L’accélération de la fonte des glaciers au Groenland // Acceleration of glacier melting in Greenland

Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, lorsque la glace fond au Groenland durant l’été, des milliers de lacs apparaissent à la surface. Beaucoup de ces lacs se vidangent en quelques heures, créant de vastes ouvertures à la base de la glace qui se trouve parfois à un kilomètre de profondeur. L’eau de fonte continue à s’engouffrer dans ces fractures pendant le reste de la saison de fonte, en donnant naissance à certaines des plus grandes cascades du monde.
Une équipe de glaciologues du Scott Polar Institute de l’Université de Cambridge a utilisé un drone pour observer la rapide fracturation et la vidange d’un lac de fonte sur la calotte glaciaire du Groenland. Le phénomène deviendra probablement de plus en plus fréquent en raison du réchauffement climatique. L’étude a été publiée dans les Proceedings de la National Academy of Sciences.
Les chercheurs ont fait leurs observations en juillet 2018 auprès d’un lac de fonte sur le Store Glacier, dans le nord-ouest du Groenland. Quelques jours après leur arrivée sur site, en l’espace de cinq heures, les deux tiers du lac, soit environ 5 millions de litres d’eau, ont disparu de la surface et se sont engouffrés dans une fracture. Les photographies aériennes obtenues à l’aide d’un drone avant et après la vidange du lac montrent une zone ovale bleu foncé qui rétrécit pour devenir une zone circulaire bleu clair, de petite taille, et moins profonde. (voir image ci-dessous).
Le Store Glacier avance à raison de 600 mètres par an. Les glaciologues ont constaté que la vidange soudaine du lac augmentait temporairement la vitesse de progression du glacier de deux à cinq mètres par jour. Comme je l’ai déjà expliqué, l’eau qui s’infiltre et glisse sous la glace joue un rôle de lubrifiant qui contribue à accélérer la vitesse du glacier sur son substrat rocheux.
Un phénomène encore plus surprenant et jamais observé jusqu’à présent est que cette eau qui ruisselle sous le Store Glacier le fait se soulever de 55 centimètres ! Cela signifie qu’une rivière de glace d’un kilomètre se soulève de plus de 50 centimètres sous l’effet de pressions énormes !

La fonte de la glace et la vidange de lacs de surface de plus en plus grands se sont accélérées ces dernières années en raison du réchauffement de la planète. Cela signifie que les glaciers avancent de plus en plus vite dans la mer et leur vêlage contribue encore davantage à la hausse du niveau des océans.
Source: Université de Cambridge.

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As I explained in previous posts, when the ice melts during the summer in Greenland, thousands of lakes appear at the surface. Many of the lakes drain in just a few hours, creating vast openings at the base of the ice, up to a kilometre deep. Meltwater from surface streams continues to flow down them for the rest of the melt season, creating some of the world’s largest waterfalls.

A group of glaciologists from the Scott Polar Institute at the University of Cambridge used a drone to observe the rapid fracturing and draining of a lake on the Greenland ice sheet, a phenomenon that may become more frequent as a result of climate change. Their study has been published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.

The researchers made their observations at the Store Glacier in northwest Greenland in July 2018. A few days after their arrival, over the course of five hours, two-thirds of the lakes or roughly 5 million litres of water disappeared from the surface through a fracture. Aerial photography captured by the drone from before and after showed a dark blue oval shrink into a smaller, shallower and lighter blue circle. (see image below).

The Store Glacier advances at a rate of 600 metres per year. The glaciologists found that the sudden drainage of the lake temporarily increased the glacier’s speed from two to five metres per day. As I put it before, the water that falls under the ice served as a lubricant and contributes to accelerating the speed of the glacier on its bedrock..

Even more surprising was that this bed of water lifted the glacier’s height by 55 centimetres, a phenomenon which had not been detected up to now. This means that a kilometre of ice is lifted up half a metre, which involves huge pressures.

The melting of the ice and the draining of the larger and larger surface lakes has accelerated in the last years because of global warming. This means that the melting of the glaciers that end up in the ocean is accelerating too, contributing the rise of level of the oceans.

Source: University of Cambridge.

