, a déjà dépassé le marché du carbone de l’Union Européenne. En tant que tel, la Chine envoie un signal fort aux autres pays et leur montre qu’elle respecte l’Accord de Paris.
La Chine commencera par son secteur énergétique qui représente 46% des émissions de dioxyde de carbone dans le pays. Elle a ensuite l’intention d’étendre le programme, entre autres, à la pétrochimie, à la sidérurgie et à l’aviation. Si tout va bien, les experts disent que le programme pourrait permettre à la Chine d’atteindre ses objectifs de l’Accord de Paris sur le climat. Le marché pourrait réduire les émissions de dioxyde de carbone de la Chine de près de 30% d’ici 2030.
Une réussite du programme pourrait assurer à la Chine le statut de leader en matière de climat, d’autant plus que les États-Unis ne joueront plus un rôle prépondérant. En effet, l’administration Trump a clairement indiqué qu’elle ne considérait plus le changement climatique comme une menace pour la sécurité nationale.
S’agissant de ce nouveau marché du carbone, les objectifs de la Chine pourraient s’avérer difficiles à atteindre. Comme le fait remarquer la revue Scientific American, aucun système d’échange de carbone dans le monde, y compris ceux de l’UE et de la Californie, n’a permis de réduire significativement les émissions de CO2.
Source: Huffington Post.

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As President Trump’s administration takes steps backward in the world’s fight against climate change, China is ramping up its commitment.

Chinese Premier Xi Jinping recently made good on his promise to launch a national carbon market. Though not as ambitious a scheme originally touted, the program, which will cover China’s power sector in its first phase, has already overtaken the European Union carbon market as the world’s largest. As such, China sends a strong political signal internationally that the country is committed to the Paris Agreement.

China will start with its power sector, which accounts for 46 percent of the nation’s carbon dioxide emissions. It intends eventually to expand the program to petrochemicals, iron and steel, and aviation, among other industries. If all goes well, experts say the program could help China hit its Paris climate agreement targets. The market could reduce China’s carbon dioxide emissions by almost 30 percent by 2030.

A successful program may secure China’s status as a climate leader, particularly as the U.S. retreats from what had been a prominent role. Indeed, Trump’s administration has made it clear that it no longer considered climate change a national security threat.

China’s goals for its new carbon market could prove challenging to achieve. As Scientific American notes, no carbon trading system in the world, including those in the EU and in California, has resulted in significant reductions in CO2 emissions.

Source: Huffington Post.

Nuage de pollution industrielle au-dessus de la Mer de Bohai et de la Mer Jaune, en provenance de la côte orientale de la Chine (Crédit photo: NASA).

Des tweets de Donald Trump à la réalité du réchauffement climatique // From Donald Trump’s tweets to the reality of global warming

Il fallait s’y attendre : il fait un peu plus froid que d’habitude en France – en restant très loin des records – et une descente d’air polaire fait frissonner le nord des Etats-Unis et du Canada ; alors, des voix s’élèvent – celle de Donald Trump en particulier – pour dire que le réchauffement climatique a du plomb dans l’aile. C’est une musique que l’on entend chaque année et qui n’a aucun fondement. Le Président américain n’a toujours pas compris que le réchauffement climatique global ne s’analyse pas en se référant à des événements climatiques ponctuels. La météo, par l’intermédiaire des bulletins diffusés à la radio et à la télévision, rend compte du temps qu’il fait à un instant et à un endroit précis, tandis que le climat correspond aux conditions météorologiques sur une longue période et sur l’ensemble de la planète.

En dépit du coup de froid passager actuel sur l’Amérique du Nord, 2017 devrait être l’année la plus chaude – ou l’une des années le plus chaudes – jamais enregistrée sur l’ensemble de la planète. C’est ce que vient de déclarer l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Pour les seuls Etats-Unis, les 11 premiers mois de l’année sont les troisièmes plus chauds jamais enregistrés.

