Réchauffement climatique : Affaissement des sols par surexploitation de la nappe phréatique // Global warming : Land subsidence by aquifer over-exploitation

Ce qui se passe dans certaines parties de l’Iran en ce moment affectera probablement d’autres pays dans le monde, car le réchauffement climatique provoque des températures de plus en plus élevées et une demande en eau de plus en plus importante.
Une partie de la population iranienne est victime de l’affaissement soudain du sol, généralement dû à l’épuisement de l’eau. Le phénomène menace plus particulièrement les 13 millions d’habitants de Téhéran et est en passe de devenir un problème dans tout le pays.
Les autorités ont longtemps lié l’affaissement du sol à Téhéran à une surexploitation des eaux souterraines. 4 milliards de mètres cubes d’eau sont extraits chaque année de 50 000 puits, dont un tiers sont illégaux. On observe un affaissement du sol dans 30 des 31 provinces iraniennes. La plupart des grandes plaines sont dans un état critique. Le problème est particulièrement aigu dans la capitale et ses environs.
Dans certains pays, 2 centimètres d’affaissement du sol sont considérés comme une catastrophe; en Iran, 30 centimètres ont été enregistrés dans la région du Grand Téhéran. À titre de comparaison, lorsqu’un immeuble d’appartements s’est effondré en Floride il y a quelques semaines, l’affaissement du sol a été estimé à seulement 0,2 centimètre, mais ce n’était probablement pas la seule cause de la catastrophe.
Le pic d’affaissement du sol en Iran correspond à une forte augmentation de la pénurie d’eau, elle-même due au changement climatique ainsi qu’à une mauvaise gestion du système d’alimentation en eau. En juin 2021, quelque 210 villes étaient en « stress hydrique ».
Depuis des mois maintenant, de plus en plus de manifestations contre les pénuries d’eau et d’électricité éclatent au Khuzestan, la province pétrolière du sud-ouest du pays, où les températures dépassent régulièrement les 50 degrés Celsius. Le Khuzestan est connu pour ses rivières, mais beaucoup s’assèchent maintenant en raison du réchauffement climatique et de leur surexploitation.
Avec des conditions de plus en plus intenables, ceux qui peuvent se le permettre fuient les provinces les plus chaudes de l’Iran et vont vivre dans des zones plus tempérées près de la mer Caspienne au nord. D’autres Iraniens ont émigré en Turquie, ce qui a multiplié par huit le nombre de ceux qui y ont acheté une propriété au cours des deux dernières années.
La crise a pour toile de fond 40 ans d’hostilité avec les États-Unis et l’effet dévastateur des sanctions économiques sur le pays. Dans la crainte d’une guerre, les autorités gouvernementales ont misé sur l’autosuffisance, avec un programme de sécurité alimentaire à grande échelle qui a épuisé les ressources en eau souterraines dans ce pays aride.
L’expansion de l’agriculture a entraîné l’utilisation d’environ 90 % de la consommation totale d’eau de l’Iran. Environ 80% de cette eau provient des nappes phréatiques, ce qui les a épuisées à un rythme plusieurs fois supérieur à la moyenne mondiale. Beaucoup d’habitants ont eu recours à des puits illégaux, dont quelque 30 000 rien que dans la capitale. Le gouvernement a longtemps ignoré le fait que le climat aride de l’Iran n’était pas en mesure d’accueillir 5 ou 6 millions d’agriculteurs.
Les autorités ont été accusées de ne pas avoir investi dans des usines de dessalement, dans un programme d’ensemencement des nuages ​​ou dans des vannes intelligentes capables de mesurer la consommation d’eau trop importante ou illégale. Au lieu de cela, au cours des 40 dernières années, le gouvernement a construit des dizaines de barrages pour essayer de résoudre les pénuries d’eau, mais dans le climat désertique, une grande partie de cette eau s’évapore.
Le problème est susceptible de s’aggraver car les climatologues prévoient que les températures augmenteront de plus de 4 degrés Celsius au cours des 40 prochaines années, avec des précipitations qui chuteront d’environ 35%. Pour les personnes victimes de l’affaissement du sol, il n’y aura pas d’autre choix que de déménager.
Source : Los Angeles Times.

