La Sicile et le risque de tsunami

L’essaim sismique qui a affecté le sud de la mer Tyrrhénienne le 23 octobre 2026, suivi de plusieurs secousses d’une magnitude comprise entre M4,1 et M5,5, ressenties entre les îles Éoliennes et la région de Palerme, continue de susciter des inquiétudes. Dans la soirée du 23 octobre, la Protection civile a émis un deuxième avis sismique, précisant la zone où les secousses ont été les plus fortes et où les mesures recommandées doivent être mises en œuvre en priorité.

Les maires des communes situées sur la côte tyrrhénienne de l’île ont été invités à mettre en place des dispositifs de surveillance appropriés, y compris durant la nuit, le long des littoraux exposés au risque de tsunami.
Il a donc été demandé aux maires ainsi qu’aux responsables d’établissements accueillant du public de vérifier la sécurité des bâtiments et des infrastructures. Une priorité doit être accordée aux écoles, hôpitaux, mairies, casernes, ponts, viaducs et réseaux routiers. Il a été demandé d’identifier les bâtiments parasismiques pouvant servir de centres opérationnels ou remplir des fonctions stratégiques.
En cas de nouvelles secousses d’une magnitude égale ou supérieure, la Protection civile recommande la plus grande vigilance dans les zones côtières exposées au risque de tsunami, avec, le cas échéant, la mise en œuvre de mesures d’évacuation pour garantir la sécurité des personnes. La Région sicilienne a émis une alerte Orange pour risque de tsunami, alerte qui a été levée quelques heures plus tard.

On peut lire dans la presse sicilienne un article expliquant le déroulement d’un tsunami et les mesures à prendre dans une telle situation. Il est expliqué qu’ il n’est pas nécessaire qu’une vague gigantesque survienne pour que le rivage devienne dangereux.
Le Centre d’alerte aux tsunamis de l’INGV précise que même lorsque les effets attendus d’un tsunami sont de faible ampleur, un danger réel subsiste pour les personnes se trouvant près de la côte, en particulier dans les zones les plus basses. Le niveau « Orange » ne signifie pas qu’aucune évacuation n’est nécessaire ; il indique simplement que la zone concernée par l’évacuation est plus restreinte que celle prévue pour une alerte « Rouge ».
Pour toute personne se trouvant sur une plage ou dans une zone côtière et recevant une alerte concernant un éventuel tsunami, il est recommandé de s’éloigner rapidement vers un point plus élevé, tout en prévenant les personnes à proximité. Il faut emprunter l’itinéraire d’évacuation le plus rapide à pied, sans utiliser de véhicule, qui pourrait se transformer en piège.

La Protection civile ajoute qu’il n’est pas toujours nécessaire d’attendre un message officiel : un séisme violent ressenti sur la côte, un retrait ou une montée soudaine de la mer, ou encore un grondement sourd et croissant provenant de l’eau sont des signes naturels qu’il faut savoir reconnaître.
Les personnes se trouvant au port doivent abandonner leur bateau et gagner un endroit en hauteur. La consigne est différente pour ceux qui sont déjà en mer : il faut s’éloigner vers le large et écouter les messages diffusés par radio.
Une accalmie entre deux vagues ne signifie pas que le danger est écarté. La première vague n’est pas forcément la plus importante, et plusieurs minutes peuvent s’écouler entre deux vagues successives.

Source : INGV, Protection civile, presse sicilienne.

Tornade destructrice en Sicile

Concentrations de CO2 : 426,71 ppm (9 octobre 2026)   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026)

Voici un exemple parfait des événements extrêmes qui nous attendent dans les prochains mois et les prochaines années avec le réchauffement climatique. Le dernier en date en Europe a eu lieu le 9 octobre 2026 dans l’ouest de la Sicile, au sud de Trapani et a profondément meurtri des localités comme Marsala et Mazara del Vallo. Les dégâts sont importants et les images, impressionnantes, comme on peut le voir sur la vidéo amateur ci-dessous. Au moins cinq habitations ont été détruites et deux automobilistes ont été blessés après avoir été projetés dans un ravin. Une école a été ravagée. Il y avait 273 enfants à l’intérieur. Six élèves sont légèrement blessés. Par bonheur, les enseignants ont eu les bons réflexes pour protéger les enfants.

