Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

La situation est relativement stable sur le Kilauea. Le sommet traverse en ce moment un épisode déflationniste. La surface du lac de lave est à environ 25 mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater.
Un petit lac de lave est toujours actif dans la partie occidentale du Pu’uO’o.
La coulée de lave 61g entre dans l’océan à Kamokuna, où un petit delta a commencé à se former.
La compagnie Paradise Helicopters a survolé le volcan le 29 mars 2017. Quelques coulées de surface ont été aperçues jusqu’à 3 km en aval du Pu’uO’o. Aucune lave active n’a été observée sur la plaine côtière ce jour-là, mais il semble que la situation ait changé.
La lave continue à entrer dans l’océan, mais le fameux «firehose» a disparu et est maintenant remplacé par une entrée plus classique, avec des dizaines de ruisseaux de lave qui contribuent à créer un nouveau delta. On peut apercevoir cette activité depuis le point d’observation aménagé à l’est de Kamokuna, à environ 800 mètres du point d’entrée. Il est demandé en permanence aux visiteurs de ne pas aller au-delà des cordes et des balises installées autour de l’entrée de la lave, pour des raisons de sécurité évidentes.
Voici le lien vers la vidéo de Paradise Helicopters:

https://youtu.be/ck56Ta-spFs

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The situation is quite stable on Kilauea Volcano. The summit is currently going through a deflationary episode. The lava lake surface is approximately 25 metres below the rim of the Overlook Vent.

A small lava lake is still active in the western part of Pu’uO’o.

The 61g flow is still active and entering the ocean at Kamokuna, where a small delta has begun to form.

Paradise Helicopters flew over the volcano on March 29th 2017. A few new outbreaks on the surface were found as far down as 3 km from the vent. No active lava was observed on the coastal flats on that day, but it seems the situation has changed.

The ocean entry continues, but the “firehose” has disappeared and has now reverted to a more traditional wide entry, with dozens of lava rivulets flowing into the water and helping to create a new lava bench. Some of the activity can be seen from the overlook to the east approximately 800 metres from the entry point. Visitors are asked again and again not to go beyond the ropes and beacons around the lava entry, for obvious safety reasons.

Here is the link to the Paradise Helicopters video :

https://youtu.be/ck56Ta-spFs

Photo: C. Grandpey

L’ouverture de l’Arctique au trafic maritime // The opening of the Arctic to navigation

