Ours polaires en danger // Polar bears at risk

Suite à des siècles de chasse et de déstabilisation de leur habitat arctique, la survie des ours polaires dans les prochaines années suscite de plus en plus d’inquiétudes. Alors que la chasse est un problème connu depuis longtemps, le réchauffement climatique a profondément affecté l’habitat des ours polaires ces derniers temps. Le World Wildlife Fund (WWF) estime qu’il ne reste plus que 22 000 à 31 000 ours polaires dans le monde.
Depuis les années 1960, les dirigeants des pays dans lesquels vivent les ours polaires – le Canada, les États-Unis, le Danemark, la Norvège et la Russie – ont déployé de véritables efforts pour protéger les populations de plantigrades particulièrement vulnérables et menacées de disparition. En 1973, ils ont mis sur pied l’International Agreement on the Conservation of Polar Bears, accord international sur la conservation des ours blancs, qui réglemente strictement la chasse commerciale.
Malgré ces mesures, les scientifiques restent inquiets quand ils observent les populations d’ours polaires, en particulier au Canada. Selon le WWF, 60 à 80% des ours polaires dans le monde résident dans ce pays et c’est le seul où la population d’ours polaires diminue sensiblement.
Malgré tout, les efforts des protecteurs de la nature ont porté leurs fruits. En 2017, le WWF a signalé que «la plupart des 19 populations [d’ours polaires] dans le monde présentent à nouveau un état sanitaire correct». Les ours polaires restent l’un des rares grands carnivores vivant à peu près dans les mêmes proportions dans son habitat d’origine.
Aujourd’hui, le réchauffement climatique met les ours polaires en péril. Selon une étude publiée dans le numéro d’avril 2018 de la revue Frontiers in Ecology and the Environment, il restera très peu de glace dans le nord-est du Canada et le nord du Groenland en 2040. Selon les biologistes, «si la vitesse de perte de glace de mer et le réchauffement ne diminuent pas, l’habitat de l’ours polaire va subir des effets encore jamais observés au cours des derniers millions d’années ».
Bien que cela soit difficile à prévoir, les scientifiques pensent qu’environ un tiers de la population d’ours polaires sera éradiquée d’ici 2050.
Source: Best Life.

Il y a quelques jours, le 16 février 2019, j’ai écrit un article montrant la modification de comportement des ours polaires qui deviennent de plus en plus agressifs, au point de ne pas hésiter à pénétrer dans des zones habitées du nord de la Russie.

——————————————————–

Because of centuries of hunting and the destabilization of arctic habitats, there have been growing concerns about the future survival of polar bears. While hunting has long been an issue, global warming has deeply affected polar bears’ habitats recently. In fact, the World Wide Fund for Nature (WWF) estimates that there are only 22,000 to 31,000 polar bears left in the world.

Since the 1960s, yje leaders from the countries where polar bears live – Canada, the United States, Denmark, Norway, and Russia – have been making real efforts to protect the critically endangered and vulnerable polar bear populations. In 1973, they established a treaty called the International Agreement on the Conservation of Polar Bears, which strictly regulates commercial hunting.

Despite those practices in place, scientists are still worried about polar bear populations, particularly in Canada. According to the WWF, 60 to 80 percent of the world’s polar bears reside there and it is the only country where the population of polar bears is actively declining.

However, the conservationists’ efforts have been successful. In 2017, WWF reported that “most of the world’s 19 populations [of polar bears] have returned to healthy numbers.” In fact, polar bears remain one of only a few large carnivores still found in their original habitats in roughly the same numbers.

Today, global warming puts polar bears in a dangerous situation. According to a study published in the Frontiers in Ecology and the Environment in October 2018, very little of the ice in Northeast Canada and Northern Greenland will remain by 2040. According to biologists, “if the rate of sea ice loss and warming continues unmitigated, what is going to happen to polar bear habitat will exceed anything documented over the last million years.”

Though it is hard to predict, scientists believe that approximately a third of the polar bear population will be eradicated by 2050.

Source: Best Life.

A few days ago, on Februery 16th, 2019, I wrote a post showing the changes in the behaviour of polar bears which are becoming more and more agressive. They did not hesitate to visit populated areas in northern Russia.