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What is happening in some parts of Iran these days is likely to affect other countries in the world as global warming triggers higher and higher temperatures and a greater and greater demand of water.

Many people in Iran are victims of land subsidence, the sudden sinking of the ground, usually due to water depletion. The phenomenon is more particularly threatening Tehran’s 13 million residents and is increasingly becoming a problem across whole Iran.

Officials have long linked subsidence in Tehran to over-extraction of groundwater. 4 billion cubic meters of water are annually extracted from 50,000 wells, a third of which are illegal. The land subsidence is observed in 30 out of Iran’s 31 provinces. Most major plains are in critical condition. The problem is particularly acute in the capital and its environs.

In some countries, 2 centimters of subsidence is considered a catastrophe ; in Iran, 30 centimeters have been recorded in the Greater Tehran region. By comparison, when a condo collapsed in Florida a few weeks ago, the subsidence rate was only 0.2 centimeters, but it was probably not the only cause of the collapse.

The spike in subsidence in Iran has accompanied a sharp increase in water scarcity, itself a result of climate change as well as a poorly maintained water management system. In June 2021, some 210 cities were classified as “water stressed.”

For months now, protests over escalating water and power shortages have erupted in Khuzestan, the oil-rich province in the country’s southwest where temperatures regularly top 50 degrees Celsius. Khuzestan is known for its rivers, but many are now drying out due to climate change and overuse.

With conditions increasingly untenable, those who can afford it are escaping Iran’s hotter provinces to more temperate areas by the Caspian Sea in the north; others have emigrated to Turkey, adding to the eight-fold increase in the last two years of Iranians purchasing property there.

The backdrop to the crisis is 40 years of hostility with the U.S., and the devastating effect of sanctions on the country’s economy. With fears of all-out war on their mind, senior officials at the highest levels of government aimed for self-sufficiency, driving a massive food security program that has exhausted underground water resources in this arid country.

The massive agricultural expansion has resulted in roughly 90% of Iran’s total water consumption being used for agricultural purposes. Around 80% of that is drawn from underground aquifers, depleting them at a rate many times over the world average. Many have turned to illegal wells, with some 30,000 in the capital alone. The government has long ignored the fact that Iran’s arid climate and poorly efficient farming sector cannot fit in 5 or 6 million farmers.

Authoritieseso blamed for failing to invest in desalination plants, an integrated cloud-seeding program or smart valves that can measure excessive or illegal water consumption. Instead, the government, over the last 40 years, authorities has built dozens of dams to mitigate water shortages. But in the desert climate, a lot of that water evaporates.

The problem is likely to get worse, with projections that temperatures will rise by more than 4 degrees over the next 40 years while precipitation falls by around 35%. For people whose property is damaged by subsidence, there is little option but to move.

Source : Los Angeles Times.

 

Affaissement du sol par surexploitation de la nappe phréatique (Source : Science Direct)

La crise de l’eau dans l’ouest des Etats Unis // Water crisis in western U.S.