L’augmentation des températures observée cette année s’inscrit dans une progression régulière. Si le record de 2017 se confirme, ce sera la quatrième année consécutive qu’un record est établi : 2016, 2015 et 2014. Il est intéressant de noter que les douze années les plus chaudes sur la planète ont presque toutes été enregistrées au 21ème siècle, comme le montre le graphique réalisé par la NOAA où figurent les températures moyennes.

Source: NOAA

Aussi étrange que cela puisse paraître, les vagues de froid polaire observées en ce moment sont probablement une conséquence du réchauffement climatique et des dérèglements qu’il entraîne. En Arctique, les températures ont augmenté ces dernières années deux fois plus vite qu’ailleurs (voir mes notes précédentes), ce qui a réduit les différences avec le reste du globe. Cette réduction a déréglé le jet-stream, la ceinture de vents qui marque la frontière entre l’air chaud qui remonte de l’équateur et l’air froid du pôle. Ce jet-stream est devenu moins directionnel, plus sinueux, ce qui peut entraîner des incursions d’air froid dans nos contrées. Les climatologues pensent que le jet-stream devrait se stabiliser à nouveau avec l’augmentation des températures et que ces incursions polaires pourraient ne pas durer.

Rien ne dit que cela sera suffisant pour convaincre Donald Trump de la réalité du réchauffement climatique…

Source : France Info & NOAA.

N.B.: Aujourd’hui 30 décembre 2017, le thermomètre affichait déjà 12°C ce matin à 8 heures à Limoges! Pour les prochaines heures, il est prévu une grande douceur, mais aussi de forts coups de vent, en particulier pendant la journée du 1er janvier 2018. Il y a un risque de submersion sur le littoral atlantique car les coefficients de marées seront élevés. Ces phénomènes extrêmes de plus en plus fréquents sont, eux aussi, la conséquence du réchauffement climatique.

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It was to be expected: it’s a little colder than usual in France – still far from the records – and a polar cold wave is affecting the north of the United States and Canada; so, voices can be heard – Donald Trump’s in particular – to say that global warming is over. It’s a music that is heard every year and has no basis. The US President fails to understand that global warming can not be analyzed by referring to punctual climatic events. The weather bulletins, on the radio and television, reflect the weather at a specific time and place, while the global climate is consistent with the weather over a long period of time and the weather over the whole planet.

Despite the current cold snap on North America, 2017 is expected to be the hottest year – or one of the hottest years – ever recorded on the entire planet. This has just been declared by the World Meteorological Organization (WMO). For the United States alone, the first 11 months of the year are the third hottest ever recorded.
The increase in temperatures observed this year is in steady progression. If the record of 2017 is confirmed, it will be the fourth consecutive year that a record is set: 2016, 2015 and 2014. It is interesting to note that the twelve hottest years on the planet have almost all been recorded in the 21st century, as shown in the NOAA graph above showing average temperatures.

Strange as it may seem, the polar cold spells observed at the moment are probably a consequence of global warming and the disruption it causes. In the Arctic, temperatures have risen in recent years twice as fast as elsewhere (see my previous posts), which has reduced the differences with the rest of the globe. This reduction has disrupted the jet stream, the belt of winds that marks the boundary between warm air rising from the equator and the cold air of the pole. This jet stream has become less directional, more winding, which can lead to incursions of cold air in our countries. Climatologists believe that the jet stream should stabilize again with rising temperatures and that these polar incursions may not last.
Will it be enough to convince Donald Trump of the reality of global warming? Not so sure …
Source: France Info & NOAA.

N.B .: Today December 30th, 2017, the temperature was already 12°C this morning at 8 a.m. in Limoges! A very mild weather is expected for the next hours, but also strong gales, especially during the day of January 1st, 2018. There is a risk of submersion on the Atlantic coast because the tidal coefficients will be high. These increasingly frequent extreme events are also the consequence of global warming.

Source: NOAA