Les volcans sous surveillance aux Etats-Unis // Volcanoes to be monitored in the U.S.

Il y a un peu plus de 10 ans, l’U.S. Geological Survey (USGS) a entrepris une mise à jour systématique des données sur les 169 volcans jeunes et potentiellement actifs aux États-Unis, autrement dit ceux pour lesquels moins de 12 000 années se sont écoulées depuis la dernière éruption. L’objectif était de déterminer ceux qui représentaient le plus grand danger pour les populations et les infrastructures. Les données étaient basées sur le type spécifique et la fréquence des éruptions connues et susceptibles de se produire, la proximité des zones habitées ou des principales industries, des aéroports ou d’autres installations essentielles. Dans le même temps, il a été procédé à une évaluation des réseaux de surveillance existants et de l’instrumentation pour chaque volcan ; le but était de connaître leur capacité à détecter les signes d’activité et d’éruption.
Le résultat se trouve dans une publication qui a classé les 169 volcans en fonction de leur dangerosité – de niveau très haut à très bas. Les auteurs ont également fourni une liste des volcans les plus menaçants et qui seront prioritaires pour être dotés d’un équipement de surveillance supplémentaire. Le National Volcano Early Warning System (NVEWS), réseau national pour améliorer la surveillance des volcans américains, est la conséquence du travail entrepris par l’USGS..
À Hawaï, le Kilauea et le Mauna Loa sont considérés comme des volcans «à très haute menace». En conséquence, ce sont ceux sur lesquels l’USGS et le HVO ont concentré leur surveillance instrumentale et leurs études scientifiques. Même si ces deux volcans sont bien équipés en réseaux de surveillance, il reste des lacunes que les scientifiques tentent de combler.
Le Hualalai représente une «menace élevée» car ses éruptions sont beaucoup moins fréquentes (environ une éruption à quelques siècles d’intervalle). Le HVO dispose d’un seul sismomètre et d’un récepteur GPS sur le Hualalai, mais l’Observatoire est toujours en mesure de suivre l’activité sismique sur ce volcan grâce à la bonne couverture des volcans Mauna Kea et Mauna Kea qui se trouvent à proximité. En raison de la population importante qui pourrait être mise en danger lors d’une future éruption, le Hualalai est prioritaire pour l’installation d’équipements de surveillance supplémentaires.
Parmi les volcans à «menace modérée» on note le Mauna Kea sur la Grande Ile d’Hawaii et l’Haleakala sur Maui. Il y a quelques stations sismiques et un seul point de mesure GPS en temps réel sur le Mauna Kea, et un également sur l’Haleakala. Le HVO entreprend des mesures GPS sur l’Haleakala tous les cinq ans.
Le volcan sous-marin Lō’ihi ne fait pas partie du classement car il se trouve dans les profondeurs de l’océan et présente un risque extrêmement faible pour les personnes et les infrastructures. Les volcans sous-marins n’ont pas été pris en compte dans les analyses du NVEWS, en partie parce qu’on sait très peu de choses à leur sujet. [NDLR : On sait beaucoup plus de choses sur la surface de la planète Mars !!!]
En ce qui concerne les volcans situés sur la partie continentale des États-Unis, la plus grande menace concerne le Lassen Peak, la Long Valley Caldera et le Mont Shasta en Californie;  Crater Lake, le Mount Hood, Newberry et South Sister dans l’Oregon; le Mont Baker, Glacier Peak, le Mont Rainier et le Mont St. Helens dans l’Etat de Washington. L’Alaska compte cinq volcans très menaçants: Akutan, Augustine, Makushin, Redoubt et Mount Spurr. On peut obtenir plus d’informations sur chacun de ces volcans sur le site web du USGS Volcano Hazards Program: (volcanoes.usgs.gov/index.html)
Source: USGS / HVO.

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A little more than 10 years ago, the U.S. Geological Survey (USGS) undertook a systematic review of the 169 young and potentially active volcanoes of the United States, with less than about 12,000 years since the last eruption. The aim was to determine which ones posed the greatest danger to people and infrastructure. Assignments were based on the specific type and frequency of known and expected eruptions; proximity to population centres or key industries, airports, or other critical facilities; and other factors. At the same time, existing monitoring networks and instrumenation for each volcano were evaluated for their adequacy to help detect signs of unrest and eruption.