Comme je l’ai écrit précédemment, l’ouest des États-Unis traverse une sécheresse très sévère et la crise de l’eau la plus intense de son histoire. Le plus grand réservoir du pays se vide rapidement. Situé juste à l’est de Las Vegas, à la limite entre le Nevada et l’Arizona, le lac Mead enregistre son niveau le plus bas depuis le remplissage du réservoir dans les années 1930. Des millions de personnes seront affectées dans les années et décennies à venir par la baisse de niveau du fleuve Colorado, avec d’inévitables et douloureuses coupures d’eau. Il convient de noter que même sans le réchauffement climatique, la région aurait rencontré des problèmes car elle prélève plus d’eau que le fleuve ne peut en fournir. Le changement climatique a aggravé le problème en réduisant considérablement son débit.
Le lac Mead est actuellement à environ 45 mètres en dessous de son niveau normal, un déficit de la hauteur de la Statue de la Liberté. Il y a environ un siècle, des représentants du Nevada, de la Californie, de l’Arizona, de l’Utah, du Wyoming, du Colorado et du Nouveau-Mexique ont conclu un accord de partage du fleuve Colorado. Les hydrologues ont fait remarquer à l’époque que les autorités promettaient plus d’eau que la rivière ne pouvait en donner, mais leur mise en garde a été ignorée et le projet a avancé.
25 millions de personnes (plus que la population de la Floride) dépendent de l’eau du lac Mead. Les communautés agricoles, en particulier celles du centre de l’Arizona, sont parmi les plus durement touchées par les coupures d’eau. Avec moins d’eau, les agriculteurs disent qu’ils seront obligés de mettre des terres en jachère.
Les communautés amérindiennes sont également impactées. Un certain nombre de communautés tribales du bassin du Colorado se sont vu promettre de l’eau dont elles n’ont toujours pas vu la couleur.
La dernière fois que le lac Mead a été considéré comme plein, c’était en 2000. Le niveau le plus élevé a été en 1983, avec 370 mètres au-dessus du niveau de la mer. Les experts disent que le lac ne sera peut-être plus jamais plein. Le lac Mead est maintenant à 36% de sa capacité, et il continuera de baisser. Le niveau devrait baisser de 6 mètres d’ici 2022. Le lac perd environ 1,80 mètre d’eau par évaporation chaque année. Cette hauteur représente une perte moyenne de 300 milliards de gallons (un gallon US=3;80l) par an en plus de l’eau prélevée pour l’utilisation humaine et la production d’électricité.
La production d’électricité du barrage Hoover est en baisse de 25 % en raison du faible niveau d’eau. Le barrage produit environ 2 000 mégawatts, soit assez d’électricité pour près de 8 millions d’Américains. Le barrage Hoover a été construit dans les années 1930 pour créer le lac Mead. Le barrage fournit de l’électricité gérée par des compagnies publiques et privées du Nevada, de l’Arizona et de la Californie. Avec moins d’eau pour faire tourner les turbines, la production a baissé à près de 1 500 mégawatts ces dernières semaines, soit une baisse d’environ 25 %.
Le déclin affecte plusieurs États, dont la Californie, l’Arizona et le Nevada, qui tirent tous leur énergie du barrage Hoover. Si le niveau de l’eau chute encore de 50 mètres, l’eau ne passera plus dans le barrage. Les experts disent que le niveau fatal est à 270 mètres d’altitude, niveau auquel l’eau ne passerait plus dans le barrage.
Un autre endroit concerné par le manque d’eau est Las Vegas. Lorsque j’ai visité la ville, j’ai été choqué par l’utilisation et le gaspillage de l’eau au milieu du désert. L’argent est partout à Vegas, mais un jour ou l’autre, ce sera au tour de la ville de payer. En effet, 90 pour cent de l’eau de Las Vegas provient du lac Mead. La ville se prépare au pire depuis plusieurs années. Elle puise l’eau grâce à deux prise d’eau souterraines près de la rive ouest du lac. Le problème, c’est qu’elles sont devenues inutilisables avec la baisse du niveau de l’eau. En 2015, la ville a mis en place une autre prise d’eau pour maintenir le contact avec le lac Mead. La structure de plus de 800 millions de dollars est en grande partie un tunnel de 5 kilomètres de long qui aspire l’eau directement au fond du lac Mead. Malgré tous ces efforts pour faire vivre Las Vegas, un jour ou l’autre, les superbes fontaines musicales du Bellagio devront cesser de fonctionner.
Source : médias d’information américains.

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As I put it before, western U.S.A. is going through a very severe drought and the most intense water crisis of its history. The nation’s largest reservoir is draining rapide. Just east of Las Vegas on the Nevada-Arizona border, Lake Mead is registering its lowest level since the reservoir was filled in the 1930s. Millions of people will be affected in the coming years and decades by the Colorado River shortage alone, with some being forced to make painful water cuts. It should be noticed that even without climate change, the region would have a problem because it is taking more water out than the river could provide, but climate change has made the problem much worse by substantially reducing the flow in the river.

