Septembre 2026 en France : encore trop chaud et beaucoup trop sec !

Concentrations de CO2 : 425,14 ppm (3 octobre 2026)              

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Météo France nous apprend que le mois de septembre 2026 a été le deuxième plus chaud dans notre pays, et le troisième plus sec de l’histoire des relevés. Pendant tout ce mois, la température moyenne a été supérieure à la normale de +3,1°C.

Septembre 2026 a par ailleurs été le troisième mois de septembre le moins arrosé depuis le début des mesures en 1958, derrière 1977 et 1985, avec un déficit de précipitations qui atteint 70% en moyenne sur le pays. La sécheresse s’est aggravée au cours du mois. L’indicateur national de sécheresse des sols se situe à un niveau jamais observé pour cette période de l’année.

Le ministère de la Transition écologique explique qu’en France métropolitaine, 81 300 personnes dépendent d’un approvisionnement en camion-citerne ou en bouteilles d’eau pour boire, se laver ou cuisiner.

L’ensoleillement a été très excédentaire au cours du mois de Septembre,, avec une anomalie de plus de 30%.

Il va maintenant être intéressant de prendre en compte les données globales pour la planète. Elles seront probablement fournies vers la mi-octobre par différentes agences comme la NOAA aux États Unis. S’agissant de l’Europe occidentale, l’institut Copernicus indique que l’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré, plus encore qu’en 2003 qui était la référence jusqu’ici. Plus de la moitié du continent européen a connu des températures ressenties de 38°C ou plus.

L’Europe occidentale dans son ensemble a connu des vagues de chaleur en série et un manque de pluie, avec une sécheresse pire qu’en 2022. Comme je l’ai indiqué sur ce blog, en juillet et août, de nombreux fleuves européens ont atteint leurs débits les plus faibles.

En Limousin, depuis le 29 septembre 2026, les bateaux sont interdits sur le lac de Vassivière car le seuil de 642 mètres NGF a été atteint. Hier 2 octobre, le niveau se trouvait à 641,68 mètres. Le seuil minimal absolu (ou cote d’alerte critique) de gestion du réservoir du lac de Vassivière est établi autour de 633 mètres NGF.

Crédit photo: Samuel Chassaigne – France Télévisions

La planète est en train de vider son compte épargne d’eau douce // The planet is draining its freshwater savings account

Concentrations de CO2 : 426,06 ppm (18 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Il y a quelques jours, j’expliquais qu’une « guerre de l’eau » était inévitable au vu de la situation hydrique sur Terre. Mon message d’alerte trouve un écho dans la présentation par la Secrétaire générale de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), le 17 septembre 2026, du dernier rapport sur l’état des ressources en eau à l’échelle de la planète.

Selon le nouveau rapport de l’OMM, les réserves d’eau douce sur Terre baissent de façon persistante depuis 2014-2016. « Nous sommes en train de vider nos réserves », se désole sa Secrétaire générale.

Le rapport explique que les réserves mondiales d’eau douce diminuent depuis une dizaine d’années, et dresse un constat très inquiétant sur notre accès à l’eau douce dans le futur, lié à notre gestion désastreuse de cette ressource et aux conséquences directes du réchauffement climatique.

Le rapport montre que 2025 a été l’une des années les plus sèches de ces 35 dernières années en matière de débits fluviaux à l’échelle mondiale. Les débits ont été inférieurs à la normale sur 36 % de la superficie des bassins fluviaux de la planète. Il s’agit également de la septième année consécutive au cours de laquelle les cours d’eau affichant des débits proches de la normale sont restés clairement minoritaires.

 Le niveau actuel du Rhin pose des problèmes à la navigation

Nappes phréatiques, glaciers, neige, humidité des sols, lacs et autres réserves d’eau douce stockées sur les terres servent de tampon pendant les sécheresses et les saisons sèches. Ils constituent un « compte d’épargne » de la planète, mais nous sommes en train de l’épuiser.

