Cratère Sud-Est de l’Etna: C’est reparti! // Mt Etna’s South-East Crater is erupting again!

Depuis le début de la soirée, on observe une nouvelle hausse de la sismicité et du tremor éruptif. Les images des webcams montrent que le Cratère Sud-Est a repris du service après quelques heures de répit. Malheureusement, il est l’heure d’aller se blottir dans les bras …de Morphée !

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Since the beginning of the evening, there has been a newincrease in seismicity and erruptive tremor. The images of the webcams show that the South-East Crater has resumed service after a few hours’pause. Unfortunately, it is time to go snuggle in the arms … of Morpheus!

Source: INGV Catane

Source: Webcam Radio Studio 7

Eruption phréatique du Poas (Costa Rica) // Phreatic eruption of Poas Volcano (Costa Rica)

Selon l’OVSICORI, une forte éruption phréatique a eu lieu sur le Poas le 12 avril 2017 entre 18h00 et 19h00 (heure locale). L’Institut indique que l’éruption a généré des lahars et toutes les populations proches du volcan doivent rester vigilantes. .
La hauteur de la colonne éruptive n’a pas pu être estimée en raison du manque de visibilité dans la zone. (On  ne voit rien sur les images de la webcam). Cependant, on sait que l’éruption a duré une quarantaine de minutes et que des retombées de cendre ont été signalées dans les localités voisines. Des lahars ont été signalés dans la rivière Desague, ce qui a incité les autorités à évacuer les personnes vivant à proximité. Les coulées de boue n’ont toutefois pas endommagé les ponts, les routes ou les maisons
De nouvelles éruptions et des lahars sont possibles dans les prochaines heures ou jours. Il est demandé aux habitants proches de la rivière Desague de ne pas visiter les rivières ou les chutes d’eau.

Le Parc National du Poas a été temporairement fermé aux visiteurs.
Source: The Watchers.

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According to OVSICORI, a strong phreatic eruption took place at Poas volcano on April 12th  2017 between 18:00 and 19:00 (local time). The Institute added that the eruption generated lahars and all nearby communities have been advised to remain vigilant.

The altitude of the eruption column cannot be confirmed due to the lack of visibility in the area. (Nothing can currently be seen on the webcam images). However, it is known that the eruption lasted for about 40 minutes and that ashfall was reported in nearby communities. Lahars were reported in Desague River, prompting officials to evacuate people living close to it. The mudflows had no effects on bridges, roads or houses

New eruptions and lahars are possible in the next few hours or days. The communities close to the Desague River are asked not to visit rivers or waterfalls.

Poas National Park was temporarily closed to visitors.

Source: The Watchers.

Accès à l’Etna: Dernières nouvelles // Access to Mt Etna: Latest news

Au vu d’une nouvelle ordonnance signée par Antonino Borzi, maire de Nicolosi, il semblerait que l’on soit arrivé à une certaine harmonisation concernant l’accès à l’Etna. Le nouveau décret (voir lien ci-dessous) stipule que l’accès est libre, aussi bien sur le versant sud que sur le versant nord, jusqu’à l’altitude 2800 m. Il exige l’accompagnement d’un guide jusqu’à l’altitude 2950m et est formellement interdit au-dessus de cette dernière altitude. Le décret indique que ces zones d’accès sont susceptibles de varier en fonction de l’activité du volcan. Les interdictions ne concernent pas la Protection Civile, les guides de l’Etna et du CAI autorisés, ainsi que les scientifiques de l’INGV..

http://www.nicolosicura.it/wp-content/uploads/2017/04/OS-15-2017.pdf

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Aux dernières nouvelles, selon les informations que vient de me transmettre un ami sicilien, l’ordonnance mentionnée ci-dessus ne concernerait que l’Etna sud, administré par la commune de Nicolosi. S’agissant de l’Etna Nord (côté Linguaglossa), les restrictions d’accès mentionnées précédemment (ordonnance du 28 mars 2017) resteraient donc en vigueur : Accès libre jusqu’à 2650 mètres, avec les guides jusqu’à 2920 m et interdit au-dessus de cette dernière altitude.

Autrement dit, la situation est toujours aussi confuse !