The result was a publication that ranked all 169 volcanoes by their threat level—from very high to very low. The authors also listed the volcanoes that were ranked most threatening and needed to be prioritized for additional monitoring equipment. An outgrowth of this was the National Volcano Early Warning System (NVEWS), a proposed national plan to improve monitoring at U.S. volcanoes.

In Hawaii, Kīlauea and Mauna Loa are considered “very high threat” volcanoes. Accordingly, they are the volcanoes on which the USGS and HVO have focused instrumental monitoring and scientific studies. While the monitoring networks on these two volcanoes are quite extensive, there are gaps in coverage that scientists are attempting to fill.

Hualālai Volcano is considered “high threat” based on its much less frequent eruptions (at a rate of one eruption every few hundred years). HVO maintains a single seismometer and GPS receiver atop Hualālai, but the Observatory is still able to track earthquakes at this volcano because of good station coverage on the adjacent Mauna Loa and Mauna Kea volcanoes. Because of the number of residents who could be in harm’s way during a future eruption, Hualālai is considered a high priority for additional monitoring instrumentation.

“Moderate threat” volcanoes include both Mauna Kea on Hawaii Big Island and Haleakalā on Maui. There are scattered seismic stations and a single real-time GPS site on Mauna Kea, and one of each on Haleakalā. HVO also completes a GPS campaign survey of Haleakalā every five years.

Lō’ihi is not ranked, because it is a deep submarine volcano that poses an extremely low risk to people and infrastructure. Submarine volcanoes were not considered in the NVEWS analyses, in part because so little is known about them.

As far as U.S. mainland volcanoes are concerned, the high threat lies with Lassen Peak, Long Valley Caldera, and Mount Shasta in California; Crater Lake, Mount Hood, Newberry, and South Sister in Oregon; and Mount Baker, Glacier Peak, Mount Rainier, and Mount St. Helens in Washington. Alaska has five very high threat volcanoes: Akutan, Augustine, Makushin, Redoubt, and Mount Spurr. One can get more information about each of these volcanoes through the USGS Volcano Hazards Program website: (volcanoes.usgs.gov/index.html).

Source: USGS / HVO.

Mauna Loa & Mauna Kea, points culminants de la Grande Ile d’Hawaii

(Photo: C. Grandpey)

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Hawaiiens et télescopes // Hawaiians and telescopes

Au moins une centaine de manifestants sont rassemblés au sommet de l’Haleakala sur l’île de Maui depuis mardi pour protester contre la construction d’un télescope solaire sur le volcan considéré comme sacré par certains Hawaïens de souche.
Mercredi en début de journée, deux femmes et quatre hommes du groupe ont été arrêtés par les autorités locales. Ils essayaient d’empêcher un convoi de camions transportant des pièces destinées au télescope solaire Daniel K. Inouye d’atteindre le sommet de la montagne.
Il y a longtemps que les manifestants expriment leur opposition au projet car ils prétendent que le télescope va profaner cette terre sacrée.
Dans un communiqué, les responsables du projet de télescope ont déclaré que l’ensemble de miroirs de quatre mètres transporté par le convoi est arrivé à bon port malgré les manifestations. Dans une déclaration, ils ont ajouté que le projet avait été l’objet de concertations pour identifier et atténuer les impacts culturels et environnementaux associés à la construction de ce qui sera le télescope solaire le plus puissant au monde et dont la construction devrait être achevée d’ici à 2020. Son coût s’élève à 340 millions de dollars
La construction du TMT (Thirty-Meter Telescope) prévue sur le Mauna Kea sur la Grande Ile d’Hawaii, est actuellement à l’arrêt en raison de l’opposition de groupes d’Hawaiiens de souche et d’écologistes. La construction du télescope d’un coût de 1,4 milliard de dollars a été suspendue par une décision de la Cour suprême qui a invalidé son permis de construire.
Source: Journaux hawaïens.