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, la fonte de la glace dans l’Arctique va chambouler l’économie de cette partie du monde. De nouvelles ressources minérales seront accessibles et l’Océan Arctique dépourvu de glace ouvrira de nouvelles perspectives de navigation.
Confirmant cette prévision, un méthanier brise-glace, le Christophe de Margerie, a jeté l’ancre pour la première fois dans le port de Sabetta en Russie arctique pour tester une nouvelle route maritime qui pourrait ouvrir l’Océan Arctique et ses glaces aux navires transportant du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL). Cette route est attendue avec grande impatience par les compagnies pétrolières qui souhaitent tirer profit des ressources de l’Arctique mais rencontrent des obstacles pour acheminer le pétrole et le gaz depuis les zones éloignées et gelées vers les marchés mondiaux. Les écologistes craignent que cette navigation commerciale dans l’Arctique, rendue possible par le réchauffement climatique pendant une partie de l’année, permette d’exploiter une région qui a abrité jusqu’à maintenant une nature vierge.
Vladimir Poutine a félicité les membres de l’équipage du méthanier et les responsables des compagnies pétrolières réunis sur le pont du navire et a déclaré: « C’est un grand événement dans l’ouverture de l’Arctique ».
Le navire Christophe de Margerie, construit en Corée du Sud, sera utilisé pour transporter le gaz de l’usine russe de Yamal, située près du port de Sabetta. L’usine, qui devrait débuter sa production en octobre, est dirigée par la société russe Novatek et co-détenue par la compagnie pétrolière française Total, la compagnie chinoise CNPC et le Silk Road Fund. Le navire a été baptisé en mémoire de l’ancien patron de Total mort sur le tarmac de l’aéroport de Moscou en 2014 quand un chasse-neige a traversé la piste pendant que son jet privé décollait. [NDLR : Selon certaines sources, cette mort aurait été commanditée par la CIA].
Le consortium Yamal LNG (Liquefied Natural Gas) considère l’Asie comme le plus grand marché pour son gaz sur le long terme. Le transport vers la Chine au départ de Yamal devrait prendre environ 18 jours en utilisant la Route du Nord. C’est beaucoup plus court que l’itinéraire alternatif qui consiste à se diriger vers l’ouest dans l’Atlantique Nord, vers le sud dans la Méditerranée, puis par le canal de Suez jusqu’à l’océan Indien. Cela prend habituellement environ 32 jours. (voir carte ci-dessous).
Le but du voyage était de prouver que le port de Sabetta peut recevoir un pétrolier de cette classe. Les ressources énergétiques de l’Arctique offrent un énorme potentiel pour la Russie  qui est fortement tributaire des exportations de pétrole et de gaz. Beaucoup de ses champs de pétrole et de gaz en Sibérie vieillissent, ce qui l’oblige à chercher des zones plus éloignées pour y exploiter de nouvelles réserves.
Le Qatar est actuellement le premier producteur mondial de GNL, suivi de l’Australie, du Nigéria et de Trinité-et-Tobago. Une fois l’usine de Yamal à pleine capacité, la Russie produira près de 27 millions de tonnes de GNL annuellement, soit la quantité importée par la Chine chaque année.
Poutine a déclaré que les projets énergétiques russes dans l’Arctique étaient guidés par le principe selon lequel ils ne devraient pas nuire à l’environnement. Le Christophe de Margerie appartient à une classe de navires qui, selon ses concepteurs, peut fonctionner en toute sécurité dans les eaux prises par les glaces. Il est capable de se déplacer à travers des glaces d’une épaisseur de 2,10 mètres. Toutefois, le navire ne pourra emprunter la Route du Nord que de juillet à septembre chaque année, parce que la glace est trop épaisse le reste du temps.
Les écologistes disent que l’on connaît trop peu de choses sur l’impact de la nouvelle route de navigation sur l’environnement naturel de l’Arctique. Le responsable russe de la politique environnementale du pétrole et du gaz auprès du WWF a déclaré que des mesures étaient nécessaires pour prévenir le risque induit par le pétrole lourd provenant des moteurs des navires si une fuite se produisait en mer. De plus, il a déclaré que les navires pourraient perturber la vie d’animaux sauvages comme les morses et les baleines.
Source: The Siberian Times.

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As I put it several times, the melting of the Arctic is going to change the economy of that part of the world. New mineral resources will become accessible and an ice-free Arctic Ocean will open new navigation perspectives.

Confirming this forecast, an ice-breaking liquefied natural gas tanker docked for the first time at Russia’s Arctic port of Sabetta to test a new route that could open the ice-bound Arctic Ocean to ships carrying oil and liquefied gas. The route is eagerly anticipated by energy firms that want to develop resources in the Arctic but face obstacles in getting oil and gas from remote and freezing fields to world markets. Environmental activists fear commercial shipping in the Arctic, now possible because climate change has thinned the ice for part of the year, will allow exploitation of a region that up to now has been a pristine wilderness.

Vladimir Putin congratulated the crew and energy company officials gathered on the ship’s bridge, saying: « This is a big event in the opening up of the Arctic. »

The South Korean-built vessel Christophe de Margerie will be used to transport gas from Russia’s Yamal LNG plant, which is near the port. The project, scheduled to start production in October, is led by Russian firm Novatek and co-owned by France’s Total, and China’s CNPC and the Silk Road Fund. The ship is named after a former Total chief executive who died at a Moscow airport in 2014 when a snow-clearing tractor crossed the runway as his private jet was taking off.

The Yamal LNG consortium sees Asia as the biggest market for its gas in the long term. Shipments to China from Yamal should take about 18 days using the Northern Sea Route. By contrast the alternative route involves heading west into the North Atlantic, south into the Mediterranean, and then through the Suez Canal into the Indian Ocean. That would typically take about 32 days.

The aim of the voyage was to prove the port of Sabetta can receive a tanker of that class. The Arctic’s energy resources offer huge promise for Russia, heavily dependent on oil and gas exports. Many of its Siberian fields are growing old, forcing it to look to more remote areas for new reserves.

Qatar is currently the world’s top LNG producer, followed by Australia, Nigeria, and Trinidad and Tobago. After the Yamal plant reaches its full capacity, Russia will produce almost 27 million tonnes of LNG annually, equal to the amount imported by China per year.

