Le dernier coup d’éclat de Trump // Trump’s latest glorious feat

Les gens qui, comme moi, aiment l’Alaska et l’Arctique ont inévitablement entendu parler de l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), 78000 kilomètres carrés d’une beauté sauvage à couper le souffle dans la région de North Slope, au nord-est de l’Alaska. C’est le plus grand refuge faunique des États-Unis. On y rencontre une grande variété de plantes, d’animaux et d’oiseaux migrateurs.

La menace planait  depuis plusieurs années. Le président Barack Obama avait fait la sourde oreille, mais Donald Trump ne pouvait pas quitter la présidence sans prendre une de ces décisions stupides dont il a le secret : ouvrir l’ANWR au forage pétrolier et gazier. Les protagonistes du  projet parlent de forage «écologiquement sûr» mais oublient de mentionner les innombrables fuites d’hydrocarbures à Prudhoe Bay et le long de l’oléoduc Trans-Alaska, sans oublier les dizaines de milliers de mètres cubes qui ont pollué le sol pendant des jours.

Le 6 janvier 2021, le Bureau of Land Management, qui dépend de l’administration Trump, doit organiser une vente virtuelle de baux pétroliers et gaziers pour forer dans l’ANWR. Plus précisément, les forages auront lieu dans la vaste plaine côtière, au coeur même du Refuge. Cette zone est un lieu de naissance de la faune arctique, en particulier pour les ours polaires de la Mer de Beaufort, une espèce menacée qui ne compte que 900 individus.

Avec ce projet de forage, ce sont 10 000 années de beauté naturelle qui seront bientôt proposées au plus offrant, à partir de 25 dollars l’acre (0,40 ha). L’acquéreur pourra donc librement effectuer des tests sismiques, ce qui revient à faire vibrer la terre avec un énorme équipement. Si les tests montrent une belle promesse de pétrole (qui reste à prouver), on verra probablement apparaître un complexe industriel avec des routes, des pistes d’atterrissage et des oléoducs connectés à Prudhoe Bay, à environ 130 kilomètres à l’ouest. De toute façon, même si les tests sismiques ne sont pas concluants, ils laisseront de nombreuses cicatrices qui seront visibles pendant des décennies.

Avec Donald Trump, l’initiatrice du projet est Lisa Murkowski, la sénatrice de l’Alaska. Elle et ses collègues républicains ont déclaré que le projet injecterait des revenus importants dans les finances de l’Etat, malgré la mise en garde de l’organisation Taxpayers for Common Sense selon laquelle le projet serait «de toute évidence irresponsable et imprudent sur le plan financier».

Il y a plusieurs mois, cinq grandes banques américaines ont déclaré qu’elles ne financeraient pas l’extraction de combustibles fossiles dans le Refuge Arctique. Selon elles, les forages dans cette réserve naturelle de l’Arctique n’ont aucun sens actuellement avec la forte volatilité du marché pétrolier. L’administration Trump a décidé d’ignorer cette recommandation et a hâte de vendre l’un des endroits les plus sauvages et les plus beaux de la planète avant que Joe Biden ne prenne ses fonctions en janvier. Trump se moque des mises en garde des experts selon lesquels la politique économique américaine reposant sur les combustibles fossiles est, à long terme, suicidaire. Le problème, c’est que l’Alaska est politiquement républicain et le pétrole finance 85% du budget de fonctionnement de l’État. Chaque habitant reçoit un chèque annuel de dividende pétrolier !

La décision de l’administration Trump va à l’encontre du dernier rapport du GIEC dont la conclusion était que «nous devons réduire de moitié nos émissions de CO2 d’ici 2030 et laisser dans le sol 80% de toutes les réserves pétrolières connues, sans les faire brûler. Sinon, notre planète connaîtra une hausse de température estimée à quatre degrés Celsius d’ici 2100.» Pour la population de la région, les Gwich’in, l’Arctic National Wildlife Refuge est «le lieu sacré où la vie commence». Pour essayer de sauver le Refuge, ils ont intenté des poursuites avec d’autres groupes autochtones ; ils ont essayé de convaincre de grandes banques, vêtus de leur tenue traditionnelle. En vain. C’était le pot de terre contre le pot de fer…

Source: Yahoo News, The Guardian.

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People who, like me, love Alaska and the Arctic have inevitably heard of the Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), a 78,000-square-kilometre place of stunning wild beauty in north-east Alaska, in the North Slope region. It is the largest national wildlife refuge in the United States. The refuge includes a large variety of species of plants and animals and migratory birds.