En 2025, près des deux tiers des puits d’eau souterraine surveillés se situaient en dehors de leur fourchette normale. Le plus frappant reste la fonte des glaciers, qui agissent comme des châteaux d’eau naturels. Pour la quatrième année consécutive, toutes les grandes régions glaciaires de la planète ont enregistré une perte de glace. Ces trois dernières années, les glaciers ont perdu 1 400 gigatonnes de glace, soit l’équivalent de 30 % de toute l’eau douce prélevée chaque année sur la planète.

Le rapport de l’OMM explique que le cycle de l’eau est devenu plus irrégulier et imprévisible. Les catastrophes se multiplient, notamment en Afrique et en Asie qui dénombrent plus de 80 % des décès. La dernière catastrophe au Népal est un exemple criant de la situation. L’agence météo de l’ONU n’est pas optimiste pour les mois à venir. Le risque d’inondation et de sécheresse risque de s’accroître avec El Niño qui est particulièrement puissant cette année.

Dans la conclusion de son rapport, l’OMM souligne que les changements observés ne peuvent être attribués au seul réchauffement climatique ; la pression exercée sur les ressources en eau et la variabilité naturelle jouent également un rôle. Les gouvernements doivent désormais se préparer à une « évolution des références », les données historiques étant de moins en moins fiables pour anticiper les conditions à venir. « La situation d’il y a 30 ans n’est plus celle d’aujourd’hui. » Pour l’OMM, il faut désormais renforcer la surveillance, partager davantage les données et développer les systèmes d’alerte précoce pour permettre aux pays de s’adapter à des conditions hydrologiques qui ont déjà profondément changé.

Vous trouverez le rapport de l’OMM à cette adresse :

https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159487

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A few days ago, I explained that a « water war » was inevitable given the global water situation. My warning is confirmed by the latest report on the state of global water resources, presented on September 17, 2026, by the Secretary-General of the World Meteorological Organization (WMO).
According to the new WMO report, Earth’s freshwater reserves have been steadily declining since the 2014–2016 period. « We are draining our reserves, » the Secretary-General lamented.
The report explains that global freshwater reserves have been shrinking for about a decade and paints a deeply worrying picture regarding future access to freshwater, a situation driven by our disastrous management of this resource and the direct consequences of global warming.
The report reveals that 2025 was one of the driest years of the last three and a half decades in terms of global river discharge. Flow rates were below normal across 36% of the planet’s river basin areas. It also marked the seventh consecutive year in which rivers with near-normal flow rates remained a distinct minority.
Groundwater aquifers, glaciers, snow, soil moisture, lakes, and other land-based freshwater reserves act as buffers during droughts and dry seasons. They serve as the planet’s « savings account, » yet we are depleting it.
In 2025, nearly two-thirds of monitored groundwater wells fell outside their normal range. Most striking of all is the melting of glaciers, which act as natural water towers. For the fourth consecutive year, all major glacial regions across the globe have recorded ice loss. Over the past three years, glaciers have lost 1,400 gigatonnes of ice—equivalent to 30% of all freshwater withdrawn annually worldwide.
The WMO report explains that the water cycle has become increasingly irregular and unpredictable. Disasters are on the rise, particularly in Africa and Asia, which account for more than 80% of the fatalities. The recent disaster in Nepal is a stark example of the situation.
The UN weather agency is not optimistic about the coming months. The risk of floods and droughts in parts of the world is likely to increase due to El Niño, which is particularly strong this year.
In its report’s conclusion, the WMO emphasizes that the observed changes cannot be attributed solely to global warming; pressure on water resources and natural variability also play a role. Governments must now prepare for a « shift in baselines, » as historical data are becoming less reliable for predicting future conditions. « The situation 30 years ago is not the situation today. » The WMO calls for strengthened monitoring, increased data sharing, and the development of early warning systems to enable countries to adapt to hydrological conditions that have already undergone profound changes.
You can find the WMO report at this address:
https://news.un.org/fr/story/2026/09/1159487

La guerre de l’eau aura lieu

Concentrations de CO2 : 424,82 ppm (15 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Je ne cesse de le répéter depuis plusieurs années : l’accélération du réchauffement climatique: avec la fonte de la banquise et des glaciers, va inévitablement déboucher sur une guerre de l’eau. J’ai expliqué que les glaciers de l’Himalaya représentaient un château d’eau pour les populations de l’Asie. La fonte des glaciers alpins est très inquiétante ; eux aussi vont disparaître. Plus de glaciers sur les montagnes = plus d’eau dans les vallées.