Putin said Russia’s energy projects in the Arctic were guided by the principle that they should do no harm. The Christophe de Margerie belongs to a class of vessel which, ship designers say, can safely operate in icy waters. It is capable of moving through ice as thick as 2.1 metres. The ship will only be able to navigate the northern route from July to September each year, because the ice is too thick at other times.

Environmentalists say too little is known about the impact of the new route on the Arctic’s ecology. The Russian oil and gas environmental policy officer for international campaign group WWF, said measures were needed to mitigate the risk of heavy oil from the ship’s engines leaking into the sea. He said ships could disturb wildlife such as walruses and whales.

Source: The Siberian Times.

Route du Nord (en bleu) et route asiatique en rouge. Le gain de temps en empruntant la Route du Nord est considérable (Source : Wikimedia Commons)

 

Retour de l’eau dans le Lac Waiau sur le Mauna Kea (Hawaii) // Water again in Lake Waiau on Mauna Kea (Hawaii)

Le lac Waiau se trouve à 3 970 mètres d’altitude sur le Puuwaiau, un cône adventif du Mauna Kea. Dans une note publiée le 22 septembre 2012, j’expliquais l’existence de ce lac et son importance dans la culture hawaïenne. J’ajoutais que le niveau du lac avait chuté rapidement en raison d’une période de sécheresse de plusieurs années
L’année suivante, le niveau du lac Waiau continuait de baisser. Présentant normalement un diamètre d’une centaine de mètres, le lac n’avait plus qu’une dizaine de mètres de large et 23 centimètres de profondeur le 26 septembre 2013. En décembre de cette même année, la situation s’était aggravée avec une profondeur maximale mesurée à 13 centimètres. Lorsqu’il est plein, le lac a une profondeur d’environ 3 mètres. Un rapport de l’USGS datant de 2015, basé sur des données de 1885 à 2010, a révélé que la superficie du lac fluctuait normalement entre 5 000 et 7 000 mètres carrés.

Aujourd’hui, en 2017, le lac Waiau est presque plein, comme c’est le cas depuis l’automne 2014, signe du retour des précipitations normales près du sommet du Mauna Kea. Il y a eu aussi de bonnes pluies pendant l’hiver et de la neige fin 2016 et début 2017.
L’eau du lac Waiau est maintenue à l’intérieur d’une dépression par une couche de matériaux fins recouverte de dépôts périglaciaires. La couche fine joue le rôle d’aquifère qui libère lentement l’eau dans le lac au cours de l’année. C’est la couche de matériaux fins, et non le pergélisol comme on le pensait auparavant, qui fournit probablement le matériau imperméable qui surmonte la nappe phréatique.
Le lac joue un rôle dans la mythologie hawaïenne. Outre Poli’ahu, l’une des quatre déesses de la neige, toutes ennemies de Pelé, deux autres divinités de la neige, Lilinoe et Waiau, sont associées au Mauna Kea, et le lac – dont le nom signifie « eau tourbillonnante » en hawaiien –a probablement été nommé par référence à l’une de ces déesses qui venait se baigner dans ses eaux. À l’origine, les Hawaïens considéraient le Mauna Kea, y compris le lac Waiau, comme un site sacré, et seuls les prêtres et les chefs étaient autorisés à y accéder. Plus tard, après la formation du royaume hawaïen, le site a été de temps en temps visité par les membres de la famille royale. La dernière à y venir a été la reine Emma en 1881. Elle aussi s’est baignée dans le lac pendant sa visite.

Source : Presse hawaiienne.

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Lake Waiau lies 3,970 metres a.s.l. within the Puuwaiau cinder cone on the flank of Mauna Kea. In a note written on September 22nd, 2012, I explained the existence of this lake on the slopes of Mauna Kea and its importance in Hawaiian culture. I added that the lake level had been falling rapidly due to a dry spell lasting several years

In 2013, the lake was still shrinking fast. Normally 100 metres wide, the lake had become just 10 metres wide and 23 centimetres deep on Sept. 26th, 2013. By December, the situation had worsened with the maximum depth measured at 13 centimetres. When full, the lake has a maximum depth of about 3 metres. A 2015 report by the USGS based on data from 1885 to 2010 found the lake’s surface area normally fluctuates between 5,000 and 7,000 square metres.

Today, in 2017, Lake Waiau is nearly full, as it has been since autumn 2014, indicative of normal precipitation near Mauna Kea’s summit. There were also good winter rains and snow at the end of 2016, and beginning of 2017.