The threat had been there for several years. President Barack Obama had turned a deaf ear, but Donald Trump could not leave the presidency without making another stupid decision: open ANWR to oil and gas drilling. The people who encourage the project talk about drilling in an “environmentally safe” manner without mentioning the hundreds of oil spills in Prudhoe Bay and along the Trans-Alaska Oil pipeline, including a 267,000-gallon spill that went undetected for days.

On January 6th, 2021, the Bureau of Land Management, directed by the Trump administration, is scheduled to hold a virtual oil and gas lease sale for drilling in ANWR. More specifically, the drilling would take place in the vast coastal plain, the Refuge’s biological heart: the birthing grounds of the Arctic fauna, especially the Beaufort Sea population of polar bears, a threatened species, numbering only 900.

Thus, 10,000 years of natural beauty will soon be granted to the highest bidder, beginning at $25 an acre. The winner could initiate seismic testing, which means shaking the earth with massive vibration trucks. If the testing shows a strong promise of oil (which is currently unknown), they may build an industrial complex of roads, desalinization plants, airstrips and pipelines, all tied into Prudhoe Bay, about 130 kilometres to the west. Even if the seismic testing does not prove successful, it will produce many scars visible for decades.

Together with Donald Trump, the initiator of the project is Alaska’s Republican senator Lisa Murkowski.. She and her Republican colleagues said it would pump significant revenue into the treasury, despite the Taxpayers for Common Sense’s warning that it would be “blatantly irresponsible and fiscally reckless”.

Months ago, five major U.S. banks announced they would not finance fossil fuel extraction in the Arctic Refuge. They said that Arctic refuge drilling makes zero sense in today’s reality of high oil market volatility. The Trump Administration is ignoring the warning and rushing to sell off one of the wildest places before President-elect Biden takes office in January. Trump does it despite the experts’ warning that the US fossil fuel economy is, in the long run, suicidal. However, in politically conservative Alaska, where oil finances 85% of the state’s operating budget and every resident gets an annual oil dividend check.

The Trump Administration’s decision goes against the recent report of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) whose conclusion was that “we must cut our CO2 emissions in half by 2030, and leave 80% of all known oil reserves in the ground, unburned. If not, our planet will experience an estimated four-degree Celsius rise by 2100.”

The local Gwich’in people call the Arctic national wildlife refuge “the sacred place where life begins.” To save the refuge, they have filed lawsuits with other Native groups, and visited major banks, dressed in their traditional attire. But it was definitely the earthen pot against the iron pot…

Source: Yahoo News, The Guardian.

Source : Wikipedia

Élection américaine : un rapport gênant sur le changement climatique // U.S. election : an embarrassing report on climate change

Selon plusieurs organes de presse américains dont le Huffington Post, l’administration Trump freine des quatre fers pour que ne soit pas publié avant l’élection présidentielle du mois de novembre un rapport sur le changement climatique mandaté par le Congrès. Cela confirme le déni du changement climatique par l’occupant actuel de la Maison Blanche. Ce rapport fédéral détaillé examine les conséquences dévastatrices de l’accélération de la crise climatique.

L’administration Trump avait déjà tenté d’enterrer le rapport de 2018 en le publiant le lendemain des vacances du Thanksgiving. Selon les conclusions de ce rapport, «la hausse des températures à l’échelle de la planète est plus rapide que tout ce que la civilisation moderne a connu jusqu’à présent» et «cette tendance au réchauffement ne peut s’expliquer que par les activités humaines, en particulier les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère». Ce rapport a également révélé que sans réduction drastique des émissions globales de gaz à effet de serre, les températures aux États-Unis pourraient augmenter entre 3 et 9 degrés Fahrenheit (1,5 à 5 degrés Celsius) d’ici 2100.
À l’époque, les responsables de l’administration ont rejeté les conclusions du rapport et les ont qualifiées de «radicales», «ne s’appuyant pas sur des données» et basées sur les «pires scénarios». Trump a carrément rejeté la notion de réchauffement climatique en disant: «Je n’y crois pas.»
L’attaque incessante de Trump contre les climatologues s’est intensifiée avec l’approche des élections de novembre 2020. En plus d’affirmer, à tort, que le climat «va commencer à se refroidir», Trump a nommé au moins trois climato-sceptiques à des postes importants de la NOAA, l’agence responsable de l’étude des océans et de l’atmosphère
Parmi ces nouveaux promus se trouve David Legates, professeur de climatologie à l’Université du Delaware qui a affirmé, entre autres, que l’augmentation du CO2 atmosphérique était bonne pour la planète. Des sources proches de la Maison Blanche indiquent que Legates a été nommé uniquement pour rédiger la version officielle du prochain rapport fédéral sur le climat.
Les efforts de l’Administration américaine pour ralentir le prochain rapport interviennent alors qu’Exxon Mobil, le plus grand producteur américain de pétrole et de gaz, prévoit d’intensifier ses forages. Les émissions de gaz à effet de serre émises par cette compagnie augmenteraient en conséquence, alors que les autre grandes compagnies pétrolières promettent de réduire leur production et de se diriger vers des émissions nettes nulles dans les décennies à venir.
On ne sait pas si les efforts la Maison Blanche parviendront à  ralentir la publication du rapport dont la finalité est de donner une image précise de la façon dont le changement climatique pourrait bouleverser la vie aux Etats-Unis. Le rapport fédéral présente les conclusions collégiales de chercheurs en climatologie dans toutes les disciplines. Sa complexité n’est comparable qu’aux rapports annuels publiés par le GIEC sur l’évolution du climat.
Contrairement aux rapports du GIEC, le rapport fédéral fournit des prévisions détaillées pour chaque région des Etats-Unis. Il offre ainsi aux scientifiques et aux décideurs un outil essentiel pour faire face à la recrudescence des incendies, des sécheresses et des violentes tempêtes.
La décision de l’Administration d’interférer avec le cinquième rapport indique comment l’administration Trump favorable aux combustibles fossiles, est susceptible d’aborder la menace du changement climatique si le président est élu pour un deuxième mandat et n’a plus à tenir compte de l’opinion des électeurs américains dont la majorité s’inquiète de la crise climatique.
Source: Huffington Post.

