Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Aucune émission de cendres ou activité explosive n’a été détectée sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes/Alaska) depuis le 12 juin 2022. L’activité sismique se poursuit, mais à de faibles niveaux. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été respectivement abaissés à Jaune et Advisory (surveillance conseillée). .
Source : AVO.

Source: AVO

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En raison d’une forte hausse de la sismicité, l’Agence météorologique japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte pour Tsurumidake et Garandake (Japon) de 1 à 2 le 8 juillet 2022. Les habitants sont priés de ne pas s’approcher à moins de 1 km du volcan. Les autorités locales ont arrêté le téléphérique de Beppu, évacué Tsukahara Onsen et fermé la route préfectorale 616 près du volcan.
Tsurumidake et Yufudake appartiennent à un groupe de dômes de lave au-dessus de la célèbre station thermale de Beppu (Kyushu). Les coulées pyroclastiques ont dominé les éruptions plus anciennes, tandis que les dômes et coulées de lave ont été observéss lors des éruptions plus récentes.
La dernière éruption a eu lieu en l’an 867 (VEI 3).

 

Source: Smithsonian Institution

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Un touriste américain a été secouru après être tombé dans le cratère du Vésuve (Italie) en essayant de récupérer son téléphone. L’accident s’est produit le 9 juillet 2022. Les médias italiens ont expliqué que le jeune homme de 23 ans prenait un selfie au sommet du volcan mais son téléphone lui a échappé et est tombé dans le cratère. C’est en essayant d’atteindre l’appareil qu’il a fait une chute de plusieurs mètres dans la gueule du volcan.
Les guides du Vésuve, aidés par un hélicoptère de sauvetage, sont descendus en rappel dans le cratère pour tirer l’homme de sa fâcheuse position. Il a ensuite eu besoin de soins pour des blessures mineures.
Il convient de noter que le touriste et trois amis avaient emprunté un itinéraire interdit vers le sommet et font face à des poursuites. Chères vacances italiennes!
Source : médias d’information italiens.

Photo: C. Grandpey

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La situation reste inchangée sur le Sabancaya (Pérou) avec une vingtaine d’explosions par jour. Elles génèrent des panaches de cendres qui montent à 2 – 2,2 km de hauteur. la situation ne devrait pas évoluer dans les prochains jours.

Source: IGP.

Source: IGP

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C’est un peu de la routine au Kamchatka, mais l’événement mérite d’être signalé. Une puissante éruption a été observée sur le Karymsky le 13 juillet 2022 vers 10h50 (UTC). Le panache de cendre est monté jusqu’à une douzaine de kilomètres d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.

Source: KVERT.

Cratère du Karymsky (Source: KVERT)

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Aucune évolution significative n’a été observée sur le Kilauea (Hawaii). La lave continue de s’échapper d’une bouche au bas de la paroi ouest du cratère de l’Halema`uma`u. Elle entre ensuite dans le lac de lave puis s’écoule sur le fond du cratère. Le niveau du lac est variable et des sorties de lave se produisent parfois sur les bordures.
Source : HVO.

Crédit photo: HVO

Le Parc National des Volcans d’Hawaii s’est agrandi le 12 juillet 2022 dans le cadre d’un accord qui protégera et gérera une plage de sable blanc et une baie océanique qui abrite des espèces menacées et endémiques, ainsi que des artefacts hawaiiens rares et d’une grande valeur culturelle. La majeure partie du littoral où se trouve la baie est constituée d’anciennes coulées de lave, de roches noires et de falaises qui tombent dans l’océan. La zone est également importante sur le plan culturel car elle possède des vestiges d’anciens villages hawaïens, des pétroglyphes, des sites funéraires et la plus grande carrière d’outils connue de l’État. Les responsables du Parc espèrent ouvrir un jour cette nouvelle zone au public, mais ses 68 kilomètres carrés resteront fermés aux visiteurs car le personnel du Parc national doit d’abord consulter des experts et la population locale pour mieux appréhender les différents sites culturels
L’ajout porte la superficie totale du Parc National à 1435 kilomètres carrés. Il est donc presque aussi grand que l’île d’Oahu.
Source : Presse hawaïenne.

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Des anomalies thermiques dues à des émissions de lave ont été détectées sur le plancher du Nyiragongo et du Nyiamuragira début juillet 2022 sur les images satellites.