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Over a hundred protesters have gathered on Haleakala Volvano on the island of Maui since Tuesday in an effort to stop a solar telescope from being built on the volcano considered to be sacred by some Native Hawaiians.

On early Wednesday, two women and four men from the group were arrested by local authorities following their attempt to block a truck convoy carrying parts for the Daniel K. Inouye Solar Telescope from reaching the summit of the mountain.

Protesters have long expressed opposition toward the project as they claim the telescope will desecrate the sacred land.

In a statement, officials of the telescope project said that the four-metre mirror system carried by the convoy has been secured and delivered properly despite the protests. The  statement added that the project made concerted efforts to identify and mitigate cultural and environmental impacts associated with the construction of what will be the world’s most powerful solar telescope.

Telescope officials indicate that the construction of the $340-million solar telescope is set to be completed by 2020.

The telescope being constructed on Mauna Kea on Hawaii Big Island, however, has stalled due to protests lead by Native Hawaiian and environmental groups. The construction of the $1.4-billion Thirty Meter Telescope has been stopped by a Supreme Court ruling that invalidated its building permit.

Source: Hawaiian newspapers.

Coucher de soleil et télescopes au sommet de l’Haleakala (Photo: C. Grandpey)

Télescope solaire sur le Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Retour de l’eau dans le Lac Waiau sur le Mauna Kea (Hawaii) // Water again in Lake Waiau on Mauna Kea (Hawaii)

Le lac Waiau se trouve à 3 970 mètres d’altitude sur le Puuwaiau, un cône adventif du Mauna Kea. Dans une note publiée le 22 septembre 2012, j’expliquais l’existence de ce lac et son importance dans la culture hawaïenne. J’ajoutais que le niveau du lac avait chuté rapidement en raison d’une période de sécheresse de plusieurs années
L’année suivante, le niveau du lac Waiau continuait de baisser. Présentant normalement un diamètre d’une centaine de mètres, le lac n’avait plus qu’une dizaine de mètres de large et 23 centimètres de profondeur le 26 septembre 2013. En décembre de cette même année, la situation s’était aggravée avec une profondeur maximale mesurée à 13 centimètres. Lorsqu’il est plein, le lac a une profondeur d’environ 3 mètres. Un rapport de l’USGS datant de 2015, basé sur des données de 1885 à 2010, a révélé que la superficie du lac fluctuait normalement entre 5 000 et 7 000 mètres carrés.

Aujourd’hui, en 2017, le lac Waiau est presque plein, comme c’est le cas depuis l’automne 2014, signe du retour des précipitations normales près du sommet du Mauna Kea. Il y a eu aussi de bonnes pluies pendant l’hiver et de la neige fin 2016 et début 2017.
L’eau du lac Waiau est maintenue à l’intérieur d’une dépression par une couche de matériaux fins recouverte de dépôts périglaciaires. La couche fine joue le rôle d’aquifère qui libère lentement l’eau dans le lac au cours de l’année. C’est la couche de matériaux fins, et non le pergélisol comme on le pensait auparavant, qui fournit probablement le matériau imperméable qui surmonte la nappe phréatique.
Le lac joue un rôle dans la mythologie hawaïenne. Outre Poli’ahu, l’une des quatre déesses de la neige, toutes ennemies de Pelé, deux autres divinités de la neige, Lilinoe et Waiau, sont associées au Mauna Kea, et le lac – dont le nom signifie « eau tourbillonnante » en hawaiien –a probablement été nommé par référence à l’une de ces déesses qui venait se baigner dans ses eaux. À l’origine, les Hawaïens considéraient le Mauna Kea, y compris le lac Waiau, comme un site sacré, et seuls les prêtres et les chefs étaient autorisés à y accéder. Plus tard, après la formation du royaume hawaïen, le site a été de temps en temps visité par les membres de la famille royale. La dernière à y venir a été la reine Emma en 1881. Elle aussi s’est baignée dans le lac pendant sa visite.

Source : Presse hawaiienne.