Photos: C. Grandpey

Quand grizzlis et ours polaires se rencontrent… // When grizzlies and polar bears go together…

Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, à cause du réchauffement climatique et de la fonte de la glace de mer, les ours polaires passent maintenant plus de temps sur terre dans l’Arctique. Dans la partie méridionale de la Mer de Beaufort ils sont maintenant beaucoup plus susceptibles de venir vivre sur la terre ferme en été et à l’automne qu’au milieu des années 1980. L’évolution a surtout eu lieu au cours des quinze dernières années, période au cours de laquelle on a observé un important déclin de la glace de mer pendant cette période de l’année.

Depuis la fin des années 1990, la période pendant laquelle la mer n’est pas recouverte de glace dans le sud de la Mer de Beaufort a augmenté en moyenne de 36 jours. Depuis cette époque, les ours polaires qui nagent vers le rivage y passent 31 jours de plus.

Pour le moment, les ours qui viennent à terre ne représentent qu’une minorité de la population. Ils semblent être attirés par les accumulations d’os chargés des viande et de graisse laissés sur le rivage par les chasseurs de baleines Inupiat à la fin de la saison de chasse. Les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus en automne des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Les os de baleines et la viande qui y subsiste constituent pour les ours une source de nourriture riche en graisse qui fait défaut sur la banquise.

Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500000 ans d’évolution. Son nom est encore incertain car cet animal reste extrêmement rare : pizzly, grolar, nanulak [ours polaire (nanuk) et grizzly (aklak)]. Cela fait longtemps que l’on sait que le grizzly et l’ours polaire sont biologiquement et génétiquement compatibles, cette hybridation s’étant déjà produite dans des zoos. En 2009, on comptait 17 individus connus, dont un frère et une sœur au zoo allemand de Osnabrück.

Pour certains scientifiques, cet hybride plus adapté au mode de vie terrestre pourrait remplacer l’ours polaire alors que l’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète. Cependant, cette évolution ne se fera pas en quelques années. Selon les chercheurs, il faudra des centaines de générations pour que nous observions un authentique nouveau type d’ours.

Source : Alaska Dispatch News, France Info.

————————————————-

As I put it in previous posts, because of global warming and the melting of sea ice, polar bears are spending more time on land in the Arctic. Polar bears in the southern Beaufort Sea are now three times as likely to come ashore in summer and fall as they were in the mid-1980s. The big changes have happened over the past decade and a half, which corresponds to big reductions in summer and fall sea ice.

Since the late 1990s, the open-water season in the southern Beaufort Sea has expanded by 36 days on average. Since that time, the polar bears that swim to shore are spending 31 more days a year there.

The bears that come ashore still make up only a minority of the population, but they may be making the better choice. They seem to be attrracted by piles of meat- and blubber-laden bones left after local Inupiat hunters butcher bowhead whales on the beaches. As I put it in a previous note, the bowhead bone piles near the village of Kaktovik have become autumn gathering spots for polar bears and even some North Slope grizzlies. The piles give the bears a source of high-fat food that the bears on the ice are lacking.

An unexpected result of this cohabitation between polar bears and grizzlies is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution. Its name is still uncertain because this animal remains extremely rare: pizzly, grolar, nanulak [polar bear (nanuk) and grizzly bear (aklak)] … It has been known for a long time that grizzly and polar bears are biologically and genetically compatible as this hybridization already occurred in zoos. In 2009, there were 17 known individuals, including a brother and a sister in the German zoo of Osnabrück.
For some scientists, this more earth-friendly hybrid could replace the polar bear, while the Arctic is warming twice as fast as the rest of the planet. However, this evolution will not happen in a few years. Researchers say it will take hundreds of generations to see an authentic new type of bear.
Source: Alaska Dispatch News, France Info.