Source: OVG.

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Le PHIVOLCS a abaissé le niveau d’alerte du Taal à 1 (sur une échelle de 0 à 5) le 11 juillet 2022. Au cours des deux mois précédents, l’activité sismique a retrouvé un niveau normal. On a observé de faibles émissions de gaz et une activité de surface mineure.

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L’activité n’est pas très intense sur le Stromboli (Sicile) ces jours-ci. Comme précédemment, des explosions stromboliennes sont observées dans les zones cratèriques nord et centre-sud. La hauteur des matériaux expulsés ne dépasse pas 30 à 60 mètres.

Source: INGV.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

No ash emissions or explosive activity have been detected at Semisopochnoi (Aleutians/ Alaska) since June 12th, 2022. Seismic activity continues, but at low levels. Thus the aviation colour code and the volcano alert level have been lowered to Yellow and Advisory, respectively.

Source: AVO.

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Because of a sharp increase in seismicity, the Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Tsurumidake and Garandake (Japan) from 1 to 2 on July 8th , 2022. Residents are asked not to approach within 1 km from the volcano. Local authorities have stopped the Beppu Ropeway, evacuated Tsukahara Onsen, and closed Prefectural Road 616 near the volcanoes.

Tsurumidake and Yufudake belong to a group of lava domes above the popular hot spring resort city of Beppu (Kyushu). Pyroclastic flows dominated during older eruptions, whereas lava domes and lava flows are most common in more recent eruptions.

The last eruption took place in the year 867 (VEI 3).

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An American tourist was rescued after falling into the crater of Mount Vesuvius (Italy) trying to retrieve his phone. The accident happened on July 9th, 2022. Italian media said the 23-year-old had been trying to take a selfie at the summit when his phone slipped out of his grasp and into the crater. He tried to reach the device but then fell a number of metres into the mouth of the volcano.

Vesuvius guides, overseen by a rescue helicopter, abseiled into the crater to reach the man, who later needed treatment for minor injuries.

It should be noted that the tourist and three relatives had taken a forbidden route to the summit and face charges. They will have spent expensive holidays in Italy.

Source: Italian news media.

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It’s a kind of routine in Kamchatka, but it’s worth mentioning the event. A strong eruption occurred at Karymsky volcano at around 10:50 UTC on July 13th, 2022. The ash cloud rose up to about 12 km above sea level. The Aviation Color Code remains at Orange.

Source: KVERT.

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The situation remains unchanged at Sabancaya (Peru) with about twenty explosions per day. They generate ash plumes that rise up to 2 – 2.2 km high. The situation should not change in the next days.
Source: IGP.

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No significant evolution has beeen observed at Kilauea (Hawaii). Lava continues to effuse from a vent in the lower W wall of Halema`uma`u Crater. It enters the lava lake and flows onto the crater floor. The lake level is variable, and occasional lava breakouts occur along the margins.

Source: HVO.

Hawaii Volcanoes National Park was given new land on July 12th, 2022 in a deal that will protect and manage a pristine white sand beach and ocean bay area that is home to endangered and endemic species and to rare, culturally significant Native Hawaiian artifacts. Most of the coastline where the bay is located is made of ancient lava flows, black rock and sea cliffs that dart out into the ocean. The area is also culturally significant because it has remains of ancient Hawaiian villages, petroglyphs, burial sites and the largest known abrader tool quarry in the state, Park officials hope to eventually open the area up to the public, but the 68 square kilometers of land will remain closed to visitors as national park staff consult with local experts and residents to better understand the various cultural sites

The addition brings the total park size to 1435 square kilometers, almost as large as the entire island of Oahu.

Source: Hawaiian news media..

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Thermal anomalies caused by lava effusion were identified on the crater floors of both on Nyamulagira and Nyiragongo‘s crater floors in satellite images during the first half of July 2022. July.

Source: OVG.

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PHIVOLCS lowered the Alert Level for Taal to 1 (on a scale of 0-5) on July 11th, 2022. During the previous two months activity was characterized by background levels of seismic activity, weak gas emissions, and minor surface activity.