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Lake Waiau lies 3,970 metres a.s.l. within the Puuwaiau cinder cone on the flank of Mauna Kea. In a note written on September 22nd, 2012, I explained the existence of this lake on the slopes of Mauna Kea and its importance in Hawaiian culture. I added that the lake level had been falling rapidly due to a dry spell lasting several years

In 2013, the lake was still shrinking fast. Normally 100 metres wide, the lake had become just 10 metres wide and 23 centimetres deep on Sept. 26th, 2013. By December, the situation had worsened with the maximum depth measured at 13 centimetres. When full, the lake has a maximum depth of about 3 metres. A 2015 report by the USGS based on data from 1885 to 2010 found the lake’s surface area normally fluctuates between 5,000 and 7,000 square metres.

Today, in 2017, Lake Waiau is nearly full, as it has been since autumn 2014, indicative of normal precipitation near Mauna Kea’s summit. There were also good winter rains and snow at the end of 2016, and beginning of 2017.

Lake Waiau is a water body in which water is held in a depression by a continuous layer of fine material in its surroundings, which is covered by periglacial slope deposits. The fine layer acts as an aquifer that may gently release water into the lake over the year. The fine-grained material, and not permafrost, as previously thought, is likely the impermeable material that perches the water table.

The lake plays a part in Hawaiian mythology. Aside from Poli’ahu, one of the four goddesses of snow, all enemies of Pele, two additional snow deities, Lilinoe and Waiau, are associated with Mauna Kea, and the lake was probably named after the goddess of the same, who used to bathe in it. Originally, Hawaiians considered the whole peak region of Mauna Kea, including Lake Waiau, a sacred site, and only priests and chieftains were allowed to access it. Later, after the formation of the Hawaiian kingdom, the peak region was occasionally visited by members of the royal family. The last one to do so was queen Emma in 1881, who also took a bath in the lake during her visit.

Source: Hawaiian newspapers.

Crédit photo: Wikipedia.

Poli’ahu règne sur le Mauna Kea… (Photo: C. Grandpey)

Conduite sur les routes de montagne à Hawaii // Driving on the mountain roads in Hawaii

Je viens de lire dans la presse locale hawaiienne qu’une femme est décédée suite à un accident de circulation le dimanche 12 mars sur la route d’accès au Mauna Kea. L’accident s’est produit à environ 2 kilomètres en dessous du Visiters Center. Le véhicule a quitté la chaussée et a fait plusieurs tonneaux. La femme a été conduite à l’hôpital de Hilo où elle a été déclarée morte. La passagère du siège avant, une femme de 35 ans de Lyon, a également été transportée à l’hôpital de Hilo avant d’être transférée au centre médical d’Oahu pour le traitement de ses blessures.
Ce n’est pas la première fois que des accidents mortels se produisent sur les routes d’accès aux volcans hawaiiens. Un de mes amis est mort il y a quelques années en descendant l’Haleakala sur l’île de Maui. Il conduisait probablement trop vite et, comme sur le Mauna Kea, la voiture qu’il conduisait a fait plusieurs tonneaux dans le ravin et il a été tué sur le coup.
Toutes les voitures de location aux États-Unis sont équipées d’une boîte de vitesses automatique et certains touristes éprouvent des difficultés à s’en servir. Il y a pourtant des circonstances où il est nécessaire d’utiliser les rapports inférieurs qui sont généralement indiqués par « 1 », « 2 » ou « L » sur le levier de vitesses. Ils doivent être utilisés lorsque l’on conduit sur une route avec une pente raide, comme c’est le cas sur le Mauna Kea ou l’Haleakala. Ce n’est pas très compliqué, vu qu’il n’y a pas besoin d’utiliser l’embrayage comme dans une voiture conventionnelle!
Il faut savoir que certaines restrictions s’appliquent à la conduite à Hawaii. Comme ailleurs aux États-Unis, les voitures de location ne sont pas autorisées à circuler sur des routes non goudronnées. Si vous décidez de les emprunter tout de même et si vous avez un problème, la police d’assurance du contrat de location ne fonctionnera plus.
Contrairement à ces dernières années, les voitures de location sont maintenant autorisées à emprunter la Saddle Road qui donne accès à la fois au  Mauna Loa et au Mauna Kea.