Ours polaire (Photo: C. Grandpey)

Grizzly (Photo: C. Grandpey)

Nanulak (Crédit photo: France Info)

Pour mieux connaître l’ours.  Commande du livre à grandpeyc@club-internet.fr

 

Une histoire de saumon et d’ours polaire // A story of salmon and polar bear

drapeau-francaisUn parasite, le pou de mer  (ou pou du poisson) est en train de tuer les saumons d’élevage en Norvège et en Ecosse, mais les biologistes ne sont pas trop inquiets pour les poissons et les fruits de mer en Alaska. Le parasite s’attaque surtout aux poissons d’élevage qui présentent une très forte densité dans les enclos, ce qui permet au parasite de se propager facilement. Les fermes piscicoles sont illégales en Alaska, ce qui met le poisson relativement à l’abri de ce parasite

Il est trop tôt pour dire quel impact subira la demande en Alaska suite à cette mortalité élevée des saumons de l’autre côté de l’Atlantique. A côté des poux de mer, des millions de saumons ont été décimés dans des fermes piscicoles au Chili suite à une prolifération d’algues toxiques.
Le cours du saumon a augmenté d’environ 9 pour cent au cours des dernières semaines. Il est fixé en fonction des transactions effectuées officiellement par les producteurs et les exportateurs de saumon norvégien.
Plus que le poux de mer, ce qui inquiète l’Alaska Seafood Marketing Institute, c’est la façon dont des informations négatives sur le saumon – pas forcément sur le saumon de l’Alaska – pourraient se propager et changer l’opinion des consommateurs, surtout si elles ne font pas de distinction entre le saumon d’élevage et le saumon sauvage.

++++++++++

Si vous n’aimez pas le saumon ou s’il devient trop coûteux, penser à la viande de l’ours polaire ne serait pas une bonne idée.
Tout au long de l’histoire de l’Arctique, l’ours a servi de nourriture de subsistance, même si dans la plupart des sociétés autochtones ce sont les baleines, les morses, les phoques ou les caribous qui fournissent la majeure partie de l’alimentation. La chasse à l’ours polaire est interdite dans des pays comme les États-Unis. Cependant, les groupes autochtones qui ont une tradition de chasse de l’ours polaire sont autorisés à le chasser, ainsi que les autres animaux protégés par le Marine Mammal Protection Act.
La consommation de la viande d’ours polaire peut induire des effets secondaires négatifs, voire dangereux. L’un des plus graves est l’hypervitaminose A, un excès de la vitamine que l’on peut contracter en mangeant le foie des ours polaires, des phoques et des morses. S’attaquant au système nerveux central, cette affection peut causer la perte de cheveux, une desquamation, des malformations foetales, des problèmes hépatiques, des vomissements, des troubles de la vision et même la mort. Les peuples autochtones sont conscients de ce danger depuis fort longtemps, tout comme les explorateurs, même si certains ne se sentaient pas malades après avoir mangé le foie d’un animal polaire.
Les recherches ont montré qu’une personne adulte en bonne santé peut tolérer 10 000 unités de vitamine A. Le problème peut se situer entre 25 000 et 33 000 unités. Une livre de foie d’ours polaire peut contenir 9 millions d’unités de vitamine A.
Une autre affection est la trichinose, une maladie parasitaire contractée en mangeant la chair crue ou mal cuite de porcs ou de gibier, y compris d’ours. Les symptômes comprennent la fièvre, les douleurs musculaires et la fatigue, ainsi que l’inflammation du muscle cardiaque, des poumons ou du cerveau. Quelques morts ont été recensées.
Les peuples indigènes évitent le foie d’ours polaire en raison de sa concentration élevée en vitamine A et, comme le faisaient les explorateurs et les baleiniers, ils le donnent à leurs chiens. De nos jours, les populations arctiques apprécient les nuances de saveur en fonction des espèces d’ours ou des parties de l’ours. Certains préfèrent plutôt les ours polaires prélevés dans la tanière plutôt que les ours tués à l’air libre, parce qu’ils ont meilleur goût.
Malgré tout, la cuisine gastronomique arctique reste une exception. Sur l’île de Little Diomede dans le détroit de Béring, les dindes ne sont pas monnaie courante. Les autochtones célèbrent le Thanksgiving – L’Action de Grâce – en servant la nourriture locale dans l’école du village. Comme beaucoup d’Alaskiens, ils dépendent encore en grande partie de la mer. Au menu figurent le crabe bleu et la baleine boréale, le phoque, le morse et l’ours polaire qu’ils peuvent chasser en toute légalité. Dépecé convenablement, un ours polaire peut fournir plus de 200 kilos de viande, suffisamment de nourriture pour des dizaines d’invités!
Source: Alaska Dispatch News.