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Activity is not very intense at Stromboli (Sicily) these days. As before, Strombolian explosions are observed in the north and south-central crater areas. The height of the expelled materials does not exceed 30-60 meters.
Source: INGV.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Péril glaciaire au Pakistan // Glacier hazard in Pakistan

Le Pakistan héberge plus de 7 000 glaciers, plus que partout ailleurs sur Terre en dehors des pôles. La hausse des températures liée au réchauffement climatique entraîne la fonte rapide des glaciers, avec l’apparition de milliers de lacs glaciaires. Le gouvernement a averti que 33 de ces lacs – tous situés dans les chaînes de montagnes de l’Himalaya, de l’Hindu Kush et du Karakoram – risquent de rompre les moraines qui les retiennent et de libérer des millions de mètres cubes d’eau et de débris en quelques heures, comme cela s’est produit à Hassanabad. Au moins 16 inondations de lacs glaciaires liées à des vagues de chaleur se sont déjà produites cette année, contre une moyenne de cinq ou six par an le reste du temps. Les dégâts causés par de telles inondations sont un réel problème pour les localités concernées. Après la catastrophe – et l’effondrement d’un pont – qui a frappé Hassanabad, de nombreux villageois qui ont perdu leur maison ont dû aller se réfugier dans un camp installé à proximité pour abriter les personnes déplacées.
Selon l’indice mondial des risques climatiques, le Pakistan est le huitième pays le plus vulnérable aux conditions météorologiques extrêmes causées par le réchauffement climatique. Le pays connaît des vagues de chaleur plus précoces, plus chaudes et plus fréquentes, avec des températures qui ont atteint 50°C en 2022. Les inondations et les sécheresses de ces dernières années ont tué et déplacé des milliers de personnes, détruit les moyens de subsistance et endommagé les infrastructures.
Selon le Programme des Nations Unies pour le développement, le manque d’informations sur le comportement des glaciers au Pakistan rend difficile la prévision des dangers qui en découlent. Bien que Hassanabad ait mis en place un système d’alerte précoce, avec des caméras qui surveillent le débit d’eau des lacs glaciaires, les villageois pensaient qu’ils vivaient à un niveau suffisamment élevé au-dessus de l’eau pour éviter tout impact. La puissance de l’eau a détruit des bâtiments qui étaient auparavant considérés comme sûrs.
Selon les scientifiques, environ sept millions de personnes sont vulnérables à de tels événements au Pakistan, mais beaucoup ne sont pas conscientes de la gravité de la menace. Les gens construisent encore des maisons dans des secteurs répertoriés comme zones rouges pour les inondations.
Une étude réalisée en 2019 a expliqué que les objectifs climatiques les plus ambitieux consistant à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d’ici la fin du siècle pourraient entraîner la fonte d’un tiers des glaciers du Pakistan. En 2040, il se pourrait que le pays doive faire face à des problèmes de pénurie d’eau susceptibles de conduire à la sécheresse et à la désertification. Avant cela, il devra probablement faire face à des inondations fluviales fréquentes et intenses et à des crues soudaines.
Avec plus de 220 millions d’habitants, le Pakistan affirme être responsable de moins d’un pour cent des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pourtant, il reste très vulnérable aux impacts du changement climatique, surtout dans des secteurs sensibles au climat tels que l’agriculture et les ressources naturelles. Il n’y a pas au Pakistan d’usines ou d’industries pouvant causer de la pollution. L’environnement est propre. Pourtant, s’agissant des menaces liées au réchauffement climatique, le Pakistan est en première ligne.
Source : France 24, Yahoo Actualités.

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Pakistan is home to more than 7,000 glaciers, more than anywhere else on Earth outside the poles. Rising global temperatures linked to climate change are causing the glaciers to rapidly melt, creating thousands of glacial lakes. The government has warned that 33 of these lakes -– all located in the spectacular Himalaya, Hindu Kush and Karakoram mountain ranges –- are at risk of bursting and releasing millions of cubic metres of water and debris in just a few hours, as this happened in Hassanabad. At least 16 such glacial lake outburst floods linked to heatwaves have occurred this year already, compared with an average of five or six per year. The devastation caused by such floods makes recovery for impacted communities an arduous task. After disaster and the collapse of a bridge that struck Hassanabad, many villagers who lost their homes had to move to a nearby camp for displaced people.