Crédit photo: La Sicilia

La violente tornade sur terre a été précédée, quelques minutes plus tôt, par deux trombes marines qui ont fusionné pour n’en former qu’une seule, encore plus puissante. Par sa rapidité et sa brutalité, le phénomène a pris tout le monde de court, y compris les secours. La tornade a également fait d’importants dégâts dans plusieurs exploitations agricoles totalement détruites. Les dégâts sont considérables, certes, mais par chance, on ne déplore ni victimes ni blessés graves.

Les trombes marines ne sont pas exceptionnelles en Sicile, mais elles ne se sont jamais transformées en une tornade d’une telle violence. La zone était seulement en alerte Jaune aux intempéries.

Là encore, du jamais vu, mais que l’on reverra !

https://www.franceinfo.fr/environnement/evenements-meteorologiques-extremes/tornades/tornade-devastatrice-en-sicile_8230714.html

Source ; Presse sicilienne, France Info.

À l’attention de celles et ceux qui se rendent en Sicile…

Nous approchons de la fin août. Beaucoup rentrent de vacances mais l’été n’a pas dit son dernier mot et réserve encore de belles journées. Les blogonautes qui lisent mes articles iront peut-être faire un tour dans les Îles Éoliennes qui ont beaucoup changé depuis l’époque où je les fréquentais assidûment, le plus souvent pour y faire des observations volcanologiques. Certains me demandent des informations sur les conditions d’accès aux sites volcaniques actifs.

Aujourd’hui, de nombreuses restrictions ont été mises en place pour faire face au tourisme de masse. Je dois dire que je n’apprécie guère les restrictions qui supposent des démarches parfois compliquées pour obtenir des autorisations et je préfère désormais fréquenter des contrées un peu moins contraignantes. Et puis, avec Internet, beaucoup d’instruments de mesure sont accessibles en ligne, sans oublier les webcams haute définition qui permettent de bonnes observations de la situation éruptive.

À l’attention de celles et ceux qui vont aller en Sicile, voici quelques informations sur les modalités d’accès à l’Etna, à Vulcano et au Stromboli.

S’agissant de l‘Etna, beaucoup de badauds se sont rendus sur le versant nord du volcan pour voir les coulées de lave émises lors de la dernière éruption. Je n’aime guère ces laves a’a grossières qui sont beaucoup moins esthétiques que les laves pahoehoe hawaïennes, mais pour quelqu’un qui n’a jamais vu de la lave rougeoyante, c’est une expérience intéressante.

Au moment où j’écris ces lignes, les coulées de lave de l’Etna ne sont plus alimentées et il n’y a plus d’explosions au sommet du volcan qui est entré dans une phase moins agitée.

L’Etna reste entièrement ouvert aux visiteurs mais est soumis à des restrictions d’accès. En période de calme relatif, l’accès est libre et gratuit jusqu’à une altitude comprise entre 2 500 et 2 750 mètres.

Sur le versant Sud, il existe deux options pour atteindre cette zone : emprunter le téléphérique (la Funivia dell’Etna) qui vous coûtera 50 euros et vous déposera sans effort à 2 500 mètres d’altitude.

Si vos jambes le permettent, nous pouvez aussi monter entièrement à pied depuis le parking du Rifugio Sapienza. Comptez entre 2h et 2h30 de grimpette sur un sentier au pourcentage soutenu. Au-delà de 2 750 mètres, la zone est interdite. Gare aux amendes salées si vous vous faites choper ! De toute façon, s’y aventurer devient très compliqué et particulièrement dangereux en cas de mauvais temps qui peut arriver très vite sur l’Etna.

Le versant Nord est beaucoup moins fréquenté et plus sauvage. Seuls les camions tout-terrain y circulent pour rejoindre l’observatoire des Pizzi Deneri. Mais là encore, pas question de vouloir accéder aux cratères sommitaux : Bocca Nuova, Voragine, Cratère Sud-Est, Cratère Nord-Est.