Sur le Mauna Kea, on n’est pas autorisé à aller plus loin que le Visitors Center avec une voiture de location normale car la route n’est plus goudronnée par la suite. Il y a des rangers qui effectuent des contrôles. Si vous voulez aller jusqu’aux observatoires, je vous conseille de louer un véhicule 4X4 à Hilo auprès d’une agence qui autorise ces véhicules à accéder au sommet du volcan. Toutes n’acceptent pas ; je connais une seule agence qui donne le feu vert. La montée au sommet peut être traître, surtout par mauvais temps. Le Mauna Kea est une montagne de 4200 mètres et on peut souffrir du mal des montagnes. J’ai des noms… !

En ce qui concerne la route d’accès au Mauna Loa, un véhicule à quatre roues motrices est recommandé. Un véhicule à deux roues motrices est apte à rouler sur cette route sans problème, mais c’est exclu du contrat de location du véhicule. Il est conseillé d’utiliser les feux de croisement, en particulier s’il y a du brouillard, et de rouler à cheval sur la ligne blanche au centre de cette route à voie unique qui conduit jusqu’à l’observatoire. Il faut se garer pour laisser passer les véhicules venant dans l’autre sens. L’observatoire atmosphérique n’est pas ouvert au public, mais on peut se garer sur un petit parking en contrebas. Un sentier conduit au sommet du Mauna Loa qui offre de superbes vues sur la caldeira Moku’āweoweo.

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I have just read in the local news on Hawaiian newspapers that a woman died following a one-vehicle crash Sunday night, March 12th, on Mauna Kea Access Road. She was driving down Mauna Kea Access Road approximately 2 kilometres below the Visitor’s Center when the vehicle ran off the roadway and overturned several times. The woman, was taken to the Hilo Medical Center where she was pronounced dead. The front seat passenger, a 35-year old woman of Lyon, France, was also transported to the Hilo Medical Center in stable condition and later evacuated to the Oahu Medical Center for treatment of her injuries.

This is not the first time tragic accidents have happened on Hawaiian mountains roads. A friend of mine died while driving down Haleakala on the Island of Maui. He was probably driving too fast and, like on Mauna Kea, the car he was driving overturned several times and he died instantly.

All rental cars in the U.S. are equipped with an automatic gear box and some tourists get a bit lost about changing gears. There are several circumstances when you need to use the lower gears on your transmission, which are usually labelled with « 1, » « 2, » or « L. » They need to be used when travelling down a road with a steep slope, like on Mauna Kea or Haleakala. The easy thing is that you do not need to use a clutch like in a manual car!

It should be known that some restrictions apply to driving in Hawaii. Like elsewhere in the U.S., rental cars are not allowed to go on unpaved roads. If you do and have a problem, your insurance policy will no longer work.

Rental cars are now allowed to drive on the Saddle Road that gives access to both Mauna Loa and Mauna Kea. On Mauna Kea, you are not allowed go farther than the Visitor Center where the road is no longer paved with a rental car. There are rangers to control. If you want to go all the way up to the Mauna Kea Observatory, I would recommend to find a commercial tour company or a car rental company in Hilo to rent you a 4WD and that also allows their vehicles on this unpaved portion (I know only one company that does it). This section can be treacherous, especially in inclement weather. Mauna Kea is a 4,200-metre mountain and you can also get altitude sickness.

As far as the access road to Mauna Loa is concerned, a four-wheel vehicle is recommended. A two-wheel-drive vehicle can handle this road without problems, but driving it would abrogate your rental car contract. It is advisable to use your vehicle lights, particularly if there are low clouds, and straddle the reflective white line that runs down the centrr of this single-lane road all the way up to the observatory, pulling over only to let vehicles from the other direction get by. The atmospheric observatory is not open to the public, but you can park in a small parking lot below it at the end of the pavement. A footpath takes you to the top of the volcano, with great views over the Moku’āweoweo caldeira.

Observatoire atmosphérique du Mauna Loa.

Observatoires au sommet du Mauna Kea.

Haleakala.