Pakistan is the world’s eighth most vulnerable country to extreme weather caused by climate change, according to the Global Climate Risk Index. The country is experiencing earlier, hotter and more frequent heatwaves, with temperatures already hitting 50°C this year. Floods and droughts in recent years have killed and displaced thousands of people, destroyed livelihoods, and damaged infrastructure.

According to the UN Development Programme, a lack of information on glacial changes in Pakistan makes it difficult to predict hazards originating from them. Although Hassanabad had an early warning system in place, including cameras that monitor water flow in glacial lakes, the villagers believed they were living high enough above the water to avoid any impact. The power of the water took out buildings that had previously been considered safe.

According to scientists, about seven million people are vulnerable to such events, but many are not aware of the gravity of the threat. People are still constructing homes in areas declared as a red zone for flooding.

A 2019 study explained that even the most ambitious international climate targets of limiting global warming to 1.5 degrees by the end of the century could lead to the melting of one third of Pakistan’s glaciers. In 2040 the country could start facing problems of water scarcity that could lead to drought and desertification. Before that, it may have to cope with frequent and intense riverine flooding, and flash floods.

Home to more than 220 million people, Pakistan says it is responsible for less than one percent of global greenhouse gas emissions. Yet it remains highly vulnerable to climate change impacts, dependent on climate-sensitive sectors such as agriculture and natural resources. There are no factories or industries here that can cause pollution. The environment is clean. But when it comes to the threats posed by climate change, Pakistan is at the forefront.

Source: Franca 24, Yahoo News.

 

Glacier Shishpar et lac de fonte, en vert au milieu de la photo (Source: NASA)

Mesures du dioxyde de soufre (SO2) sur le Kilauea (Hawaii) // SO2 measurements on Kilauea Volcano (Hawaii)

Dans un nouvel article, les scientifiques de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) expliquent comment ils analysent les panaches de dioxyde de soufre (SO2) émis par le Kilauea
Les analyses des panaches de SO2 sont essentielles pour surveiller et comprendre l’activité éruptive. Le HVO s’appuie aussi sur les mesures d’émission de SO2 pour les prévisions concernant le vog (brouillard volcanique) et pour évaluer les émissions de lave.
Le HVO utilise des caméras – aussi bien visuelles que thermiques – pour décrire l’activité volcanique. Un troisième type de caméra, la caméra ultraviolet (UV), permet aux volcanologues de visualiser des panaches de SO2. Le SO2 absorbe la lumière ultraviolette, ce qui la fait apparaître dans les images UV alors qu’elle n’est pas visible avec les caméras classiques.
Des caméras UV sont utilisées sur le Kilauea depuis 2010. En 2013, une collaboration entre le Cascades Volcano Observatory (CVO) et le HVO a permis l’installation d’un système de caméra UV automatisé au sommet du Kilauea. Ce réseau de caméras a été retiré en 2018 lorsqu’il a été menacé par l’ouverture de fractures au sol au cours de l’effondrement de la caldeira sommitale.
Avec le retour de la lave et d’un fort dégazage de SO2 au sommet du Kilauea fin 2020, le HVO et le CVO ont fait équipe avec des collègues de l’Université de Sheffield au Royaume-Uni. Les scientifiques britanniques ont mis au point une nouvelle génération de petites caméras UV qui utilisent la technologie Raspberry Pi. Le Raspberry Pi est un nano-ordinateur monocarte à processeur ARM de la taille d’une carte de crédit conçu par des professeurs du département informatique de l’université de Cambridge dans le cadre de la fondation Raspberry Pi. Le HVO a déjà utilisé la technologie Raspberry Pi dans d’autres applications.
Les nouvelles caméras – PiCams – seront testées fin juillet 2022 et pourront être utilisées comme outils de terrain portables ou installées comme stations permanentes dans le réseau de surveillance du HVO. En attendant le résultat des premiers tests, le HVO prévoit d’installer au moins une PiCam en permanence au sommet du Kilauea. Une deuxième PiCam sera soit portable, soit installée en permanence près du sommet du Mauna Loa.
Les mesures des émissions de SO2 peuvent également être dérivés des images des caméras UV. Les mesures traditionnelles des émissions de SO2 sont effectuées en se plaçant sous le panache avec un spectromètre UV monté sur une voiture. Il faut compter une dizaine de minutes, voire davantage, pour effectuer chaque mesure, et seulement 6 à 10 de ces mesures peuvent être réalisées chaque jour. À partir de 2012, le HVO a installé un réseau de spectromètres continus pour mesurer les émissions de SO2 du Kilauea avec une meilleure résolution temporelle que les mesures à partir de véhicules, mais le réseau ne fournit pas d’informations spatiales sur le panache de SO2.
Une fois que les PiCams seront prêtes à l’emploi,elles fourniront une vue bidimensionnelle du panache de SO2 du Kilauea, mais aussi une résolution temporelle élevée et une série temporelle continue de mesures du taux d’émission de SO2.
Les données continues fournies à propos des émissions de SO2 faciliteront l’étude du dégazage en relation avec d’autres ensembles de données continues, comme l’activité sismique et la déformation du sol. Cela donnera une meilleure idée du rôle du dégazage dans des événements éruptifs spécifiques, ce qui n’a pas toujours été facile à réaliser dans le passé. Des travaux semblables ont été effectués au cours de la dernière décennie sur de nombreux volcans à travers le monde, y compris sur le Kilauea où il a été démontré que l’activité sismique et les émissions de SO2 étaient liées au cours des variations de niveau du lac de lave en 2010. Le lac de lave actuel dans le cratère de l’Halema’uma’ u a une configuration et un comportement différents de ceux du lac de lave de 2008-2018. Le HVO est impatient de voir ce que les nouvelles PiCams révéleront sur le dégazage du nouveau lac.
Source : USGS, HVO.