Si vous désirez vous en approcher, il faut obligatoirement vous insérer dans un groupe officiel. Ces groupes sont menés par des guides volcanologiques ou alpins assermentés. Attention ! Les départs sont contingentés et les groupes affichent souvent complet longtemps à l’avance. Il est prudent de réserver plusieurs semaines avant votre séjour auprès des bureaux des guides.

Front de lave pendant l’éruption de 1991-93 (Photo: C. Grandpey)

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L’île éolienne de Vulcano a beaucoup changé et est beaucoup moins sauvage que dans les années 1990. Le surtourisme est passé par là, avec ses nouvelles infrastructures, mais aussi ses restrictions.

Vulcano est souvent première escale dans l’archipel. L’île réunit à elle seule trois expériences emblématiques : le bain de boue sulfurée, la baignade dans une mer réchauffée par les remontées géothermiques et l’ascension du Gran Cratere.

La mare de boue (Pozza dei Fanghi) a été réaménagée – elle en avait besoin – mais est devenue payante : 5 € par adulte. L’accès est interdit aux moins de 8 ans. La Pozza dei Fanghi est un milieu hydrothermal actif.dans lequel du CO₂ et du H₂S remontent depuis le fond. Comme ailleurs dans le monde, cette boue a des vertus thérapeutiques que j’ai expliquées dans un mémoire écrit pour l’association L.A.V.E. où je développe ce sujet. Il faut éviter de rester trop longtemps dans cette mare de bous. Une vingtaine de minutes suffisent et une horloge installée près du bassin permet de surveiller le temps passé dans l’eau.

Pas très loin de la mare de boue, se trouve la plage des Acque Calde. Comme le nom l’indique, des remontées de gaz à plus ou moins haute température réchauffent l’eau de mer. C’est un peu comme un jacuzzi naturel. C’est une autre manière de découvrir la géothermie de Vulcano. Des fluides chauds et des gaz remontent à travers le fond marin. Le CO₂ domine largement ces émissions, accompagné notamment de H₂S.

Depuis Porto di Levante où arrivent ferries et alyscaphes, il faut une dizaine de minutes pour rejoindre le sentier qui permet d’accéder au Gran Cratere ou Cratere della Fossa di Vulcano. Les périodes d’accès vont du 1er avril au 20 octobre de 6 h 30 à 10 h 30, puis de 16 h à 19 h 30 ; et du 21 octobre au 31 mars : de 7 h 30 à 16 h 30.

Depuis quelques années, il existe une attraction spectaculaire et qui me fait sourire. Un système de feu rouge / vert a été installé à l’entrée du sentier. Vert, le sentier est ouvert. Rouge ou éteint, la montée est interdite. Le système tient notamment compte de la direction du vent qui détermine les conditions d’exposition aux gaz fumerolliens dans la zone sommitale. Comme sur l’Etna, gare aux contrôles et aux amendes si vous ne respectez pas la réglementation mise en place. Je déconseille l’approche du cratère aux personnes asthmatiques.

 Arche de soufre éphémère sur le lèvre du cratère (Photo: C. Grandpey)

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Le Stromboli présente en ce moment son activité strombolienne habituelle, ponctuée parfois de débordements de lave au niveau de la zone cratèrique nord. Une coulée de lave descend alors la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. L’intensité des explosions varie d’un jour à l’autre, mais vous ne devriez pas rentrer bredouille cette année.

Attention ! Le Stromboli est soumis à des restrictions d’accès. Il n’est plus question de bivouaquer dans des nids de pierres au sommet comme je le faisais encore en 2010. Le volcan a parfois de violentes crises de mauvaises humeur et est capable de tuer les gens qui s’aventureraient dans la zone sommitale.

En conséquence, vous avez deux solutions : 1) monter jusqu’à 290 mètres d’altitude sans guide ; 2) poursuivre de 290 à 400 m avec un guide agréé, ce que je conseille car la vue est beaucoup plus dégagée sur le volcan. Comptez une trentaine d’euros par personne. Vous pouvez réserver en ligne ou auprès des agences présentes sur l’île. Le départ de l’excursion se fait en fin d’après-midi, généralement entre 15 h et 18 h selon la saison. Le groupe reste sur la plateforme d’observation à 400 m d’altitude de 45 minutes à 1 heure avant d’entamer la descente de nuit.