Lake Waiau is a water body in which water is held in a depression by a continuous layer of fine material in its surroundings, which is covered by periglacial slope deposits. The fine layer acts as an aquifer that may gently release water into the lake over the year. The fine-grained material, and not permafrost, as previously thought, is likely the impermeable material that perches the water table.

The lake plays a part in Hawaiian mythology. Aside from Poli’ahu, one of the four goddesses of snow, all enemies of Pele, two additional snow deities, Lilinoe and Waiau, are associated with Mauna Kea, and the lake was probably named after the goddess of the same, who used to bathe in it. Originally, Hawaiians considered the whole peak region of Mauna Kea, including Lake Waiau, a sacred site, and only priests and chieftains were allowed to access it. Later, after the formation of the Hawaiian kingdom, the peak region was occasionally visited by members of the royal family. The last one to do so was queen Emma in 1881, who also took a bath in the lake during her visit.

Source: Hawaiian newspapers.

Crédit photo: Wikipedia.

Poli’ahu règne sur le Mauna Kea… (Photo: C. Grandpey)

Une histoire de saumon et d’ours polaire // A story of salmon and polar bear

drapeau-francaisUn parasite, le pou de mer  (ou pou du poisson) est en train de tuer les saumons d’élevage en Norvège et en Ecosse, mais les biologistes ne sont pas trop inquiets pour les poissons et les fruits de mer en Alaska. Le parasite s’attaque surtout aux poissons d’élevage qui présentent une très forte densité dans les enclos, ce qui permet au parasite de se propager facilement. Les fermes piscicoles sont illégales en Alaska, ce qui met le poisson relativement à l’abri de ce parasite

Il est trop tôt pour dire quel impact subira la demande en Alaska suite à cette mortalité élevée des saumons de l’autre côté de l’Atlantique. A côté des poux de mer, des millions de saumons ont été décimés dans des fermes piscicoles au Chili suite à une prolifération d’algues toxiques.
Le cours du saumon a augmenté d’environ 9 pour cent au cours des dernières semaines. Il est fixé en fonction des transactions effectuées officiellement par les producteurs et les exportateurs de saumon norvégien.
Plus que le poux de mer, ce qui inquiète l’Alaska Seafood Marketing Institute, c’est la façon dont des informations négatives sur le saumon – pas forcément sur le saumon de l’Alaska – pourraient se propager et changer l’opinion des consommateurs, surtout si elles ne font pas de distinction entre le saumon d’élevage et le saumon sauvage.

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Si vous n’aimez pas le saumon ou s’il devient trop coûteux, penser à la viande de l’ours polaire ne serait pas une bonne idée.
Tout au long de l’histoire de l’Arctique, l’ours a servi de nourriture de subsistance, même si dans la plupart des sociétés autochtones ce sont les baleines, les morses, les phoques ou les caribous qui fournissent la majeure partie de l’alimentation. La chasse à l’ours polaire est interdite dans des pays comme les États-Unis. Cependant, les groupes autochtones qui ont une tradition de chasse de l’ours polaire sont autorisés à le chasser, ainsi que les autres animaux protégés par le Marine Mammal Protection Act.
La consommation de la viande d’ours polaire peut induire des effets secondaires négatifs, voire dangereux. L’un des plus graves est l’hypervitaminose A, un excès de la vitamine que l’on peut contracter en mangeant le foie des ours polaires, des phoques et des morses. S’attaquant au système nerveux central, cette affection peut causer la perte de cheveux, une desquamation, des malformations foetales, des problèmes hépatiques, des vomissements, des troubles de la vision et même la mort. Les peuples autochtones sont conscients de ce danger depuis fort longtemps, tout comme les explorateurs, même si certains ne se sentaient pas malades après avoir mangé le foie d’un animal polaire.
Les recherches ont montré qu’une personne adulte en bonne santé peut tolérer 10 000 unités de vitamine A. Le problème peut se situer entre 25 000 et 33 000 unités. Une livre de foie d’ours polaire peut contenir 9 millions d’unités de vitamine A.
Une autre affection est la trichinose, une maladie parasitaire contractée en mangeant la chair crue ou mal cuite de porcs ou de gibier, y compris d’ours. Les symptômes comprennent la fièvre, les douleurs musculaires et la fatigue, ainsi que l’inflammation du muscle cardiaque, des poumons ou du cerveau. Quelques morts ont été recensées.
Les peuples indigènes évitent le foie d’ours polaire en raison de sa concentration élevée en vitamine A et, comme le faisaient les explorateurs et les baleiniers, ils le donnent à leurs chiens. De nos jours, les populations arctiques apprécient les nuances de saveur en fonction des espèces d’ours ou des parties de l’ours. Certains préfèrent plutôt les ours polaires prélevés dans la tanière plutôt que les ours tués à l’air libre, parce qu’ils ont meilleur goût.
Malgré tout, la cuisine gastronomique arctique reste une exception. Sur l’île de Little Diomede dans le détroit de Béring, les dindes ne sont pas monnaie courante. Les autochtones célèbrent le Thanksgiving – L’Action de Grâce – en servant la nourriture locale dans l’école du village. Comme beaucoup d’Alaskiens, ils dépendent encore en grande partie de la mer. Au menu figurent le crabe bleu et la baleine boréale, le phoque, le morse et l’ours polaire qu’ils peuvent chasser en toute légalité. Dépecé convenablement, un ours polaire peut fournir plus de 200 kilos de viande, suffisamment de nourriture pour des dizaines d’invités!
Source: Alaska Dispatch News.