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According to several US newsmadia, among which The Huffington Post, The Trump administration is reportedly delaying work on a congressionally mandated climate change report, the latest example of President Donald Trump digging in on climate change denial ahead of the 2020 election.

The in-depth federal assessments, due every four years, look at the devastating consequences of the rapidly unfolding climate crisis. The Trump administration tried to bury the last study in 2018 by releasing it the day after the Thanksgiving holiday. That report concluded that global temperatures are “rising more rapidly than anything modern civilization has experienced” and that “this warming trend can only be explained by human activities, especially emissions of greenhouse gases into the atmosphere.” It also found that without drastic cuts in global greenhouse gas emissions, temperatures in the U.S. could warm between 3 and 9 degrees Fahrenheit by 2100.

At the time, administration officials dismissed the findings as “radical,” “not data-driven” and based on “worst scenarios.” Trump outright rejected the science, saying “I don’t believe it.”

Trump’s brazen attack on climate science has ramped up ahead of the November election. Along with falsely claiming that the climate “will start getting cooler,” Trump has tapped at least three climate contrarians for top-level positions at the federal National Oceanic and Atmospheric Administration.

Among them is David Legates, a University of Delaware climatology professor who has claimed, among other things, that rising atmospheric CO2 is good for the planet. Sources close to the White House indicate that Legates was brought in specifically to shape the upcoming federal climate report.

The effort to slow-walk the next report comes as Exxon Mobil Corp., the largest U.S. oil and gas producer, plans to ramp up drilling. The company’s projected greenhouse gases would surge as a result, just as rival oil giants are vowing to cut output and set a course for net-zero emissions in the coming decades.

It’s unclear whether the White House’s delay in summoning scientists for the next national climate assessment would hinder their ability to render an accurate picture of how climate change could upend life across the United States. Scientists are already running models and performing studies, but the federal report represents the collective findings of climate researchers across disciplines. Its complexity is comparable only to the reports the United Nations’ Intergovernmental Panel on Climate Change issues each year.

Unlike the U.N. report, the federal assessment provides detailed forecasts by U.S. regions, offering scientists and policymakers a vital tool for adapting to the already chaotic uptick in fires, droughts and violent storms.

The move to interfere with a timely fifth report signals how the pro-fossil fuel Trump administration is likely to approach the threat of climate change if the president is elected to a second term and no longer has to consider the concerns of American voters, a growing majority of whom are worried about the climate crisis.

Source : Huffington Post.

Créée en 1970, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA)  fournit et assure un accès à des données environnementales mondiales et des services d’information à partir de satellites et d’autres sources dans le but de « promouvoir,  protéger et améliorer l’économie, la sécurité, l’environnement et la qualité de vie de la nation. »

Le dernier coup d’éclat de Trump // Trump’s latest remarkable feat

Il serait grand temps que sa présidence se termine et que le peuple américain le mette hors d’état de nuire. Donald Trump n’a rien trouvé de mieux que d’autoriser des forages pétroliers et gaziers dans l’Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), la plus grande zone naturelle  protégée de l’Alaska, où vivent des ours polaires, des caribous et d’autres espèces animales. Comme d’habitude avec le bonhomme, c’est le fric qui guide la décision. Ces forages pourraient, selon le président, générer des dizaines de milliards de dollars et des milliers de nouveaux emplois. Forcément, à la veille d’une élection présidentielle, ça fait bonne impression, même si cet homme a contribué à tuer des dizaines de milliers d’Américains par son incompétence à gérer la crise sanitaire aux Etats Unis.