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Judging from a new ordinance signed by Antonino Borzi, Mayor of Nicolosi, it seems that a certain harmonization has been reached regarding access to Mt Etna. The new decree (see link below) stipulates that access is free, both on the southern and northern slopes, up to 2800 metres a.s.l. It requires the accompaniment of a guide up to 2950m. a.s.l. and is struictly prohibited above this last altitude. The decree indicates that these access zones are likely to vary depending on the activity of the volcano. Prohibitions do not apply to Civil Protection, Etna and CAI guides, as well as INGV scientists.
http://www.nicolosicura.it/wp-content/uploads/2017/04/OS-15-2017.pdf

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A Sicilan friend of mine has just told me that the above-mentioned ordinance only concerns Etna South which is managed by the municipality of Nicolosi. As far as Etna North (Linguaglossa) is concerned, it looks as if the restrictions mentioned in the ordinance of March 28th 2017 are still valid: free access up to 2650 m. a.s.l., with guides up to 2920 m. and no access above this altitude.

All this means there is still a great confusion!

Photo prise à une époque moins restrictive… (Photo: C. Grandpey)

Des porcs au pays des volcans // Pigs in the land of volcanoes

Quelques jours après qu’un touriste ait été photographié par un fermier alors qu’il faisait ses besoins juste à l’extérieur de sa ferme dans le sud de l’Islande, la police de l’ouest de l’Islande a surpris quatre femmes – des touristes espagnoles – en train d’uriner juste à l’extérieur de l’hôtel Laxárbakki à Hvalfjordur. Elles avaient garé leur voiture de location devant l’hôtel et elles urinaient sur le trottoir. Le véhicule de police s’est dirigé vers le parking de l’hôtel et est arrivé au moment où les femmes entraient dans le leur. Les policiers ont fait remarquer aux femmes que ce type de comportement était inacceptable. Elles ont reçu l’ordre d’aller retirer le papier toilette qu’elles avaient laissé derrière elles. Le papier, souillé par l’urine, était éparpillé tout autour du parking car il y avait du vent. Les policiers ont attendu que tout le papier ait été ramassé. A noter que l’hôtel était ouvert au moment de l’incident, avec des toilettes à l’intérieur, et qu’il n’y avait aucune excuse pour uriner à l’extérieur.
Comme je l’ai déjà mentionné, il y a une invasion de touristes en Islande depuis quelques années et ce type de comportement est devenu de plus en plus fréquent. La police fait également état de cas de comportements imprudents, comme des gens qui s’approchent trop près des chutes d’eau, se promènent sur les icebergs de Jokulsarlon ou entrent dans la mer dans des endroits très dangereux. Plusieurs ont été emportés par les vagues et ont perdu la vie.
Source: Iceland Review.

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A few days after a tourist was photographed by a farmer while he was defecating just outside his farm in South Iceland, the West Iceland police spotted four women urinating just outside the Laxárbakki hotel in Hvalfjordur. Spanish tourists had parked two rental cars just outside the hotel and the four women, all passengers in the car, were urinating on the pavement. The police vehicle drove up to the hotel car park and by that time the women were back inside their vehicles. The policemen stopped the people and told the women this sort of behaviour was unacceptable. The women were ordered to pick up toilet paper which they had all left behind.  They had to chase the paper, wet from urine, all around the car park as there was some wind. Police were not happy until all the paper had been picked up. Police added that the hotel had indeed been open at the time of the incident and that there was no excuse for urinating outside the building.

As I put it before, there has been an invasion of tourists in Iceland in the last few years and this kind of behaviour has become more and more frequent. The police also reports cases of reckless behaviour, like people getting too close to the waterfalls, walking on the Jokulsarlon icebergs or stepping into the sea in highly dangerous places. Several were swept away by the waves and lost their lives.

Source: Iceland Review.