Photo: C. Grandpey

À plus petite échelle, plus près de nous, la baisse de niveau du lac de Vassivière sur le Plateau de Millevaches ne pourra pas être éternelle. Faute de précipitations dignes de ce nom, EDF va devoir un jour ou l’autre fermer les vannes, avec des conséquences économiques et humaines faciles à comprendre. Aucune pluie n’est prévue dans les prochaines semaines en Limousin.

Crédit photo : Samuel Chassaigne – France Télévisions

La presse poitevine nous explique aujourd’hui que la guerre de l’eau a déjà commencé dans le Marais Poitevin (Deux-Sèvres) où les canaux ont fait surnommer la région « la Venise verte ».

Photo : C. Grandpey

Cette eau met en concurrence les activités touristiques et l’agriculture et le conflit est arrivé jusqu’au sabotage. Cet été, des vannes ont été ouvertes clandestinement, laissant s’écouler près de 400 000 mètres cubes d’eau vers des zones agricoles au détriment des maraîchers et du tourisme fluvial.

Avec la réduction de l’eau dans les canaux, les bateliers s’inquiètent pour leurs promenades touristiques en barque. Au mois de juillet, le niveau de l’eau a chuté soudainement et les embarcations n’avaient plus un tirant d’eau suffisant pour pouvoir naviguer.

Crédit photo : Vendée du Sud

L’eau des canaux permet aux bateliers, aux maraîchers et aux éleveurs de travailler, mais profite aussi aux grands céréaliers. Avec les très fortes chaleurs de l’été 2026, elle a commencé à manquer et il a fallu la partager. Les tensions se sont alors exacerbées.

Plusieurs ouvrages permettant la répartition de l’eau ont été vandalisés. Au total, neuf incidents ont été recensés dans le Marais Poitevin cet été, et 400 000 mètres cubes ont été transférés illégalement.

Dans cette affaire, les agriculteurs sont pointés du doigt. Ils ne comprennent pas pourquoi en plein été on garde autant d’eau dans les canaux en amont pour faire des balades en bateau alors qu’ils sont obligés d’amener de l’eau aux bêtes à l’aide de citernes.

Vanne de répartition de l’eau (Source : France Télévisions)

Face à la multiplication des ouvertures de barrages, de nouvelles caméras de vidéosurveillance ont été installées, en plus des capteurs qui mesurent le niveau de l’eau. Il existe une quarantaine d’ouvrages de barrages, mais seul un très petit nombre est équipé en télésurveillance.

Une enquête préliminaire est en cours au tribunal de La Rochelle (Charente-Maritime). Jusqu’ici, ces ouvertures de barrages n’ont jamais fait l’objet de condamnation.

Source : presse régionale.

Il y a quelques jours, je me trouvais en Lombardie italienne où les lacs constituent de colossales réserves d’eau. Les riverains s’en servent pour la vie quotidienne, mais aussi pour arroser à foison pelouses et jardins. L’herbe est verte alors que les effets des canicules sont visibles sur la montagne avec des forêts sévèrement grillées.

Lac de Côme (Photo : C. Grandpey)

Comme je ne cesse de le répéter, tant que l’eau coule au robinet, tout va bien. Le jour où elle ne coulera plus, les gens vont s’inquiéter, mais il sera trop tard. Plusieurs secteurs de mon Limousin natal sont en crise hydrique. La région et son socle granitique ne disposent pas de nappes phréatiques. Si le réchauffement climatique avec ses canicules et sécheresses à répétition continue, ça va bientôt pleurer dans les chaumières !

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L’été météorologique 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France, et également le moins pluvieux depuis 1962. La fin de l’été et le début de l’automne correspondent normalement à la période d’étiage, où les rivières et les nappes phréatiques atteignent leurs niveaux les plus bas de l’année. Mais en ce mois de septembre 2026, la situation est particulièrement critique.