La vente des concessions pétrolières dans le Refuge national de la faune arctique pourrait commencer dès la fin de l’année 2020. Le programme de forage concerne une zone côtière d’environ 70 000 kilomètres carrés, soit la taille de l’Irlande, le long de l’Océan Arctique. C’est un endroit où vivent des ours polaires, des ours, des loups, des rennes e des renards arctiques, sans oublier la population Gwich’in qui chasse ces animaux pour obtenir de la nourriture et pour qui la zone concernée est sacrée.  .

Cette décision de l’administration fédérale ponctue trente années d’efforts de la part des compagnies pétrolières et de dirigeants de l’Alaska pour exploiter les ressources de ce refuge national qui est une zone protégée que le Président Obama avait tenu à préserver.

De nombreuses associations environnementales dénoncent depuis les années 1980 ces projets de forage dans cette zone protégée. Il y a tout de même de fortes chances pour que ces derniers soient fortement retardés car des associations environnementales comme Alaska Wilderness League vont engager des actions devant les tribunaux.

Le Congrès a donné en 2017 au ministère américain de l’Intérieur jusqu’à décembre 2021 pour vendre les concessions pétrolières, mais avec les prix de l’or noir au plus bas depuis quinze ans et les polémiques environnementales, il n’est pas certain que ces concessions attirent les grandes compagnies pétrolières. Plusieurs grandes banques américaines ont par ailleurs refusé de financer les forages pétroliers dans cette zone protégée de l’Alaska. Et puis, si Trump n’est pas réélu, il est probable que son adversaire démocrate mettra le holà à un tel saccage.

Source : Presse internationale.

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It is high time that his presidency ended and that the American people put him out of harm’s way. Donald Trump has found nothing better than to allow oil and gas drilling in the Arctic National Wildlife Refuge (ANWR), Alaska’s largest protected natural area, home to polar bears and caribou. As usual with the guy, it’s the money that guides the decision. These drilling could, according to the president, generate tens of billions of dollars and thousands of new jobs. Obviously, on the eve of a presidential election, it makes a good impression, even if this man helped to kill tens of thousands of Americans by his incompetence to manage the health crisis in the United States.
The sale of the oil concessions in the Arctic National Wildlife Refuge could begin as early as the end of 2020. The drilling program covers a coastal area of ​​approximately 70,000 square kilometres, the size of Ireland, along the Arctic Ocean. It is a place where polar bears, bears, wolves, caribou and arctic foxes live, not to mention the Gwich’in people who hunt these animals for food and for whom the area is sacred. .
The federal administration’s move marks thirty years of efforts by oil companies and Alaskan leaders to exploit the resources of this national refuge, which is a protected area President Obama had been keen to preserve.
Since the 1980s, many environmental associations have denounced these drilling projects in this protected area. There is still a good chance that they will be greatly delayed because environmental associations like the Alaska Wilderness League will take action in court.
Congress gave the US Department of the Interior in 2017 until December 2021 to sell the oil concessions, but with oil prices at their lowest in fifteen years and environmental controversies, it is uncertain that these lots attract the big oil companies. Several major US banks have also refused to finance oil drilling in this Alaskan refuge. And then, if Trump is not re-elected, it is likely that his Democratic opponent will put an end to such rampage.
Source: International press.

Carte du Refuge National, avec les limites en jaune

La chasse barbare des animaux à nouveau autorisée en Alaska // Barbarian hunting of animals again allowed in Alaska

En lisant la presse américaine et plus particulièrement celle de l’Alaska, on apprend qu’au mois de juin 2020, le gouvernement Trump a autorisé en Alaska les chasseurs à aller traquer les ours et les loups jusque dans leurs tanières où ils pourront aussi y massacrer les oursons et les louveteaux. Il est désormais possible d’appâter les ours et leurs oursons avec de la nourriture, de les chasser à l’aide de chiens, de traquer les louves et leurs louveteaux à la lampe torche pour les faire sortir de leur tanière, mais aussi de tirer sur les caribous, à distance depuis un bateau.

Cette nouvelle loi Trump annule celle de 2015 décidée par l’administration Obama et qui interdisait certaines pratiques de chasse d’animaux sauvages afin de préserver les réserves naturelles.

Avec cette nouvelle loi, on va forcément assister à des pratiques cruelles dont la plupart auront pour seul but de satisfaire les chasseurs de trophées qui auront dépensé des sommes colossales pour arriver à leurs fins.

Cette nouvelle loi est assez controversée en Alaska, tout comme l’était l’interdiction décrétée par l’administration Obama. Les chasseurs et les élus locaux s’opposaient alors aux associations de protection de la Nature et des animaux.