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drapeau-anglaisA parasite called sea louse is killing off farmed salmon in Norway and Scotland, but seafood industry experts in Alaska don’t seem too worried about it. The parasite is mostly a worry for farmed fish, since they’re often densely packed in pens, allowing the parasite to spread. Fish farms, however, are illegal in Alaska, making salmon here much less susceptible to die-offs.

It is too early to tell exactly how changes in demand driven by all those dead salmon across the Atlantic could affect Alaska. In addition to woes from sea lice, millions of salmon have been killed in Chilean farms as the result of a toxic algae bloom there. Salmon prices have increased about 9 percent in the past weeks. It’s based on transactions reported by Norwegian salmon exporters and salmon producers.

More than sea lice, the Alaska Seafood Marketing Institute is concerned about how negative news stories about salmon — even those not related to Alaska salmon — might change consumers’ minds about buying the fish, especially if they don’t distinguish between farmed and wild.

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If you don’t like salmon or if it becomes too expensive, thinking about polar bear meat would not be a good idea.

Throughout Arctic history the bear has served as food, though in most indigenous societies, whales, walrus, seals, caribou or reindeer provided the bulk of the diet. Polar bear hunting has been banned in countries such as the United States. However, native groups with a tradition of hunting polar bears are permitted to keep hunting them as well as other animals covered by the Marine Mammal Protection Act.

Eating polar bear meat includes the possibility of negative side effects. One of the most serious is hypervitaminosis A, an excess of the vitamin that can be contracted from eating the liver of polar bears, seals and walrus. Affecting the central nervous system, it can cause hair loss, extreme peeling of the skin, birth defects, liver problems, vomiting, blurred vision and even death. Native peoples have long been aware of this danger, as have explorers, though some felt no worse after eating the liver.

Research has shown that a healthy adult person can tolerate 10,000 units of vitamin A. The trouble may come between 25,000 and 33,000 units. One pound of polar bear liver can contain 9 million units of vitamin A.

Equally bad is trichinosis, a parasitic disease contracted by eating the raw or undercooked flesh of pigs or wild game, including bear. Symptoms can include fever, muscle pain and fatigue, as well as inflammation of the heart muscle, lungs or brain, which have led to a few deaths.

Native peoples avoided polar bear liver because of its vitamin A concentration, and, like explorers and whalers, fed it only to their dogs. Modern Inuit and Inupiat value the flavor nuances of different bears or parts of a bear. Some prefer den polar bears, instead of bears caught in the open, because they taste better.

However, Arctic gourmet cooking remains an exception. On Alaska’s Little Diomede Island, in the Bering Strait, turkeys are hard to find. That is why the islanders celebrate Thanksgiving by serving common local fare in the village school. Like many in Alaska, these people still largely depend on the sea’s bounty — blue crab and bowhead whale, seal, walrus and polar bear, which they can legally hunt. Butchered properly, a polar bear yields up to 500 pounds of meat, enough food for dozens of guests!

Source: Alaska Dispatch News.

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En Alaska, le saumon pullule parfois dans les rivières. On le pêche et on le prépare sur place! (Photos: C. Grandpey)