Je le répète, au-delà de 400 m, l’accès est interdit au public. Cette réglementation peut se modifier en cas d’intensification de l’activité éruptive.

Photo: C. Grandpey

Bon voyage en Sicile ! Au moment où je diffuse ces informations, l’aéroport de Catane n’est pas perturbé par les nuages de cendres de l’Etna.

Voici un site très intéressant pour obtenir des informations sur l’Italie et plus particulièrement la Sicile :

https://www.natureetsourcechaude.com/blog/

Nouvelle structure volcanique au large de la Sicile // New volcanic structure off the coast of Sicily

Si de nombreux volcans sont visibles sur Terre ou émergent des océans, un grand nombre se cachent dans les profondeurs. Ainsi, dans la mer Méditerranée de nombreux édifices pointent leurs sommets à quelques dizaines ou quelques centaines de mètres sous la surface. C’est le cas du volcan Actea qui se trouve à six kilomètres seulement de la côte sud-ouest de la Sicile, avec une coulée de lave solidifiée qui s’étire sur quatre kilomètres vers l’ouest.

Ce volcan a attiré l’attention d’un chercheur à l’Institut national italien d’océanographie et de géophysique expérimentale (OGS). Il s’agit de l’une des six structures récemment mises au jour lors de la cartographie du Canal de Sicile (Mar di Sicilia).

L’expédition scientifique à laquelle appartient ce chercheur a pour nom M191 Suave. Elle a réuni des scientifiques du centre Geomar de Kiel, de l’Institut de recherche de la baie de Monterey (MBARI), de l’OGS italien et de l’Université Victoria de Wellington. Pendant trois semaines, à bord du navire de recherche allemand Meteor, ils ont scruté les fonds de cette voie maritime très fréquentée, au large de la côte sud-ouest de l’île.

Parmi les instruments utilisés au cours de l’expédition, on notera un échosondeur multifaisceaux et un magnétomètre qui ont permis de cartographier les structures volcaniques, aussi bien celles affleurant sur le plancher océanique que celles enfouies dans les sédiments. Le relevé a révélé trois centres volcaniques d’au moins six kilomètres de large et 150 mètres de haut, tous enfouis sous l’eau.

La bathymétrie a permis de constater que de nombreuses formations que les géologues interprétaient depuis longtemps comme des édifices volcaniques n’étaient en réalité pas d’origine magmatique. Le phénomène s’explique en partie par la complexité des lieux. En effet, le Canal de Sicile occidental se situe en Méditerranée centrale, une zone d’extension marquée de la croûte terrestre où les formes volcaniques se regroupent le long des failles, ce qui rend la région difficile à interpréter sans cartographie haute résolution. Si certains reliefs ne présentent pas d’intérêt volcanique, d’autres comme Actea et ses cinq compagnons méritent une étude plus poussée

Carte bathymétrique du secteur nord-ouest du Canal de Sicile (données issues du portail EMODnet)

Actea est l’édifice le plus proche du littoral, posé sur le secteur nord de la zone de faille de Capo Granitola, entre 62 et 70 mètres de profondeur. Son sommet culmine à seulement 34 mètres sous la surface. C’est la seule structure volcanique à porter des signes de réactivation magmatique. Cette dernière a probablement eu lieu entre le dernier maximum glaciaire et la remontée des eaux qui a suivi, comme en témoigne une importante coulée de lave récente.

À noter que Actea et son voisin Climène laissent échapper des bulles de leurs cratères. Il sera nécessaire de prélever des échantillons chimiques pour en déterminer l’origine. Elles pourraient signaler une activité biogénique libérant du méthane, ou une circulation hydrothermale.

A) Image montrant le site, près du sommet du volcan Actea. (B) Photographie sous-marine du sommet du volcan Actea, densément colonisé par des communautés benthiques.