Vue d’un lac de surface au Groenland avant et après sa vidange (Source: University of Cambridge)

La menace des lacs de fonte glaciaire au Népal // The threat of glacial melt lakes in Nepal

On peut lire actuellement dans la presse des articles faisant état d’une menace pour les hautes vallées du Népal suite à la fonte et au recul des glaciers sous l’effet du réchauffement climatique. J’ai développé ce problème dans le chapitre de mon dernier livre « Glaciers en péril » consacré à l’Himalaya.

Avec le réchauffement climatique, la fonte et le recul des glaciers népalais entraînent la formation de lacs glaciaires toujours plus nombreux. L’eau de fonte s’accumule derrière des moraines qui peuvent se rompre à tout moment sous la pression de cette eau. Ces masses liquides sont susceptibles de dévaler les montagnes et provoquer des inondations dévastatrices.

Le risque est d’autant plus élevé que le Népal est situé sur une ligne de faille tectonique, comme est venu le rappeler le séisme de magnitude M 7,8 qui a fait plus de 9000 morts en avril 2015.

Cela peut paraître surprenant, mais le Népal est l’un des pays les plus vulnérables et les plus affectés par le changement climatique. Il subit en particulier la pollution en provenance de l’Inde et on relève dans la neige et la glace des traces importantes de carbone noir.

Le site web Science et Avenir donne l’exemple d’un village situé en contrebas du lac glaciaire Imja qui s’est formé à seulement 10 kilomètres au sud de l’Everest. Là où l’on n’observait que quelques mares de glace fondue dans les années 1980, le lac s’étire aujourd’hui sur près de deux kilomètres. Plus de 12 000 personnes vivent dans les 50 kilomètres en aval de cette pièce d’eau dont la vidange brutale pourrait déclencher des torrents capables d’atteindre les plaines du sud du pays. Le lac est donc une épée de Damoclès au-dessus de la tête des gens qui habitent dans cette région.

On a recensé 1466 lacs glaciaires au Népal en 2014, dont 21 potentiellement dangereux. On estime qu’il y en a aujourd’hui plus de 2000. La hausse des températures amplifie le phénomène en accentuant la fonte des glaciers. Le Népal en a perdu près d’un quart entre 1997 et 2010. Ceux qui se trouvent en haute altitude résistent encore bien, mais ceux qui sont situés en moyenne et basse altitude fondent rapidement.

Il y a deux ans, les habitants de la région du lac Imja ont poussé un soupir de soulagement lorsque les autorités ont fait baisser le niveau de ses eaux de 3,40 mètres grâce à un canal et mis en place un système d’alerte. Aujourd’hui, toute eau qui s’accumule est drainée. Imja est le second lac glaciaire à être équipé de la sorte. En 2000, le Népal avait déjà fait baisser le niveau du Tsho Rolpa dans le nord-est du pays. Tous les lacs d’altitude nés de la fonte des glaciers ne peuvent pas être mis en sécurité car leur accès est difficile et le processus de mise en sécurité est coûteux.

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There are currently reports in the press about a threat to the high valleys of Nepal due to the melting and retreat of glaciers as a result of global warming. I developed this problem in the chapter of my latest book « Glaciers en péril » devoted to the Himalayas..
With global warming, the melting and retreating Nepali glaciers are leading to the formation of ever larger glacial lakes. Indeed, meltwater accumulates behind moraines that can break open under the pressure of this water. These liquid masses are likely to rush down the mountains and cause devastating floods.
The risk is even higher as Nepal is located on a tectonic fault line, as evidenced by the M 7.8 earthquake which killed more than 9,000 people in April 2015.
This may seem surprising, but Nepal is one of the most vulnerable countries and the most affected by climate change. In particular, it is subject to pollution from India and there are significant traces of black carbon in the snow and ice.
The Science et Avenir website gives the example of a village located below Imja Glacier Lake, which was formed just 10 kilometres south of Mt Everest. From a few pools of melted ice in the 1980s, the lake now stretches over nearly two kilometres. More than 12,000 people live within 50 kilometres downslope of this body of water whose sudden drainage could release torrents capable of reaching the plains to the south of the country. The lake is therefore a sword of Damocles above the heads of the people who live in this region.
There were 1,466 glacial lakes in Nepal in 2014, of which 21 were potentially dangerous. It is estimated that there are more than 2,000 today. The rise in temperatures amplifies the phenomenon by increasing the melting of glaciers. Nepal lost nearly a quarter of them between 1997 and 2010. Those at high altitude are still resilient, but those at low and medium altitudes are melting rapidly.
Two years ago, the people in the Lake Imja region breathed a sigh of relief when the authorities lowered the water level by 3.40 metres through a canal and set up an alert system. . Today, any water that accumulates is drained. Imja is the second glacial lake to be equipped in this way. In 2000, Nepal had already lowered the level of Tsho Rolpa in the north-east of the country. All high altitude lakes filled by melting glaciers can not be secured because access to them is difficult and the process of securing is expensive.