Quand on parle de la chasse en Alaska, il faut oublier celle qui est pratiquée dans nos contrées. Le fusil est souvent le premier cadeau digne de ce nom fait à un jeune enfant pour Noël. Les Etats-Unis sont un pays jeune où le culte de l’arme à feu est très présent, avec les problèmes inévitables qui s’ensuivent. Aucun président des Etats-Unis n’a réussi à convaincre la National Rifle Association de limiter l’utilisation des armes à feu dans le pays.

Il faut aussi savoir que la chasse à l’ours et au caribou (ou orignal) est autorisée en Alaska mais est sévèrement contrôlée. Chaque famille ne dispose que de quelques colliers chaque année.

En Alaska, la chasse représente un moyen de subsistance pour certaines populations, les First Nations en particulier. Ces dernières avaient d’ailleurs violemment protesté contre la loi Obama qui avait été émise sans qu’on les ait consultées, et qui les privait de ressources essentielles. La pose de pièges (le « trapping ») pour attraper des animaux pour leur fourrure est contrôlée mais parfaitement légale dans cet Etat. Il suffit de se promener dans les rues d’Anchorage pour voir des magasins vendant des vêtements de fourrure, de loup par exemple.

Source : Anchorage Daily News.

A titre personnel, je condamne fermement cette loi Trump qui autorise le massacre d’animaux sans leur laisser une chance de d’échapper. L’Alaska est une région extraordinaire pour observer la faune, que ce soit les ours, les élans ou le pygargue à tête  blanche, emblème des Etats-Unis. J’ai effectué des affûts photo avec des émotions aussi grandes que devant une éruption volcanique. Pratiquer la chasse avec la loi Trump, c’est comme si on autorisait la pêche au saumon avec des filets dans la rivière Kenai. J’ai eu l’occasion de taquiner ce poisson ‘à la loyale’ et avec remise à l’eau (‘No kill’)sur des rivières d’une grande beauté et je suis désolé d’assister à ce qui s’apparente à un massacre de la Nature.

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When reading the American press and more particularly Alaskan newspapers, we are informed that in June 2020, the Trump government authorized in Alaska the hunters to go and track bears and wolves even into their dens and to slaughter the cubs if necessary. It is now possible to bait bears and their cubs with food, to hunt them with dogs, to track down the wolves and their cubs with a torchlight to get them out of their dens, but also to shoot on caribou, from a distance and from a boat.
This new Trump law cancels the 2015 law decided by the Obama administration, which prohibited certain hunting practices of wild animals in order to preserve natural reserves.
With this new law, we will inevitably witness cruel practices, most of which will have the sole purpose of satisfying the trophy hunters who will have spent huge sums to achieve their ends.
This new law is quite controversial in Alaska, as was the Obama administration’s ban. Hunters and local elected officials then opposed associations for the protection of nature and animals.
When one talks about hunting in Alaska, one must forget the hunting which is practiced in our countries. The gun or rifle is often the first gift offered to a young child for Christmas. The United States is a young country where the cult of firearms is very present, with the inevitable problems they involve. No president of the United States has succeeded in convincing the National Rifle Association to limit the use of firearms in the country.
You should also know that hunting for bears and moose is authorized in Alaska but is strictly controlled. Each family is allowed to kill very few animals each year.
In Alaska, hunting represents a means of subsistence for certain populations, the First Nations in particular. The latter violently protested against the Obama law which was issued without any consultation, and which deprived them of essential resources. The setting of traps to catch animals for their fur is controlled but perfectly legal in this State. Just take a stroll through the streets of Anchorage and you will see several stores selling fur clothing made with wolf skin, for instance.
Source: Anchorage Daily News.
Personally, I strongly condemn this Trump law which allows the killing of animals without giving them a chance to escape. Alaska is a marvellous region for observing wildlife, be it bears, moose or the bald eagle, the emblem of the United States. During my photo hides I experienced emotions as great as in front of a volcanic eruption. Hunting according to the Trump law is like allowing salmon fishing with nets in the Kenai River. I had the opportunity to catch this fish ‘loyally’ before releasing it in this very beautiful river and I am sorry to witness what is akin to a massacre of Nature.

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Pour moi, l’Alaska, c’est ça :

Des paysages grandioses…

Un élan dans une zone humide…

Un ours qui fait provision de protéines…

Des oursons qui attendent le retour de leur mère…

Un pygargue à tête blanche qui guette sa proie.

Photos : C. Grandpey

 

Sus aux imposteurs climatiques! // Down with the climate impostors!