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In a new article, scientists at the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explain how they analyse the sulphur dioxide (SO2) plumes emittes by Kilauea

Observations of SO2 are essential to both monitoring and understanding eruptive activity. HVO relies heavily on measurements of SO2 emission rate which are critical for vog (volcanic air pollution) forecasts and can be used for calculating lava eruption rates.

HVO also relies heavily on cameras to document activity, including both visual and thermal cameras. A third type of camera—an ultraviolet (UV) camera—allows volcanologists to visualize otherwise invisible, SO2 plumes. SO2 absorbs ultraviolet light, which makes it visible in UV imagery even when it cannot be seen by standard cameras.

UV cameras have been used at Kilauea since 2010. Later, in 2013, a combined effort between the Cascades Volcano Observatory (CVO) and HVO resulted in the installation of an automated UV camera system at the summit of Kilauea. That camera station was removed in 2018 when it was threatened by ground cracking associated with summit caldera collapse events.

With lava and strong SO2 degassing having returned to Kilauea summit in late 2020, HVO and CVO are teaming up with colleagues at the University of Sheffield in the United Kingdom. The UK scientists have developed a new generation of small UV cameras that use Raspberry Pi technology. A Raspberry Pi is a small, low-cost computer, about the size of a credit card, and HVO has used them in other applications before.

The new cameras—PiCams—will be tested later this month and can be used as portable field tools or installed as permanent stations in HVO’s monitoring network. Pending the outcome of the initial tests, HVO plans to install at least one PiCam permanently at Kilauea’s summit. A second PiCam will either be kept portable or will eventually be permanently installed near Mauna Loa’s summit.

SO2 emission rates can also be derived from UV camera images. Traditional SO2 emission rate measurements are made by traversing beneath the plume with a UV spectrometer mounted on a car, so that each measurement takes ten or more minutes, with only 6–10 of those measurements made per day. Beginning in 2012, HVO pioneered a network of continuous spectrometers to measure Kilauea’s SO2 emission rate at a much higher temporal resolution than possible with vehicle-based measurements, but the network did not provide spatial information about the SO2 plume.

Once the PiCams are ready for use, they will provide both a 2-dimensional view of Kilauea’s SO2 degassing as well as a high-temporal resolution, continuous timeseries of SO2 emission rate measurements.

The continuous SO2 emission rate data will make it easier to study degassing in conjunction with other continuous datasets, like earthquake activity and ground deformation. This will give greater insight into the role of degassing in specific eruptive events, something that has not always been easy to do in the past. Similar work has been done over the past decade at many volcanoes around the world, including at Kilauea, where earthquake activity and SO2 emissions were shown to be linked during lava lake rise-fall events in 2010. The current lava lake in Halema‘uma‘u has a different configuration and set of behaviours from the 2008–18 lava lake, and HVO is eager to see what the new PiCams will reveal about the degassing of the new lake.