Au cours des mois de juin, juillet et août, le déficit pluviométrique a atteint 40% par rapport à la normale. Selon le BRGM, 61% des nappes phréatiques se trouvent en dessous des moyennes. Au 1er septembre, 44% des cours d’eau étaient en situation de rupture d’écoulement ou d’assec.

La sécheresse continue de s’aggraver et aucune pluie n’est attendue dans les prochaines semaines en raison de conditions anticycloniques persistantes. C’est d’autant plus inquiétant qu’à partir du 18 septembre, l’anticyclone des Açores devrait regonfler et de nouveau et apporter un temps plutôt chaud, très ensoleillé et à nouveau très sec. Météo-France ajoute que cette situation anticyclonique devrait persister encore pour la semaine suivante et aucun retour durable d’un régime océanique perturbé ne se dessine pour le moment. Malgré une baisse du mercure, les températures vont rester « bien au-dessus des normales de saison, en particulier au sud », prévient Météo-France. On le sait, un temps chaud favorise l’évapotranspiration des plantes et aggrave la sécheresse des sols.

Comme le Limousin, la Bretagne et son socle granitique ne possède pas de nappes phréatiques et comme il ne pleut pas, la sécheresse est inévitable, avec des conséquences fâcheuses pour les réserves en eaux. Certains maires parlent de baisser la pression de l’eau au robinet. C’est probablement la meilleure façon de faire prendre conscience à la population de la gravité de la situation.

Source : médias d’information nationaux.

L’eau des glaciers rocheux // Water from rock glaciers

Le 24 mai 2026, j’ai publié une note à propos du réservoir de la Loze, situé en amont d’un hameau de Courchevel (Savoie), qui est en train de s’affaisser rapidement. Selon les experts, ce problème est en partie dû à la fonte d’un glacier rocheux sur lequel le réservoir a été construit.
J’expliquais dans ma note qu’un glacier rocheux est une masse de débris rocheux contenant de la glace. Les glaciers sont intrinsèquement dynamiques ; c’est le mouvement de la glace interstitielle qui provoque ce déplacement et, par conséquent, les formations spectaculaires souvent observées sur ce type de glacier. Il convient toutefois de noter que la vitesse de progression d’un glacier rocheux est bien plus lente que celle d’un glacier composé uniquement de glace. Elle est de l’ordre de quelques décimètres à quelques mètres par an (contre 100 à 200 mètres par an pour les « vrais » glaciers des Alpes).

Glacier rocheux du Laurichard, au-dessus du col du Lautaret (Photo : C. Grandpey)

La vitesse de progression d’un glacier rocheux varie en fonction de la pente. Les experts expliquent que les glaciers rocheux peuvent aussi « mourir » en s’immobilisant si la glace interne fond, par exemple en raison du réchauffement climatique. En effet, les projections climatiques montrent que même les glaciers rocheux ne sont pas épargnés par le réchauffement de la planète. Nombre d’entre eux pourraient perdre toute leur glace d’ici la fin du siècle.
Dans une nouvelle étude publiée dans le Journal of Geophysical Research, des chercheurs ont examiné le glacier Timpanogos, un glacier rocheux situé dans l’Utah, aux États Unis.

Crédit photo : Université de l’Utah

Selon certaines estimations, il existerait environ 51 000 de ces glaciers à travers le monde, dont 1 500 dans l’ouest des États-Unis et 836 rien que dans l’Utah.