Je ne supporte vraiment plus ces gens qui prétendent, comme Donald Trump, que les activités humaines ne sont pas responsables du réchauffement climatique actuel. Depuis plus de deux ans, Trump explique qu’il veut sortir les États-Unis de l’accord de Paris conclu en 2015 sur le climat. À partir du lundi 4 novembre 2019, il peut vraiment commencer la démarche, en sachant que le processus de retrait prend un an et ne deviendra donc officiel, au mieux, à partir du lendemain de l’élection présidentielle de 2020. En effet, selon les termes de l’accord de Paris, aucun pays ne peut se retirer au cours des trois premières années. Le 4 novembre est donc le jour où, pour la première fois, les États-Unis peuvent réellement entamer le processus de retrait. Il commence par une lettre adressée aux Nations Unies et ne devient officiel qu’un an plus tard, ce qui conduit au lendemain des élections. En conséquence, si quelqu’un d’autre que Trump gagne en 2020, le prochain président sera en droit de revenir sur l’accord dans les 30 jours suivants!
Le réchauffement climatique provoqué par la combustion des combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz) a déjà provoqué une fausse globale de la température de 1 degré Celsius depuis la fin du 19ème siècle, avec comme conséquence la fonte rapide et à grande échelle de la glace dans le monde, sans oublier les conditions météorologiques extrêmes et la modification de la chimie des océans. Les scientifiques affirment que, en fonction de la quantité de dioxyde de carbone (CO2) émise, le réchauffement ne fera qu’empirer à la fin du 21ème siècle, avec une hausse des températures de plusieurs degrés et une hausse parallèle de près d’un mètre des océans.
En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une version actualisée par la Scripps Institution de la courbe de Keeling qui est établi en fonction des données enregistrées sur le volcan Mauna .Loa à Hawaii. La courbe inclut des mesures récentes, ainsi que le franchissement d’un nouveau seuil critique : le niveau de dioxyde de carbone dans l’atmosphère a dépassé les 415 parties par million (ppm) en mai 2019.
https://youtu.be/Z43FQCSg4Ow

Des versions à plus haute résolution sont disponibles à l’adresse scrippsnews@ucsd.edu.

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I’m fed up with those people who pretend, like Donald Trump, that human activities are not responsible for the current global warming. For more than two years, Trump has talked about pulling the United States out of the landmark Paris climate agreement. Starting Monday, November 4th, 2019, he can do something about it. Even then, though, the withdrawal process takes a year and would not become official until at least the day after the 2020 presidential election. The terms of the Paris deal say no country can withdraw in the first three years. So November 4th is the first time the U.S. could actually start the withdrawal process, which begins with a letter to the United Nations. And it doesn’t become official for a year after that, which leads to the day after the election. As a consequence, if someone other than Trump wins in 2020, the next president could get back in the deal in just 30 days!

Climate change, caused by the burning of coal, oil and gas, has already warmed the world by 1.8 degrees (1 degree Celsius) since the late 1800s, caused massive melting of ice globally, triggered weather extremes and changed ocean chemistry. And scientists say, depending on how much carbon dioxide is emitted, it will only get worse by the end of the century with temperatures jumping by several degrees and oceans rising by close to one metre.

The Scripps Institution has updated the animation of the Keeling Curve to include recent measurements and the surpassing of a new milestone: Global carbon dioxide levels in the global atmosphere as measured at the Mauna Loa Observatory in Hawaii surpassed  415 parts per million of carbon dioxide in May.

https://youtu.be/Z43FQCSg4Ow

Higher resolution versions are available through scrippsnews@ucsd.edu.

Evolution des concentrations de CO2 sur une année au sommet du Mauna Loa. On enregistrait le 30 octobre une concentration de 409,20 ppm.

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A lire dans le numéro de novembre 2019 de la revue Ça m’intéresse un très intéressant article intitulé « Le réchauffement climatique en 10 idées reçues ».

Le reste se trouve dans la revue…

Groenland : Les Etats-Unis font le forcing ! // Greenland : The United States is pushing hard !