————————————

drapeau-anglaisA parasite called sea louse is killing off farmed salmon in Norway and Scotland, but seafood industry experts in Alaska don’t seem too worried about it. The parasite is mostly a worry for farmed fish, since they’re often densely packed in pens, allowing the parasite to spread. Fish farms, however, are illegal in Alaska, making salmon here much less susceptible to die-offs.

It is too early to tell exactly how changes in demand driven by all those dead salmon across the Atlantic could affect Alaska. In addition to woes from sea lice, millions of salmon have been killed in Chilean farms as the result of a toxic algae bloom there. Salmon prices have increased about 9 percent in the past weeks. It’s based on transactions reported by Norwegian salmon exporters and salmon producers.

More than sea lice, the Alaska Seafood Marketing Institute is concerned about how negative news stories about salmon — even those not related to Alaska salmon — might change consumers’ minds about buying the fish, especially if they don’t distinguish between farmed and wild.

++++++++++

If you don’t like salmon or if it becomes too expensive, thinking about polar bear meat would not be a good idea.

Throughout Arctic history the bear has served as food, though in most indigenous societies, whales, walrus, seals, caribou or reindeer provided the bulk of the diet. Polar bear hunting has been banned in countries such as the United States. However, native groups with a tradition of hunting polar bears are permitted to keep hunting them as well as other animals covered by the Marine Mammal Protection Act.

Eating polar bear meat includes the possibility of negative side effects. One of the most serious is hypervitaminosis A, an excess of the vitamin that can be contracted from eating the liver of polar bears, seals and walrus. Affecting the central nervous system, it can cause hair loss, extreme peeling of the skin, birth defects, liver problems, vomiting, blurred vision and even death. Native peoples have long been aware of this danger, as have explorers, though some felt no worse after eating the liver.

Research has shown that a healthy adult person can tolerate 10,000 units of vitamin A. The trouble may come between 25,000 and 33,000 units. One pound of polar bear liver can contain 9 million units of vitamin A.

Equally bad is trichinosis, a parasitic disease contracted by eating the raw or undercooked flesh of pigs or wild game, including bear. Symptoms can include fever, muscle pain and fatigue, as well as inflammation of the heart muscle, lungs or brain, which have led to a few deaths.

Native peoples avoided polar bear liver because of its vitamin A concentration, and, like explorers and whalers, fed it only to their dogs. Modern Inuit and Inupiat value the flavor nuances of different bears or parts of a bear. Some prefer den polar bears, instead of bears caught in the open, because they taste better.

However, Arctic gourmet cooking remains an exception. On Alaska’s Little Diomede Island, in the Bering Strait, turkeys are hard to find. That is why the islanders celebrate Thanksgiving by serving common local fare in the village school. Like many in Alaska, these people still largely depend on the sea’s bounty — blue crab and bowhead whale, seal, walrus and polar bear, which they can legally hunt. Butchered properly, a polar bear yields up to 500 pounds of meat, enough food for dozens of guests!

Source: Alaska Dispatch News.

saumon-01

saumon-02

saumon-03

En Alaska, le saumon pullule parfois dans les rivières. On le pêche et on le prépare sur place! (Photos: C. Grandpey)