Vue du lac Imja au Népal (Crédit photo: Daniel Alton Byers / Wikipedia)

Début du chapitre consacré à l’Himalaya dans le livre « Glaciers en péril »…. :

Alpes françaises : Les effets du réchauffement climatique (suite)

L’été 2018 n’en finit pas de s’éterniser. Nous sommes officiellement en automne depuis un mois, mais les températures ne cessent de battre des records. La région Rhône-Alpes est l’une de celles où les effets du réchauffement climatique sont le plus visibles car elle recèle un nombre important de glaciers et de lacs. L’Ain, la Drôme, l’Isère, la Haute-Savoie et une partie de la Savoie sont concernés par des restrictions liées à l’eau, de la simple alerte à l’alerte renforcée, jusqu’à l’état de crise dans la moitié du département de l’Ain.

Les glaciers souffrent énormément, et sans les importantes précipitations neigeuses de l’hiver dernier qui ont retardé leur fonte, les glaciers auraient connu une ablation record. Par exemple, le glacier d’Argentière a perdu 1,5 m d’eau soit 1,7 m de masse glaciaire en 2018. C’est bien au-dessus de la moyenne de 1,4 m observée depuis 2003, date à partir de laquelle le rythme de la fonte annuelle entamée dans les années 1980 a doublé. J’ai visité le glacier d’Argentière en septembre 2017 et  2018. Quand on se trouve devant le front du glacier, on est impressionné par l’empreinte laissée en aval par le glacier en se retirant.

La Mer de Glace continue à fondre inexorablement. Le plus grand glacier français a perdu jusqu’à 16 cm d’épaisseur par jour au mois d’août !

Les stations de ski ne devraient pas tarder a subir les effets du dérèglement climatique et il se pourraient bien que les canons à neige soient vite inutilisables à cause des températures trop élevées ou, tout simplement, du manque d’eau. Ainsi, aux Deux Alpes, le lac de Puy Salié (50 000 mètres cubes d’eau) qui s’est formé au pied du glacier du mont de Lans s’est vidangé et n’a pas eu le temps de permettre la production de neige de culture pour ouvrir aux skieurs à la Toussaint.

Je ne reviendrai pas sur la situation catastrophique du lac d’Annecy dont le niveau ne cesse de baisser, engendrant les problèmes que j’ai évoqués précédemment.

Source : Le Dauphiné Libéré.

Voici quelques vues du Glacier d’Argentière en septembre 2018:

Photos: C. Grandpey

La fonte du Groenland en photos // Photos of Greenland’s melting

La fonte du Groenland est visible au niveau des glaciers qui se fracturent et vêlent de plus en plus d’icebergs. Elle se produit aussi à la surface de la banquise où sont apparues des taches bleues qui trahissent des lacs de glace fondue qui sont de plus en plus nombreux et s’agrandissent chaque année. Chaque été, ils apparaissent aussi davantage à l’intérieur des terres et à de plus hautes altitudes que par le passé. Au travers de ses photos, le photographe aérien allemand Timo Lieber dévoile un paysage inattendu du Groenland.

Le projet photographique de Timo Lieber est intitulé Thaw (« fonte », en anglais). A la croisée de la photographie artistique et de la science, il est le fruit d’une collaboration entre le photographe et une équipe de glaciologues. Leur objectif est d’alerter sur la rapide et inquiétante fonte de la calotte glaciaire qui recouvre le Groenland, la plus importante de l’hémisphère Nord.

Timo Lieber explique que « dans ce paysage immaculé, dépouillé au strict minimum de couleurs et de formes, l’impact dramatique du changement climatique est plus manifeste que dans n’importe quelle autre partie du monde […] Cela fait peur à voir de ses propres yeux. Même depuis mon avion de ligne, lors de mon arrivée au Groenland, on pouvait déjà voir le bleu des lacs. On s’attend à un paysage complètement blanc, mais en fait, ce n’est pas du tout le cas ». C’est exactement ce que je me suis dit en survolant le Groenland en septembre 2016 alors que je me rendais en Alaska.