Source: USGS, HVO.

Panache émis par le lac de lave du Kilauea avant l’éruption de 2018 (Photos: C. Grandpey)

Les conséquences dramatiques de la fonte des glaciers himalayens // Disastrous consequences of the melting of Himalayan glaciers

Dans une note publiée le 30 avril 2022, on pouvait lire: « La forte chaleur du mois de mars n’a pas épargné les États himalayens de l’Himachal Pradesh et de l’Uttarakhand, qui connaissent généralement des températures plus fraîches pendant cette période. En outre, le nombre de jours de froid dans la région himalayenne a diminué au cours des trois dernières décennies. On imagine facilement les conséquences pour les glaciers. C’est très inquiétant car après l’Antarctique et l’Arctique, la région détient la troisième plus grande quantité de glace dans le monde. Sa fonte et sa disparition auraient un impact catastrophique sur l’approvisionnement en eau des habitants de la région. »

Parfois surnommé « troisième pôle », ou « château d’eau de l’Asie », le centre du plateau tibétain constitue la troisième plus grande réserve de glace après l’Antarctique et l’Arctique. Il approvisionne en eau près de deux milliards de personnes, mais comme la glace des pôles, celle de l’Himalaya fond de plus en plus vite. Entre 2000 et 2018, on estime que la masse totale des glaciers a diminué de plus de 50 % , avec des conséquences inégales selon les régions. En effet, une étude a montré que le changement de phase glace-liquide crée une « disparité sud-nord due à l’interaction spatio-temporelle entre les vents d’ouest et la mousson indienne. » Autrement dit, les circulations atmosphériques ont changé à cause d’une augmentation de la proportion d’eau liquide, avec une modification de la répartition des ressources en eau selon les régions. Ainsi, l’eau s’écoule de plus en plus vers le nord, et de moins en moins vers le sud. Au final, on risque d’assister à l’assèchement des bassins du sud dont le réseau hydrographique est raccordé au niveau des mers, tandis que les bassins endoréiques qui, eux, sont fermés, risquent d’être submergés. Selon les chercheurs, le réchauffement climatique devrait amplifier ce déséquilibre, avec une forte alimentation des bassins des fleuves Jaune et Yangtze, et une pénurie dans les bassins de l’Indus et de l’Amou-Daria, ce qui pourrait en particulier affecter les zones agricoles qui demandent une irrigation importante sur les bords de l’Indus.

Source: plusieurs organes de presse dont Futura-Sciences.

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A post released on April 30th, 2022, one could read: « The intense heat of March did not spare the Himalayan states of Himachal Pradesh and Uttarakhand, which generally experience cooler temperatures during this period. In addition, the number of cold days in the Himalayan region has decreased over the past three decades. One can easily imagine the consequences for glaciers. This is very worrying because after Antarctica and the Arctic, the region holds the third largest amount of ice in the world. Its melting and disappearance would have a disastrous impact on the water supply of the inhabitants of the region. »
Sometimes referred to as the « Third Pole », or « Asia’s Water Tower », the center of the Tibetan Plateau is the third largest ice reserve after Antarctica and the Arctic. It supplies water to nearly two billion people, but like the ice of the poles, that of the Himalayas is melting faster and faster. Between 2000 and 2018, it is estimated that the total mass of glaciers has decreased by more than 50%, with uneven consequences depending on the region. Indeed, one study has shown that the ice-liquid phase change creates a « south-north disparity due to the spatio-temporal interaction between westerly winds and the Indian monsoon. In other words, atmospheric circulations have changed due to an increase in the proportion of liquid water, with a modification in the distribution of water resources according to the regions. Thus, the water flows more and more towards the north, and less and less towards the south. In the end, there is a risk of a drying up of the southern basins whose hydrographic network is connected to sea level, while the endorheic basins which are closed, risk being submerged. According to the researchers, global warming should amplify this imbalance, with a strong supply of the basins of the Yellow and Yangtze rivers, and a shortage in the basins of the Indus and the Amu-Daria, which could in particular affect the areas agricultural fields which require significant irrigation on the banks of the Indus river.
Source: several press organs like Futura-Sciences.

Le Plateau Tibétain (Source: NASA)