Arctique: La glace de mer diminue, la population d’ours blancs aussi // Arctic: The sea ice declines and so does the polar bear population

drapeau-francaisLa hausse des températures et la fonte de la glace de mer dans l’Arctique vont probablement faire chuter d’un tiers la population d’ours blancs au cours des prochaines décennies et la même tendance au réchauffement risque de faire décliner également la population de rennes, espèce qui a été déclarée en voie de disparition au Canada (voir ma note du 8 décembre 2016). Les dernières recherches scientifiques ont été présentées au cours de la réunion de l’American Geophysical Union à San Francisco.
Les recherches sur l’ours polaire s’appuient sur de nouvelles données satellitaires montrant une perte de glace de mer arctique de 1979 à 2015 ; elles permettent de faire des projections sur la réduction de la glace et de la population ursine au cours des prochaines décennies.
Les ours polaires sont actuellement environ 26 000, mais leur population devrait diminuer de quelque 8 600 animaux au cours des 35 à 40 prochaines années. Les ours polaires ont été déclarés espèce menacée en 2008, année où une étude prévoyait qu’ils pourraient disparaître des deux tiers de leur aire de répartition au milieu du 21èmesiècle. Les données les plus récentes permettent de mieux analyser la situation.
Les ours polaires utilisent les glaces flottantes comme plates-formes pour toutes leurs activités, que ce soit l’accouplement et l’élevage des oursons, ou encore la chasse au phoque qui reste leur nourriture préférée.
L’étude pointe une région au nord de l’Alaska où le nombre d’ours a chuté brusquement au moment où l’on observait une forte diminution de la glace de mer. Une autre population à l’ouest de l’Alaska semble avoir moins subi cet impact, mais cette région est capable d’accepter des populations plus importantes et plus saines de phoques et autres proies susceptibles de servir de nourriture à l’ours blanc.
Le réchauffement du climat est également tenu pour responsable du déclin rapide des rennes sauvages en Sibérie et des caribous, leurs voisins au Canada et en Alaska. La population de rennes sauvages à Taimyr, dans le nord de la Russie, a chuté à environ 600 000 animaux, contre 1 million en 2000. La population de Taimyr, qui représente environ 24 pour cent de tous les rennes sauvages, est confrontée à des facteurs tels que la mort des jeunes au cours des migrations perturbées par le réchauffement climatique.

————————————–

drapeau-anglaisRising temperatures that melt sea ice in the Arctic will probably reduce the polar bear population by a third over the next few decades, and the same warming trend is likely to worsen the decline of wild reindeer which has been declared an endangered species in Canada (see my note of 8 December 2016).

The new findings by researchers were presented during a meeting of the American Geophysical Union in San Francisco.

The polar bear research is drawn from new satellite data documenting a loss of Arctic sea ice from 1979 to 2015, and forming the basis of projections in further declines of both ice and bears over the coming decades.

Polar bears currently number about 26,000, but their population is expected to diminish by some 8,600 animals over the next 35 to 40 years. At the time polar bears were declared a threatened species in 2008 when one study predicted they could vanish from two-thirds of their native range by mid-century. The latest data better quantifies such an outcome.

Polar bears use floating sea ice as platforms for everything from mating and rearing their young to hunting their preferred prey of ringed seals.

The study points to a region north of Alaska where the number has dropped sharply amid significant sea ice losses. Another population west of Alaska appears to have experienced less impact, but that area may sustain larger, healthier populations of seals and other polar bear prey.

A warmer climate also is thought to be a primary culprit in the rapid decline of wild reindeer and their close cousins, caribou. The population of wild reindeer in Taimyr in northern Russia has fallen to about 600,000 animals, from 1 million in 2000. The Taimyr population, accounting for about 24 percent of all wild reindeer, is challenged by such factors as loss of young because of migration patterns hampered by a warming climate.

o

Photo: C. Grandpey

 