Même si elles traitent d’un sujet grave, les photos de Timo Lieber n’en restent pas moins belles. « Je n’essaie pas d’embellir le problème lui-même », confie Timo Lieber. « Je veux que les gens qui voient ces images se posent cette question : ‘Qu’est-ce qu’il y a derrière toute cette beauté ?' »

Le portfolio groenlandais de Timo Lieber est visible à cette adresse.

http://www.timolieber.com/thaw/view/thaw-1/

Source : France Info.

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The melting of Greenland can be seen at the glaciers which fracture and calve more and more icebergs. It also occurs on the surface of the ice sheet, where blue spots have appeared, betraying melt lakes which are increasingly numerous and growing every year. Each summer, they also appear more inland and at higher altitudes than in the past. Through his photos, the German aerial photographer Timo Lieber unveils an unexpected landscape of Greenland.
The photographic project of Timo Lieber is entitled « Thaw ». At the crossroads of artistic photography and science, it is the fruit of a collaboration between the photographer and a team of glaciologists. Their objective is to alert to the rapid and worrying melting of the ice sheet covering Greenland, the largest in the northern hemisphere.
Timo Lieber explains that « in this immaculate landscape, stripped to the bare minimum of colours and shapes, the dramatic impact of climate change is more evident than in any other part of the world … It’s scary to be seen with one’s own eyes. Even from my airliner, when I arrived in Greenland, I could already see the blue of the lakes.We expect a completely white landscape, but in fact it is not at all the case ». That is exactly what I said to myself while flying over Greenland in September 2016.
Even if they deal with a serious subject, Timo Lieber’s photos remain no less beautiful. « I’m not trying to embellish the problem itself, » says Lieber. « I want people who see these images to ask themselves, ‘What’s behind all this beauty?' »
Tom Lieber’s Greenland portfolio can be seen at this address:
http://www.timolieber.com/thaw/view/thaw-1/

Source: France Info.

Photo: C. Grandpey

 

Ma Transcanadienne de Vancouver à Toronto: 4) Le Manitoba

Les paysages du Manitoba présentent le plus souvent la même monotonie que ceux du Sakatchewan. Winnipeg, la capitale, n’a pas de charme particulier. J’avais prévu d’y faire étape pour aller jeter un coup d’oeil aux lacs Manitoba et Winnipeg qui étirent leurs immenses étendues au nord de la ville. Leurs eaux et les champs qui les entourent sont le domaine des bernaches qui profitent de la fin des moissons pour ingurgiter abondance de grain avant d’aller vivre sous d’autres cieux pendant le long hiver canadien.

Un autre pôle d’intérêt à Winnipeg est le « Voyage à Churchill », structure spécialement dédiée à la faune arctique et qui a ouvert ses portes au début du mois de juillet 2014. Logée au coeur du zoo de la ville – lui-même sans grand intérêt – ce pôle arctique est une réussite et je ne peux qu’en conseiller la visite car son intérêt pédagogique est certain. Comme nous sommes au Canada, les explications sont rédigées en anglais et en français, ce qui ravira mes compatriotes peu exercés à la langue de Shakespeare… Un Centre International de Conservation des ours Blancs occupe une place importante. Son rôle est de surveiller le comportement des plantigrades et de leur environnement à une époque où le réchauffement climatique entraîne de fortes modifications dans les régions nordiques. Au cours de la visite, on pourra observer quatre ours polaires en provenance directe de Churchill, ville du nord du Manitoba où les ours rôdent fréquemment autour des maisons. La structure arctique de Winnipeg leur a réservé un vaste espace de plusieurs hectares ainsi qu’une piscine traversée par un tunnel de verre qui permet de voir leurs ébats dans l’eau, pour le grand bonheur des jeunes visiteurs. Très intéressant! Des loups, boeufs musqués, élans, caribous et chouettes harfang complètent le tableau. Il y a également un renard arctique qui venait de faire preuve de « mauvaise conduite » (dixit un employé du zoo) lors de ma visite: il avait préféré prendre la clé des champs et le personnel du zoo le recherchait activement…

Un aperçu de l’univers arctique:

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Les ours blancs: Une espèce menacée:

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Un tunnel permet d’observer les phoques et les ours dans leur univers aquatique:

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Pendant ce temps, les bernaches occupent le ciel…

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…et les eaux du Lac Winnipeg:

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Les vagues du Lac Manitoba viennent saper les côtes sableuses:

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(Photos:  C.  Grandpey)

Le monstre des lacs du Mont Fuji (Japon) // Mount Fuji’s lake monster (Japan)

drapeau francaisAprès que le Mont Fuji ait été déclaré dans un « état ​​critique » par une équipe scientifique franco-japonaise, on peut se demander ce qui va advenir du monstre qui se cache dans les lacs autour du volcan si une éruption se produit! En effet, le Mont Fuji, vénéré par les Japonais depuis des siècles pour sa grande beauté, est aussi connu pour ses mystères.
Tout près de la montagne se trouvent les Cinq Lacs du Mont Fuji, « Fujigoko »en japonais, qui ont été formés par les éruptions du volcan, lorsque des coulées de lave ont bloqué des rivières et des ruisseaux pour créer des lacs. Ces cinq lacs ont pour noms Lac Kawaguchi, Lac Motosu, Lac Saiko, Lac Shoji, et Lac Yamanaka. Ils sont une destination de voyage très prisée des Japonais et sont censés héberger une grosse bête étrange.
Pendant des années, un animal non identifié a été aperçu dans l’eau des lacs. On lui a donné le nom de Mossie, en référence à son homologue écossais Nessie. Il s’est dit que Mossie avait 30 mètres de long, avec un dos montrant des aspérités, comme celui d’un alligator ou d’un crocodile. Il a également été fait mention d’une longue nageoire dorsale, comme celle d’un requin. La majorité des observations a eu lieu au crépuscule, moment où la créature semble être particulièrement active.
Le monstre des lacs du Mont Fuji est surtout devenu célèbre dans les années 1970, époque où plusieurs personnes ont aperçu une « chose grande et non identifiable » dans les profondeurs de ces étendues d’eau. Au plus fort de la monstermania, des bateaux sont venus sur le lac dans l’espoir de capturer la bête. Un groupe de pêcheurs a installé un système complexe de filets robustes afin de tenter de la piéger. Lorsque les filets ont été remontés, les pêcheurs ont constaté qu’ils étaient complètement déchirés. Seule une créature grande et forte pouvait avoir causé autant de dégâts.
Dans le même temps, d’autres bateaux équipés de sonars ont détecté des formes bizarres à proximité du fond du lac. Le capitaine d’un bateau a prétendu avoir capté à plusieurs reprises la signature d’une forme sombre non identifiable d’environ 25 mètres de longueur. Les sonars d’autres bateaux ont également enregistré de multiples formes non identifiables au même moment. Il était impossible que ce fussent des bancs de poissons ou des structures géographiques.
Dans les années 1970, un homme a prétendu avoir approché le monstre de très près. Alors qu’il pêchait sur le Lac Saiko, il heurta un obstacle. Pensant qu’il s’agissait d’une bille de bois, il regarda mieux et découvrit une espèce de grande créature qui se cachait sous la surface avec une partie de son dos qui dépassait de l’eau. Il décrivit la partie exposée comme étant noire, luisante et d’aspect caoutchouteux. Le reste du corps avait l’aspect d’un énorme poisson ou d’une baleine. La créature a plongé et n’a pas été revue.
Dans les années 1980, les observations ont continué et la créature a même été fixée sur la pellicule en octobre 1987, mais les photos ont été décevantes car on voyait seulement une forme sombre qui ne révélait rien de concluant.
Les observations du monstre ont été moins nombreuses au cours des dernières années, mais un groupe de villageois de Kamikuishiki étudie le phénomène Mossie depuis 2005. Le monstre a été aperçu dans plusieurs lacs du Fujigoko, ce qui pourrait s’expliquer par les caractéristiques géologiques uniques des lacs, à savoir que le Lac Motosu est relié au Lac Saiko et au Lac Shoji par un système de cours d’eau souterrains que des créatures sous-marines mystérieuses pourraient utiliser pour effectuer des allers-retours entre les lacs. Cependant, il est difficile d’expliquer pourquoi un monstre énorme se trouverait dans ces lacs qui ne sont pas vraiment anciens. On pense que l’activité volcanique qui les a formés est très récente en termes géologiques, probablement au cours des 9ème et 10ème siècles. La créature ne peut donc pas être un animal préhistorique pris au piège dans les lacs il y a des millions d’années.
La présence d’un grand monstre est également difficile à comprendre par le fait qu’il n’y a pas de rivières reliées aux lacs. Il n’y a donc aucune possibilité que quelque animal soit venu de la mer par cette voie.
De nombreuses théories ont été avancées. Ce pourrait être un poisson surdimensionné introduit dans un lac, par exemple un énorme poisson-chat ou un esturgeon. Des esturgeons ont été introduits dans certaines régions du Japon, mais pas dans les Cinq Lacs du Mont Fuji.