(Photos: C. Grandpey)

Du volcan Kilauea à la Planète Rouge // From Kilauea Volcano to the Red Planet

drapeau-francaisEn septembre 2016, la simulation d’une mission d’atterrissage sur la planète Mars a eu pour cadre le volcan Kilauea. L’expérience faisait partie du programme Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT).de la NASA.  Le programme BASALT se compose d’un groupe international de 65 scientifiques, ingénieurs, informaticiens et astronautes dont la mission est l’exploration humaine de Mars à l’aide de robots. L’un des principaux objectifs de BASALT est d’examiner comment les humains peuvent effectivement explorer la surface de Mars pour y détecter des signes de vie, et de comprendre l’histoire géologique de la Planète Rouge.
Le Kilauea offre des paysages qui ne sont pas vraiment ceux de la planète Mars, mais ils s’en rapprochent. La région du Mauna Ulu sur l’East Rift Zone a été choisie comme zone d’atterrissage et d’exploration de Mars.
L’équipe scientifique du programme BASALT a installé un poste de contrôle de la mission à l’intérieur du camp militaire du Kilauea. La transmission bidirectionnelle de la voix, des vidéos et des données a été établie entre ce centre de commandement et l’équipe sur le terrain composée de deux membres qui ont effectué des échantillonnages en simulant, dans le secteur du Mauna Ulu, les conditions d’une mission sur Mars. Par exemple, les communications ont été établies avec une latence de 15 minutes pour imiter les délais de transmission imposés par la grande distance entre la Terre et Mars.
Outre la simulation des conditions de mission sur Mars, le programme BASALT a également testé diverses plates-formes scientifiques mobiles, des dispositifs portatifs pour déterminer la température et la composition des roches, ainsi que des technologies de pointe pour la transmission et l’affichage des vidéos et des données.
Le HVO a cautionné le projet BASALT en acceptant d’installer des antennes relais sur le toit de sa tour d’observation du cratère de l’Halema’uma’u.
Les volcans hawaïens ont toujours occupé une place prépondérante dans la formation des astronautes américains. Dans les années 1960 et 1970, la NASA a utilisé divers sites du Kilauea et les hautes pentes du Mauna Kea pour enseigner la volcanologie aux astronautes des missions Apollo et pour les préparer aux missions lunaires.

Plus récemment, la NASA, en collaboration avec l’Université d’Hawaï, a conduit des expériences pour étudier la faisabilité de longs séjours sur Mars.
De 2008 à 2012, des missions ont testé sur le Mauna Kea les méthodes d’extraction de l’oxygène et de l’eau de la cendre volcanique. Depuis 2012, le programme Hawaiii Space Exploration Analog and Simulation (HI-SEAS) a organisé des missions d’isolement de longue durée dans lesquelles des équipes scientifiques ont passé jusqu’à un an à l’intérieur d’un dôme géodésique situé sur le Mauna Loa.
Avant le programme BASALT sur le Kilauea, l’équipe scientifique de la NASA a effectué une autre simulation d’atterrissage sur Mars en 2015 sur le site des Cratères de la Lune dans l’Idaho.
L’équipe scientifique du programme BASALT espère retourner à Hawaï en 2017 pour répéter la mission dans un autre secteur du Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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drapeau-anglaisA simulated Mars landing mission unfolded on Kilauea Volcano for two weeks in September 2016. The work was part of NASA’s Biologic Analog Science Associated with Lava Terrains (BASALT) program. BASALT consists of an international group of 65 scientists, engineers, computer scientists and astronauts dedicated to furthering the human-robotic exploration of Mars. One of the main objectives of the BASALT research program is to examine how humans can effectively explore the surface of Mars for life and to understand the geologic history of the Red Planet.

Kilauea Volcano offers landscapes that are not perfect analogs for Mars, but come quite close. The Mauna Ulu region on the east Rift Zone has been targeted as the Mars landing and exploration area.

The BASALT team also set up a Science Mission Control at Kilauea Military Camp. Two-way voice, video and data streaming was established between this command center and the field team, which consisted of two crew members who conducted field sampling under simulated Mars mission conditions around Mauna Ulu. These communications were delayed by up to 15 minutes to mimic transmission latencies due to the great distance between Earth and Mars.