L’ours blanc et le sous-marin noir // The white bear and the black submarine

drapeau francaisLes eaux de l’Arctique ne sont pas seulement menacées par l’exploration pétrolière et gazière; leur faune est également méprisés par l’armée, comme le prouve une photo publiée par le journal norvégien Barents Observer.
Réalisé dans un lieu indéterminé de l’Arctique, le cliché montre les membres de l’équipage d’un sous-marin nucléaire russe en train de jeter des déchets, principalement du vieux pain et des emballages en plastique afin d’attirer l’attention d’un ours polaire. On remarque aussi d’autres denrées alimentaires, des sacs en plastique, des bouteilles et d’autres déchets, à la fois dans l’eau et sur la banquise.
Ni la date, ni le lieu, ne sont connus. La scène se situe probablement quelque part dans le nord de la Mer de Barents ou au nord de l’archipel de Svalbard, dans l’Océan Arctique. Ce sont des eaux couvertes de glace où les sous-marins russes patrouillent régulièrement. Les eaux au large de la côte sibérienne ne sont pas assez profondes pour les sous-marins.
Le journal norvégien tient la photo d’Aleksandr Serebryanikov, bien connu sous le nom de Blogger51 à Mourmansk, capitale arctique de la Russie et centre administratif de la péninsule de Kola où sont basés les sous-marins nucléaires.
Le comportement de l’équipage du sous-marin a été critiqué à la fois par les autorités russes et norvégiennes qui reconnaissent qu’il faudra très longtemps avant que le plastique jeté dans la mer se décompose. Le processus de dégradation impliquera des fragments de plastique de différentes tailles que les oiseaux, les poissons et autres animaux marins confondent souvent avec leur proie et qui, une fois ingérés, peuvent entraîner la mort des animaux car leur système digestif se bloque.
La photo n’a pas été prise dans les eaux norvégiennes près de Svalbard. Si c’était le cas, la scène serait clairement une violation du Svalbard Environmental Protection Act, une loi sur la protection de l’environnement qui interdit «toute tentative pour attirer, poursuivre ou perturber les ours polaires ».

Toutefois, il n’existe pas de lois internationales concernant la décharge d’ordures à l’extérieur de la zone économique d’un pays. Tous les pays de l’Arctique ont leur propre interprétation. Par exemple, en Norvège, la législation sur la pollution interdit un tel acte dans ses eaux nationales. En ce qui concerne l’alimentation des ours polaires avec des ordures, ce n’est pas illégal, même si un tel comportement n’est pas jugé raisonnable.
En Russie, le président Vladimir Poutine est connu pour son soutien à la protection des ours polaires. Une partie du site Internet du Kremlin est même dédiée au programme de protection des ours polaires.
Source: Alaska Dispatch News.

 ————————————————

drapeau anglaisArctic waters are not only threatened with oil and gas exploration ; their fauna is also despised by the military, as a photo released by the Norwegian newspaper Barents Observer proves it.

Taken at an unknown location in the Arctic, it shows crew members of a Russian nuclear-powered submarine throwing out loads of garbage, mainly old bread and plastic packaging, into the water to attract a polar bear’s attention. There are apparently also other foodstuffs, plastic bags, bottles and other garbage, both in the water and on the ice-floe.

Neither the date nor the location of the photo are known. It is likely somewhere in the northeastern Barents Sea or north of Svalbard in the Arctic Ocean. Those are the ice-covered waters where Russian submarines normally patrol. Waters outside the coast of Siberia are too shallow for submarines.

The Norwegian paper got the photo from Aleksandr Serebryanikov, well known as Blogger51 in Murmansk, Russia’s Arctic capital and the administration centre of the Kola Peninsula where the nuclear powered submarines are based.

The behaviour of the submarine crew was criticised both by Russian and Norwegian authorities who admit it will take a very long time before the plastic thrown into the sea decomposes. The degradation process will involve plastic fragments of different sizes that seabirds, fish and other animals often confuse with their prey and, if eaten, can cause death to the animals because their digestive system is blocked.

The photo of the Russian submarine crew was not taken within Norway’s waters near Svalbard. If it had happened at Svalbard, it would clearly violate the Svalbard Environmental Protection Act which bans “any attempt to lure, pursue or otherwise disturb polar bears”.

However, there are no international rules for dumping trash outside of a country’s exclusive economic zone. All Arctic nations have their own version. For example, Norway’s pollution legislation will prohibit this in its own national waters. As far as feeding trash to wild polar bears is concerned, it is not illegal, although not considered as a wise behaviour. .

In Russia, President Vladimir Putin is known for supporting the protection of polar bears. He even runs a dedicated site for the polar bear program at his Kremlin portal.

Source : Alaska Dispatch News.

Russian-submarine

Crédit photo:   Aleksandr Serebryanikov, via le  Barents Observer.

Ours-blanc-4

Qu’il soit sur la banquise ou sur le terre ferme, l’ours polaire doit être protégé  (Photo:  C. Grandpey)