Lake Mead is currently around 45 metres below ‘full,’ a deficit roughly the height of the Statue of Liberty. About a century ago, representatives from Nevada, California, Arizona, Utah, Wyoming, Colorado, and New Mexico struck a deal to divvy up the Colorado River. Hydrologists warned that officials were promising more water than the river could give, but their warnings were largely ignored and plans moved forward.

25,000,000 people (more than the population of Florida) rely on Lake Mead water. Among the hardest hit by the water cuts are the agricultural communities, particularly those in central Arizona. With less water, farmers say they will be forced to fallow land.

Native American communities are also impacted, A number of tribal communities across the Colorado River Basin have been promised some water that they don’t have yet.

The last time Lake Mead was considered full was 2000. The highest recorded level was in 1983 when it was 370 metres above sea level. Experts say it may never be full again. Lake Mead is now at 36 percent capacity, a number that will continue to fall. Water levels are projected to drop another 6 metres by 2022. The lake loses around 1.80 metres of water to evaporation each year. A height of 1.80 metres of water is an average loss of 300 billion gallons per year on top of the water withdrawn for human use and power generation.

Hoover Dam power generation is down 25 percent due to low water levels. The dam produces about 2,000 megawatts of hydropower, enough electricity for nearly 8 million Americans. The Hoover Dam was built in the 1930s to create Lake Mead. The dam’s generators provide power for public and private utilities in Nevada, Arizona, and California. But with less water flowing through Hoover Dam, its capacity has been closer to 1,500 megawatts in recent weeks, a drop of roughly 25 percent.

The decline affects several states, including California, Arizona, and Nevada, all of which get their energy from the Hoover Dam. If the lake loses another 50 metres, water will no longer flow through the Hoover Dam. Experts say the « dead pool » level is at 270 metres, at which point water no longer passes through the Hoover Dam.

Another place concerned with the lack of water is Las Vegas. When I visited the city, I was really shocked at the use and waste of water in the middle of the desert. Money is everywhere in Vegas, but one day or the other, it will be up to the city to pay. Indeed, 90 percent of Las Vegas’s water comes from Lake Mead. Las Vegas has been preparing for the worst-case scenario for years. The city draws water from two underwater intake structures near the western shore of the lake. But they are becoming unusable as the water level drops beneath them. In 2015, the city built another intake, as a last-ditch effort to keep Lake Mead’s water flowing. The more than 800-million-dollar structure is essentially a 5 kilometre long tunnel that would suck water directly from the bottom of Lake Mead. Despite all these efforts to keep Las Vegas alive, one day or the other, the nice musical fountains of the Bellagio will have to stop working.

Source : U.S. News media.