En août 2019, le président Trump s’était montré intéressé par l’achat du Groenland. Ce n’était certainement pas à cause de la beauté des étendues glacées de ce territoire, mais bien pour avoir accès aux richesses susceptibles d’être mises à jour par la fonte des glaces. Il est facile de comprendre pourquoi Trump veut que les États-Unis se retirent de l’Accord de Paris sur le climat! Plus la glace fondra rapidement sous les coups de boutoir du réchauffement climatique, plus il sera facile d’avoir accès aux ressources minérales qui se cachaient jusqu’à présent sous la glace. Cependant, la tentative du président américain d’acheter le Groenland s’est soldée par un échec. Les responsables politiques du Groenland et du Danemark ont insisté sur le fait que le pays n’était pas à vendre.
Cependant, les États-Unis gardent toujours un oeil sur le Groenland. Une délégation américaine, avec à sa tête le conseiller du Département d’État, s’est rendue dans la capitale Nuuk fin octobre pour s’entretenir avec des ministres du gouvernement groenlandais. Selon les analystes politiques danois, cette visite avait pour objectif d’accroître l’influence des États-Unis au Groenland.
Certains pensent que l’administration Trump est déterminée à gagner les cœurs et les esprits des 56 000 Groenlandais, le but étant de les convaincre de couper le cordon ombilical avec le Danemark et de devenir le 51ème État des États-Unis.
Les Américains ont décidé d’accroître leur présence au Groenland et de communiquer directement avec les habitants. Cela permettra court-circuiter le Danemark et d’accroître progressivement l’influence étasunienne sur la grande île. Cela porterait inévitablement atteinte à la souveraineté du Danemark.
Les membres de la délégation américaine ont exprimé leur intérêt pour une coopération de plus en plus importante avec le Groenland dans les domaines du commerce, de la construction d’infrastructures, de l’investissement, de l’éducation et de la recherche. Il est également évident que les États-Unis voudraient développer l’industrie minière et le tourisme, sujet qui a été à l’origine des récents désaccords entre le Groenland et le Danemark.
De nombreux observateurs estiment que les États-Unis pourraient aider le Groenland à obtenir son indépendance et persuader les autorités groenlandaises de tenir un référendum sur la séparation du Danemark Un journaliste local n’exclut pas la possibilité de voir une majorité politique se dessiner au Groenland d’ici cinq à dix ans pour que le Groenland rejoigne les Etats-Unis et se séparer de la tutelle danoise.

Source: Iceland Monitor.

Personnellement, je suis prêt à parier que si les Républicains restent au pouvoir, le Groenland deviendra le 51ème Etat des Etats Unies au cours de la décennie à venir. Business is business ! Un bel exemple de colonialisme que la France et la Grande Bretagne n’auront pas trop intérêt à critiquer !

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In August 2019, President Trump said he was interested in buying Greenland. This was certainly not because of the beauty of the territory’s icy expanses, but rather to have access to the wealth likely to be uncovered by the melting of the ice. It is easy to understand why Trump wants the U.S. to pull out of the Paris Climate Agreement! The faster the ice melts under the assaults of global warming, the easier it will be to have access to the minerals that used to hide beneath the ice. However, The U.S. President attempt to buy Greenland proved a failure. The government of Greenland and Danish politicians stressed that the country was not for sale.

However, the United States has not lost interest in Greenland. A US delegation, headed by the counselor of the US Department of State, was in the capital Nuuk in late October, talking to Greenlandic government ministers, a move which Danish political analysts see as likely meant to increase US influence in Greenland.

Some have suggested that US President Donald Trump’s administration is determined to win the hearts and minds of the Greenlandic people, who count 56,000, with the aim of convincing them to cut ties with Denmark and potentially become instead the 51st State of the United States.

Americans now want to increase their presence in Greenland and communicate directly with its people, thereby eschewing Denmark, with the aim of gradually increasing their influence on this large island. This would inevitably undermine the sovereignty of Denmark.

The members of the U.S. delegation expressed interest in increased cooperation with Greenland in trade, the building of infrastructure, investment, education and research. It is also obvious that the U.S. would like to develop mining and tourism, an ambition which caused the recent disagreements between Greenland and Denmark.

Many observers believe the US could help Greenland earn independence from Denmark and might work to persuade Greenland to hold a referendum on separation from Denmark A local journalist does not rule out the possibility of there being political majority in Greenland five to ten years from now for becoming part of the US instead of Denmark.

Source : Iceland Monitor.

Source: Geological Survey of Denmark and Greenland

 

Photos: C. Grandpey

Des sondes dans les eaux du Groenland et des armes nucléaires contre les ouragans // Probes in Greenland’s waters and nuclear weapons against hurricanes

Une récente mission récente de la NASA – Oceans Melting Greenland, ou OMG – comprenant trois scientifiques a survolé à basse altitude les glaciers de la côte du Groenland à bord d’un DC3 des années 1940 revu et corrigé. L’appareil a survolé l’île pendant quatre étés, en larguant des sondes afin de recueillir des données sur la contribution des océans à la fonte rapide de la glace du Groenland. L’Océan Arctique borde les trois quarts de l’île qui est recouverte de glace sur 85% de sa surface. Si cette couche de glace venait à disparaître complètement, le niveau de la mer augmenterait de sept mètres ; cela constituerait une réelle menace pour des centaines de millions de personnes dans le monde.
Les scientifiques ont largué des sondes cylindriques de 1,5 mètre qui transmettent en temps réel des données sur la température et la salinité de l’océan. Une fois que chaque sonde a touché l’eau, les données commencent à être téléchargées presque immédiatement sur les ordinateurs de bord. La mission permettra d’étudier comment les couches d’eau plus chaudes au large des côtes entrent en contact avec les glaciers et leur incidence sur la rapidité de la fonte de la glace