Les glaciers rocheux constituent des réservoirs d’eau résilients face au climat ainsi que des habitats essentiels pour la faune alpine. Malheureusement, comme ils sont difficiles d’accès, il est difficile de mesurer la quantité d’eau qu’il recèlent.
La nouvelle étude révèle la quantité d’eau dissimulée au sein du glacier rocheux Timpanogos. Pour y parvenir, l’équipe de géologues de l’université de l’Utah a mis au point une technique inédite fondée sur la détection de la gravité. Les chercheurs ont transporté du matériel sensible sur le terrain rocheux, capable de mesurer d’infimes variations de l’accélération gravitationnelle entre la glace et la roche sur plus de 230 points disposés en forme de grille. Les différences de gravité étaient si ténues qu’il a fallu prendre en compte la position du Soleil et de la Lune.
Les auteurs de l’étude expliquent qu’il existe un contraste important de densité massique entre la roche qui constitue le mont Timpanogos et la glace, beaucoup moins dense, du glacier rocheux adjacent. En mesurant l’accélération gravitationnelle sur le glacier rocheux, les scientifiques ont observé une diminution plus marquée de cette accélération à mesure qu’ils effectuaient des relevés sur les zones où la glace était plus épaisse.
Le résultat a pris la forme d’une carte en trois dimensions. Selon les mesures de l’équipe scientifique, 17 % du glacier Timpanogos sont constitués de roches de surface et les 83 % restants de glace, ce qui représente une quantité considérable. D’après leurs estimations, le glacier renferme environ 1,5 million de mètres cubes d’eau gelée, soit de quoi remplir 600 piscines olympiques.

Coupe du glacier rocheux Timpanogos (Source : Utah Geological Survey)

Les chercheurs ont pu modéliser les relations entre la surface et la glace sous-jacente, ce qui leur a permis d’estimer la quantité d’eau susceptible de se cacher dans d’autres glaciers rocheux à travers le monde. Cette quantité serait de l’ordre de 48 milliards de tonnes, soit de quoi remplir 400 000 piscines olympiques. Leur conclusion est qu’il y a « une multitude d’océans cachés dans nos montagnes ».
Source : Yahoo News.

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On 24 May 2026, I wrote a post about the Loze reservoir, located upslope from a hamlet in Courchevel (Savoie), is rapidly subsiding. According to experts, the problem is parly due to the melting of a rock glacier on which the reservoir was built.

I explained in my post that a rock glacier is a mass of rocky debris containing ice. Glaciers are inherently dynamic, and the movement of interstitial ice is what causes this movement and, consequently, the spectacular formations often found on this type of glacier. It should be noted, however, that the rate of advance of a rock glacier is much slower than that of a glacier composed solely of ice. Its rate is on the order of a few decimeters to a few meters per year (compared to 100 to 200 meters per year for the ‘true’ glaciers of the Alps). It is quite clear that the rate of advance of a rock glacier varies depending on the percentage of the slope. Experts explain that rock glaciers can also « die » by coming to a standstill if the internal ice melts, for example, due to global warming.

Climate projections show that even rock glaciers are not immune to a warming climate. Many could become ice-free by the end of the century under current warming projections.

In a new study published in the Journal of Geophysical Research , researchers examined the Timpanogos Glacier, a rock glacier in Utah. By some estimates, there are roughly 51,000 of these hidden glaciers spread across the planet, 1,500 across the western U.S., and 836 in Utah alone. Rock glaciers serve as climate-resilient reservoirs of water as well as vital habitats for alpine wildlife. Unfortunately, because they’re buried, they’re difficult to measure.

The new study reveals just how much water is hiding inside the rock glacier. To measure the Timpanogos Glacier, the team of geologists from Utah University developed a novel technique that relied on detecting gravity. The team carted sensitive equipment across the rocky surface, measuring tiny variations in gravitational acceleration between the ice and rock at over 230 locations in a grid pattern. The differences in gravity were so minute, they had to take into account the positions of the sun and the moon.

The authors of the study explain that there is a large contrast in mass density between the rock that makes up Mount Timpanogos and the much lower density ice that is in the rock glacier adjacent to it. When the scientists measured the gravitational acceleration over the rock glacier, they saw a larger decrease in that gravitational acceleration as they made measurements over areas with thicker ice.

The result was a three-dimensional map. According to the team’s measurements, 17 percent of Timpanogos Glacier is surface rock and the remaining 83 percent is ice, which is a lot. According to their estimates, the glacier contains about 1.5 million cubic meters of frozen water, enough to fill 600 Olympic swimming pools.

The researchers were able to model relationships between the surface area and the ice beneath, and that allowed them to estimate how much water might be hiding in other rock glaciers worldwide. The answer: 48 billion metric tons, or enough to fill 400,000 Olympic swimming pools. Their conclusion is that « there are a bunch of oceans hiding in our mountains. »

Source : Yahoo News.