In addition to simulating Mars mission conditions, the project also evaluated the use of various mobile science platforms, hand-held devices to determine temperature and composition of rocks, and cutting-edge video and data display technologies.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) supported the BASALT project by hosting communication relay antennae in its observation tower.

Hawaiian volcanoes have featured prominently in the training of American astronauts for decades. In the 1960s and 1970s, NASA used various locations on Kilauea and the high slopes of Mauna Kea to teach Apollo astronauts volcanology and prepare them for what they might encounter on the surface of the Moon.

More recently, NASA, along with the University of Hawaii, has conducted experiments to advance the feasibility of long-term human habitation on Mars.

From 2008 to 2012, international campaigns carried out on Mauna Kea tested methods of extracting oxygen and water from volcanic cinder. Since 2012, the Hawai‘i Space Exploration Analog and Simulation, or HI-SEAS, program has conducted long-duration isolation missions in which crews spend up to a year inside a geodesic dome located on the slope of Mauna Loa.

Prior to the BASALT program at Kilauea Volcano, the NASA team conducted another simulated Mars landing in 2015 at the Craters of the Moon National Monument in Idaho.

The BASALT team hopes to return to Hawaii in 2017 to repeat the mission in another area of Kilauea.

Source: USGS / HVO.

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Vue du Mauna Ulu (Photo: C. Grandpey)

 

La neige sur le Mauna Loa et le Mauna Kea (Hawaii) // Snow on Mauna Loa and Mauna Kea (Hawaii)

drapeau-francaisLa neige a blanchi les sommets du Mauna Loa et du Mauna Kea à Hawaï au mois de décembre 2016. Les trois premières photos ont été prises le jour de Noël par le système d’imagerie – Operational Land Imager – à bord du satellite Landsat 8. La neige est tombée en abondance le 18 décembre avec une couche de plus de 60 centimètres, avec en prime des coups de tonnerre et des éclairs. Alors que la neige n’est pas exceptionnelle à Hawaii, il est plus rare qu’elle s’accompagne d’orages.
Les vues rapprochées permettent de mieux observer les sommets. Le Mauna Kea s’élève à 4205 mètres (35 mètres de plus que le Mauna Loa). C’est l’un des plus anciens volcans d’Hawaï ; il a, semble-t-il, cessé d’être actif et on peut voir de nombreux cônes adventifs sur ses flancs. Le Mauna Loa, en revanche, est actif (dernière éruption en 1984) et son sommet présente trois dépressions circulaires qui composent la caldeira Moku’aweoweo.
La quatrième photo a été prise quelques jours plus tard par l’astronaute français Thomas Pesquet à bord de la Station Spatiale Internationale (ISS). On peut voir que la neige a déjà en partie fondu sur le sommet.
J’ai eu l’occasion de grimper sur les sommets de ces deux volcans en février, avec le froid et la neige. Le temps là-haut est bien différent de celui du bord de mer où la température moyenne atteint 26°C!

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drapeau-anglaisSnow whitened the summits of Mauna Loa and Mauna Kea in December 2016 in Hawaii. The first three images were captured on Christmas Day 2016 by.the Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite. A storm on December 18th brought not only more than 60 centimetres of snow, but bouts of thunder and lightning. While snow in Hawaii is not unusual, thundersnow is less common.

The detailed views give a closer look at the summits. Mauna Kea rises to 4,205 metres (35 metres higher than Mauna Loa). It is one of Hawaii’s older, dormant volcanoes, with numerous cones on its flanks. Mauna Loa, in contrast, is relatively active (last eruption in 1984) and topped with three circular depressions that compose the Moku‘aweoweo caldera.

The fourth photo was taken a few days later by French astronaut Thomas Pesquet on board the International Space Station (ISS). One can see that the snow has already partly melted on the summit.

I happened to visit the summits of both volcanoes in February, with cold weather and snow. The weather up there is quite different from the seaside where the temperature averages 26°C!

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Crédit photo: NASA

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Crédit photo: ESA.