Photos: C. Grandpey

Sévère sécheresse en Amérique du Sud // Severe drought in South America

Quand on voit les conditions météorologiques en France cet été, on a du mal à croire que certaines régions de la planète souffrent de chaleur et de sécheresse. C’est pourtant ce qui se passe en Amérique du Sud, où le Rio Paraná, l’une des principales voies navigables, a atteint son niveau le plus bas depuis près de 80 ans en raison d’une sécheresse prolongée au Brésil. Les scientifiques s’accordent à dire que le changement climatique est responsable de cette situation.
En péril se trouve un vaste écosystème qui distribue de l’eau potable à 40 millions de personnes, des moyens de subsistance à des communautés de pêcheurs et des agriculteurs, et permet de faire vivre un important centre d’exportation de céréales.
En Argentine, l’Institut National de l’Eau explique que le niveau du Rio Paraná, qui traverse le Brésil, le Paraguay et l’Argentine, est « le pire depuis 1944 ».
Le bas niveau de l’eau est dû à une sécheresse record au Brésil, où le fleuve prend sa source. Les régions du centre-ouest et du sud du Brésil connaissent une grave crise de l’eau. Les réservoirs sont à leur plus bas niveau depuis 91 ans et les autorités brésiliennes ont décrété l’état d’urgence pour cinq États.
Le bas niveau de l’eau fait certes partie d’un cycle naturel, mais les spécialistes expliquent que le scénario est très inquiétant en raison du changement climatique. Les écologistes ajoutent que la déforestation contribue au problème.
Le Rio Paraná et les nappes phréatiques fournissent de l’eau douce à quelque 40 millions de personnes dans des pays comme le Brésil et l’Argentine. La sécheresse du fleuve impacte le transport des marchandises. Les navires ont dû réduire leur tonnage d’environ 20 % pour pouvoir continuer à se déplacer. Les frais de transport augmentent. En 2019, 79 millions de tonnes de céréales, de farine et d’huile ont été exportées à partir de Rosario, ce qui en fait l’un des plus grands pôles d’exportation agricole au monde.
Source : Yahoo Actualités.

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When we see the poor weather conditions in France this summer, it seems strange to hear that some regions of the planet are suffering from heat and drought. This is happening in South America where the Paraná River, one of the main commercial waterways, has reached its lowest level in nearly 80 years due to a prolonged drought in Brazil. Scientist agree to say that climate change is responsible for this situation.

At peril is a vast ecosystem that includes potable water for 40 million people, the livelihood of fishing communities and farmers, and the navigability of a major grain export hub.

The National Water Institute of Argentina has defined the low water level of the Paraná River, which goes through Brazil, Paraguay, and Argentina, as “the worst since 1944.”

The low water level is due to a record drought in Brazil, where the river begins. The midwestern and southern regions of Brazil are in a big water crisis. Water reservoirs are at their lowest levels in 91 years and Brazilian authorities have issued an emergency alert for five states.

Reduced water levels are part of a natural cycle, but specialists warn that the scenario is more extreme because of climate change. Environmentalists say deforestation is contributing to the problem.

The Paraná waterway and its aquifers supply fresh water to some 40 million people in countries including Brazil and Argentina. The drought of the river is impacting the transport of goods. Vessels had to reduce their tonnage by approximately 20% to continue moving. Transport costs are increasing. In 2019, 79 million tons of grain, flour and oil were exported from Rosario, making it one of the biggest agricultural export hubs in the world.

Source : Yahoo News.

Image satellite du Rio Paraná. Le fleuve naît sur le plateau du centre-sud du Brésil par la confluence du Rio Grande et du Rio Paranaíba. Avec 4880 km, c’est le deuxième plus long fleuve d’Amérique du Sud, juste derrière l’Amazone, et le 13ème plus long du monde. (Source : Instrument MERIS (Medium Resolution Imaging Spectrometer) à bord du satellite Envisat de l’ESA)

El Niño et La Niña et leur influence sur le climat mondial // El Niño and La Niña and their influence on global climate

Lorsqu »ils abordent les causes du changement et du réchauffement climatiques sur notre planète, les climatologies font souvent référence à El Niño et La Niña, deux régimes climatiques situés dans le centre-est du Pacifique autour de l’équateur.

La Niña est un cycle naturel marqué par des eaux océaniques plus froides que la moyenne. C’est le contraire d’ El Niño qui est mieux connu et qui se produit lorsque l’eau de l’Océan Pacifique est plus chaude que la moyenne.

El Niño et La Niña sont issus de la langue espagnole : La Niña signifie « petite fille », tandis qu’El Niño signifie « petit garçon » ou « enfant Jésus ». La NOAA explique que les pêcheurs sud-américains avaient remarqué des périodes d’eau inhabituellement chaude dans l’océan Pacifique dans les années 1600. Le nom complet utilisé à cette époque était « El Niño de Navidad » car El Niño culmine généralement vers le mois décembre. L’ensemble de ce cycle climatique est officiellement désigné par les climatologues sous le nom d’El Niño – Oscillation australe (ENSO), une alternance en dent de scie de périodes d’eau de mer plus chaude et plus froide dans le centre-est de l’Océan Pacifique.