Cette région de la Méditerranée a déjà démontré sa capacité à surprendre. En juillet 1831, le cône sous-marin de Ferdinandea est entré en éruption, édifiant une île volcanique d’environ 65 mètres au-dessus du niveau de la mer, et large de moins de 300 mètres. L’Angleterre, la France, l’Espagne et le Royaume des Deux-Siciles se disputèrent sa possession, mais la mer en décida autrement et l’île disparut sous les assauts des vagues dès janvier 1832. Elle a percé la surface à quatre reprises dans l’histoire.

Illustration de Ferdinandea en éruption en 1831.

Le sommet de Ferdinandea se trouve aujourd’hui à six mètres seulement sous la surface et est donc susceptible de représenter un danger pour les navires à fort tirant d’eau. En 2000, des plongeurs militaires italiens y ont planté un drapeau sicilien, pour prévenir toute nouvelle revendication de souveraineté si l’île venait à réapparaître.

Ces derniers travaux scientifiques et leurs découvertes montrent à quel point le terrain sous-marin proche du rivage sicilien reste méconnu. Il est donc urgent d’évaluer le risque volcanique pour ces zones qui hébergent des infrastructures comme les câbles de communication ou les gazoducs.

Source : Futura Sciences.

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While many volcanoes are visible on land or rise above the ocean surface, a vast number remain hidden in the depths. This is the case in the Mediterranean Sea, where numerous volcanic structures have summits reaching to within a few tens or hundreds of meters of the surface. One such example is the Actea volcano, located just six kilometers off the southwestern coast of Sicily, featuring a solidified lava flow that stretches four kilometers to the west.
This volcano caught the attention of a researcher from the Italian National Institute of Oceanography and Applied Geophysics (OGS). It is one of six structures recently discovered during the mapping of the Strait of Sicily.
The scientific expedition involving this researcher is named M191 Suave. It brought together scientists from the GEOMAR centre in Kiel, the Monterey Bay Aquarium Research Institute (MBARI), Italy’s OGS, and Victoria University of Wellington. Over the course of three weeks aboard the German research vessel Meteor, the team surveyed the seabed of this busy waterway off the island’s southwestern coast.
Instruments used during the expedition included a multibeam echosounder and a magnetometer, enabling the mapping of volcanic structures, both those exposed on the seafloor and those buried beneath sediment. The survey revealed three volcanic centers, each at least six kilometers wide and 150 meters high, all submerged underwater.
Bathymetric data revealed that many formations long interpreted by geologists as volcanic structures were not, in fact, of magmatic origin. This can be attributed in part to the complexity of the area. The western Strait of Sicily is located in the central Mediterranean, a zone of significant crustal extension where volcanic features cluster along fault lines, making the region difficult to interpret without high-resolution mapping. While some landforms are of no volcanic interest, others, such as Actea and its five neighbors, demand further study.
Actea is the feature closest to the coast, situated on the northern section of the Capo Granitola fault zone at depths of 62 to 70 meters. Its summit rises to just 34 meters below the surface. It is the only volcanic structure showing signs of magmatic reactivation. This reactivation likely occurred between the Last Glacial Maximum and the subsequent rise in sea level, as evidenced by a large, recent lava flow.
Notably, both Actea and its neighbour, Climène, release bubbles from their craters. Chemical sampling will be required to determine their origin; they could indicate methane-releasing biogenic activity or hydrothermal circulation.
This region of the Mediterranean has already proven capable of surprises. In July 1831, the submarine cone of Ferdinandea erupted, building a volcanic island that rose approximately 65 meters above sea level and spanned less than 300 meters in width. England, France, Spain, and the Kingdom of the Two Sicilies vied for its possession, but the sea decided otherwise; the island vanished beneath the waves as early as January 1832. It has broken the surface four times in recorded history. Today, the summit of Ferdinandea lies just six meters below the surface, potentially posing a danger to deep-draft vessels. In 2000, Italian military divers planted a Sicilian flag there to preempt any future sovereignty claims should the island re-emerge.
These recent scientific studies and their findings highlight just how little is known about the underwater terrain near the Sicilian coast. There is, therefore, an urgent need to assess the volcanic risk to these areas, which host infrastructure such as communication cables and gas pipelines.
Source: Futura Sciences.