La mission OMG étudie les glaciers groenlandais en hiver et compare les données obtenues à celles recueillies sur l’océan en été sur une période de cinq ans. Ce faisant, les chercheurs espèrent mieux prévoir l’élévation du niveau de la mer.
L’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète et le Groenland est devenu un pôle de recherche sur le climat. La NASA a commencé à étudier le climat de la Terre de manière plus approfondie à partir des années 1970, époque où les budgets dédiés à l’exploration interplanétaire ont été considérablement réduits.
Aujourd’hui, on compte plus d’une douzaine de satellites en orbite pour la surveillance des mers, des glaces, des terres et de l’atmosphère terrestre, ainsi que des missions telles que OMG qui fourniront des données permettant de mieux prédire l’élévation du niveau de la mer dans le monde.
Source: NASA.

Pendant ce temps, le président Donald Trump – qui a toujours des idées brillantes – a suggéré d’utiliser des armes nucléaires pour empêcher les ouragans de frapper les États-Unis. Le président aurait soulevé cette idée à de nombreuses reprises depuis 2017.
Loin d’être révolutionnaire, l’idée d’utiliser des armes nucléaires contre les ouragans ne date pas d’hier. Dès la fin des années 1950, des scientifiques et des organismes gouvernementaux américains avaient suggéré de faire exploser des charges nucléaires afin de réduire l’intensité des fortes tempêtes. En 1959, un météorologue américain a expliqué que des sous-marins pourraient être utilisés pour lancer des ogives nucléaires dans l’œil d’un cyclone, l’une des nombreuses applications «pacifiques» qu’il imaginait pour l’arme nucléaire.
Heureusement, les météorologues de la NOAA sont aujourd’hui beaucoup mois enthousiastes à l’idée d’utiliser des armes nucléaires pour contrer les ouragans. Ils disent que cette approche serait loin d’être couronnée de succès et qu’elle néglige un problème grave. En effet, les retombées radioactives ainsi produites se déplaceraient assez rapidement avec les alizés et elles causeraient des problèmes environnementaux dévastateurs.
Source: Médias américains.

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 A recent NASA mission – Oceans Melting Greenland, or OMG – including three scientists flew low over the glaciers on Greenland’s coast in a modified DC 3 plane. The aircraft has flown around the island for four summers, dropping probes to collect data on how oceans contribute to the rapid melt of Greenland’s ice. The island has three quarters bordering the Arctic Ocean and is 85 percent covered in ice. If this ice sheet were to disappear completely, it would raise the ocean level by seven metres, a huge threat to hundreds of millions of people around the world.

The crew dropped 1.5-metre cylindrical probes that will transmit data about the ocean’s temperature and salinity. After each probe hit the water, data started to upload almost immediately onto the onboard computers. The mission will allow to investigate how warmer layers of water off the coast come into contact with glaciers and how this effects how quickly they melt.

OMG surveys Greenlandic glaciers in the winter, comparing it with the data they collect about the oceans in the summer over a five-year period; doing so, the researchers hope to better predict sea-level rise.

The Arctic region has warmed twice as fast as the global average, and Greenland has become a focal point for climate research  NASA started to study the earth’s climate in greater depth from the 1970s when its inter-planetary exploration budget was reduced, using its satellites to look at the earth.

Today it has more than a dozen satellites in orbit monitoring earth’s seas, ice, land and atmosphere, along with missions like OMG, which will provide data to give better predictions of sea-level rise around the globe.

Source: NASA.

Meantime, President Donald Trump – who always has brilliant ideas – suggested firing nuclear weapons into hurricanes to prevent them hitting the US. The president is said to have raised this idea on numerous occasions, dating back as far as 2017.

Far from being a revolutionary, the idea of using nuclear weapons against hurricanes has a remarkably long history. As far back at the late 1950s, scientists and government agencies in the US had floated proposals for exploding nuclear devices to break up large storms. In 1959, a US meteorologist suggested submarines could be used to launch warheads into the eye of a hurricane, one of several “peaceful” applications he imagined for nuclear weapons.

Fortunately, today’s NOAA meteorologists have less enthusiasm for nuking weather systems. They say that this approach is far from being successful and it neglects a serious problem. Indeed, the released radioactive fallout would fairly quickly move with the tradewinds and cause devastating environmental problems.

Source: US news media.

L’eau plus chaude de l’Océan Arctique accélère la fonte des glaciers groenlandais; (Photo: C. Grandpey)