Le mystère persiste….

Source : Mysterious Universe.

 http://mysteriousuniverse.org/2014/07/the-lake-monster-of-japans-mt-fuji/

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drapeau anglaisAfter Mount Fuji being declared in a “critical state” by a French-Japanese scientific team, one may wonder what will happen to the lake monster if an eruption occurs! Indeed, Mount Fuji, which has been revered by the Japanese for centuries for its great beauty, is also known for its mysteries.

Lying close to the mountain are The Fuji Five Lakes, also known in Japanese as “Fujigoko”, which were formed by previous eruptions, when lava flows blocked and dammed up rivers and streams to create the lakes. These five lakes are named Lake Kawaguchi, Lake Motosu, Lake Saiko, Lake Shoji, and Lake Yamanaka. The lakes are a popular Japanese travel destination and are also said to be home to a bizarre beast.
For years, there has been a series of strange sightings of an unidentified creature in the water, named Mossie, as a reference to its Scottish counterpart Nessie. Mossie has been reported as being up to 30 metres long, with a horny, bumpy back like an alligator or crocodile. Some reports have also mentioned a long dorsal fin like that of a shark. A good majority of the sightings have occurred at dusk, when the creature appears to be more active.

Mt. Fuji’s lake monster first became widely known in the 1970s, when several people saw something large and unexplainable lurking in the depths of the lakes. At the height of the monstermania, boats came upon the lake trying to find it, and one group of fishermen laid an elaborate system of sturdy nets in order to try and catch the creature. When the nets were pulled up, the fishermen found they were completely ripped apart. Only something very large and strong could have done that much damage.
Meanwhile, some of the boats on the lake came up with bizarre sonar readings of large moving shapes near the bottom. One boat captain claimed to have repeatedly picked up the signature of an inexplicable dark form that he described as being around 25 metres in length. Other boats reported getting similar sonar hits on multiple unidentifiable shapes at the same time, which they insisted could not have possibly been shoals of fish or geographical features.
In the 1970s, a man claimed to have had a very close encounter with the monster. While fishing on Lake Saiko, he bumped up against something in the water. Thinking it was a log, he went to investigate only to find a large creature of some sort lurking just under the surface with part of its back protruding from the water. The exposed part of the creature was described as black, slick, and rubbery looking. The rest of the creature had the appearance of an enormous fish or whale. The creature sank beneath the water and was not seen again.

In the 1980s, sightings continued and the creature was even caught on film in October 1987 but the results were disappointing, showing merely a dark shape and thus proving to be inconclusive.

Sightings of the animal have dropped off in recent years, but a group in the village of Kamikuishiki has been investigating the Mossie phenomena since 2005. The monster has been sighted in more than one of Mt. Fuji’s five lakes, which could be explained by the unique geological features of the lakes, namely the fact that Lake Motosu is connected to Lake Saiko and Lake Shoji by a system of underground waterways that mysterious underwater creatures could use to travel back and forth between lakes. However, what can’t be readily explained is why an enormous lake monster should be here. Indeed, the lakes are not particularly ancient. It is thought that the volcanic activity that formed them is very recent in geographical terms, probably sometime during the 9th and 10th centuries. Therefore, the creature can’t be some type of prehistoric animal trapped in the lakes millions of years ago.
The presence of a large, unidentified monster is also complicated by the fact that there are no rivers connected to the lakes, so there is no possibility that something has travelled there from the sea through this route.

Many theories have been put forward. It could be an oversized introduced fish like the enormous catfish or sturgeon that have somehow been released into the lake. Sturgeon have been introduced in some areas of Japan, but this is not known to have happened in the Fuji five lakes.

The monster is still a mystery…

Source: Mysterious Universe

http://mysteriousuniverse.org/2014/07/the-lake-monster-of-japans-mt-fuji/

Fuji-lakes

Le mont Fuji vu depuis l’un des lacs  (Crédit photo:  Wikipedia)