Les drones au service de la volcanologie // Drones can serve volcanology

Au cours d’une mission de dix jours, une équipe de volcanologues et d’ingénieurs des universités de Cambridge et de Bristol a effectué des survols des volcans Fuego et Pacaya (Guatemala) à l’aide de drones. Les scientifiques ont pu procéder à des mesures directement dans les panaches ​​émis par ces volcans et obtenir des images réelles et thermiques.
En utilisant des capteurs légers, ils ont mesuré la température, l’hygrométrie et les données thermiques dans les panaches, et ont pris des photos de plusieurs éruptions en temps réel. C’est l’une des premières fois que des drones sont utilisés sur un volcan comme le Fuego où l’accès quasiment impossible du sommet ne permet pas d’obtenir des mesures de gaz fiables. Le financement de l’Institut Cabot a permis à l’équipe scientifique de mettre au point les techniques autorisant une telle approche. Les drones ont été pilotés avec succès à des distances allant jusqu’à 8 km et plus de 3 km de hauteur. [NDLR: En tant qu’aéromodéliste, je suppose que le pilotage des drones se fait en immersion car la distance et l’altitude me semblent importantes pour un pilotage visuel efficace].
Les chercheurs envisagent de retourner au Guatemala plus tard dans l’année avec une plus vaste gamme de capteurs, y compris un analyseur de gaz, un filtre à quatre niveaux; un système d’échantillonnage de cendre, des caméras thermiques et visuelles, et des capteurs atmosphériques.

Les drones offrent une solution inestimable pour l’échantillonnage et la surveillance in situ des émissions volcaniques, en particulier celles qui se trouvent dans des secteurs dont l’approche est dangereuse ou impossible. Les capteurs ne permettent pas seulement d’analyser les émissions volcaniques ;  ils pourraient également être utilisés à l’avenir pour alerter les populations locales dans le cas d’éruptions imminentes.
Au cours de leur mission, les scientifiques ont pu photographier le terrain et observer l’évolution rapide de la topographie du sommet de Fuego. C’est ainsi qu’ils ont constaté que le volcan ne possédait pas une, mais deux bouches éruptives actives. Les chercheurs ont également utilisé les drones pour cartographier une ravine et les dépôts à l’intérieur, formés par une récente coulée pyroclastique. Les données recueillies aideront à modéliser les voies d’écoulement des matériaux et l’impact potentiel des éruptions futures sur les zones habitées situées à proximité.

Voici une très bonne vidéo du survol du Fuego à l’aide d’un drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s
Source: Université de Bristol.

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During a ten-day research trip, a team of volcanologists and engineers from the universities of Cambridge and Bristol carried out drone flights at the summits of Fuego and Pacaya volcanoes (Guatemala). They collected measurements from directly within volcanic clouds, together with visual and thermal images.

Using lightweight modern sensors they measured temperature, humidity and thermal data within the volcanic clouds and took images of multiple eruptions in real-time. This is one of the first times that unmanned aerial vehicles (UAVs) have been used at a volcano such as Fuego where the lack of close access to the summit vent has prevented robust gas measurements. Funding from the Cabot Institute has helped the team to develop technologies to enable this capability. The drones were successfully flown at distances of up to 8 km away, and at a height of over 3 km.

The group plans to return to Guatemala later in the year with a wider range of sensors including a gas analyser, a four-stage filter pack; carbon stubs for ash sampling; thermal and visual cameras, and atmospheric sensors. Indeed, drones offer an invaluable solution to the challenges of in-situ sampling and monitoring of volcanic emissions, particularly those where the near-vent region is hazardous or inaccessible. These sensors not only help to understand emissions from volcanoes, they could also be used in the future to help alert local communities of impending eruptions.

During the campaign, the scientists could perform multiple imaging flights that captured the rapidly changing topography of Fuego’s summit. These showed that the volcano was erupting from not just one, but two active summit vents. The research group also used the drones to map the topology of a barranca and the volcanic deposits within it. These deposits were formed by a recent pyroclastic flow which travelled down the barranca from Fuego. The data captured will assist in modelling flow pathways and the potential impact of future volcanic eruptions on nearby settlements.

Here is a very good video of Fuego Volcano seen by a drone: https://youtu.be/r6AQR8VQl-s

Source : University of Bristol.

Source: University of Cambridge.

Vue du sommet du Fuego, avec l’Acatenango à l’arrière-plan.

Crédit photo: www.geo.mtu.edu