Lors des événements La Niña, les alizés soufflent plus fort que d’habitude et poussent une plus grande quantité d’eau chaude vers l’Asie. Au large de la côte ouest des Amériques, la remontée d’eau profonde – upwelling en anglais – s’intensifie, faisant remonter à la surface de l’eau froide riche en nutriments. Ces eaux froides du Pacifique poussent le jet-stream vers le nord, ce qui affecte les conditions météorologiques aux États-Unis et dans le monde.

Selon la NOAA, l’hiver typique au cours d’un épisode La Niña aux États-Unis se caractérise par du froid et de la neige dans le nord-ouest et des conditions inhabituellement sèches dans la majeure partie du tiers sud des États-Unis. Le sud-est et le centre de l’Atlantique ont également tendance à voir des températures plus chaudes que la moyenne pendant un hiver dominé par La Niña.

À l’échelle mondiale, La Niña apporte souvent de fortes précipitations en Indonésie, aux Philippines, dans le nord de l’Australie et en Afrique australe. Pendant La Niña, les eaux au large de la côte du Pacifique sont plus froides et contiennent plus de nutriments que d’habitude. Cet environnement abrite plus de vie marine et attire plus d’espèces d’eau froide, telles que le calmar et le saumon, dans des zones comme la côte californienne.

Selon le Climate Prediction Center, La Niña peut contribuer à une augmentation de l’activité cyclonique dans l’Atlantique en affaiblissant le cisaillement du vent sur la mer des Caraïbes et le bassin atlantique tropical, ce qui permet aux tempêtes de se développer et de s’intensifier.

Alors que La Niña a tendance à augmenter le nombre d’ouragans dans l’Atlantique, elle a également tendance à diminuer leur nombre dans les bassins de l’est et du centre de l’Océan Pacifique.

Source : USA Today.

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When dealing with the causes of climate change and global warming, climatologiqts often refer to El Niño and La Niña, two climate patterns in the central-eastern Pacific around the Equator.

La Niña is a natural cycle marked by cooler-than-average ocean water. It is the opposite to the more well-known El Niño, which occurs when Pacific ocean water is warmer than average.

El Niño and La Niéna are Spanish language terms: La Niña means « little girl, » while El Niño means « little boy, » or « Christ child. » NOAA explains that South American fishermen first noticed periods of unusually warm water in the Pacific Ocean in the 1600s. The full name they used was « El Niño de Navidad » because El Niño typically peaks around December.

The entire natural climate cycle is officially known by climate scientists as El Niño – Southern Oscillation (ENSO), a see-saw dance of warmer and cooler seawater in the central Pacific Ocean.

During La Niña events, trade winds are even stronger than usual, pushing more warm water toward Asia. Off the west coast of the Americas, upwelling increases, bringing cold, nutrient-rich water to the surface. These cold waters in the Pacific push the jet stream northward, which affects weather patterns in the U.S and globally.

According to NOAA, typical La Niña winter in the U.S. brings cold and snow to the Northwest and unusually dry conditions to most of the southern tier of the U.S. The Southeast and Mid-Atlantic also tend to see warmer-than-average temperatures during a La Niña winter.

Globally, La Niña often brings heavy rainfall to Indonesia, the Philippines, northern Australia and southern Africa. During La Niña, waters off the Pacific coast are colder and contain more nutrients than usual. This environment supports more marine life and attracts more cold-water species, such as squid and salmon, to places like the California coast.

According to the Climate Prediction Center, La Niña can contribute to an increase in Atlantic hurricane activity by weakening the wind shear over the Caribbean Sea and tropical Atlantic Basin, which enables storms to develop and intensify.

While La Niña tends to increase hurricanes in the Atlantic, it also tends to decrease their numbers in the eastern and central Pacific Ocean basins.

Source : USA Today.

 

Source : NOAA