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Photos: C. Grandpey

Hawaii (Etats Unis): La Grande Ile // Hawaii Big Island

drapeau-francaisLes volcanologues et volcanophiles qui se rendent sur la Grande Ile d’Hawaii sont attirés par le Kilauea qui est en éruption depuis le 3 janvier 1983. C’est ici que l’on peut observer les plus belles fontaines de lave, les plus beaux lacs de lave et les plus belles coulées. Certes, le spectacle est séduisant sur l’Etna ou le Stromboli, mais l’échelle n’est pas la même. Sur la Grande Ile, les champs de lave sont gigantesques car les coulées sont capables de parcourir plusieurs dizaines de kilomètres.

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Aussi beau que soit le spectacle de la lave, il serait dommage de limiter un séjour à Hawaii au seul Kilauea. Le Parc des Volcans recèle d’autres sites dignes d’intérêt. Personnellement, j’aime beaucoup me balader dans le cratère du Kilauea Iki dont les fontaines de lave détiennent le record de hauteur à Hawaii avec des jets de 580 mètres le 16 décembre 1959.

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Il est aussi intéressant de pénétrer dans un tunnel de lave. Le Thurston Lava Tube permet aux touristes de découvrir très facilement ce lieu insolite. Le tunnel le plus spectaculaire est certainement le Kazumura, avec une soixantaine de kilomètres de longueur, le record du monde dans sa catégorie. Il est sur une propriété privée et sa visite requiert une autorisation.

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Avant de quitter le Parc des Volcans, on pourra faire une randonnée jusqu’aux pétroglyphes de Pu’u Loa, la « colline de la longue vie », où plus de 20 000 dessins ont été gravés dans la lave, ce qui confère à ce lieu un caractère sacré pour les Hawaiiens.

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Après avoir quitté le Parc des Volcans, on peut grimper sur les deux plus hauts sommets d’Hawai : Le Mauna Loa et le Mauna Kea. Leur ascension est longue mais ne présente pas de difficultés techniques. Ils culminent à 4200 mètres d’altitude et il faut donc ménager ses efforts si on ne veut pas être vite essoufflé. Avec un peu de chance et de diplomatie, on peut entrer dans un observatoire. En cas d’échec de la tentative, le paysage à lui seul vaut le déplacement.

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Ceux qui aiment la baignade, le snorkelling et les plages ensoleillées opteront pour la côte ouest de la Grande Ile, dominée par le volcan Hualalai qui ne dort que d’un oeil.

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Ne pas oublier que le café de Kona a une réputation mondiale et la visite d’une plantation (avec dégustation, bien sûr) permet d’agrémenter un séjour à Hawaii.

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Photos: C. Grandpey

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drapeau-anglaisAll those who visit Hawaii Big Island, whether they are professional volcanologists or not, are attracted to Kilauea which has been erupting since January 3rd, 1983. It is on this volcano that we observe the greatest lava fountains, the most beautiful lava lakes and the longest lava flowsl. Even though the show is great on Mt Etna or Stromboli, the scale on the Big Island is not the same. Lava fields are enormous because the flows are capable of traveling several tens of kilometers.
As nice as the spectacle of lava can be, it would be a shame to limit a stay in Hawaii to Kilauea alone. The Park offers other attractions. Personally, I love to walk in the crater of Kilauea Iki whose lava fountains reached 580 meters on 16 December 1959.
It is also interesting to enter a lava tube. The Thurston Lava Tube allows tourists to discover this unusual place with no effort. The most dramatic tunnel is definitely Kazumura with sixty kilometers in length, the world record in its class. It is on private property, and the visit requires a permit.
Leaving the Hawaiian Volcanoes National Park, one can climb the two highest peaks of Hawaii: Mauna Loa and Mauna Kea. Their ascent is long but presents no technical difficulties. At 4,200 meters a.s.l., we must spare our efforts if we do not want to be out of breath. With a little luck and diplomacy, one can enter an observatory. In case of failure of the attempt, the scenery alone is worth the trip.
Those who enjoy swimming, snorkelling and sunny beaches will opt for the west coast of the Big Island, dominated by the Hualalai volcano which is dormant and not extinct.
Do not forget that Kona coffee has a worldwide reputation and a visit to a plantation (with tasting, of course) makes a stay in Hawaii even more pleasant.